LeDorlis's Profile - Rotten Tomatoes

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Who Can Kill a Child? (Quin puede matar a un nio?)
6 years ago via Flixster

La question est simple, qui pourrait tuer un enfant ? Si c'est nécessaire, oui ou non ? Après avoir vu le film je demanderais également, un enfant n'est-il pas une personne à part entière. Sur une île à quelques heures de la côte ibérique, un couple étranger remarque rapidement que quelque chose cloche, c'est désert en tout cas en terme de population adulte, parce qu'il reste les enfants, et y'en a plein...seulement voilà, ils sont la raisons du manque d'adulte dans les parages.
Avec un générique (très archivé) très instructif puis un monologue d'un commerçant, on remarque que les enfants sont les premières victimes chaque fois qu'un malheur s'abat sur une population, faible, vulnérable, encombrant, ils sont comme des lestes détachés d'une mongolfière pour qu'il puisse décoller et ce quelle que soit la population et sa culture, les enfants sont toujours les bouc émissaires.
Ce qui n'est pas le cas de cette île où les faible, vulnérable et encombrant (la femme est peut-être enceinte, mais avec ce qui se passe ensuite, c'est elle qui est "lâchée") sont le couple d'adulte. Un bon point est de ne pas avoir donné une explications supra lourdingue pour nous expliquer pourquoi les gosses ont pété les plombs comme ce serait le cas si le film avait été fait de nos jours. Le "manque" d'explication amplifie l'impact du discours donné par Serrador où les enfants, incarnation de tout ce qui est pur, sacré, innocent, intouchable, constituent les tabous d'une société qui n'ose pas se remettre en question pour évoluer et cela se retourne contre les adultes, incarnation des vices cachés derrière des principes moraux pour offrir une façade respectable ! Ce qui donne une véritable révolution où ne survivront que les plus déterminés !
Le film est flippant à souhait, les scènes ne sont jamais grotesque et pourtant on sait qu'il est difficile de rendre les enfants convaincant c'est donc un vrai tour de force de la part du réal. La conclusion est "prévisible" mais pas dans le mauvais sens, vu le portrait pessimiste de la société qu'il dresse, on ne pouvait pas s'attendre à autre chose, mais l'attachement au couple est réel et on a tendance à se mettre de leurs côtés afin qu'ils foutent une bonne raclée à ces sales morveux, posant ainsi la question au spectateur, qui peut tuer un enfant ? Dans de telles circonstances, je pourrais !!

Riki-Oh: The Story of Ricky
10 years ago via Flixster

Encore un film de malade, adaptation hong kongaise d'un manga japonais qui met en scène Ricky Oh, un mélange improbable entre le Christ et Ken le survivant dans une prison où il va faire le ménage à grand coup de trique ! Le film en lui-même n'est pas superbement exécuté, des acteurs qui surjouent, une prison qui a l'air d'avoir servi de décor à un vulgaire porno et des effets de maquillages qui ont parfois l'air d'être fait avec du chewing-gum et c'est parfois bizarrement chorégraphié!! Mais l'ambiance de dingue et l'exagération de l'ensemble est tellement communicative qu'on se laisse prendre, c'est bien con et bien dégueu et ça ose pas mal de truc dans le charcutage à main nue d'un jeune prisonnier à la force surhumaine pour ne pas dire surnaturelle ! On suit avec un grand plaisir ce Ricky qui subit les pires outrages en matière de torture et se relever comme si de rien n'était (le mec se fait taillader le bras et utilise son propre tendon pour le rafistoler, il bouffe un tas de lames de rasoirs et ses joues se réparent toutes seules !!!!!), ça se prend pas au sérieux et c'est décomplexé, à voir pour tous les amateurs du genre et même ceux qui sont pas habitués, ils passeront un super moment !!

The Substitute
10 years ago via Flixster
½

Il fallait vraiment que je le vois celui-là, avant que les américains nous refassent le coup du "remake-qui-sert-à-faire-découvrir-au-public-le-plus-large". Le film me fait penser à un autre que j'aime beaucoup, "The Faculty" et c'est réalisé par Ole Bornedal dont le "Veilleur de Nuit" m'avait laissé une grande impression.

Un jeune ado danois se remet difficilement de la mort accidentelle de sa mère, quant à son père, c'est encore pire. Mais la vie continue pour le garçon et elle va même prendre une tournure inattendue lorsqu'une professeur remplaçante fait son apparition. D'apparence assez commune, cette prof se distingue par d'extraordinaire capacité intellectuelle et surtout, elle sait déjà tout de ses élèves. S'attirant la curiosité de ces jeunes nordiques, elle va se révéler être une créature d'une autre planète et elle a même des projets pour ses nouveaux élèves.

Sur le fond, Bornedal s'en tire bien, il ne se contente pas de parler de jeunes et d'une prof bizarre mais de thèmes plus consistant comme l'acceptation de la perte d'un proche, les relations parent-enfants, l'adolescence en général et l'amour. Cette dure épreuve poussera le jeune garçon à accepter ce qu'il a passé la moitié du film à nier : la mort de sa mère. C'est peut-être sur la forme qu'on peut trouver à redire, quelques idées de mise en scène paraissent un peu farfelu et l'interprétation pourtant classe de Paprika Sheen n'évite pas toujours le cabotinage malvenu.

"Vikaren" reste néanmoins une bonne surprise et se regarde facilement pour peu qu'on adhère au concept, pas le meilleur film de son réalisateur mais il n'a pas du tout de quoi en avoir honte non plus !

Red Cliff Part II (Chi Bi 2)
11 years ago via Flixster

Suite et fin de "Red Cliff" qui reprend là où le précédent se terminait, après une première victoire de l'alliance face à l'armée de Cao Cao, la prochaine bataille sera la dernière et déterminera une fois pour toute l'issue de cette guerre. Les personnages étant bien présentés et déjà bien développé durant la première partie, ce second chapitre continue d'explorer chaque personnage et met en avant leurs qualités, défauts, force et faiblesse. Une partie de l'alliance se replie de peur de tout perdre alors que d'autres se révèlent fort utile grâce à l'utilisation d'un allié précieux : le climat. Ce film est un modèle de stratégie et d'intelligence et donne tout son sens à l'expression "l'art de la guerre" (la "récolte" des flèches par exemple), allusion au célèbre bouquin de Sun Tzu qui est à l'honneur dans ce film avec de nombreuses utilisation de ses citations. Le film ne compte plus les morceaux de bravoures et les batailles dantesque qui ne sont jamais des caches misères pleines de bruit et les personnages ont toujours leurs places, c'est ce qui fait la force de ce film à la fois fort et intelligent, comme les qualités qu'il faut aux deux camps pour gagner cette guerre. Toujours aussi épique, flamboyant, beau à pleurer, ce deuxième "Red Cliff" est dans la lignée du premier et peut-être même plus, un grand moment....à regarder en VO évidemment, sinon vous allez pas arrêter de vous marrer devant la catastrophe du doublage !! Putain de dyptique, putain de films !!! Woo est le meilleur !!

Lost and Delirious
11 years ago via Flixster
½

Après "Imagine me & you", Piper Perabo joue encore les goudous mais cette fois-ci, c'est elle qui va l'avoir mauvaise ! Joli petit film canadien, "Lost and Delirious" prend le point de vu de Mary, qui est envoyé dans une école pour fille ! L'accueil est plutôt bon, en particulier celui de ses deux nouvelles camarades de chambrée, Paulie et Tori. Un matin, Mary découvre que les deux filles sont amantes. Le seul problème est que Mary ne sera pas la seule à le savoir !

Alors que Paulie se glisse dans le lit de Tori comme elle a l'habitude de faire pendant la nuit, la soeur de Tori et ses copines font irruption dans la chambre comme elles ont l'habitude de faire chaque matin (décidément, y'a rien de sacré !) et là, stupeur, les deux filles à poil dans le même lit ! Et c'est là que tout va changer, Tori, paralysé par l'idée d'être rejeté par ses conservateurs de parents se laisse guider par la peur et rejète Paulie, au point de sortir avec un garçon et se laisser déflorer dès le premier soir pour se convaincre qu'elle est hétéro. Paulie, elle, se sent complètement rejeté (notamment par sa mère biologique qui ne veut pas être retrouvée) et doit en plus subir les raillerie des autres filles que vu que Paulie et surtout sa petite soeur la font passer pour une prédatrice sexuelle ! (son comportement de dingue pour récupérer Tori n'arrangeant pas les choses)

Mary, de son côté, ne sait pas trop quel camp adopter, étant ami avec les deux filles. D'abord un grand coup de chapeau à Piper Perabo qui bouffe le film à elle toute seule, Jessica Paré et Mischa Barton qui jouent respectivement Tori et Mary s'en sorte bien, mais leurs rôles semblent moins intéresser la réalisatrice Léa Pool, et même des fois on se demande pourquoi Mary est là, tant elle est mise à l'écart une partie du film. On assiste surtout à la lente descente aux enfers de Paulie qui supporte très mal la rupture, ainsi qu'au déni total de Tori qui se laisse guider sa conduite par la bienséance et l'opinion des autres à son égard.

C'est pourquoi le film, très juste sur plusieurs points, souffre aussi de problèmes de rythmes et surtout de gestion des personnages, Léa Pool ayant tendance à en délaisser certains et mettre la lumière sur d'autres. Mais le film décrit assez bien l'angoisse de la rupture et bien sûr l'adolescence en général, le besoin de se sentir normal, aimé, d'appartenir à un groupe, la pression familial et la découverte de la sexualité. C'est pas mal, mais ça aurait pu être mieux, heureusement, la fin est magnifique et tout en symbole !