LeDorlis's Movie Ratings - Rotten Tomatoes

Movie Ratings and Reviews

Who Can Kill a Child? (Quin puede matar a un nio?)

La question est simple, qui pourrait tuer un enfant ? Si c'est nécessaire, oui ou non ? Après avoir vu le film je demanderais également, un enfant n'est-il pas une personne à part entière. Sur une île à quelques heures de la côte ibérique, un couple étranger remarque rapidement que quelque chose cloche, c'est désert en tout cas en terme de population adulte, parce qu'il reste les enfants, et y'en a plein...seulement voilà, ils sont la raisons du manque d'adulte dans les parages.
Avec un générique (très archivé) très instructif puis un monologue d'un commerçant, on remarque que les enfants sont les premières victimes chaque fois qu'un malheur s'abat sur une population, faible, vulnérable, encombrant, ils sont comme des lestes détachés d'une mongolfière pour qu'il puisse décoller et ce quelle que soit la population et sa culture, les enfants sont toujours les bouc émissaires.
Ce qui n'est pas le cas de cette île où les faible, vulnérable et encombrant (la femme est peut-être enceinte, mais avec ce qui se passe ensuite, c'est elle qui est "lâchée") sont le couple d'adulte. Un bon point est de ne pas avoir donné une explications supra lourdingue pour nous expliquer pourquoi les gosses ont pété les plombs comme ce serait le cas si le film avait été fait de nos jours. Le "manque" d'explication amplifie l'impact du discours donné par Serrador où les enfants, incarnation de tout ce qui est pur, sacré, innocent, intouchable, constituent les tabous d'une société qui n'ose pas se remettre en question pour évoluer et cela se retourne contre les adultes, incarnation des vices cachés derrière des principes moraux pour offrir une façade respectable ! Ce qui donne une véritable révolution où ne survivront que les plus déterminés !
Le film est flippant à souhait, les scènes ne sont jamais grotesque et pourtant on sait qu'il est difficile de rendre les enfants convaincant c'est donc un vrai tour de force de la part du réal. La conclusion est "prévisible" mais pas dans le mauvais sens, vu le portrait pessimiste de la société qu'il dresse, on ne pouvait pas s'attendre à autre chose, mais l'attachement au couple est réel et on a tendance à se mettre de leurs côtés afin qu'ils foutent une bonne raclée à ces sales morveux, posant ainsi la question au spectateur, qui peut tuer un enfant ? Dans de telles circonstances, je pourrais !!

Riki-Oh: The Story of Ricky

Encore un film de malade, adaptation hong kongaise d'un manga japonais qui met en scène Ricky Oh, un mélange improbable entre le Christ et Ken le survivant dans une prison où il va faire le ménage à grand coup de trique ! Le film en lui-même n'est pas superbement exécuté, des acteurs qui surjouent, une prison qui a l'air d'avoir servi de décor à un vulgaire porno et des effets de maquillages qui ont parfois l'air d'être fait avec du chewing-gum et c'est parfois bizarrement chorégraphié!! Mais l'ambiance de dingue et l'exagération de l'ensemble est tellement communicative qu'on se laisse prendre, c'est bien con et bien dégueu et ça ose pas mal de truc dans le charcutage à main nue d'un jeune prisonnier à la force surhumaine pour ne pas dire surnaturelle ! On suit avec un grand plaisir ce Ricky qui subit les pires outrages en matière de torture et se relever comme si de rien n'était (le mec se fait taillader le bras et utilise son propre tendon pour le rafistoler, il bouffe un tas de lames de rasoirs et ses joues se réparent toutes seules !!!!!), ça se prend pas au sérieux et c'est décomplexé, à voir pour tous les amateurs du genre et même ceux qui sont pas habitués, ils passeront un super moment !!

The Substitute
½

Il fallait vraiment que je le vois celui-là, avant que les américains nous refassent le coup du "remake-qui-sert-à-faire-découvrir-au-public-le-plus-large". Le film me fait penser à un autre que j'aime beaucoup, "The Faculty" et c'est réalisé par Ole Bornedal dont le "Veilleur de Nuit" m'avait laissé une grande impression.

Un jeune ado danois se remet difficilement de la mort accidentelle de sa mère, quant à son père, c'est encore pire. Mais la vie continue pour le garçon et elle va même prendre une tournure inattendue lorsqu'une professeur remplaçante fait son apparition. D'apparence assez commune, cette prof se distingue par d'extraordinaire capacité intellectuelle et surtout, elle sait déjà tout de ses élèves. S'attirant la curiosité de ces jeunes nordiques, elle va se révéler être une créature d'une autre planète et elle a même des projets pour ses nouveaux élèves.

Sur le fond, Bornedal s'en tire bien, il ne se contente pas de parler de jeunes et d'une prof bizarre mais de thèmes plus consistant comme l'acceptation de la perte d'un proche, les relations parent-enfants, l'adolescence en général et l'amour. Cette dure épreuve poussera le jeune garçon à accepter ce qu'il a passé la moitié du film à nier : la mort de sa mère. C'est peut-être sur la forme qu'on peut trouver à redire, quelques idées de mise en scène paraissent un peu farfelu et l'interprétation pourtant classe de Paprika Sheen n'évite pas toujours le cabotinage malvenu.

"Vikaren" reste néanmoins une bonne surprise et se regarde facilement pour peu qu'on adhère au concept, pas le meilleur film de son réalisateur mais il n'a pas du tout de quoi en avoir honte non plus !

Red Cliff Part II (Chi Bi 2)

Suite et fin de "Red Cliff" qui reprend là où le précédent se terminait, après une première victoire de l'alliance face à l'armée de Cao Cao, la prochaine bataille sera la dernière et déterminera une fois pour toute l'issue de cette guerre. Les personnages étant bien présentés et déjà bien développé durant la première partie, ce second chapitre continue d'explorer chaque personnage et met en avant leurs qualités, défauts, force et faiblesse. Une partie de l'alliance se replie de peur de tout perdre alors que d'autres se révèlent fort utile grâce à l'utilisation d'un allié précieux : le climat. Ce film est un modèle de stratégie et d'intelligence et donne tout son sens à l'expression "l'art de la guerre" (la "récolte" des flèches par exemple), allusion au célèbre bouquin de Sun Tzu qui est à l'honneur dans ce film avec de nombreuses utilisation de ses citations. Le film ne compte plus les morceaux de bravoures et les batailles dantesque qui ne sont jamais des caches misères pleines de bruit et les personnages ont toujours leurs places, c'est ce qui fait la force de ce film à la fois fort et intelligent, comme les qualités qu'il faut aux deux camps pour gagner cette guerre. Toujours aussi épique, flamboyant, beau à pleurer, ce deuxième "Red Cliff" est dans la lignée du premier et peut-être même plus, un grand moment....à regarder en VO évidemment, sinon vous allez pas arrêter de vous marrer devant la catastrophe du doublage !! Putain de dyptique, putain de films !!! Woo est le meilleur !!

Lost and Delirious
½

Après "Imagine me & you", Piper Perabo joue encore les goudous mais cette fois-ci, c'est elle qui va l'avoir mauvaise ! Joli petit film canadien, "Lost and Delirious" prend le point de vu de Mary, qui est envoyé dans une école pour fille ! L'accueil est plutôt bon, en particulier celui de ses deux nouvelles camarades de chambrée, Paulie et Tori. Un matin, Mary découvre que les deux filles sont amantes. Le seul problème est que Mary ne sera pas la seule à le savoir !

Alors que Paulie se glisse dans le lit de Tori comme elle a l'habitude de faire pendant la nuit, la soeur de Tori et ses copines font irruption dans la chambre comme elles ont l'habitude de faire chaque matin (décidément, y'a rien de sacré !) et là, stupeur, les deux filles à poil dans le même lit ! Et c'est là que tout va changer, Tori, paralysé par l'idée d'être rejeté par ses conservateurs de parents se laisse guider par la peur et rejète Paulie, au point de sortir avec un garçon et se laisser déflorer dès le premier soir pour se convaincre qu'elle est hétéro. Paulie, elle, se sent complètement rejeté (notamment par sa mère biologique qui ne veut pas être retrouvée) et doit en plus subir les raillerie des autres filles que vu que Paulie et surtout sa petite soeur la font passer pour une prédatrice sexuelle ! (son comportement de dingue pour récupérer Tori n'arrangeant pas les choses)

Mary, de son côté, ne sait pas trop quel camp adopter, étant ami avec les deux filles. D'abord un grand coup de chapeau à Piper Perabo qui bouffe le film à elle toute seule, Jessica Paré et Mischa Barton qui jouent respectivement Tori et Mary s'en sorte bien, mais leurs rôles semblent moins intéresser la réalisatrice Léa Pool, et même des fois on se demande pourquoi Mary est là, tant elle est mise à l'écart une partie du film. On assiste surtout à la lente descente aux enfers de Paulie qui supporte très mal la rupture, ainsi qu'au déni total de Tori qui se laisse guider sa conduite par la bienséance et l'opinion des autres à son égard.

C'est pourquoi le film, très juste sur plusieurs points, souffre aussi de problèmes de rythmes et surtout de gestion des personnages, Léa Pool ayant tendance à en délaisser certains et mettre la lumière sur d'autres. Mais le film décrit assez bien l'angoisse de la rupture et bien sûr l'adolescence en général, le besoin de se sentir normal, aimé, d'appartenir à un groupe, la pression familial et la découverte de la sexualité. C'est pas mal, mais ça aurait pu être mieux, heureusement, la fin est magnifique et tout en symbole !

Delirium
Delirium(1972)

Au début ça commençait bien !!! Un docteur, Herbert Lyutak, à la tronche pas nette mate une fille dans un bar (sous l'oeil inquiet du barman) et propose de l'accompagner dans une boîte de nuit. Mais, incapable de se contrôler, il la massacre. Ce meurtre est à ajouter à l'actif d'un tueur en série chasse depuis des mois et, ironiquement, avec l'aide du docteur Herbert !

Un docteur des plus complexe mais son entourage n'a rien a lui envier, puisque chez lui, sa femme, dingue de lui semble tout lui pardonner et l'aime aveuglément, sans parler d'une servante qui n'hésite pas à mater avec envie le couple dans leurs rares ébats (le docteur bande mou avec sa femme !). Le seul problème, c'est que certains meurtres ont lieu alors que le bon docteur se trouve loin et c'est là que le mystère s'épaissit et que la liste des suspects s'agrandit, en particulier ce gardien de parking qui ressemble à Mario Mario sans sa tenue de plombier !

En fait, pendant tout le film on est perdu par la multitude d'élément et on est pressé de savoir de quoi il retourne mais la fin est complètement foutue en l'air par un sommet de mauvais jeu d'acteur, ça gueule, ça surjoue, j'en avais mal au crâne. Et encore pire, j'en avais plus rien à foutre de savoir qui avait tué et quand, parce que je voulais que ça s'arrête !!! C'est vraiment dommage, parce que ça sortait plutôt de l'ordinaire, cette bande de taré aux visages respectable, les faux semblants et tout, fait chier quoi !!!!

L'assassino è costretto ad uccidere ancora (The Killer Must Kill Again)

"The Killer Must Kill Again" est sûrement le giallo le plus hitchcockien que j'ai vu, un mec qui trompe sa femme à tour de bras demande à un tueur en série de liquider sa riche de femme ! Le tueur en question n'a pas vraiment le choix puisque ce mari infidèle l'a grillé en train de se débarrasser de quelqu'un !

Alors que le plan semblait parfait, un incident survient et change toute la donne, ce tueur implacable, froid et calculateur se fait voler sa caisse comme un débutant par un jeune couple qui n'a visiblement pas froid aux yeux ! D'un autre côté, une voiture avec le coffre et les portes ouvertes ainsi que les clés sur le contact en pleine nuit, autant mettre une pancarte "volez-moi" (même s'il s'agit en théorie d'un quartier aisé !). Le tueur doit donc improviser et se découvre de plus en plus. Le mari est de plus en plus inquiet et le corps de la femme est introuvable donc toujours pas considérée comme morte, ça se barre en couille !!

C'est un film plein de suspens et adroitement ficelé, le tueur est charismatique en diable (excellent Michel Antoine), même si j'avoue que le voir se faire voler sa caisse aussi facilement jète un froid sur sa crédibilité lol ! J'aurais mis une note encore meilleure si le tout n'était pas gâché par une fin un p'tit peu facile, de l'imagination aurait été la bienvenue et surtout à la hauteur du reste du film, réussi. Mais en l'état c'est déjà bien, très bien même !

Massacre at Central High

"Class of 1984" et ses suites,"Heathers" et par extension "Mean Girls" doivent tout à ce film, "Massacre at Central High", un film que j'ai vu y'a longtemps, mais que je n'avais jamais pris la peine de critiquer, c'est chose faite maintenant !

Dans un lycée où une petite bande fait la loi, tout le monde s'écrase sauf le petit nouveau, David, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Vexée, la bande blesse gravement le nouveau mais......ce qui ne tue pas rend plus fort ! Une fois remis sur pied, il met hors d'état de nuire et de manière définitive les durs à cuire et une nouvelle ère de paix envahi le lycée ! Seulement voilà, lorsqu'un monstre disparaît c'est uniquement pour laisser la place à d'autres, aussi tous ceux qui étaient victimisés, marginalisés et martyrisés par l'ancienne bande ne trouve rien de mieux que de les imiter et vouloir faire la loi !

C'est alors que David, qui a pris goût au meurtre impuni ne fait plus la différence entre les gentils et les méchants et se met à zigouiller tous les lycéens qui cherchent à devenir les nouveaux leaders, une folie meurtrière qui le poussera à vouloir faire exploser toute l'école, sauf si on l'en empêche ! Voilà un film qui a des années d'avances sur les évènements marquants de ces 20 dernières années comme le high school shooting (même si, ce "phénomène" existait bien avant ce film) ainsi que sur les films à venir comme ceux que j'ai déjà cité ! D'ailleurs, "Heathers" est pratiquement considéré comme le remake officiel de ce film aux défauts nombreux (l'interprétation en tête, inégale) mais qui mérite, pour une fois, son statut de film culte !

Rubber
Rubber(2011)

Un pneu vient à la vie : aucune raison, il se ballade et découvre qu'il peut exploser les choses et les gens par la pensée : aucune raison, des inconnus se trouvent dans le désert et regarder le pneu évoluer par le biais de jumelle : aucune raison, ils restent là sans rentrer chez eux, sans boire ni manger : aucune raison, on leur donne une dinde à bouffer et ils se jètent dessus, résultat ils meurent presque tous empoisonné : aucune raison, le pneu tombe raide d'une fille joué par Roxane Mesquida : aucune raison, un homme essaye de faire comprendre aux autres personnages qu'ils sont dans un film : aucune raison, la raison d'être de ce film : aucune, il est juste là !

C'est en gros comme ça que le film commence, un mec cite plusieurs films fantastiques ou de genre et explique aux ignares que nous sommes qu'il n'y a pas de raison qui justifie ce qui s'y passe dans ces films. C'est peut-être pas volontaire, mais en tout cas j'y ai vu un beau pied de nez à tous ces maniaques des forums ciné qui taxent d'incohérence tout ce qui ne peut pas s'expliquer façon cour magistral ! A part ça, un pneu qui va, vient et explose dès qu'il est contrarié, avant de se révolter contre les gens suite à des pneus brûlé.....sans raison apparente !

Drôle de film et même parfois un film drôle, "Rubber" de Quentin Dupieux s'inscrit dans la ligné de ses films précédents, reconnaissable entre milles et dont la qualité va au-délà de leurs singularités, comme "Steak" et sa bande de beau-gosse atrocement lifté dans un Canada hors du temps. Chacun voit midi à sa porte avec ce film et c'est ça qui est bien, filmé avec un appareil photo mais doté d'une image extraordinairement belle et lisible, un générique de début à la musique saisissante (Dupieux est musicien, connu sous le nom de Mr Oizo).

"Rubber" rebut autant qu'il attire, dans mon cas il m'a plutôt intéressé, qui va au bout de son concept et évite même les pièges du film concept c'et à dire qu'il ne vaut d'être vu que pour sa singularité. Parce qu'on a aussi du survival, du revenge movie et du film dans le film, sans parler de la fin qui laisse présager un vrai massacre à l'encontre d'Hollywood qui en aurait bien besoin tellement son industrie cinématographique actuelle souffre d'un manque de créativité semblable à un pneu crevé !!!

Night Warning

Considéré comme un slasher, "Night Warning" a aussi des accents de thriller qui en font un film moins simpliste que la moyenne des films du genre sortis à cette époque (le début des années 80) alors en plein boom post-"Halloween" et "Friday the 13th".

Billy, un jeune garçon de 17 ans, vit avec sa tante depuis que ses parents se sont tués en voiture quand il avait 3 ans ! Seuls au monde dans leurs maison, ils ne sont pas isolés pour autant, la tante Cheryl a d'envahissants voisins et Billy a une copine, Julie, et une prometteuse carrière de basketteur qui l'attend à l'université. Mais voilà, tout ce vernis ne sert qu'à cacher la dure réalité des choses, la tante Cheryl est possessive et complètement dingue, on sait dès le début du film qu'elle a tué les parents de Billy, elle fait tout pour que celui-ci ne réalise pas ses rêves, bref une vraie mère castratrice que n'aurait pas renié Ed Gein, et elle cache bien d'autres sordides secrets.

La situation se complique, après le meurtre de sang froid commis par Cheryl sur la personne du réparateur qui l'a éconduite, l'attention d'un flic, Carlson, se porte sur Billy. Con comme ses pieds, Carlson, (après avoir découvert que la victime était homo et maqué au prof de basket de Billy), est sûr que Billy en est un aussi et qu'il a tué le réparateur pour cause d'avances déplacées. Billy doit donc gérer une tante tarée, un flic borné et des suspicions quant à ses origines et les intentions peu louables de sa tante envers lui.

Le film touche à pleins de sujets tabous, surtout pour l'époque, l'inceste, l'homosexualité et l'homophobie aveuglant tout jugement. On assiste à la folie dévorante de Cheryl magnifiquement interprétée par Susan Tyrell qui fera n'importe quoi pour garder son Billy près d'elle et de le transformer en godemichet humain, allant jusqu'au meurtre de masse. On est également effaré devant la bêtise de Carlson qui est prêt à adopter les théories les plus farfelues du moment que ça lui permettra de casser de la fiotte. Le tout prend une tournure dramatique dans la toute dernière partie, bien gérée en matière de tension sans être non plus un modèle, mais ça tient la route !

En somme "Night Warning" est un bon petit film qui ne mérite pas son statut de film méconnu, noyé dans la masse de copies carbones et sans imagination de l'époque ! Avec en plus un p'tit rôle joué par un jeunot Bill Paxton, ce film n'a vraiment pas connu le sort qu'il méritait, mais il n'est jamais trop tard !

Paul
Paul(2011)
½

"Paul" c'est la rencontre de deux écoles du cinéma comique, l'école américaine actuelle celle de Mottola, Rogen et la clique d'Apatow et l'école anglaise de Pegg, Frost, Wright et compagnie ! Ici, Pegg et Frost sont dirigés par l'américain Mottola, partagent la vedette avec un extra-terrestre doublé par Rogen mais pas d'Apatow ni de Wright à l'horizon ! Ca ne veut pas dire que l'ombre de ces deux réalisateurs ne planent pas sur ce film, le duo anglais nous renvoi aux deux bombes du réalisateur de "Scott Pilgrim", à savoir "Shaun of the Dead" et "Hot Fuzz" et ce "Paul" sonnerait presque comme le dernier volet d'une trilogie ! De l'autre côté, en plus de Rogen et de Mottola, on retrouve Bill Hader, Bateman, Wiig, que des habitués d'Apatow !

Bref, de quoi affoler les nombreux fans dont je suis et de se préparer à un choc des cultures (et des titans) à la hauteur........mais finalement, la montagne a accouché d'une souris !!! Commençons par le commencement, "Paul" raconte comment deux potes d'enfance d'Angleterre font une rencontre du 3ème type après avoir traversé la côte ouest des USA en passant par des endroits emblématiques comme Roswell ou le Comic Con de San Diego !

Mais bien évidemment, l'extra-terrestre en question, Paul s'est attiré plein d'emmerdes entre temps puisqu'il s'est échappé de la fameuse zone 51 où il vivait pénard en servant de cobaye, participait au boom technologique de ces 60 dernières années, sans oublier les coups de mains aux cinéastes comme Spielberg (pour "E.T.") qui apparaît comme caméo vocal. En route, le trio va rencontrer Ruth, fille d'un fanatique religieux et elle va vite s'attacher au personnage de Pegg ! Bref, un road movie comique avec une pointe de science-fiction, sans pour autant s'appeler "Terminator"

En gros le verdict, c'est que franchement, vu le talent impliqué, ça aurait pu être mieux ou alors le film est dans cet état justement parce que les talents impliqué ne savent pas se faire de la place ! Pegg et Frost fonctionnent toujours aussi bien l'un avec l'autre, mais en Amérique où les artistes étrangers sont davantage considérés comme des faire-valoir jetable, ils ne sont pas aussi à l'aise qu'en Angleterre avec Wright, pourtant ils valent aussi bien voir mieux que la bande d'Apatow et consort ! Les muliples références à la science-fiction et autres clins d'oeil cinématographique sont marrant mais trop nombreux, ça en devient lassant et fait plus cache-misères surtout que les blagues "originales" du film sont pas super fameuses non plus !

Mais bon, une fois la déception passée, on peut quand même regarder jusqu'à la fin sans s'endormir et s'amuser à compter les caméos et les références, ça fait passer le temps, le dernier étant Sigourney Weaver qui chasse l'alien d'une autre manière cette fois avant de se faire aplatir (pour une fois !). Rendez-vous manqué pour Pegg et Frost en Amérique, la prochaine fois il vaudrait mieux leur laisser un peu plus le champ libre dans le processus de création d'un projet de l'autre côté de l'Atlantique, ça pourrait pas faire de mal !

Roxanna
Roxanna(1970)

Alors que le personnage principal de "Teeth" voyait son vagin denté bouffé litteralement tout ce qui s'en approchait, le rôle titre "Roxanna" elle est bouffée par son propre vagin au sens figuré du terme !! Complètement esclave de ses pulsions, Roxanna se laisse aller à toutes les débauches possible avec les partenaires les plus variés, hommes, femmes, transsexuelles ou toute seule !

Tout ça évidemment pour combler le vide de sa vie, même si en fait, elle n'a pas vraiment de vie et le film nous le montre bien puisque c'est 50 minutes ininterrompues de baise à tout va, filmé n'importe comment et de manière faussement provocante digne d'un mauvais film érotique pour enfant (le transsexuel est jouée par une vraie femme, bonjour) ! Déprimée, suicidaire et schizophérnique, Roxanna ne connaît que la baise pour se sentir vivante et quand elle ne fait rien, elle ère nue chez elle à délirer où à essayer de se couper les veines !

Le côté déprimant est bien rendu, Roxanna ne parle jamais, c'est une voix off qui parle pour elle, informe le spectateur de son évolution, ce qu'elle fait et c'est qu'elle est devenue aussi, quand à Roxanna on assiste à sa descente aux enfers sur fond de musique assourdissante, elle n'est qu'un patin à la merci de son vagin, triste ! Sur le fond c'est pas vraiment idiot mais sur la forme c'est très fauché et pas franchement choquant, ça en devient même comique parfois ! Une curiosité pas forcément indispensable mais y'a Uschi Digard dedans, ça justifie pas trop la vision du film mais on ne regrette pas de la retrouver !

Loving Annabelle

"Loving Annabelle" est vraiment un authentique film de gonzesse, chronique adolescente jouant à fond la carte du sentimentalisme et des émois amoureux et j'en passe ! Sauf que là, l'héroïne n'en pince pas pour un Jake Ryan ou un Blaine mais plutôt pour une prof et en plus dans un lycée catho pour bien compliquer les choses !

Annabelle (bien interprété par Erin Kelly avec ses faux airs de Brianna Evigan) est la fille d'une gouverneur et après avoir bien fait honte à maman dans les journaux, elle est envoyée dans un lycée catholique pour fille, dès le départ elle se fait une amie et une ennemi à la fois jalouse et intriguée voir envieuse d'Annabelle ! Mais cette dernière va (trop?) vite jeter son dévolu sur la prof Mme Bradley, laquelle ne reste pas longtemps insensible à son charme malgré qu'elle soit maquée à un prof, mais....

Evidemment, leur rapprochement va réveiller quelques blessures et réveiller de vieux fantôme, mais le film montre assez bien à quel point elles ont besoin l'une de l'autre sans pouvoir vraiment exprimer ce qu'elles ressentent à cause du qu'en dira-t-on et tout simplement parce qu'il s'agit d'une lycéenne et d'une prof dans un environnement religieux de surcroit !

Dit comme ça j'en fais plein de louange de ce film mais c'est là que ça coince, alors que c'était pas trop mal jusque là (et surtout une étreinte pleine de passion et d'érotisme) mais après ça raconte plus rien et nous laisse en plan, Bradley est dénoncée et arrêtée et stop, comme si la réalisatrice Katherine Brooks, effrayée par l'enjeu, était plus intéressée par le jeu d'amoureux entre les deux personnages. Elle aurait peut-être dû se contenter d'en faire une histoire idyllique de bout en bout, ça aurait paraît peut-être trop naïf mais au moins elle aurait raconté une histoire ! Trop court, à peine plus d'une heure, le film aurait beaucoup gagné avec une bonne demi heure de plus !

Up!
Up!(1976)
½

Meyer revient encore plus dingue avec ce délire qui ne va peut-être pas aussi loin que "Ultravixens" mais ça reste un truc de fou malgré tout ! Preuve en est l'introduction où dans un château luxueux, un sosie d'Adolf Hitler qui s'appelle également Adolf, s'adonne à la SM la tête dans les nibards et le boule de plantureuses créatures avant de s'la faire mettre par le mec qui le fouettait (!!!!).

Mais voilà que le Hitler de pacotille se fait tuer, bouffé par un piranha dans sa baignoire, Kitten Natividad sert d'hôte et de narrateur et interroge, interpelle le spectateur tout du long, lequel ne sait pas s'il faut prêter attention à ce qu'elle dit ou juste la mater vu qu'elle est à poil tout du long ! Le reste est tout aussi dingue, avec une flic infiltrée, un pequenaud-Hulk en rut, un flic obsédé de la matraque mais pas forcément au sens propre et j'en passe !

L'ensemble reste cartoon avec les bruitages sortis d'un dessin animé de la Warner et on en prend plein les yeux avec ces magnifiques canons aussi libérées que délurés et ce jusqu'au dénouement final où deux nanas se courent après tout en s'expliquant à distance avant de faire la paix et tout ça à poil encore une fois lol ! Meyer t'es le meilleur !

13 Assassins
13 Assassins(2011)
½

Après le Miike mineur qu'était "One Missed Call" voici un film bien supérieur et Majeur avec un "M" majuscule, c'est "13 Assassins" !! 13 personnes, la plupart des combattants aguerris avec en plus un jeune homme et un vagabond (mais qui sait se battre) s'unissent pour une mission de laquelle aucun d'entre eux ne pourrait sortir vivant ! Le film dure 2h, il y a une partie très explicative qui met bien en place chaque personnage et le futur rôle qu'il aura à jouer au moment fatidique, ça peut paraître un peu long mais c'est nécessaire et l'impact des scènes choc s'en retrouve doublé !! Et c'est là que la deuxième heure intervient, une avalanche ininterrompue de pur bonheur filmique qu'il m'est impossible de rendre justice avec des mots, il faut juste le voir pour le croire !!!! Miike a tout niqué avec ce film !

One Missed Call

Sorti en 2004, ce "One Missed Call" est venu à un moment où on en avait vraiment ras la casquette de ces fantomes féminin aux cheveux long qui marchent comme un danseur hip hop style locking ! Mais c'était y'a 7 ans maintenant, on peut regarder le tout avec un peu plus de recul et une certaine nostalgie.....et aussi parce que je préfère regarder ça que l'horrible remake américain réalisé par le français Eric Valette !

Donc là c'est pas une cassette vidéo qui tue, c'est un portable, enfin pas vraiment puisque le célèbre outil de frime ultime de notre siècle sert surtout à entendre sa propre mort au bout du fil avant de mourir dans d'atroces circonstances ! Evidemment, y'a une histoire bien réelle et humaine derrière tout ce surnaturel bas du front et évidemment, c'est une histoire de vengeance là-dessous !

C'est tout sauf imprévisible et Miike a vraiment l'air en mode pilote automatique la plupart du temps mais ça reste regardable et bien mieux que pas mal de production d'horreur de l'époque. A noter qu'il y a un deuxième et même un troisième chapitre mais très honnêtement, je n'ai pas très envie de m'y attarder, les suite sont en général moins bonne que le premier et déjà qu'ici le premier n'est pas un chef d'oeuvre, mieux vaut être prudent !

Kill the Irishman

A mes yeux, Jonathan Hensleigh avait pas mal à se faire pardonner en tant que réalisateur, c'est lui qui a signé le dégueulassement nullissime "Punisher" avec Thomas "fanboy favourite" jane (j'comprendrais jamais pourquoi ils l'aiment à ce point !). Alors que j'ai vu qu'il s'attaquait à une histoire vraie, celle de Danny Greene grande figure irlando-américaine du crime et Robin des Bois moderne je me suis dit "bah on va voir" lol !

Et comme j'adore les surprises, je suis vraiment très content d'avoir été agréablement surpris par ce film de mafieux sans prétention mais qui ne se sous-estime pas pour autant, biopic oblige, c'est assez romancé mais l'atmosphère y est et les gueules bouffent l'écran. Et quelles gueules, rien de moins que Stevenson, D'Onofrio, Kilmer, Walken, Davi et même Sorvino père pour ne citer qu'eux (j'étais aussi ravi de voir le mec qui jouait Bobby "Baccala" dans les Sopranos !).

Un véritable conte moderne sur la grandeur et la décadence d'un homme pleins de défauts et de qualité mais toujours plus grand que nature, aussi physiquement qu'idéologiquement, vrai dur à cuire (et à tuer, d'où le titre du film) et un modèle pour une Amérique qui n'en finit pas de glorifier même les mecs les moins fréquentables ! A coup d'images d'archive et de reconstitution honnête, on s'y croirait dans ce Cleveland des années 60-70, ça bombarde, ça tire, y'a vraiment tout ce qu'il faut pour les amateurs de films de mafieux !

Chapeau à Stevenson qui joue un personnage attachant, on a vraiment envie qu'il s'en sorte même si on sait pertinemment comment tout ça va finir, mais le plus marrant est que même sa mort a constitué la fin pour une mafia de Cleveland qui ne s'en relèvera pas (comme dit le personnage de Kilmer à la fin). C'est pas du niveau des classiques du genre mais c'est vraiment loin d'être de bas étage, honnête, sincère, plein d'action et de morceaux de bravoures ! Bien joué Hensleigh, tu t'es racheté !

Phenomena (Creepers)

Quand on regarde Argento aujourd'hui, il lui manque quelques cheveux mais quand j'ai vu ce film, je me suis dit qu'il les a sûrement fumé accompagné de je ne sais quelle herbe illicite quand il a écrit et réalisé ce truc !!!

Jennifer Connelly, alors encore jeune et pas encore rongée par le fléau qui touche les plus belles femmes d'Hollywood : l'anorexie, incarne une jeune "fille de" en effet, papa est un acteur célèbre ! Elle est envoyée en Suisse dans une école privée rempli de "fille de" comme elle. Mais Jennifer a quelque chose en plus, elle exerce un pouvoir sur les insectes et heureusement, elle va rencontrer un professeur joué par le grand Donald Pleasance qui étudie les insectes ! Malheureusement, des meurtres crapuleux ont lieu dans les environs et c'est pas Jennifer et sa tendance au somnambulisme qui vont arranger les choses !

Rien que le sujet, c'est déjà un truc de dingue mais l'exécution l'est encore plus, mais c'était les années 80 et plus précisément une période où le surnaturel envahissait les genres "classique", avec Freddy Krueger notamment, Chucky aussi et même Jason Voorhees dans un épisode où son adversaire n'était autre qu'un clône de Carrie ! Mais ça reste du Argento pur jus malgré tout avec une bonne dose de folie, pour preuve la révélation finale et le sort réservé à un des méchants, massacré par un singe brandissant un rasoir et avide de vengeance !!! Un vrai délire que je me blâme encore de ne pas avoir vu plus tôt !

The gore gore girls
½

Le grand HG Lewis s'est fait un p'tit film aux allures de giallo plutôt malin ! "The Gore Gore Girls" a presque tout des célèbres films "jaune" d'Italie, des belles femmes prise pour cible par un tueur tout de noir vêtue et ganté de noir, un duo de "détective" qui avance bien plus vite qu'une police idiote comme ses pieds !

A part ça, c'est bien américain, et surtout très fauché mais l'esprit y est et même s'il y a quelques moments un peu vide, surtout avant le dénouement final, le film est assez plaisant, notamment grâce au duo formé par les "enquêteurs", avec le très classe Mr Gentry et Nancy Weston ! Les meurtres sont bien dégueulasse même si les effets sont vraiment datés mais on sent bien que Lewis s'éclate avec ce qu'il a !

Vu que les victimes sont des strip teaseuses on a droit à des petits numéros amusant et bien rétro aussi ! "The Gore Gore Girls" est bourré de bonnes idées et est en grande parti sauvé grâce au duo et à des personnages haut en couleur ! Y'a vraiment que dans l'exécution que ça pêche mais on a déjà vu bien pire !

Malevolence
Malevolence(2004)
½

Encore un slasher-hommage-c'était-bien-les-années-70 ! "Malevolence" est la tentative assez raté de faire revivre les meilleurs années d'un genre populaire ! Le film raconte au départ qu'un gamin nommé Martin Bristol s'est fait enlever par un dangereux malade mental, quelques années après, des braqueurs à la p'tite semaine se réfugient dans une maison abandonnée avec un otage, manque de bol, c'est là que vit un mystérieux meurtrier qui ne fera pas de quartier avec ces voyous !

Le film échoue presque à tout les niveaux, je veux bien que ça empreinte par ci et par là, mais quand c'est appuyé à ce point j'en ai plus rien à battre de l'excuse de "l'hommage", ça pompe jusqu'à plus soif chez "Halloween" de Carpenter pour la musique, et dans "The Town That Dreaded Sundown" pour le look du tueur qui a aussi des accents de Michael Myers ! Tout sonne faux et pourtant on sent bien que le réalisateur Steven Mena connaît et chérit ses classiques, mais on s'en fout qu'il les connaissent sur le bout des doigts s'il n'est pas capable de les transcender et d'aller plus loin que le fayotage cinématographique !

C'est très fauché, sans imagination même si j'avoue qu'il y a eu de petits bons moments de tension mais ce n'est vraiment pas suffisant !!! J'espère que Mena se débrouillera mieux avec la prequel "Bereavement" qui sort bientôt ainsi que le chapitre final dont j'ignore encore le titre, tout ce bordel autour de Martin Bristol étant supposé être une trilogie !

Madman
Madman(1981)

Très curieux slasher bien que classique, "Madman" démarre comme une épisode quelconque de "Friday the 13th" avec une bande de gosse dans les bois et un animateur qui leur raconte la légende de Madman Marz qui, comme son nom l'indique, est un vrai taré psychopathe qui charcute à tout va. Cependant il émet un avertissement, ne jamais mentionner son nom dans la forêt, ça pourrait l'attirer......et un des jeunes trouve rien de mieux à faire que crier son nom, tant pis !!!

Marz ne se fait pas prier pour se pointer et après une apparition réussie où il se mêle aux arbres, il va partir à la chasse de toute cette bande d'imprudent qui campe dans la forêt bien pénard ! Question dégaine, Marz est assez bien foutu, une allure de Bigfoot qui porte une salopette ! Les meurtres ne sont pas des plus graphique et tout mais ils sont correctement filmés et les effets maquillages sont pas mauvais.

Les personnages sont tous plus tête à claque les uns que les autres, c'est un de ces slashers où j'ai vraiment été ravi que les tueurs les trucide joyeusement !!! Vu la fin y'a de quoi faire une suite, mais "Madman" restera qu'un seul film et c'est pas forcément plus mal à vrai dire. A voir si on est vraiment fan du genre !

Raw Summer
Raw Summer(2006)
½

"Raw Summer" est l'histoire triste et touchante de Masuo Ota, esprit faible qui a seulement grandit physiquement et qui nourrit une obsession maladive envers une jeune lycéene qu'il suit partout, prend en photo et qui est l'objet de tous ses fantasmes les plus pervers, allant même jusqu'à revêtir l'uniforme de lycéenne suspendu dans sa chambre !!

Dans un élan de courage, il ose l'aborder mais finit par savoir qu'elle le prend pour un vieux pervers et il se sent encore plus rejeté que jamais, c'est alors qu'il passe à l'acte dans le métro, la pelote en la menaçant d'un couteau. Malheureusement il la blesse gravement et elle se retrouve à l'hopital. Et c'est là que ça devient intéressant puisqu'il s'y retrouve également après une tentative de suicide raté ! partageant la même chambre et seulement séparé d'un mince rideau, la lycéenne joué par la super sexy Sora Aoi et Masuo vont développer une belle amitié, mais est-ce que ça durera ?

C'est un film assez étrange mais très justement traité, on prend vraiment Masuo en pitié, l'acteur qui le joue est tellement convaincant qu'on a vraiment l'impression que c'est un petit pervers tout moche !! Le film est très court mais ça n'empêche en rien un développement correct des personnages mais faut dire aussi qu'il n'y en n'a pas beaucoup ! Un registre sérieux qui va plutôt bien à Sora Aoi, habituée aux productions de charme et qui prouve qu'elle peut vraiment tout jouer !

Nude Nuns With Big Guns

"Nude Nuns With Big Guns" est le genre de film qui vous fait envie dès l'annonce du titre, quoi de plus réjouissant qu'un des plus vieux fantasmes masculins se voit parer de flingues pour défoncer du voyou dans une éclatante histoire de vengeance !!

C'est le cas de Sister Sarah qui se soulève contre tout un systéme clérical corrompu et pourri jusqu'à l'os, bon à trafiquer de la drogue et à traiter avec la pire racaille que la terre ai jamais portée ! On va pas jusqu'à dire que ce film est un manifeste contre la religion etc etc, c'est juste un film qui cherche à renouer avec l'esprit grindhouse comme c'est tant la mode depuis quelque temps et "Nude Nuns...." ne nous épargne pas quelques gimmicks propre à ces films-hommages qui ne tiennent pas forcément la durée !

Après "Run Bitch Run", Joseph Guzman explore encore ce cinema de genre des années 70 même si ce film est moins réussi que son précédent opus, reste l'énergie de l'interprète principal, et de la bonne facture de l'ensemble, à part ça c'est du déjà vu et déjà fait !

Fritz the Cat
½

"Fritz the cat" le chat dont la queue qui frétille n'est pas forcément celle que l'on croit !!! Un film protestataire et engagé ou, dans un monde fou, Fritz tente de faire sa place. D'abord un véritable enfant gâté qui ne pense qu'au filles et à s'amuser, Fritz part dans une quête existentielle qui le mènera à joindre divers mouvements révolutionnaires !! L'animation est d'excellente qualité, quant au fameux classement X dont il a été l'objet, c'est un peu exagéré pour aujourd'hui, mais pour ce qui est du brûlot contestataire, le film de Ralph Bakshi n'est pas en rade aujourd'hui !!

Scream 4
Scream 4(2011)

C'est vraiment à bras ouvert que j'ai accueilli l'annonce d'un quatrième "Scream" mais je ne pouvais m'empêcher d'afficher un visage craintif et ce pour plusieurs raisons !

D'abord parce que Craven et Williamson allaient de nouveau travailler pour les Weinsteins et on se souvient tous à quel point leur association a été des plus chaotique avec "Scream 3" et surtout "Cursed" le bien nommé ! De plus, les soucis de casting apparaissaient dès le début du tournage avec des remplacement, et après ça, le spectre maudi du troisième opus revient avec Ehren Kruger qui est rappelé pour retoucher le scénario, lui qui a bien massacré à la hache le bordélique "Scream 3". Et puis il faut l'avouer, Craven et Williamson c'est plus comme en 1996, l'un sort d'un "My Soul To Take" récent et de triste mémoire, l'autre emploi son énergie créatrice à nous servir du sous-Twilight à la télé ! Mais bon, c'est Scream après tout, responsable d'un des plus beaux moments de ma vie cinématographiquement parlant, alors il a bien droit à une petite chance !

Et finalement, j'en sort plutôt satisfait, déjà parce que ce quatrième volet est tout ce que le troisième aurait du être, à commencer par le retour de l'intrigue à Woodsboro avec une Sidney mûre, auteur d'un bouquin, un Dewey enfin sheriff et une Gale Weathers qui la ferme enfin puisqu'elle n'est plus journaliste, mais Gale est comme un volcan, même en sommeil elle reste "menaçante" !! Le célèbre Ghostface refait surface au moment où le triste 15ème anniversaire des meurtres a lieu, et après une scène d'introduction amusante et assez suprenante, nous revoilà en terrain connu, "Scream" et ses règles, nouvelle ici, son côté "tout le monde est suspect et tout le monde peut être une victime" et nous, on savoure ce retour aux sources tout en se demandant "cette fois, qui est le tueur ?"

Tout comme le premier, ce quatrième volet fait état de la génération actuelle et du paysage cinématographique actuel, en particulier le genre horreur, pollué par les remakes et les suites à n'en plus finir (7 Stab au compteur !!). Certains diront que "Scream 4" alors devenue une franchise rentable et facile est un peu hypocrite et ils ont peut-être raison, mais les pics lancé par le scénario de Williamson et la caméra de Craven font mouche plusieurs fois, et en particulier la fin ou le tueur se massacre tout seul et volontairement pour en tirer gloire et profit, une scène qui tire à boulet rouge et dans le mille à la fois sur la complaisance des tortures porn et de toute cette génération béate d'admiration aveugle et inconsciente devant des trucs télévisuel genre Jackass et autre Dirty Sanchez !

"Scream 4" un produit ? Possible, une saga qui se mord la queue ? par moment on dirait, pertinent ? Oui à coup sûr ! Peut importe son utilité, "Scream 4" est là et il le fait savoir par son casting cohérent (à défaut d'être irréprochable) et son analyse maligne, son spectacle et le plaisir de retrouver une saga qui est déjà au panthéon des plus grands du genre horreur !

Insidious
Insidious(2011)

Réalisé par James Wan je me suis dit "génial", mais produit par Oren Peli réalisateur de "paranormal activity" là je me suis demandé si j'allais pas assister à une heure et demi de porte qui s'ouvre et qui se forme pendant qu'un couple à la ramasse se filme en train de ronfler. Il n'en n'est rien, parce qu'au scénario, y'a Leigh Whannell, et j'ai entendu beaucoup de bien de ce film donc, j'ai foncé !

Et je n'ai pas regretté, cette histoire de maison hantée certes classique ne manque pas d'idée et se montrer plutôt inventive pour ce qui est de filer des frissions avec des effets rarement gratuits ou racoleur et en plus le duo magique derrière le premier "Saw" a même retenu l'essentiel à savoir qu'un bon film a besoin d'un bon méchant, et celui de ce film a carrément la classe !!!!!!

Le film connaît un ventre mou en milieu de parcours et on est même un peu surpris des Ghostbusters en herbe joué justement par Whannell et aussi la grande Lin Shaye, mais tout rentre dans l'ordre dans un dernier acte qui tient ses promesses et une fin pas si heureuse mais satisfaisante ! Un succès mérité pour Wan et Whannell qui ont, j'en suis sûr, encore beaucoup à nous offrir, et putain c'est tant mieux !!

Super
Super(2011)

"Super" n'aura jamais eu qu'un seul tort, d'être venu après "Kick Ass" car la comparaison entre les deux est souvent au désavantage du film de James Gunn qui est carrément traité de copieur. Les plus avertis quant à eux trouvent même que "Super" arrive un peu après la bataille et que désormais il n'y a plus de surprise mais ce serait vraiment passer à côté d'un très bon film qui a la mérite d'exister et qui vaut bien mieux que ce que certains ignorants prétendent !

"Super" c'est l'histoire d'un homme, Frank, qui a perdu sa femme au profit d'un baron de la drogue, sa femme était une ancienne dépendante. Sentant l'appel de dieu ou alors d'un rêve halluciné, Frank se sent investi d'une mission et revêt le costume de Crimson Bolt pour que le crime ferme sa gueule une bonne fois pour toute, mais aussi pour sauver sa femme ! Il trouvera une partenaire en la personne de Libby, vendeuse de bd pleine de zèle et d'énergie.

La grande force de ce film est son casting, ça se bouscule avec Page,Wilson, Rooker, Bacon, Tyler etc etc, tous bien dans leurs basket et à l'aise dans leur registre. La violence est carrément frontale et la caméra de Gunn ne fait aucun artifice et colle au plus près des situations comme un reportage. C'est triste, émouvant, drôle, violent et plein de coeur, on a envie que Frank réussisse sa mission et on rêve de pouvoir dire au moins une fois en pleine rue et devant témoins "Shut up criiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime !!!!!"

Supervixens
Supervixens(1975)

Encore mieux que "Vixen!", plus de folie, plus de personnages, plus de femmes canons à se damner et un méchant mémorablement interprété par Charles Napier !! Clint, qui n'en peut plus de sa copine Angel se met à l'agresser physiquement, aussi lorsqu'Angel est assassiné et brûlée vive par un policier jaloux et remonté, Clint se dépêche de quitter la ville et sa fuite ne sera pas sans rencontre, parfois heureuse, parfois beaucoup moins mais dans tous les cas, on a droit à de vraies beautés tout au long du chemin !

C'est alors qu'il rencontre SuperVixen, la réincarnation d'Angel en bien plus gentille, les deux tombent amoureux mais le flic est de retour et la vie des deux tourtereaux va vite se compliquer ! Détail Rigolo, toutes les femmes s'appellent Super...quelque chose, SuperLorna, SuperEula etc et j'en passe, et chacune est plus sublime que l'autre !! Russ Meyer empreinte également beaucoup au cartoon à coup de bruitage de Road Runner et de situations dangereuse avec des dynamites !! Un vrai feu d'artifice à plus d'un titre !!

Russ Meyer's Vixen
½

Je fais tous à l'envers, j'ai commencé par la fin avec Russ Meyer ou plus précisément avec la saga Vixen, puisque le premier que j'ai vu était "UltraVixens". Il était temps de réparer cette erreure et de revisiter un cinéaste qui a eu l'honneur de mettre en image la grande et récemment disparue Tura Satana.

Je m'attaque donc à "Vixen!" qui, en plus d'être le nom du film, se trouve être le nom de l'héroïne ingénue mais à la langue bien pendue et pas seulement que pour parler. Mais quand elle parle, c'est pour montrer qu'elle en a aussi dans le pantalon et pour déblatérer sur le pote noir de son frère, femme, homme, frère, mari, tout le monde se fait une joie de profiter des formes généreuse de Vixen.

Le film prend un autre tournant lorsqu'un homme leur rend visite, cela va changer la façon de Vixen de voir les choses sur certains points, mais elle restera quand même celle que les hommes adorent ! Du bon Meyer, léger en apparence mais teinté de discours politiques et ce qu'il faut de femmes sculpturales !

Vanishing Point
½

Je ne m'attendais pas à accrocher autant à ce film dont j'ai tout entendu, chef d'oeuvre, navet, moyen, bien, super et j'en passe ! j'ai tout simplement adoré en tout cas, l'histoire d'un homme qui a voulu se sentir libre dans un monde où il n'a connu que des gens ou des situations qui lui ont mis des bâtons dans les roues, ce qui nous arrive à tous, et c'est pour ça qu'on voudrait tous être cet homme, Kowalski ! Kowalski doit livrer une voiture à San Francisco, seulement il décide de le faire en un temps record et aussi vite qu'il le peut, ce qui attirera la police de tous les états qu'il veut traverser, dans le but de le stopper. Mais il ne trouvera pas que des obstacles, il aura aussi des alliés dont SuperSoul, énergique animateur de radio qui sera ses yeux, ses oreilles et sa voix et son confident.

Film emblématique de son époque, "Vanishing Point" trouve encore un écho fort aujourd'hui, dans une époque où la peur n'a d'égale que la répression de dirigeants qui s'en servent pour mettre à genoux des sociétés entières. C'est pourquoi Kowalski est traité en héros par des gens qu'il n'a jamais vu, parce qu'il est libre, une liberté à laquelle on aspire tous mais qu'on ose à peine effleurer parce qu'on préfère jouer la sécurité, rouler à vitesse modérée !

Sucker Punch
Sucker Punch(2011)

Snyder n'en finit plus de créer la polémique, lui qui a successivement osé s'attaquer à un classique, adapter une bd connue et reconnue, adapté une autre bd sacralisé à fond, fait du film en CGI avec des hiboux guerriers et qui s'apprête à s'attaquer au super héros le plus connu du monde occidental. Oui Snyder, contrairement à ce qu'on pense prend des risques, mais là c'est carrément une chute sans filet avec une histoire 100 originale mais dont les premières images faisaient déjà agiter les mauvais langues qui qualifiait le film d'autiste, gamin et immature ! Ont-ils raison ?

Non, dix fois non, cette histoire de jeune fille réécrivant sa propre histoire et qui puise en elle-même les ressources pour changer sa vie et celle de son entourage ne manque ni d'imagination, ni de force et encore moins de charme ! Les scènes de rêves sont époustouflantes, la relation entre les jeunes internées est touchante et on se sent concerné par leurs sort, et le tout retrouve une cohérence insoupçonné au regard du traitement casse gueule choisi par Snyder !

Un film bien plus profond qu'il n'y parait doublé d'un grand spectacle servi par une BO qui a de quoi surprendre mais qui ne parasite en rien l'ensemble, le casting est surprenant, sexy évidemment, mais aussi très juste et bien interprété dans l'ensemble, mention spéciale à Oscar Isaac en méchant mémorable ! Un grand bravo aux filles qui prouvent qu'elles peuvent être autre chose dans les films que des nanas de super héros passivement béate d'admiration, les gros bras ce sont elles ! Et un grand bravo à Snyder pour avoir des couilles parce que faire un film comme ça, terriblement familier mais autre à la fois, ayant son identité propre, preuve en est son insuccès au box office, un box office acquis à la cause du consensuel, de la formule et des sempiternels films d'animation avec des animaux qui parlent !!!

Jungfrukällan (The Virgin Spring)
½

Les fans qui se sont révoltés contre le remake récent de "Last House on the left" ne manquent vraiment pas de culot, puisque leur sacrosaint chef d'oeuvre (qui n'en n'est pas un, faut pas déconner) des années 70 réalisé par Wes Craven se trouve justement être un remake de ce film, "The Virgin Spring" d'Ingmar Bergman !

En gros c'est exactement la même chose que chez Craven et dans une moindre mesure Illadis mais avec un symbolisme religieux qui démarque ce film des autres qu'il a indirectement engendré en créant (toujours indirectement) le "rape and revenge". Tourné avec un classicisme jamais soporifique, "The Virgin Spring" a beau être plus vieux, il n'en reste pas moins étonnamment fort, touchant, puissant et féroce. Et c'est pas tous les jours que je peux voir Max Von Sydow avec autre chose que des cheveux blancs lol !

Battle: Los Angeles
½

La comparaison de ce film avec "District 9" est vraiment amusante, les deux films sont réalisés par un sud-africain blanc, le côté guerilla et action en direct est prononcé, loin de l'épique ou du film choral comme "ID4" ou encore "War of the Worlds".Mais alors que "District 9" déjoue les attentes en plaçant l'intrigue dans un continent inhabituel pour ce genre, l'Afrique, "Battle Los Angeles" se retrouve de nouveau aux USA qui est (comme j'ai entendu dans un autre film) apparemment le seul endroit au monde où les aliens se pointent !

L'autre film auquel on compare ce "Battle" est "Black Hawk Down" mais je ne saurais en dire davantage puisque je n'ai pas vu le film de Ridley Scott. Toujours est-il que dans "Battle Los Angeles", on est au coeur de l'action tout du long, plus précisément auprès d'une bande de soldats qui font de leurs mieux dans les rues d'abord pour protéger les habitants puis ensuite de sauver simplement leurs peaux avant de se sentir pousser des ailes et de contre attaquer massivement les extra-terrestres belliqueux et aussi stratège que nos militaires terriens (bah ouais, une invasion ça se prépare, les américains le savent bien !)

Ca bouge, ça pète et ça pétarade mais ça balance du patriotisme gerbant pendant tout le long métrage, le film devient alors un outil de propagande encore plus grossier que le programme "boys band" où Bart Simpson et ses potent chantaient pour pousser les gens à s'engager dans la marine. "Battle Los Angeles" est surtout un film pour les américains même s'il est fait par un sud africain blanc. C'est assez cliché il faut bien l'avouer, mais l'action est là et ça remplit donc son contrat, mais je m'attendais quand même à autre chose et je suis donc un peu déçu ! N'est pas "District 9" qui veut !

Bram Stoker's Dracula
½

Bah finalement, j'aurais fini par le voir celui-là, tout a été dit dessus et je ne pourrais pas rajouter grand chose si ce n'est que je n'ai pas été déçu une seule seconde, Coppola se lâche littéralement dans ce qui se trouve finalement être son dernière bon film qualitativement parlant ! Effets spéciaux durs, en images de synthèse, prothèse, maquette et j'en passe, c'est un vrai festival ou l'épique fait corps avec le grand guignol maîtrisé et jamais ridicul ! Un travail de maître pour une vraie adaptation du plus célèbre des livres sur le vampire dont la force est son histoire d'amour torturée !

Balls of Fury

Randy Daytona, un gosse qui se trouve être le grand espoir du ping pong américain dans les années 80 détruit toute sa réputation en une rencontre qui fera de lui la risée du pays et du monde. Plusieurs années après, alors trentenaire bien tassé, gras du bide, Daytona n'est plus que l'ombre de lui même, cachetonnant dans des petits théatre minable où il gâche son talent.
C'est alors qu'un agent du FBI lui propose de participer à un tournoi international organisé par Feng, l'homme derrière la mort de son père plusieurs années auparavant.

Daytona sera alors sous la coupe d'un entraîneur chinois, Wong et sa nièce Maggie. Film comique qui empreinte aux Bruce Lee dans le titre du film mais aussi dans l'intrigue, "Balls of Fury" est un bon passe temps où personne ne se prend au sérieux, surtout pas un Christopher Walken décidément à l'aise dans le registre comique. Il y a des scènes franchement marrantes, d'autres beaucoup moins inspirés qui font de ce film un machin inégal mais devant lequel on peut bien se marrer dans les meilleurs moments !

Sudojo Lucia: kegasu (Sins of Sister Lucia)
½

Après "Female Caged Prisoner", voici pour moi une autre production Nikkatsu qui s'en prend cette fois au genre Nunsploitation mais avec moins de bonheur je dois l'avouer !

Rumiko est envoyé au couvent par son riche papa quand celui-ci a découvert qu'il loin très loin d'être l'unique homme de sa vie !! Voyant son sort comme une punition, et c'est le cas, Rumiko se montrera très réfractaire à la vie de nonne dans un couvent et prendra un malin plaisir à désobéir ! Mais cela ne suffit plus car Rumiko se faisait réprimander aussi sec, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit finalement que les femmes du couvent était comme les autres, avec des besoins ! Deux nonnes entre elles ou encore la mère supérieur et deux soeurs satisfaisant le Père visiblement habitué mais jamais rassasié de ce genre de "rencontres" !

Encore mieux, deux prisonniers évadés vont lui offrir la chance de se venger et d'avilir le couvent entier en attirant les soeurs vers ces deux loups affamés, le tout finira dans un climax de folie mais qui finalement ne fera qu'empirer les choses pour Rumiko et conforter le couvent dans son hypocrisie, critiquant au passage l'endoctrinement aveugle qui cache en fait une vérité sale et peu ragoutante. Plus chiche qu'à l'accoutumée en matière de chair fraîche mais tirant quelques pics, "Sins of Sister Lucia" vaut malgré tout le coup d'oeil !

Nu ji zhong ying (Bamboo House of Dolls)

"Bamboo House of Dolls" ou alors l'alliance entre le WIP et la Shaw Brothers dans un film qui fait l'équilibriste entre les deux mondes sans jamais trahir aucun ! Casting international, Lieh Lo, des scènes de tortures, lesbiennes, trahison et chasse à l'homme (à femme plutôt).

Autre fait amusant, voir des actrices blanches doublé en mandarin, ça n'a pas de prix, mais bien que ce film soit particulièrement long, on n'est jamais en rade et on ne s'ennui pas devant un produit bien torché, avec de bonnes scènes propre aux genres dont une évasion spectaculaire en voiture où un personnage suspecté de trahison fait preuve d'un immense courage !

Si on m'avait dit que je verrais un WIP sauce Shaw Brothers, je n'y aurais pas cru une seconde, mais c'est ça l'avantage d'être curieux en matière de cinéma, on toujours sous le coup d'une bonne surprise, et ce film en est une !

Zivot i smrt porno bande (The Life and Death of a Porno Gang)
½

"Life and Death of a porno gang" est grossièrement l'autre film serbe à polémique avec le désormais célèbre "A Serbian Film" ! Mais alors que ce dernier était avant tout un grand huit sensationnel paré (d'après son réalisateur) d'une critique sociale, "Life and Death...." est bien plus profond et même plus humain que sa réputation ne le laisse bien croire, même s'il garde sa part de dégueulasserie mais cette fois, c'est pas gratuit !

Marko, un réalisateur qui marche pas, décide, après avoir rencontré sa petite amie, de créer le premier théatre porno de la Serbie. Après s'être fait jeté pour indécence dans un théatre grand public, Marko décide d'en faire un spectacle itinérant, et c'est avec sa bande de marginaux qu'il arpente la campagne serbe et donne des représentations à qui veut bien regarder et surprise, y'a effectivement un public de plus en plus demandeur.

C'est une tournée pleine de promesse qui attend la troupe, faite de rencontres "heureuses" comme la nouvelle recrue qu'ils ont engagé, des rencontres malheureuse comme ces pequenauds qui ont violé les membres de la troupe comme dans "Deliverance" et une rencontre crucial : celle d'un homme qui va demander à Marko de tourner des Snuff en l'échange d'une belle somme d'argent pour "un certain public" !

Ce qui touche et marque vraiment ce film ce ne sont pas ces scènes choc, comme les viols, les scènes homos consentantes et même encore la nouvelle recrue qui suce (réellement) un cheval lors d'une représentation ! Ce qui touche sont les personnages et le réalisateur Djordjevic s'en soucie, bien plus que le réal de "A Serbian Film". Ils sont humains, bon, méchant, marginaux, laissé pour compte, dominateur, dominé, victime, bourreau ! On a un pincement au coeur chaque fois qu'il leur arrive quelque chose, comme la mort qui touche la plupart d'entre eux au fil du voyage, la religion quand l'un des membres quitte la troupe après avoir "trouvé dieu" et ce jusqu'à la fin, triste à pleurer mais qui ne pouvait pas se finir autrement !

Mais dans cette tristesse on ressent aussi une vive émotion, avoir assisté à toute cette bande de dégénéré déglingué qui faisaient des trucs de dingues mais qui s'aiment, s'appréciaient, se soutenaient et qui ont sans doute ensemble, connu le meilleur moment de toute leurs vies !

Tutti i Colori del Buio (All the Colors of the Dark) (They're Coming to Get You)

Normalement j'aurais mis une note légèrement inférieure mais ce film a un côté rigolo qui me plaît bien ! Un giallo avec de la sorcellerie et autre culte mystique et cette musique lors des rituels, un régal ! Franchement, les rappeurs devraient piocher du côté de ces films là parce qu'il y a vraiment de quoi faire, enfin bref !
Fenech (décidément, on va croire que je la poursuit celle là) est cette fois ci la pauvre victime d'une espèce de secte qu'elle a intégré à cause de sa voisine qui était devenue son amie ! Martino matine son giallo de satanisme et autre truc zarbi et ça change un peu de la routine habituel, vu qu'il en a réalisé un paquet je comprends pourquoi il s'essaye à autre chose, même si ce choix est aussi commandé par l'aire du temps (succès d'autres films, fais divers). Plus que regardable, virant parfois à la farce il faut l'admettre mais bon, le genre veut ça !

Il Tuo Vizio è una Stanza Chiusa e Solo Io ne ho la Chiave (Your Vice Is a Locked Room and Only I Have the Key)
½

Au départ je ne faisais pas attention à ce giallo parce que je pensais que "Your vice....." était le titre alternatif de "Strange Vice of Mrs Wardh" étant donné que le personnage joué par Fenech recevait un message où il était écrit "Your vice etc etc". Mais je me trompais évidemment, mais les deux films sont bel et bien réalisés par le prolifique Martino !

La base de ce film est une histoire de Poe "Le chat noir" où un mec obsédé par sa môman pète les plombs et devient un vrai poison pour son entourage, poison étant à peine exagéré puisque les morts se succèdent dans ce château aux mille secrets ! Autre point commun avec "Mrs Wardh" est évidemment Fenech qui cette fois n'a rien de la victime fragile à qui rien ne sourit, c'est ici une manipulatrice, tentatrice et toujours aussi diablement sexy ! "Chat Noir" oblige, y'a bien un chat noir au coeur de l'intrigue et surtout dans le dénouement final qui ne manque pas de chien, si j'ose m'exprimer ainsi !

Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer? (The Case of the Bloody Iris)

"The Case of the Blody Iris" est non seulement connu pour être un autre giallo avec la belle Fenech, mais c'est aussi le film dont la scène de l'ascenseur a précédé celle du très bon "Dressed to Kill" ! Ici, dans un immeuble, un tueur en série sévit et le coupable semble évident, mais gare aux faux semblants !

Je ne connais pas trop le réalisateur de celui-là, mais en tout cas il s'est très bien débrouillé avec ce giallo qui n'en finit plus de partager des gênes avec le slasher américain. Fidèle à la recette du whodunit, ce film là est quand même un petit peu plus malin que les autres et on se laisse facilement prendre au piège quand à l'identité du tueur. Pour le reste c'est la même chose, Fenech toujours elle, qui survit malgré qu'on en veuille à sa peau, mais c'est bien fait, et on prend toujours le même plaisir, alors pourquoi gâcher son plaisir !

La Tarantola dal Ventre Nero (Black Belly of the Tarantula)

C'est assez drôle quand même, chaque fois que je vois un giallo qui me plaît j'en parle à chaque fois comme si c'était le meilleur que j'avais jamais vu ! Bon je vais arrêter de parler comme un débutant qui découvre parce que ça fait maintenant un moment que j'en vois. Ca ne fait pas de moi un expert intouchable mais ça permet d'avoir un regard un peu plus critique même si ça ne m'empêche pas de prendre un pied d'enfer !

Et ce pied d'enfer je l'ai pris avec "Black Belly of The Tarantula", et ses meurtres si particuliers proche de la façon de tuer d'une araignée et autre détail troublant les victimes sont liées de par un salon de beauté et les suspects sont nombreux ! Bon, comme j'aime me creuser la tête pour pas un rond, j'ai quand même deviné à l'avance l'identité de l'assassin (pas depuis le début, j'avoue lol).

Mais c'est un giallo dans la plus pur tradition du genre avec un suspect qui fait tout pour ce disculper (Giancarlo Giannini super) un érotisme prononcé et assez esthétique, à l'image d'un film qui n'est pas filmé n'importe comment, l'ensemble a de la classe ! Et je ne parle pas du casting féminin qui réuni la crême du genre (il ne manquait plus que Fenech) avec Claudine Auger, Barbara Bach et bien sûr Barbara Bouchet. Du tout bon !

Beyond the Darkness (Buio Omega)

Pas le choc annoncé, "Buio Omega" roule des mécaniques avec ses "vrais corps humains" et "version non censurés" et "pas pour les petits estomac" mais faut quand même pas charrier ! Cependant, c'est quand même assez tordu pour captiver du début jusqu'à la fin, pour peu qu'on soit pas regardant sur le jeu monolithique du personnage principal.

Ce grand malade de Francesco ne se laisse pas abattre par la mort de sa bien aimée, il prend la décision de la garder près de lui au sens propre du terme et il est près à tout même au meurtre pour garder son petit secret ! Ces meurtres peuvent être assez graphique mais ce qui est notable c'est les circonstances comme le moment où il tue la femme avec qui il niquait juste parce qu'elle a remarqué que le cadavre de la belle était sur le même lit !

On notera la musique des Goblins qui, sans être remarquable, donne comme d'habitude une saveur unique à ce film aux accents de slashers, le fait que le réalisateur de ce film soit Joe D'Amato ne manque pas d'ironie, lui qui a passé les dernières années de sa vie à faire bander un public d'obsédés bien vivant avec des pornos, il racontait avec "Buio Omega" comment un jeune homme était assez fou de désir pour tuer et bander pour un cadavre !

Fritt Vilt 3 (Cold Prey 3)
½

Dernier épisode de la petite saga qui s'est fait un nom parmis les fans de slasher, voici l'attendu "Cold Prey 3" et son célèbre tueur aux allures de Yeti norvégien. Très classique dans la forme et le fond, les deux premiers épisodes n'en restait pas moins de très solides slasher, soigné, bien filmé, bien joué en bref, réussi. Après le premier qui se permettait un petit clin d'oeil à "The Shinning", le deuxième qui s'avérait être le véritable remake de "Halloween 2" voilà que le troisième nous la joue.......prequel !

Eh ouais, même en Norvège, on ne résiste pas à l'envie d'expliquer le pourquoi du comment du pourquoi du comment du passé du tueur, qu'est-ce qui l'a poussé à faire ce qu'il fait blablabla !!! Après le p'tit Anakin pour "Star Wars", le p'tit Michael Myers pour "Halloween" de Rob Zombie, le p'tit.....stop sinon j'vais pas finir !! Enfin, voilà que le "Yéti" a droit lui aussi à son chapitre explicatif pas forcément nécessaire, en effet, dans les deux premiers on avait des bribes du passé du tueur, on savait l'essentiel (laissé pour mort par ses aubergistes de parents, d'abord mort à la naissance puis miraculeusement ranimé). Ca le rendait intéressant puisqu'on n'en savait pas trop non plus !

Et c'est là qu'est le problème, que le film soit une prequel est une chose, mais quand la partie montrant l'enfance du tueur est expédié en 10 minutes à peine alors finalement on se dit "A QUOI BON !!!". C'est très anecdotique et en moins de temps qu'il faut pour le dire, on revient à la partie slasher convenue, des jeunes qui veulent faire une randonnée en forêt tombent sur le tueur qui les tuent un par un. Le film en devient presque inutile et on a même l'impression d'un petit foutage de gueule, le fait que le décor ne soit plus enneigé pour laisser place à la forêt dense n'aide pas non plus......parce que ça aussi on l'a déjà vu un tas de fois !!!!

Reste quand même la réussite plastique du film, la photo est toujours superbe et la forêt est magnifique, les meurtres sont assez bien élaboré et le tueur, ici plus jeune évidemment, a toujours de l'allure, la masse géante et patibulaire des premiers opus est ici une masse qui fond sur ses proies tel un taureau dont la lourdeur des pas n'a d'égale que sa rapidité ! Si ça ne s'appelait pas "Cold Prey 3", j'aurais sûrement mis une meilleure note, mais en tant que suite d'une saga aussi prometteuse, ça ne tient pas la comparaison malheureusement, y'avait sûrement mieux à faire.......comme ne rien faire et laisser la saga en deux épisodes !!!!

Lo strano vizio della Signora Wardh (The Strange Vice of Mrs. Wardh)

A l'époque où le giallo se portait bien on avait droit à des perles, des ersatz et de vrais navets !! "The Strange Vice of Mrs Wardh" se classe facilement dans la catégorie des perles, de par son style, son héroïne beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît et une intrigue abracadabrantesque je suis d'accord mais c'est quand même bien fait !!

Julie Wardh est rangée, mariée à un homme d'affaire tout ce qu'il y a de plus carré, Neil, ce qui la change de sa précédente relation : Jean, un homme qui faisait ressortir ce qu'il y avait de plus déviant en elle, sa fascination pour le sang durant l'acte amoureux, une relation SM loin derrière elle, mais ça ne veut pas dire qu'elle a tout oubliée. En voyage en Autriche avec son mari, Julie Wardh va revivre son troublant passé parce que Jean ne la lâche pas et en plus un tueur en série sévit dans le pays !

Comme je le disais, l'héroïne n'est pas parfaite mais plus l'intrigue avance et plus on se rend compte que son entourage est encore moins parfait qu'elle, un mélange de faux semblants, de tromperie et de machination sont dénoué dans un acte final renversant ! Evidemment, on ne peut parler de ce film sans parler de son actrice principale, Edwig Fenech qui bouffe l'écran comme à chaque fois, que le film soit bon ou pas !! Heureusement ici, c'est un plutôt bon film ! Un scénario à tiroir, des femmes superbes, et pour le public féminin, le quota de beau gosse ténébreux tient ses promesses ! Un bon giallo à la hauteur de sa réputation !

True Grit
True Grit(2010)
½

A considérer davantage comme une seconde adaptation plutôt qu'un remake, "True Grit" des frères Coen arrive 40 ans après celui dont la vedette était un John Wayne en fin de carrière....bien qu'il ai eu un oscar pour ce rôle là ! Ce rôle aujourd'hui joué par Jeff Bridges, qui lui, connaît un véritable renouveau depuis quelques temps, le rôle du marshall Rooster Cogburn. Mais ce n'est pas la véritable vedette du film, "True Grit" est vu à travers les yeux de la jeune Mattie Ross qui veut engager Cogburn afin de retrouver le meurtrier de son père, Tom Chaney !

Mattie Ross va devoir user de persuasion et de détermination afin de pouvoir être du voyage parce que voilà, elle n'a que 14 ans et n'a évidemment aucune expérience. Surtout qu'elle ne doit pas persuader une mais deux personnes, car le Texas Ranger LaBoeuf cherche également Chaney puisque ce dernier a également commis un crime grave dans l'état si cher à la famille Bush. C'est avec courage, conviction et même de la naïveté que Mattie va trouver sa place parmis ces durs à cuir dans une chasse qui promet d'être âpre, rempli de danger mais aussi de rencontre inattendue.

"True Grit" version Coen a déçu certains mais quand je vois pourquoi ils l'ont été je m'interroge, c'est du genre, "ils parlent trop", "les méchants sont pas des vrais méchants" etc etc...il ne faut pas oublier que c'est à partir du point de vue de Mattie que le film se passe et que c'est surtout ses impressions qui prévalent, mais ça n'oublie jamais que le film est un western. Au contraire, et c'est même tant mieux qu'il n'y ai pas un déluge de violence toutes les deux secondes, ça rend les rares moments violent plus impressionnant et (très important) moins prévisibles.

C'est filmé avec une rare beauté et une maîtrise presque affolante, on passe de la sécheresse avec des décors arides et sans végétation au conte de fée avec cette neige qui tombe sur ce mec caché par une peau d'ours intégral et au magique avec cette longue expédition nocturne à la fin du film. L'interprétation est d'une classe incroyable avec tous les acteurs qui se jettent à corps perdus dans leurs rôles, même avec peu de présence, Brolin confirme qu'il est un putain d'acteur et même après ce naveton de "Jonah Hex" on a envie de voir ce qu'il donnerait dans un autre western de qualité !!!

Bridges et Damon sont formidables également en dépit d'un Version Française qui leur donne la même voix et le même ton que dans (respectivement) Iron Man et Bourne (faut voir le film en version originale en fait !!!). Et bien sûr, je ne parle même pas de l'éléctrisante présence de la jeune Hailee Stainfeld qui, contrairement à la Mattie de 69, a vraiment l'âge de son rôle : 14 ans.

"True Grit" version 2010 est un grand film qui ne tardera pas à faire parti des classiques dans les années qui viennent, quoi qu'en disent certains !!!

The Hamiltons

Il paraît que l'un des derniers films des Butchers Brothers, "The violent kind" est une réussite, quand au tout dernier, "The Thompsons", il s'agit d'une suite du film dont je vais parler : "The Hamiltons". Alors pour me mettre dans le bain des frères bouchers, j'ai décidé de commencer logiquement par ce film dont j'ai pas mal entendu parler depuis sa sortie en 2006 !

La famille Hamilton était une famille tout ce qu'il y a de plus normale et heureuse en apparence, mais la mort successive de la mère puis du père viennent bousculer cette harmonie. L'aîné, David, devient le chef de famille et ses rapports avec les autres membres de la fratrie(Darlene, Wendell et Francis) ont changé. Celui qui en souffre le plus est le benjamin Francis, jeune garçon en souffrance et les nombreux déménagement de la famille n'arrange pas les choses. Vu comme ça, ça a tout l'air d'être un remake de la série "Party of five", mais la famille Hamilton n'a que l'apparence d'une famille normale.

Avec un Wendell qui entretient des rapports incestueux avec Darlene, qui enlève des femmes pour les enfermer dans une cave, avec un David dont les pulsions homos et meurtrières constituent un mélange explosif qui le conduit à tuer et enterrer chaque amant qu'il se tape, sans parler d'un mystérieux frère Lenny, enfermé qui se nourrit des femmes que Wendell enlève, on ne peut pas dire que ce soit une famille vraiment saine d'esprit ! Pas étonnant que Francis, seul membre sans pulsions déviantes ou meurtrières n'y trouve pas sa place !

Bon, étant donné que j'ai vu une photo en exclusivité de la suite "The Thompsons", je me suis un peu grillé la révélation finale qui explique le pourquoi du comment du comportement bizarre des Hamiltions (meurtre et inceste mis à part). C'est d'ailleurs le gros problème du film, la révélation finale, conscient de ne pas avoir mieux en magasin, les Butchers Brothers passent davantage leurs temps à ménager le fameux grand moment et du coup, une fois qu'on le sait, la deuxième vision n'a plus rien à proposer. Rien vraiment, l'interprétation n'est pas vraiment à la hauteur, malgré la description que j'ai faite de la famille qui a l'air bien dégueulasse, c'est exécuté de manière plutôt gentillet dans le film, rien de choquant ni de marquant.

Le manque de budget est aussi un problème parce qu'en plus du manque de moyen, il y a aussi un manque d'imagination et la volonté d'apporter un éclairage nouveau sur "vous savez quoi" disparaît car trop anecdotique ! Il sera intéressant de voir ce que "The Thompsons" va donner étant donné que l'effet de surprise aura disparu, et compter autre chose que sur un twist final de la mort qui tue pour scotcher le spectateur à son siège !

Black Death
Black Death(2011)

Après "Creep", "Severance" et "Triangle" voici le dernier né du réalisateur anglais et très doué Christopher Smith : "Black Death" ! Il s'agit du premier film de son réalisateur qui se passe à une autre époque, le 14ème siècle. D'après les autres critiques que j'ai lu sur ce site, plusieurs semblent déçu et décrivent ce film comme le plus faible de Smith. Je ne suis pas du tout d'accord avec ça puisqu'il s'agit peut-être d'un de ses films les plus aboutis !

Comme le film l'indique nous sommes en 1438 l'année de notre seigneur et le fléau de la peste fait des ravages irréversibles, le désespoir règne donc sur la population touchée qui se fait de plus en plus nombreuses, faisant douter de l'existence de dieu pour tous ces gens qui estiment ne pas mériter un tel sort. D'autres pensent que c'est l'oeuvre du diable et qu'il s'agit là d'un châtiment, bref, la foi divine est sur la sellette et la rumeur qui se répand ne vas pas arranger les choses.....

Un village a la réputation d'être le seul à être étrangement épargné par la peste et que l'oeuvre occulte d'un neuromancien en serait à l'origine. Epoque oblige, tout ce qui ne peut pas s'expliquer se voit traité automatiquement de sorcellerie, de magie noire et j'en passe....cela dit, ce n'est pas forcément très différent aujourd'hui !!! Des mercenaires aussi laids que méchants recruté par l'église mené par Ulric (excellent Sean Bean) partent donc trouver ce village et écraser le neuromancien au nom de dieu. Un jeune moine, Osmund, accepte de mener les guerriers mais c'est uniquement parce que le village en question se trouve près de l'endroit où sa bien aimée l'attend pour qu'ils vivent tous les deux. Cette mission est donc celle de tous les risques et de tous les dangers qui changera à jamais chacun de ceux qui y participe, et qui mettra leur foi à l'épreuve comme jamais !

Une foi en la religion chrétienne qui se heurtera à la foi en une femme aussi énigmatique qu'infiniment belle (Carice Van Houten envoutante) dans le fameux village épargné par la peste. D'abord amicaux, les villageois ne se font pas d'illusion sur la véritable raison de la venue d'Ulric et de sa bande et là, les choses sérieuses commence !

Déjà, il ne s'agit pas d'un film contre la religion, c'est utile de le préciser car il est facile de tomber dans ce débat stérile à propos d'un sujet-nid de conflits (les guerres récentes ou anciennes, le tapage sur les propos de Michael Chang après sa victoire à Paris). Smith s'est toujours davantage interressé aux personnes "normales" qu'aux monstres et tueurs dans ses films précédents, mais on arrivait toujours à les distinguer de par leur apparences physiques (surtout "Severance" et "Creep"). Mais dans "Black Death", le mal comme le bien vient de l'être humain uniquement, motivé par une foi qui peut sortir ce qu'il y a de meilleur en lui mais aussi aveugler son jugement en mettant leur raisonnement et leur coeur au second plan.

Smith se joue du fantastique de manière adroite, faisant de son film un festival de fumée et de miroir où les personnages devront distinguer le vrai du faux, est-ce que ce neuromancien en est un ? Lorsqu'Osmund assiste à la résurrection de sa fiancée morte, est-ce réel ? Smith ne regarde personne de haut, car les villageois se révèlent être aussi passionnés que les guerriers chrétiens bien qu'ils ne partagent pas les mêmes convictions, leur foi envers leur guérisseuse est aussi forte que la foi des guerriers et du moine en dieu.

C'est donc par la foi que chacun des camps à l'intention de vaincre, avec les erreurs et les choix douloureux que ça implique, et à quel point ils affectent la vie des personnages de manière définitive (la mort ou une foi désormais inébranlable). C'est aussi un film humain car les gens ont autant de force que de faiblesses, le jeune moine a une copine alors qu'il a fait voeux de célibat, Ulric et ses potes se posent en croyant convaincu mais ce sont des tueurs sanguinaires (l'un d'entre eux est même bourreaux). La guérisseuse en question est en réalité une personne comme les autres qui utilise juste son savoir en matière de medecine pour accomplir des faux miracles, comme la scène de la résurrection qui a profondément secoué Osmund !

La fin du film nous ramène donc à une réalité tout ce qu'il y a de plus banale mais aussi cruelle. Le film de Smith, à travers une histoire de peste et de sorcellerie au 14ème siècle, questionne l'homme et sa capacité de jugement lorsqu'il est écrasé par l'influence de masse et les personnes de pouvoir qui profitent des autres, voici le vrai fléau qui touche la population, voici la véritable Mort Noire.

8th Wonderland
½

Ce qui était d'abord un court métrage devient un film à part entière long d'1h34 ! "8th Wonderland" le film est le nom à peine pompeux d'un pays virtuel où toutes personnes de la planète peuvent en être les citoyens. Qui dit pays idéal dit élite, et c'est toujours le même petit groupe de personnes qui discutent, dirigent, font des motions et fonctionnent comme une démocratie.

Cette petite utopie est cependant frustrée de voir leurs actes réduit à des petits coups médiatiques. Il va alors falloir viser plus grand, mais cela risque des les mener plus loin qu'ils ne l'auraient imaginé. Entre la soudaine popularité du pays virtuel, décisions prises qui sont de plus en plus réac', les services secret du monde entier à leurs trousse, la fluctuation de certains membres, le pays virtuel doit aussi faire face à un mec qui se pose en créateur de ce pays suscitant la méfiance et l'énervement des membres éminent, mais d'un autre côté, personne parmis eux ne connaît le webmaster, alors imposteur ou pas ?

Avant de parler du message du film, il est quand même assez marrant de noter les caméos aussi amusant qu'improbable. Des caméos qui parleront en priorité aux habitués de la télévision française puisqu'on y voit en présentateur Amanda Lear, Nikos Aliagas et même Julien Lepers dans sa propre émission "Question pour un champion" dont la réponse à sa question est....8th Wonderland bien sûr". Le public international quant à lui pourra sourire devant des clins d'oeil tel que le nom du possible imposteur "John McClane", un nom qui va peut-être au-delà du simple clin d'oeil puisque le célèbre flic joué par Willis constitue dans les "Die Hard" le grain de sable qui enraille la machine terroriste, ce que le personnage de "8th Wonderland" est potentiellement (les membres du pays virtuel sont à leurs tours considérés comme des terroristes). Et pour finir, un autre clin d'oeil à "Aliens" quand on voit le nom de "caporal Hicks" lors d'une vue subjective d'un flic d'élite en mission.

"8th Wonderland" est un film militant, qui pose la question de l'utilité de la démocratie et ce qu'en ferait les gens qui se posent en homme de bien, et met finalement tout le monde dans le même panier ! On tire a boulet rouge sur les politiciens en les taxant de corrompus, ce qu'ils sont probablement, mais serions nous tous forcément plus malins et incorruptible à leurs places ! L'enfer est pavé de bonnes intentions et ça s'applique bien à ce pays virtuel qui part dans l'intention de faire un monde meilleur mais qui ressemble petit à petit aux gouvernements qu'ils abhorrent, un message en filigrane avec des cafards pendant le film vient appuyer le propos ! Emballé avec les moyens du bord, c'est un film adroitement bricolé qui trahit le manque de budget mais pas du tout le manque d'idée ! Plastiquement ce n'est pas à la hauteur des ambitions, mais le coeur et le boulot compense largement, chapeau aussi au casting international. Tout le monde a mis la main à la patte dans ce projet sympathique et assez généreux !! Pas le film du siècle mais moins prétentieux qu'il n'y paraît et pleins de bonnes intentions.....tiens tiens lol

Harakiri
Harakiri(1962)
½

"Harakiri" tient son nom du fameux suicide rituel d'abord réservé aux samouraï, connu aussi sous le nom de seppuku ! Cela consiste à s'auto-mutiler au niveau du ventre et de la poitrine mais comme cela ne tue pas forcément (ou alors après une très longue agonie), un tiers s'assure de la mort par une décapitation. Est-ce qu'on aura droit à une vision complaisante de cette acte dans le film de Kobayashi ? Est-ce un film qui sert de cour magistral sur les pratiques samouraï ? Du sous-Kurosawa ? Bah non !!! C'est bien au-dessus de tout ça !

Le personnage principal du film est Hanshiro Tsugumo, un ronin qui cherche en haut lieu la possibilité de faire seppuku. Il trouve finalement un endroit et le seigneur des lieux, sceptique, l'interroge quant à la sincérité de sa requête, même s'il s'avère que Tsugumo pense ce qu'il dit, il lui est quand même raconté l'histoire d'un ronin, Motome Chijiwa, venu avant lui, ayant perdu le même maître, fait la même requête, mais pour qui les choses ne se sont pas vraiment passé comme prévu. Tsugumo affirme ne pas le connaître, mais dit-il vraiment la vérité ?

"Harakiri" a peut-être un titre simple, mais son intrigue l'est beaucoup moins, ce qui semble être une formalité aussi bien pour le personnage de Tsugumo que pour ses hôtes va donner lieu à des histoires bouleversantes sur la famille, la solidarité et l'honneur. Avec un rythme un peu lent mais soutenu, magnifiquement filmé comme si chaque plans étaient des toiles de maîtres dans des décors sans artifices ni fioritures, "harakiri" est beau, contemplatif et colle aux personnages dont leur interprétation ajoute à l'éclat de ce film !

C'est aussi une oeuvre qui tire à boulet rouge sur l'utilisation abusive d'un code d'honneur dont les gens se servent pour laver leurs linges sales en secret. Et c'est pourquoi ce film n'a absolument rien de ringard même presque 50 ans après sa sortie car, cela s'applique aussi bien aux samouraï qu'à d'autres ordres, d'autres personnes pays ou cultures !!! Peu d'action, mais beaucoup de réflextion et de dialogue millimétré qui se suive avec le même regard ahuri que n'importe quel morceau de bravoure, mais on n'est pas fâché devant un acte final renversant et lourd de sens, chargé de symbole (les fusils qui mettent Tsugumo à terre, ce qu'aucune épée n'a pu faire). "Harakiri" laisse une empreinte durable chez le spectateur, un grand film, tout simplement !!!

127 Hours
127 Hours(2010)
½

"127 Hours" fait partie des meilleurs films de l'année 2010 et je comprends maintenant pourquoi ! C'est le dernier film en date de Danny Boyle, qui s'est couvert de gloire il y a trois ans avec "Slumdog Millionaire", et comme d'habitude chez le réalisateur anglais, il est là où on ne l'attend pas ! Finis les bidonvilles de Mumbaï et bonjour l'Utah et ses canyons !

Nous suivons donc le parcours d'Aron Ralston, jeune homme très débrouillard qui n'a peur de rien et surtout pas des canyons qu'il arpente avec autant d'aisance que de désinvolture. Et c'est lors d'une excursion où, après avoir croisé le chemin de deux randonneuses, qu'Aron se coince le bras droit avec une pierre au fond d'une crevasse ! Et c'est parti pour ce qui sera sans doute, le plus grand défi qu'Aron aura à relever dans toute sa vie.

Entre deux tentatives aussi courageuses que désespérée, Aron fait également le point sur sa vie, se remet en question, pense à sa famille, ses amis, ses collègues. Mais surtout, il pense à la façon qu'il avait de prendre les choses pour acquises avec les gens qui lui sont proches, mais jamais il n'aurait pensé à un retour de bâton aussi brutale ! C'est tout le génire du film, qui raconte une véritable aventure humaine, une lutte avec la nature mais aussi avec soi-même.

C'est toujours dans l'épreuve qu'on se révèle vraiment, et c'est toute la détermination et le courage d'Aron qui lui permettront de s'en sortir en accomplissant le plus grand des sacrifices, se couper le bras, l'un des symboles de l'apparente supériorité qu'Aron a sur le canyon et la nature elle-même, lui qui les connaît si bien et qu'il croyait dompter. Le film n'ennui jamais grâce aux idées de mise en scène très inspirée de Boyle, mêlant adroitement flashbacks et images hallucinatoire déterminant l'état de santé mentale d'Aron. La musique y est également pour beaucoup grâce à l'oscarisé A.R Rahman (oscar obtenu pour "Slumdog Millionaire" justement), mêlant composition originale et chansons connues (rigolo d'entendre "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand lol).

Evidemment, un grand grand grand coup de chapeau à James Franco qui s'impose littéralement comme un acteur à prendre au sérieux, lui qui arrive à traduire en un regard l'assurance de soi, la peur, la douleur (la scène où il se coupe le bras est presque insoutenable). "127 hours" est un film qui prend aux tripes, viscéral, humain et qui nous remet à notre place, nous qui pensons avoir de l'emprise sur les choses et ne jamais avoir à payer l'addition. Aron Ralston l'a payée lui, et en est sorti grandi, une leçon de vie bienvenue qui nous interroge et nous inspire !!!

Detective Dee and the Mystery of the Phantom Flame

Quand il s'agit de Tsui Hark, je ne suis pas toujours client, mais c'est un réalisateur trop intéressant pour que je le snobe, surtout quand il nous pond un film mêlant fantaisie, policier et action. Voici donc "Detective Dee and the mystery of the phantom flame", vous voyez ? Même le titre fait envie !

nous sommes donc au septième siècle et madame Wu est en passe de devenir l'impératrice. C'est donc en pleine préparation pour son couronnement que l'improbable se produit, deux personnages officiels meurent l'un après l'autre d'une combustion spontanée. Evidemment, il ne faut pas beaucoup de temps aux témoins de la scène pour dire qu'il s'agit d'un châtiment divin ! Le fameux Detective Dee, ancien rebel luttant contre Wu se trouve ironiquement appelé par cette dernière afin de résoudre l'affaire !

Comme dans "Le nom de la rose" ou "Sleepy Hollow", ce qui semble être des morts surnaturelles cachent en réalité une intervention tout ce qu'il y a de plus humaine, mais qui ? Et Pourquoi ?! C'est ce que le Detective Dee va s'employer à savoir, devant démêler le vrai du faux, le réel de l'imaginaire, un vrai sac de noeud que les différents personnages haut en couleur ne vont pas forcément aider à démêler ! Comme d'habitude dans une production "d'époque" de Tsui Hark, ça met le paquet question décor, moyen humain et fantaisie. On peut reprocher aux effets spéciaux d'être un peu trop voyant par moment (comme les cerfs !!).

Hark est toujours adepte des combats qui virevoltent dans tous les sens, c'est une des choses que j'aime le moins chez lui, mais ici, ça collait bien et ça ne filait pas trop mal au crâne !! Après "Shaolin" que j'ai vu récemment, je retrouve Andy Lau, une fois de plus parfait dans le rôle titre, et une autre tête bien connue, Tony Leung Ka Fai. "Detective Dee and the mystery of the phantom flame" est un film passionnant de par son enquête, l'action et le côté fantaisiste qui ajoute au mystère et donc à l'excitation du spectateur qui applaudit des deux mains devant un enchantement pareil !!

Tron Legacy
Tron Legacy(2010)

J'avais déjà vu le premier à la télé et ça m'a pas mal scotché, c'est pourquoi le jour où j'ai vu le court métrage promotionnel présenté au Comic Con 2008 je me suis dit simplement "quand est-ce que ça sort !!!!!". C'était un "test footage" plein de promesse et j'ai enfin pu voir si elles ont été tenues ! Après la vision du film je dirais : sur certains points oui mais sur bien d'autres, sûrement pas !

Situer bien après l'opus de Lisberger qui date de 82, "Tron Legacy" (anciennement TR2N), nous présente Sam Flynn, fils de Kevin Flynn toujours interprété par Jeff Bridges qui se retrouve, comme son père auparavant, à l'intérieur du jeu "Tron". L'occasion pour lui de retrouver son père d'avoir des réponses à ses nombreuses questions, dont la plus importante : pourquoi son père n'est jamais revenu. Nouveau venu, il devra se battre pour survivre aux jeux impitoyables que se livrent les programmes entre eux, dont la célèbre épreuve avec la moto.

Sam va donc tenter de retourner dans le monde réel, à l'aide de son père qu'il a enfin retrouvé et de la belle Quorra. Mais il va devoir faire face aux méchants personnifié par le mystérieux Rinzler et bien sûr Clu, le double virtuel (et jeune) de Kevin Flynn qui s'est retourné contre son créateur. Alors oui, c'est foutrement beau, même si le monde ne baigne pas dans une variété de couleur infinie (que du noir, blanc, bleu, rouge et orange tout le temps), les épreuves de motos et de combat de disque en donnent plein la vue c'est clair et net.

La musique de Daft Punk en jète aussi, à la fois futuriste et retro dont le seul défaut est de ressembler, par moment, à ce que fait Hans Zimmer pour les films de Christopher Nolan. Un manque partiel de personnalité qui ne fait pas trop de tort aux morceaux les plus réussies qui m'ont trotté dans la tête pendant un long moment. Les costumes ont de la gueule et particulièrement ceux qui habillent les femmes du film, véritables panthère, c'est un régal pour les yeux masculin lol

Mais.....il y a un mais, tout ça s'agit un p'tit peu dans le vide, à commencer par l'interprétation, j'aime bien Garrett Endlund, mais dans le rôle de Kevin Flynn, il souffre parfois d'un manque de charisme que sa démarche de fausse racaille n'arrange pas forcément. On est sacrément content de retrouver des têtes connues du premier film comme Jeff Bridges ou Bruce Boxleitner.....mais on fait une sacrée grimace lorsqu'on voit leurs double virtuel rajeuni !!! C'est assez catastrophique et pourtant on penser que ça avait bien avancé depuis "Benjamin Button" mais là c'est juste mauvais, leurs têtes rajeunies plus proche du jeu vidéos bas de gamme que du photo-réaliste plombent les scènes où ces doubles virtuels apparaissent, et manque de bol, ils apparaissent souvent (Clu étant un personnage important du film).

De plus, là où "Tron" premier du nom avait tout d'un film trop en avance sur son temps, ce "Tron Legacy" lui est déjà dépassé, on retrouve beaucoup d'éléments pompé aux uvres phares de ces dernières années, Star Wars en tête avec Kevin Flynn vieux qui se la joue Obi Wan Kenobi entre autre. Le film peine à construire sa propre mythologie avec des éléments pas très bien amenés constituant des vides scénaristiques, (les ISO). Les scènes d'actions manquent de pêche, en particulier les combats qui sentent le chorégraphié à des kilomètres !! "Tron Legacy" est donc un film beau, excitant sur le papier mais qui se révèle un peu vain au final !

Oui, "Tron Legacy" est plein de défauts, même si je le trouve pas si mal, mais je comprend parfaitement ceux qui n'ont pas aimé du tout ! C'est un film qui promet beaucoup mais qui n'offre finalement pas assez et c'est très dommage parce qu'il y avait le talent, l'envie et les capacités de faire un film dont l'impact serait au moins à la hauteur de l'original ! Un coup manqué, mais pas complètement foiré quand même....c'est quand même dommage, vraiment !

All-Star Superman

"All Star Superman" est l'adaptation directe de la série de bd du même nom initiée par Grant Morrison. S'agissant d'une série très populaire, il y avait donc fort à faire pour satisfaire les fans les plus exigeants et dieu sait que les fan de comic book le sont (même trop, faut pas se le cacher !). Le sujet est en tout cas assez passionnant, on se croirait même revenir à la période Doomsday puisqu'ici, Superman est mourant ! L'homme d'acier (ou de demain, c'est selon) a été empoisonné par les rayons du soleil qui lui donnent son pouvoir et tout ça à cause de Lex Luthor qui a tout orchestré depuis sa cellule, mais peut-être qu'il n'était pas tout seul !

Commence alors pour Superman d'emprunter la phase classique du "je fais ce que j'ai à faire avant de crever", il dit tout à Loïs sur lui, lui donne les moyens d'avoir ses pouvoir pour la journée d'anniversaire de la célèbre journaliste, va se recueillir sur la tombe de son père. Bref, il profite à fond de ses derniers instants avant de faire le Grand Saut ! Seulement voilà, Luthor ne s'arrête pas là et entreprend même d'être le nouveau super homme pour sauver le monde. Logique car après tout, n'est-ce pas surtout la jalousie qui se trouve être la cause de sa haine contre Superman (avec une pointe de xénophobie aussi peut-être). Mais se mettre dans les chaussures du Superman va changer sa vision des choses de manière inattendue, donnant encore plus de complexité à ce formidable personnage qu'est Luthor.....du moins dans la bd et les dessins animés (et aussi Smallville), parce qu'on attend toujours un traitement à la hauteur au cinéma !!!

C'est donc l'adaptation au pied de la lettre qu'il nous est donné de voir ici, enfin presque puisqu'il manque les personnages Bizarre et Zibarro (eh ouais, même le contraire à son contraire) par exemple. Mais le tout reste un très agréable spectacle, très humain, plus profond qu'il n'y paraît mais on n'est d'autant plus dégouté de voir que personne encore n'arrive à traduire ça correctement sur le grand écran, Snyder a du pain sur la planche !! Un film réussi, une seule question cependant, est-ce que DC aura les couilles d'adapter "All Star Batman" qui fait tant hurler les fans (et pas forcément dans le bon sens du terme !!), affaire à suivre....

Tucker and Dale vs. Evil
½

Le délit de sale gueule tout le monde connaît ! Quand on n'a pas la couleur qu'il faut aux yeux de certains, on passe pour un criminel; quand on est trop jeune pour certains on n'est pas pris au sérieux; quand on appartient à une classe sociale dite inférieure on est vu comme un moins que rien et je pourrais encore citer une tonne d'exemple !!! Les préjugés, tout le monde en a, qu'on se la joue tolérant ou le dernier des racistes. C'est justement ces préjugés dont vont faire les frais les deux potes péquenauds, Tucker et Dale, véritables archétype du bouseux qui descendent de leur tracteur en se grattant les couilles dans sa chemise à carreaux, et qui se les soulages sur un mouton ou une chèvre faute de femme !

La route de ces deux sympathiques campagnards va croiser celle d'une bande d'étudiant parti camper en forêt, ces étudiants aussi sont archétypaux, enfermés dans un monde superficiel faites de fêtes et complètement lobotomisés par la télé, internet et les films d'horreurs caricaturaux. L'un d'entre eux leurs parle d'une histoire vieille de 20 ans où un péquenauds psychopathe a sévit dans cette même forêt a fait des victimes durant de nombreuses années. C'est donc dans cette ambiance électrique et complètement farfelue que le choc des cultures va s'opérer, pour le meilleur, l'horreur et le rire !

Tucker et Dale ne vont pas cesser de déchaîner les catastrophes malgré eux, provoquant la mort accidentelle (et hilarante), une à une des ces adolescents aveuglés par les préjugés. Eux ils passent donc pour des tueurs sans pitiés et les ados passent pour des fous adepte du suicide sauvage. Seule l'une d'entre eux, recueillis par le malheureux duo, va finir par les voir tel qu'ils sont réellement, des gens comme les autres.

De par son sujet très malin, son humour, son côté gore décomplexé et attachant, "Tucker & Dale vs Evil" possède l'un des plus pertinents discours sur la tolérance que j'ai vu depuis longtemps dans un film. Loin du démago et du mielleux de propagande qu'on nous propose à longueur de temps, c'est ici traité avec intelligence et humour, et de manière originale. C'est aussi un film qui déjoue les préjugés des films d'horreur tendance survival où le crasseux pas beau est forcément le gros sadique tandis que les idiots d'ados qui ont toujours une sale habitude de traîner dans les mauvais endroits passe pour des anges qui n'ont jamais de chance !

C'est une vraire réussite que je n'aurais aucun mal à regarder encore et encore et il pourrait même être amené à devenir un petit classique pour peu qu'on lui laisse sa chance. Mais je suis pas inquiet, un vrai bon film finit toujours par être apprécié à sa juste valeur !

While She Was Out
½

Kim Basinger, l'inoubliable interprète de Vicki Vale dans "Batman" (bah ouais, tout l'monde ne pense pas qu'à Pfeiffer en Catwoman lol), trouve ici le premier rôle d'un genre que j'affectionne, le survival. Elle joue Della, une femme des beaux quartiers dont les luxueux appartements décorés de guirlande ne serve qu'à cacher une réalité beaucoup moins dorée. Son mari passe sa frustration sur elle en la rabaissant et en la battant, ne répliquant jamais, Della n'a que l'amour inconditionnel qu'elle porte à ses deux enfants. Une existence aussi morose que triste qui va pourtant être perturbé par un évènement inattendu.

Alors qu'elle part acheter des papiers-cadeaux le soir même de noël, elle se retrouve mêlée à une altercation avec une bande de jeune sur un parking, au moment où ça pouvait tourner mal pour elle, un gardien de parking s'interpose mais se fait tuer par le chef de la bande. Devenue témoin gênant, Della va devoir se battre pour sa survie avec pour seul arme, une boîte à outil qui, heureusement pour elle, contient effectivement des outils !

Tourné de manière assez classique, le film prend le temps de présenter ses personnages et les différents enjeux. C'est même plutôt bien trouvée, cette histoire de femme maltraitée qui va passer toute sa colère rentrée sur les ados qui la pourchassent pour lui faire la peau ! Parlons-en d'ailleurs des ados, évidemment rien n'est fait dans la finesse, et encore moins le fait que chacun soit d'une éthnie différente, on a le noir, le sud-américain, l'asiatique et le chef de bande c'est le blanc.

On ne peut pas dire que l'imprévisibilité étouffe le film lorsqu'on montre que le noir (et le plus trouillard de tous) se fait tuer en premier, confirmant presque à lui tous seul la légende selon laquelle les représentants afro-américains des films d'horreur sont toujours les premiers à passer à la trappe ! Et après c'est pas mieux, le sud-américain passe en second, ensuite c'est l'asiatique et enfin c'est le blanc (qui se trouve être le plus méchant et le plus dur à tuer). J'ignore quel message a voulu faire passer le réalisateur, peut-être veut-il dénoncer l'échelle social aux états-unis où c'est toujours les mêmes qui sont en haut et toujours les mêmes qui sont opprimés, surtout qu'ils sont éliminés un par un par une femme appartenant à la haute société. Du social dans le survival donc, pas forcément fin et pas forcément claire, ça pourrait très bien être interprété comme un truc purement réactionnaire !

Pas exempt de défauts, ce film s'en tire pas mal côté action, comme je le disais plus tôt, grâce au développement antérieur du personnage de Della, on comprend bien pourquoi elle s'en prend aux jeunes aussi violemment, même si elle le fait pour survivre et non par plaisir. Les scènes "d'auto-défense" sont assez crue, ça aurait même pu être insupportable pour certains si les ados étaient joués par des acteurs plus jeunes encore. On ne s'ennuie pas, et la deuxième partie du film est la plus réussie avec la façon dont Della se débarrasse du chef, sans parler de la toute fin bien radicale qui enfonce le clou réactionnaire du film.

En plus de Kim Basinger, on notera la présence de Lukas Haas dans le rôle du chef, le reste n'est pas inoubliable comme Craig Sheffer dans le rôle du mari abusif qui ressemble à un Seth Rogen avec de petits yeux ! "While She Was Out" se laisse regarder, n'a rien de subtil et a propose même un discours un peu douteux, à voir si on n'a pas déjà vu des films bien meilleurs comme "Eden Lake" ou bien "Quien puede matar a un niño" !

Dream Home
Dream Home(2010)
½

"Dream Home" est considéré par certains comme le premier slasher venu de Chine. Je ne sais pas si c'est vrai mais en tout cas, c'est le premier slasher chinois que je vois et je peux déjà affirmer que contrairement aux français, ils ne sont pas tombé dans le bon gros piège : faire comme les américains !!

Ici, y'a bien un tueur mais c'est une tueuse, elle a bien un couteau mais elle n'est pas masquée, ses motivations sont personnelles mais il ne s'agit pas de vengeance et elle n'est pas échappée d'un asile ! Alors on se dit, mais d'où elle sort ? Eh bah il s'agit tout bêtement d'une employée de banque qui rêve d'acheter l'appartement de ses rêves, mais les propriétaires ont augmenté le prix à la dernière minute. Il faudrait que le bâtiment perde de sa valeur pour que les proprios voient les enchères à la baisse, et Cheung applique cette logique à la lettre en forçant les choses et se met à tuer de nombreux résidents de l'immeuble de manière aussi cruelle que dégueulasse afin que l'immeuble se tape une sale réputation et que les propriétaires baissent les prix !!! Un truc de fou quand même !

"Dream Home" de par les éléments que j'ai déjà cité se démarque des films du genre, mais il est également à part grâce à sa structure narrative. Les meurtres ont lieues dans la même soirée mais chacun est entrecoupé de flashbacks allant de la petite enfance de Cheung jusqu'au moment qui la pousse à tomber dans la folie meurtrière. C'est aussi dans ces moments-là que le film se fend d'une réflexion sur les conditions de logement en Chine, comment les gouvernements s'arrangent avec les bandits pour forcer les locataires à déménager dans le seul but de faire du profit ! Le comportement de Cheung est peut-être exagéré, mais c'est aussi une manière de montrer du doigt ces fameuses conditions de logement qui mettent le fric sur un piédestal et poussent les gens au désespoir.

Un slasher social, graphiquement très violent mais qui n'épargne pas une petite touche d'humour ici et là pour donner à "Dream Home" un cachet unique, reconnaissable dans un genre où il est très facile de tomber dans les clichés les plus éculés !! Meurtres inventif, un tueur au motivation d'un autre genre, une satire sociale assez pertinente, si c'est bien un coup d'essai, on peut parler d'un coup de maître et on prie pour que les autres slasher venu de Chine soit aussi malin et réjouissant !!

Female Prisoner: Caged!
½

Célèbre production Nikkatsu, "Female Prisoner Caged" n'est évidemment pas une suite ni un spin-off de "Female Convict Prisoner Scorpion" et son célèbre urami-bushi lol. Mais il s'agit bien évidemment d'un WIP nippon où il ne fait pas bon vivre pour les prisonnières rebelles qui osent défier l'ordre établi personnifié par les gardiens et la direction de la prison !!

Ici, la rebelle c'est Masayo, devenue la cible préférée des gardiennes après avoir tenté une première fois de s'évader. Mais Masayo a du répondant, elle ne s'écrase jamais ni devant les gardiennes ni devant les autres bande de prisonnières qui veulent faire la loi parmis les détenues. Elle utilise même les failles du système carcéral pour parvenir à ses fins, comme la découverte d'une liaison très étroite entre le prêtre et une gardienne de la prison, un secret utile lui permettra, par exemple, de faire l'amour en plein parloir avec son petit ami sans que cette fameuse gardienne trouve à redire !!!

Le film semble réputé pour sa violence et c'est vrai qu'on a quelque scènes assez intense comme le viol d'une détenue au point de la faire saigner abondamment, mais le film se démarque surtout par ses scènes de sexe pour le moins graphique et explicite. Et on peut dire que c'est varié, SM, masturbation, viol, orgie, hétéros, lesbiennes, et tout ça pour une durée d'un peu plus d'une heure à peine. Autant dire qu'on ne voit que ça à longueur de temps.

"Female Prisoner Caged" est tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un bon WIP et c'est pour cela que je le trouve réussi, c'est carré mais le côté "exploitation nippon" lui donne une saveur toute particulière. C'est sûrement l'un des meilleurs du genre que je vois et il n'a sûrement pas à rougir de la comparaison avec les célèbres "Scorpion" !

Shaolin
Shaolin(2011)

Encore une grande fresque épique comme les chinois savent si bien les faire, tout est gigantesque dans ce film, les décors, les costumes et même l'interprétation pas forcément toute en nuance mais qui colle avec le parfum de gigantisme que dégage ce film. Le grand Andy Lau en est la vedette et partage l'affiche avec Nicholas Tse, Jacky Wu, Yu Xing et Bingbing Fan, que des têtes connues pour les habitués comme moi, des productions hongkongaises de ces dernières années. Et je ne parle même pas du caméo de Jacky Chan, très amusant et qui heureusement, va un peu plus loin que la simple et courte apparition rigolote.

Andy Lau incarne le fier général Hao, qui passe son temps à commander et rabaisser son subordonné, se battre et montrer sa toute puissance. Cette orgueil le mènera à sa perte après l'assassinat de son frère qu'il a lui-même commandité et exécuté, mais qui s'avèrera être une affaire bénéfique pour le subordonné qui en a profité pour le doubler et prendre sa place dans la hiérarchie. Cette trahison coûtera même la vie de sa propre fille !

Perdue, en colère et dévasté, Hao se réfugie chez les moins Shaolin et commence alors une nouvelle vie en tant que moine et prend fait et cause eux. Son ancien "disciple" a les dents encore plus longues que lui et s'emploie à un vrai massacre qui touchera le célèbre temple, Hao alors devenu JingJue devra se battre pour autre chose que sa gloire personnelle, ses frères à ses côtés !

C'est épique et beau, les combats sont propres et bien filmé et l'action est au rendez-vous, les scènes plus intimiste sont bien exécutées, comme lorsqu' Hao et sa femme voient leur fille mourir sous leurs yeux pendant qu'elle leurs dit doucement de ne pas se fâcher contre les moines. C'est une production sur laquelle je suis tombée par hasard, comme c'est quelque fois le cas, et c'est une bonne surprise. Le film n'oublie pas bien sûr d'être une véritable vitrine du patriotisme chinois mais pourquoi les blâmer, tout le monde le fait et eux ils le font bien ! "Shaolin" est un "bon petit grand film" !

Nude per l'assassino (Strip Nude for Your Killer)

Cool, un autre giallo, un qui suit bien la formule de A à Z, du look du tueur en passant par l'arme du crime, les acteurs et la musique digne d'un téléfilm érotique !! Pas de doute, on est bien dans une de ces célèbres intrigues policières typiquement italienne et c'est pour ça que ça déchire. "Strip Nude For Your Killer" est quand même un film plutôt pas mal, avec un tueur charismatique et un autre atout dans ce genre de production, la grande Edwig Fenech !!!

Comme dans beaucoup de film du genre, la scène d'introduction est un indice crucial sur les crimes à venir et la motivation du ou des tueurs. C'est donc quelques temps après un avortement ayant mal tourné que des personnes appartenant à la même agence de mannequin se font tuer les uns après les autres. Tout ce qu'on sait du tueur avant la révélation finale, est qu'il est frinqué comme un motard, tenue en cuir intégrale et casque noir, un look qui n'est pas sans rappeler le tueur de "Night School", slasher obscur de cette période dorée du genre qu'était les années 80 !

Carlo et sa copine Magda mènent l'enquête même s'ils ne sont pas flics, comme d'habitude dans un giallo. Outre les qualités que j'ai déjà cité, ce film a pour lui des scènes de nues particulièrement savoureuses et des meurtres bien foutu. Autre bon point, le film n'est pas particulièrement long, ce qui le rend plus nerveux et efficace et la révélation se fait au tout dernier moment, bien malin celui qui découvrira tout à l'avance.

C'est un très bon film que j'ai eu plaisir à regarder, ça me donne même envie de voir les autres giallo avec Edwig Fenech, un retard que je compte bien rattraper d'ici peu !!!

The Tournament

"The Tournamen" n'a vraiment rien de nouveau ni d'exceptionnel quand on y réfléchit, les références se font tout de suite sentir, je pari que toutes les personnes qui ont vue ce film ont les même références en tête. Mais bon, quand on aime l'action bien bourrin, qu'on vénère le genre et qu'on pense la larme à l'oeil à son apogée dans les années 80 et 90, on ne peut pas passer à côté. Sauf si on est accro à l'action des années 2000, rempli de mannequin qui pense davantage à leur meilleur profil qu'à faire tout péter de façon bruyante à coup de punchlines délicieusement foireuses !

"The Tournamen", comme son nom l'indique, est un tournoi réunissant, contre leurs gré, les meilleurs tueurs de la planète dans une ville tirée au hasard et un seul doit survivre. Bien sûr, ce tournoi est suivi par des riches qui s'emmerdent et passent leurs temps à parier sur celui ou celle qui survivra ! Cette fois-ci ça se passe dans une ville anglaise et deux surprises de taille viennent pimenter cette dernière édition, la première est attendue puisqu'un ancien vainqueur fait son retour. La deuxième surprise est qu'un civil, un prêtre alcoolique, devient malgré lui un participant après avoir avalé dans son café, la puce qui permet de suivre les "joueurs" à la trace.

Une fois que le tournoi commence, c'est parti pour la chasse, personne ne se fait de cadeaux et les assassins peuvent faire ce qu'ils font le mieux, tuer ! les moyens ne manquent pas puisque le terrain de jeu est une ville entière et on peut compter sur ces tueurs implacable pour imaginer les manière les plus mortels, efficace et spectaculaire. Evidemment, la tâche ne sera pas aussi facile pour le prêtre joué par le brillant Robert Carlyle, qui, aidé par Kelly Hu, doit survivre dans cette jungle hostile. Mais, la vedette sur le retour joué par Ving Rhames n'est pas sans raison, c'est personnel, puisque sa femme, alors enceinte, s'est fait tuer. Tous ces éléments qui semblent déconnectés les uns des autres vont évidemment s'avérer avoir un lien plutôt étroit, avec comme dénominateur commun, le fameux tournoi.

C'est prévisible comme c'est pas permis, l'interprétation n'est pas d'une grande finesse, c'est même parfois ridicule à certains moment, les combats ont de la pêche mais sentent un peu trop la chorégraphie de démonstration. Mais c'est du cinéma d'action comme on l'aime, qui ne se prend pas au sérieux, bien fichu et de bonnes cascade, et ça fout tout en l'air dans la joie et la bonne humeur. Un film qui reste pas en mémoire éternellement ça c'est sûr, mais sur le moment on n'a pas envie d'être ailleurs ! Et ça, c'est déjà bien !

Hatchet II
Hatchet II(2010)
½

Deuxième opus du film aussi bien connu pour ses scènes gores que pour son véritables défilé de grand nom de l'horreur américain ! Voilà "Hatchet 2" et son tueur tout moche, Victor Crowley que le réalisateur Adam Green tente d'imposer comme le nouveau Grand Croquemitaine du genre (l'avenir nous dira s'il avait raison).

Ce second volet commence exactement là où le film de 2006 s'était terminé, Marybeth, la dernière survivante, lutte contre Crowley mais parvient à s'échapper de justesse et est recueillie par un habitant des marais. C'est d'ailleurs par ce mystérieux sauveur qu'on découvre que la famille de Marybeth a quelque chose à voir avec celle de Crowley, quelque chose de pas bien. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de cette suite qui approfondi le personnage de Crowley et par la même occasion celui de Marybeth, faisant d'eux plus que de simple tueur et victime.

Avec l'aide du Révérend Zombie, son oncle et une bande de chasseur du dimanche appâté par la récompense, Marybeth retourne aux marais pour retrouver les corps de son père et son frère tué par le maniaque déformé en question. Mais Zombie et son compagnon Justin sont là pour traquer Crowley lui-même à des fins moins nobles et plus lucratives. C'est peine perdue évidemment parce qu'en bon Croquemitaine de cinemé, Crowley et du genre increvable, insaisissable et balèze comme un Popeye bourré aux épinards ! Les scènes de tueries sont toutes plus dégueu les unes que les autres et ma foi assez inventives et rigolote.
Ma préférée étant celle où l'un des chasseurs se tape sa meuf en levrette et lorsqu'il a la tête coupée, son corps tremble au point de marteler sa copine comme une vraie star du porno, ce qui n'est pas pour déplaire à la dame.....jusqu'à ce qu'elle découvre la vérité et qu'elle se fasse prendre en levrette par un instrument plus tranchant grâce à Crowley !!

On est en terrain connu dans cette suite, la formule est la même, les décors aussi et même les personnages, même si Marybeth est ici interprétée par la petite princesse du genre Danielle Harris qui succède à Tamara Feldman dans le rôle principal. Côté seconds rôle et caméos (comme la survivante de "Frozen" qui apparaît aux infos), on est toujours régalé par des têtes célèbres et connu de l'horreur US avec bien sûr Kane Hodder (Crowley père et fils), Tony Todd qui joue toujours Zombie, Tom Holland et même une apparition de Nick Principe "célèbre" dans le rôle de Chromeskull dans les deux slashers "Laid To Rest".

"Hatchet 2" poursuit la mythologie de Crowley en révélant davantage son passé et ses origines, mais c'est aussi et surtout un prétexte pour Adam Green de jouer avec son jouet préféré et le faire massacrer, taillader, démembrer, tripatouiller tout ce qui bouge dans les marais de Louisiane, il s'éclate et ça se voit et c'est même tant mieux ! Une bonne humeur communicative dans un film qui n'est pas un remake mais un bon vieux slasher comme autrefois, attention tout de même à ne pas toujours regarder en arrière, parce qu'après le très bon "Frozen", il serait dommage que Green s'enferme dans la nostalgie à outrance et nous balancer que du réchauffé à peine remis au goût du jour.

Black Swan
Black Swan(2010)

Après "The Fighter" et avant "The Wolverine", l'apprécié ou surrestimé (c'est selon) Darren Aronofsky vient frapper un grand coup avec "Black Swan". Son entrée au cinema s'est fait par la petite porte des sorties limitées avant de se transformer en film ayant rapporter presque 100 millions de dollar au box-office américain. D'un côté, c'est pas comme si le succès était si surprenant que ça, bien sûr on peut toujours être étonné du résultat, mais un film qui réuni un réalisateur en vue, Natalie Portman et Mila Kunis dont la scène du baiser était déjà célèbre que le film lui-même, ainsi que Vincent Cassel, y'a quand même plus risqué comme pari !

Cela dit, le sujet a de quoi être énigmatique, Portman interprète Nina, une danseuse au talent certain qui, non contente de placer la barre trop haut pour elle-même, vit avec sa mère qui semble vivre par procuration à travers sa fille (la mère est une ancienne danseuse). Lorsque la dernière interprète principale du Lac des Cygnes se voit pousser vers la sortie, le premier rôle est donc vacant et Nina se tue au travail pour décrocher le rôle tant convoité. Cependant, Nina en plus de ses angoisses liées au stress, doit faire face à des visions inquiétante, et une nouvelle venue qui semble lui faire de l'ombre, un professeur pousse-au-cul (dans tous les sens du terme). Autant d'obstacles qui ne découragent pas Nina d'arriver à son but ultime, la perfection, peu importe le prix que ça coûtera !

Du début jusqu'à la fin, le spectateur voit les choses évoluer à travers les yeux de Nina, on vit ses angoisses, ses doutes, ainsi que ses fameuses visions qui nous demandent si elle ne cède pas doucement vers la folie. Elle ne connaît rien d'autre que la danse, c'est ce qui régit toute sa vie. Le rôle qu'elle convoite se trouve en deux parties, le cygne blanc et noir, alors qu'elle semble à l'aise avec le blanc, le cygne noir lui échappe selon son professeur et c'est dans sa propre face cachée qu'elle doit puiser pour arriver à transcender la deuxième partie de son rôle. Et sa face cachée, c'est toute une partie de sa vie qu'elle a éludée à cause de la trop grande importance de la danse, l'amour, le sexe, les sorties, tout cela lui est étranger et découvre ses aspects comme n'importe quel novice : de manière incontrôlée et imprudente comme lorsqu'elle se masturbe dans son lit sans s'apercevoir que sa mère se trouve à son chevet (endormie, heureusement pour elle).

Le personnage de Mila Kunis constitue la personnification de ce côté sombre à la fois repoussant parce qu'elle veut du mal mais aussi fascinant car d'une beauté troublante et même une sorte de modèle auquel s'identifier, ce qui amène bien sûr à la fameuse scène d'amour entre les deux personnages. Mais "Black Swan" empreinte également à des films comme "The Fly" car nombreuses sont les scènes où l'on assiste à une véritable transformation d'humain en bête d'une manière très charnelle comme Cronenberg sait si bien le faire.

Le tout est emballé dans un film réalisé avec classe, une photo à tomber par terre de Matthew Libatique qui donne au film un grain particulier, comme un long rêve éveillé, les scènes de danse sont superbement filmé et Portman et Kunis donnent véritablement l'impression d'être de vraie danseuse étoile. Grand coup de chapeau aux effets spéciaux et de caméra qui donnent l'illusion parfaite, très utile pour notre adhésion et notre implication aux personnages. Portman est en tête niveau interprétation et Kunis est également renversante dans un rôle plus ambigu qu'il n'y paraît. Cassel fait un peu du Cassel, mais il le fait bien et c'est toujours marrant de l'entendre parler français lorsqu'il es énervé. On remarquera également la présence de la toujours sublime Winona Ryder dans le rôle de la star déchue qui n'a plus que ses yeux pour pleurer.

A la fois élégant, troublant, mêlant le fantastique au drame d'une manière habile, "Black Swan" n'oublie pas de dépeindre ce milieu si particulier qu'est la danse classique, réputé impitoyable tellement les danseurs se marchent les uns sur les autres pour attirer la lumière sur eux (comme les bouts de verre dans les chaussures !!!). "Black Swan" est le genre de film qui en cache un autre, mais j'en dis déjà trop, c'est surtout un film qu'il faut voir vierge de tout a priori et de toutes informations pour savourer pleinement, mais le spectacle est déjà totale et on est électrisé devant tant de maîtrise !

Zhong Nan Hai bao biao (The Defender) (The Bodyguard from Beijing)
½

Costner et Houston c'était bien sympa, mais quand Jet Li fait le garde du corps, il arrive à nous protéger d'une reprise cantonnaise d'I Will Always Love You pour nous mettre de l'action à la sauce Hong Kongaise teinté d'une amourette entre le garde du corps et celle qu'il doit protéger.

Mais dans le feu de l'action, Jet Li tue le mauvais assassin, car le frère de ce dernier entend bien finir le boulot et tuer Jet Li au passage. Li y incarne donc un garde du corps et doit protéger la fiancée d'un riche homme d'affaire, leurs relations d'abord houleuse due au strict travail de Li, la relation entre les deux va prendre une tournure inattendue mais pas le temps pour flirter car dehors, les tueurs se multiplient pour empêcher la belle de témoigner au procès.

A la fois comique, sensible et coup de poings, The Defender est un bon p'tit film d'action qui ne se prend pas pour mieux qu'il n'est, Jet Li y est une fois de plus formidable, bouge comme un félin et se révèle très crédible en homme de main implacable qui cache un coeur gros comme ça. Tourné à l'époque du grand "Fist of Legend", ce film là est clairement inférieur mais vraiment de bonne facture grâce à ses scènes d'actions survoltées, son humour et ses scènes intimiste naïvement mimi lol !

Los ojos de Julia (Julia's Eyes)

Un thriller aux accents de giallo produit par Guillermo Del Toro ça ne se refuse pas, même si en voyant le film, on se dit que le célèbre réalisateur mexicain n'y a pas forcément mis tout son poids (sans jeu de mot lol), pour le meilleur et pour le pire.

On suit les (més)aventures de Julia, dont la soeu jumelle Sara est retrouvée pendue chez elle sans avoir laissé de mot. Sara était aveugle et Julia n'est pas loin de l'être puisque sa vue baisse sensiblement lorsqu'elle est en proie à des situations de stress. Très sceptique, Julia est persuadée que quelque chose se cache sous ce suicide, mais Sara n'avait que peu de contacts avec les gens de l'extérieur depuis sa cécité, si ce n'est sa voisine, aveugle elle aussi, la fille de son voisin et un homme mystérieux dont personne ne se souvient. Même le mari de Julia semble ne pas y croire, tout ça cache peut-être quelque chose.

Toutes ces situations stressante précipitent Julia dans l'obscurité aussi vite que la lumière semble se faire sur la mort de Sara. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est pas mal du tout, on est complètement impliqué par les personnages et en particulier Julia dont on partage les angoisses et les frustrations, le suspens est bien maîtrisé dans la plus grande partie du film et l'homme mystérieux est tellement fantomatique qu'on se demande si Julia n'a pas inventé toute cette histoire.

Le bon point du film est de ne pas tout reposer sur l'identité du tueur, cet élément n'est pas le point culminant du film et le suspens et la tension continuent de se faire sentir bien après. La cécité est bien utilisée dans le film, les enjeux s'en retrouvent encore plus important et on ressent vraiment le danger à chaque instant. Les acteurs sont unanimement à la hauteur, la réalisation est sobre, efficace et utilise bien l'espace aussi petits qu'ils puissent être, les couloirs étroits, les chambres, rendus encore plus oppressant lorsque la caméra se place du point de vue de Sara....enfin, ce qu'il lui reste de point de vue plutôt !

Le cinéma de genre ibérique avait accusé le coup depuis quelque temps après nous avoir enchaîné les pépites, mais le retour en grâce est bien parti pour un autre tour avec ce film

Barbed Wire Dolls
½

Dans l'univers des "WIP" films, ce n'est pas "Barbed Wire Dolls" qui bénéficie de toute l'attention ni de la meilleure réputation, mais bon qui dit "WIP" dit que le mec que je suis va bien se rincer l'oeil et voir de la violence bien décomplexée dans une ambiance toute particulière mêlant méchanceté et comédie involontaire !

Dans cette prison, les femmes y sont traités comme des animaux à base de torture bien sadique....quoique la seule qu'on voit consiste à mettre à poil une pauvre détenue et la coucher sur un lit sans matelas, le reste, c'est le personnage d'Eric Falk ou la gardienne en chef qui prennent leurs pieds en se les tapant. Côté prisonnière, la torture les a rendue toutes plus timbrée les uns que les autres, une qui a tout le temps le sourire aux lèvres et les yeux écarquillés, une autre qui se prend pour une reine et dont la main se retrouve sans arrêt entre ses jambes sans sous-vêtements !

Dans ce bordel ambiant arrive Lina Romay, qui est accusé d'avoir tué son père, derrière tout ça se cache un complot qui la dépasse, impliquant la gardienne chef au look pas possible avec sa culotte kaki et son monocle qui lui bouffe l'oeil lol ! Rien à tirer de cette production Jess Franco si ce n'est l'habituel érotisme qui frôle le porno, les femmes nues et les scènes lesbiennes, les tortures. Mais ya une chose assez marrante, c'est le budget tellement rikiki de la production qui oblige Franco à user de stratagèmes hilarant pour pallier à cette contrainte, comme filmer hors champ les scènes de tire vu qu'il n'y a pas de balles ni d'impact à filmer. Mais le mieux reste cette scène de flashback sensé être au ralenti mais en fait ce sont les acteurs qui jouent la scène lentement......j'me suis rarement autant marré de ma vie en voyant ça !!!

On se fait pas trop chier parce que c'est assez marrant en fin de compte mais y'a pas de quoi rivaliser avec les classiques du genre (oui, ce genre en a !!!). Reste les délicieuses Lina Romay et Martine Stedil et ces scènes involontairement comiques !

Huang Fei Hong jiu er zhi long xing tian xia (The Master)
½

"The Master" est un film mineur dans la carrière de sa vedette Jet Li et mineur dans celle de son réalisateur Tsui Hark ! C'est vrai, quand on regarde ce film, on se demande comment de tels noms qui inspirent autant le respect ont pu accoucher d'un film pareil ! Eh bien en fait, c'est ça qui fait tout le sel de ce film improbablement sympathique et attachant dont les défauts sont nombreux, mais ces défauts sont presques des qualités !

Jet Li y joue Jet, un pratiquant d'art martiaux dont le maître résidant aux USA vient de se faire botter le cul par son ancien élève occidentale, Johnny, son seul élève étranger qu'il n'ai jamais formé !(de quoi le dégouter à vie). Les choses ne sont pas faciles pour Jet, il vient aux Etats-Unis pour la première fois et l'acclimatation ne se fera pas sans histoire, rencontres heureuses et malheureuses et bien sûr des combats. Alors d'abord, objectivement c'est pas génial, dans l'air du temps (les années 80), Hark nous offre un Los Angeles comme on aimait le voir dans les films d'action de l'époque, avec ses voyous caricaturaux au possible (les latinos et les noirs), et le look à pisser de rire des personnages, Johnny en tête qui constitue un mélange taré de Vanilla Ice et John Kreese.

Sans parler des personnages secondaires comme la gymnaste blonde ou la comptable chinoise, les latinos qui aident Jet dans sa quête, les gangs de LA, c'est un tourbillon de cliché et de second degré qui donne le sourire et met de bonne humeur. Le côté naïf et candide de ce genre de production comme seul les années 80 savaient nous les offrir font plaisir, même si c'est pas top parfois au niveau des combats, mais heureusement Li est là de même que l'homme qui incarne son maître.

C'est très orienté comédie, un côté qui ne fait pas toujours mouche au moment où c'est sensé être le cas, Hark ne connaît pas aussi bien LA que Hong Kong et ça se voit, mais USA oblige, on a droit à un défilé des "stars" locales du cinema d'action (pas forcément la crême mais des têtes bien connues des fans), comme par exemple Billy "Taï Bo" Blanks. Ouais, "The Master" est bien un film mineur pour Hark et Li, mais tomber dessus ne m'a rien fait regretter et puis dans le genre "Jet Li aux USA" mais ce truc est largement plus regardable que les Jet Li produit par gros tas de Joel Silver !!

Killer Nun (Suor Omicidi)

Ca faisait déjà un p'tit moment que je ne m'étais pas maté un de ces video nasties, "Killer Nun" arrive à point nommé parce qu'en plus de faire partie de cette célèbre collection non-officielle mais en plus, c'est un nunsploitation autrement dit, double plaisir pour le mec et le spectateur que je suis lol

"Killer Nun" se passe dans un hosto dont les bonnes soeurs sont les infirmières et il des meurtres sont commis au oment où la très stricte et respectée Soeur Gertrude pète littéralement les plombs en plein boulot !! Tout semble l'accuser et les preuves s'accumulent, mais elle peut compter sur le soutien de Soeur Mathilde qui se verrait bien être plus qu'une amie fidèle, eh, c'est pas de la nunsploitation pour rien !

C'est pas aussi marquant que "Behind Convent Walls", mais les scènes de meurtres sont assez bien foutues sauf peut-être quand on voit la poupée faire office de cadavre qui chute de plusieurs étages. "Killer Nun" est surtout dominé par la sculpturale Anita Eckberg et la non moins sexy Poala Morra, l'une paraît dur et l'autre douce, mais à mesure que le film avance on peut affirmer qu'il ne faut pas trop se fier aux apparences.

Plus inoffensif que la moyenne des films du genre niveau rinçage d'oeil (on ne voit jamais les atouts d'Eckberg), mais ça se rattrape avec Morra, mais le film reste assez divertissant bien qu'un peu longuet par moment du en partie à son absence de scènes vraiment marquante ! Un film avant tout pour les fans du genre, les autres passeront leurs chemins !

Vase de noces (One Man and His Pig) (Wedding Trough) (The Pig Fucking Movie)

Que dire de plus à propos de ce film, a priori une seule chose, ça parle d'un mec qui NIQUE UN COCHON !! Exactement, le mec est tout seul dans sa ferme au milieu des animaux et il se tape un porc ! Il y a longtemps, j'avais vu ce qui s'avèrait être une des photos de ce film, c'est sans doute pour ça et mon goût pour les films zarbi que j'ai voulu jeter un coup d'oeil à ce bout de péloche qui en dégouterait plus d'un.

Sauf qu'ici, on n'est pas dans le complaisant et le gratuit, je ne dis pas qu'il y a une logique implacable qui oblige l'homme à trombiner son cochon, mais le film reste autant une curiosité sur la forme que sur le fond.

Pas de dialogue, un seul acteur et une musique permanente qui sert presque de script à elle toute seule suffisent pour parler de tout et de rien dans cet endroit isolé. D'ailleurs, on peut même trouver le sous titre légèrement mensonger, on ne voit que "la fameuse scène" qu'une ou deux fois, car après ça, il y a la naissance et la mort de la progéniture.

C'est après que ça vire au dégueulasse, au viscéral et au charnel, pendaison des bébés, le mec qui joue avec ses excréments et en plus il les bouffent, finalement c'est lui le cochon en fait !!!! "Vase de Noces" est de ces films dont le message peut échapper si on ne se tient qu'à son sujet controversé que certains qualifieraient même de racoleur, mais quand on est curieux comme moi, on ne peut s'empêcher d'explorer. Et même si le résultat n'est pas vraiment d'une réussite éclatante, on n'est pas déçu, parce qu'on a un peu eu ce qu'on voulait : un truc hors du commun !

The Cat o' Nine Tails (Il gatto a nove code)

Voici le deuxième chapitre de la trilogie animalière d'Argento que je vois après "The Bird With The Crystal Plumage" et bien que j'ai beaucoup apprécié ce dernier, je trouvé celui-là encore meilleur. Un journaliste Carlo Girodani enquête sur une série de meurtre d'apparence accidentelle qui semble toucher un les personnes travaillant dans un important laboratoire, un aveugle (et ancien journaliste) se joint à lui pour l'enquête, lui qui s'y retrouve mêlé (ainsi que sa nièce) après avoir par hasard eux affaire au meurtrier et à la première victime.

C'est de l'Argento de la bonne époque, alors qu'il est décrié et passe pour un vieux gâteux pas foutu de tenir une caméra, c'était un tout autre bonhomme qui nous à sortie de "Cat O'Nine Tails", magnifié par la musique d'un Ennio Morricone et non pas une de ces musiques qui ont l'air de sortir d'un carrousel, comme souvent dans ce type de production transalpine. On suit avec beaucoup de plaisir ce duo pas si insolite formé par James Franciscus et Franco Arno, donnant des accents de buddy movie du meilleur effet à ce giallo très efficace !

J'avoue avoir été un peu déçu par la découverte du tueur, parce que je l'avais déjà grillé un peu avant la révélation, mais là, c'est moi qui chipote un peu, donc c'est une déception très mineure. C'est un très bon film qui se suit sans fermer les yeux ni bailler malgré sa relative longueure. C'est efficace, parfois sexy (comme tout gialli qui se respectent), avec une touche d'humour jamais lourde grâce au duo ! Ouais, il manque à beaucoup de monde le Argento de cette époque-là !!!

A Bittersweet Life (Dalkomhan insaeng)

C'est fait !!! J'ai enfin vu "A bittersweet life" de Kim Ji-Woon, il n'y a rien de plus énervant que d'entendre parler d'un film, avoir envie de le voir et ne pas le faire ! Littéralement porté par le brillant Byung-Hun Lee que j'ai eu le plaisir de voir récemment dans le traumatisant "I Saw The Devil", ce film est une réussite et laisse une belle empreinte malgré son sujet relativement convenu.

En effet, en quoi l'histoire d'un homme de main devenant la cible de son patron après avoir désobéi à un ordre a-t-elle quelque chose d'exceptionnelle ! Bah sans être exceptionnelle, cette histoire simpliste de prime abord est relevé grâce à une réalisation choc, des acteurs aussi charismatique qu'habilement écrit et un cachet spécial que seul la Corée peut apporter à ce genre de film. On entre dès le début dans le feu de l'action avec Sun Woo, le personnage joué par Lee, dans ses oeuvres, faisant preuve d'un sang froid et d'une telle dévotion envers son patron qui n'a d'égal que son efficacité à traiter d'affaire délicate (par la force des poings et des pieds le plus souvent).

Seulement voilà, son patron Kang lui confie une mission des plus simples bien qu'inhabituelle ! Sun Woo doit surveiller la jeune petite amie de son patron et lui apporter la confirmation qu'elle le trompe ou pas, mais si c'est le cas, adios la chérie et l'amant malheureux. Mais le problème, c'est que Sun Woo n'exécutera pas sa mission comme le patron l'aurait voulu et de "super bras droit" (pour reprendre la formule du Joker lol) il devient le paria numéro 1 et se trouve être la cible de toute une bande ! Mais il ne restera pas sans réagir, même si ça doit lui coûter la vie !

Le film a ses moments intimistes et calme, mais le tout reste sans temps mort, les personnages jouent à fond leurs rôle mais ils ont assez d'épaisseur pour que ce film se défasse de l'étiquette de simple "film de poursuite". Car on ne sait jamais vraiment ce qui motive les personnages dans leur façon d'agir, on laisse le film en se demandant pourquoi ils en sont arrivé là, exactement ce que Sun Woo a voulu savoir après être devenu l'homme à abattre.

Le casting est unanimement brillant et la réalisation est à tomber, on en sort le coeur noué et le sourire aux lèvres, bref on est aussi confus que les personnages du film mais on l'est pour de bonnes raisons, ça déchire !!!!

My Super Psycho Sweet 16: Part 2
½

Ah un slasher, ça faisait longtemps !! Faut de pouvoir voir le premier qui s'avère être aussi trouvable qu'un plat chaud dans un congélo, c'est par le numéro 2 que j'ai commencé. Voici donc "My Super Psycho Sweet 16 part 2", dont le titre s'inspire de cette émission de télé réalité à la con où une gamine privilégiée de 16 ans se fait filmer à préparer son anniversaire !

Même s'il s'agit d'une suite, je n'ai pas trop été paumé par l'intrigue puisque le film début sur un rappel des faits, un tueur en série Charlie Rotter (tu parles d'un nom !!) massacre des lycéenes à un anniversaire et seuls en réchappent quelques élèves dont sa propre fille Skye. Ladite Skye s'échappe de la ville, retrouve sa vraie mère et découvre qu'elle a une soeur, Alex, qui a à peu près le même âge.
Seulement voilà, Rotter est comme tous les maniaques de slasher, on ne lui échappe pas et peu importe si vous ne laissez aucune trace, il est de ces mecs qui feraient foirer la plus efficace des mesures de protection de témoins !!!!! Et lorsqu'Alex décide de faire une fête dans une vieille boîte de nuit abandonnée (le jour de l'anniversaire de Skye, tiens donc !), quelle meilleure occasion pour Rotter père de taillader du jeune débauché !

Suite sans prétention d'un slasher sans prétention tourné pour la télévision et produit par ces racistes euh pardon.....ces branchés d'MTV, "My Super Sweet 16 part 2" débute de la plus belle des manière avec un générique bien foutu qui passe en revue le mode de communication préféré de cette génération : internet ! On suit l'histoire sans se poser de question, mais j'avoue avoir été assez ennuyé par la musique envahissante, à croire qu'MTV ne peut pas s'empêcher de mettre le grain de sel de mauvais goût ! L'action tarde à démarrer et on assiste donc à une chronique adolescente qui ne sort jamais des sentiers battus : flirt, fête, filles, mec, les salopes de service qui pourrissent la vie des camarades.

C'est vraiment quand la fête débute que l'action commence et même si Rotter n'est pas le plus imaginatif des tueurs cinématographique, il reste assez charismatique avec sa dégaine à la Charles Manson, son regard allumé et son masque de cambrioleur. Les meurtres ne sont pas des plus dégueu mais on a de belles giclés de sang de temps à autres, c'est assez plaisant à regarder. La fin est assez réussie, la plus grande "réussite" du film reste dans sa conclusion assez amère qui pourrait donner une autre suite assez intéressante.

Bref, pas la peine de faire la fine bouche, c'est pas mauvais et pour une fois qu'un film de genre s'adresse aux gens de son époque au lieu de sa la jouer "comme autrefois" d'une manière prétentieuse et vaine. "My Super Psycho Sweet 16 part 2" est un petit film qui ne sa la joue jamais et nous fait passer un assez bon moment !!

I Spit On Your Grave

Je ne l'apprendrais à personne, "I spit on your grave" 2010 est le remake du film du même nom....enfin pas tout à fait le même nom parce que le titre alternatif et préalablement choisi par son réalisateur Meir Zachi était "Day of the woman", voilà pour la petite histoire. Dans l'original comme celui-ci, Jenny part s'isoler dans une cabane paumée dans les bois pour trouver l'inspiration et écrire son nouveau bouquin.

Normalement, quand on cherche à s'isoler c'est qu'on veut être seul, mais malheureusement pour Jenny, sa route croisera celle de quatre pequenauds tous plus débiles les uns que les autres et digne représentant de tous les ploucs qu'on a en tête, niquant entre frères et soeurs, sachant à peine lire et des bites à la place du cerveau (y'en a au moins un qui sait tenir une caméra !). Et alors qu'elle croyait être seule, Jenny sera l'objet de fascination de ces culs-terreux et ils vont ainsi commettre l'irréparable en la violant à tour de rôle, eux et un personnage haut placé et bon père de famille, à croire que la connerie touche toutes les classes !

Jenny s'en sortira (du moins physiquement) et murira une vengeance sanglante contre tous ceux qui ont osé la violenter. Alors, remake oblige, on se demande si ça valait la peine de nous ressortir une ressucée ! Et la réponse est.....bah euh.....
Ce que je veux dire c'est que de prime abord, c'est bien foutu, la photo est nickel, de belles images de la Louisiane profonde, les acteurs remplissent aisément leurs contrat, même si leurs personnages sont des plus caricaturaux, surtout l'un des mecs qui dit "fuckin' A" toutes les dix secondes (et pourquoi pas Yippie Hi Ho pendant qu'on y est !!). Tout comme le remake de "Last House On The Left", les scènes de viols sont moins choquantes et plus vite expédiée contrairement à l'original où l'on voyait les personnages faire leur petit affaire les uns après les autres pendant de longues minutes.

A l'heure du torture porn et autres dégueulasserie à la mode, la partie vengeance est clairement ce qui intéresse le réalisateur Steven Monroe qui se montre bien plus imaginatif et complaisant. Ca étrangle, ça enfile (si vous voyez c'que j'veux dire), ça coupe, ça transperse, ça brule, ça dégouline bref, c'est un vrai massacre et c'est graphique, même si des plans hors champs traînent par ci par là. Résultat des courses, le film n'apporte rien de plus à l'original si ce n'est une photo plus clean et les ajouts moderne comme l'utilisation de la caméra sont vraiment mineurs pour en faire une oeuvre à part entière.

les amateurs du genre apprécieront, en particulier ceux qui n'auront pas vu l'original, les autres vont s'endormir légèrement jusqu'à ce que la partie vengeance se pointe. "I Spit On Your Grave" version 2010 est un film qui a son charme mais dans l'ensemble reste assez vain, reste la jolie Sarah Butler assez convaincante sauf quand elle assomme ses agresseurs (on dirait qu'elle chasse une mouche sur leurs épaules au moment de les frapper !!!). Pas de quoi cracher sur ce film, mais les concepteurs auraient pu cracher quelque chose d'autre au lieu de nous cracher une copie presque carbone au visage !

Rasen
Rasen(1998)

La saga "Ring" c'est un p'tit peu comme "Ju On", c'est nébuleux et on s'y perd dans un flot de suites, de remakes et rebelotte, à croire que ça ne finit jamais. Heureusement "Ring" n'est pas aussi bordelique que la saga de Shimizu, mais faut reconnaître qu'avec les bouquins (Ring, Rasen, Loop), la saga japonaise (Ring, Ring 2 et Ring 0), le remake coréen (Ring Virus) et la saga américaine (Ring, Ring Two et bientôt "Ring 3"), y'a de quoi avoir mal au crâne.

Bien que Hideo Nakata, le réalisateur du premier Ring, ai tourné sa propre suite, Ring 2, "Rasen" est la véritable suite de Ring car directement tiré du bouquin faisant partie intégrante de la célèbre saga horrifique. Bien que "Rasen" me paraisse un peu bizarre, ça ne peut pas être pire que le "Ring 2" de Nakata qui était vraiment à chier !!! Alors allons-y pour "Rasen".
Ce film démarre là où "Ring" s'était arrêté, le docteur Takayama est mort, victime de Sadako, son ex-femme Asakawa et leurs fils ont disparu. Ils laissent derrière eux de nombreuses questions et une obscure histoire de cassette vidéo meurtrière.

Le film s'arrête sur Dr Ando, camarade d'université de Takayama, est un homme qui souffre de la perte de son fils mais doit se reprendre car il est celui qui doit autopsier Takayama. Il découvre dans son estomac une série de chiffre qui constituent un code, et une étrange tumeur dans la gorge. D'abord sceptique quant à cette histoire de cassette, il va se retrouver impliquer, et jouera même un rôle essentiel dans une affaire qui le mènera encore plus loin qu'il ne l'imaginait !

Là où "Ring" versait dans le surnaturel, "Rasen" met davantage l'accent sur le scientifique, même si la surnaturel n'est jamais loin. Mais il est ici davantage question de virus, de maladie, de transmission d'ADN et tout ça dans un but précis qui se démarque profondémment des intentions de "Ring". Toutes ces explications peuvent dérouter un peu, et nuisent à l'aspect mystérieux et donc plus attirant de l'opus précédent, Sadako y est moins effrayante, finit la fillette au visage bouffée par les cheveux, c'est une femme au visage bien découvert, attirante et sexuée.

Autre aspect qui rend ce film légitime en tant que suite de "Ring" (ça l'était déjà mais bon), c'est la présence du grand Hiroyuki Sanada, qui reprend ici son rôle du Dr Takayama comme dans le film de Nakata et le film utilise même les images d'archive de "Ring" pour montrer Asakawa. On est donc bien en terrain connu. Bien plus orienté enquête et science, "Rasen" décevra à coup sûr les fans les plus acharnés de "Ring" mais c'est une variation intéressante qui se démarque de nos attentes et ça c'est pas une mauvaise chose, au moins on est surpris. Mais il est vrai que c'est une direction qui n'est pas rendue très palpitante dans la film et on pouvait s'attendre à mieux.
Mais ça reste largement mieux que "Ring 2" qui était complètement en roue libre (et pour cause), ce film là sait où il va, le seul problème c'est qu'il ne nous fait pas passer le meilleur des voyages !

Animal Kingdom

Après "Red Hill", voilà un autre film australien qui renoue avec le western même si l'action du film se déroule de nos jours ! Dans "Animal Kingdom" nous suivons la famille (dans tous les sens du terme) Cody à travers les yeux de son membre le plus jeune et le plus "innocent" Joshua, fraîchement enrôlé après la mort de sa mère.

Après toute une vie passée à l'écart cette partie de sa famille, Joshua plonge littéralement les deux pieds à la fois dans une nouvelle famille et un nouveau style de vie qu'in ne connaissait sûrement qu'à la télé. En effet, Barry, Craig, Darren et la grand-mère Smurf, tous sont d'authentiques criminel qui font l'objet d'une surveillance accrue de la police qui entend bien mettre un terme aux activités des Cody, en particulier Barry le "dur" de la famille et aussi le membre le plus recherché !

La comparaison avec le western n'est pas vaine ici, que ce soit du côtés des flics comme des criminels, des règles sont brisées, les initiatives malheureuses ou couillues sont légions et seuls les plus fort et les mieux armés (pas forcément avec des flingues) resteront debout. On suit "Animal Kingdom" à travers les yeux de Joshua et bien qu'on n'assiste pas à une histoire classique de montée au pouvoir, on voit de la plus juste des manières un jeune blanc bec grandire au gré des épreuves qu'il traversera, les choix qu'il a à faire pour sa propre vie et celle de ceux qu'il aime, quitte à trahir !

C'est sec, brutal mais aussi émouvant, les Cody ne sont pas que des criminels ils sont aussi une famille, soudée les uns envers les autres mais aussi impitoyable lorsque les circonstances l'exigent (du moins, de leur point de vue). Bien sûr on ne suit pas que cette famille là, on voit aussi l'itinéraire des flics représentés par le personnage du toujours excellent Guy Pierce, mais il n'est qu'une partie visible et honnête d'un iceberg composé de francs tireurs et de corrompus.

Porté par une très bonne interprétation dans l'ensemble, on remarquera bien sûr l'interprétation toute en nuance et impressionnante de Jacki Weaver dans le rôle de la grand-mère Smurf, attentionnée qui passe son temps à appeler "chat" ou "châton" les membres de sa famille mais qui change littéralement de visage lorsqu'il s'agit de défendre les siens et leurs intérêts ! La réalisation est classique et sobre mais ne perd pas une miette des aventures et mésaventures d'une famille pas comme les autres. Je dois avouer que je m'attendais à quelque chose d'autre, mais je n'ai pas vraiment été déçu parce que j'ai aimé ce que j'ai vu. Encore une réussite de plus pour le cinéma australien, vivement la prochaine perle !

The Green Hornet
½

Il est enfin là, le "Green Hornet" dont Seth Rogen nous rebattait les oreilles encore et encore il y a de cela 3 ans environ, il était question qu'il écrive le scénario avec son pote Goldberg et (super nouvelle) Stephen Chow jouerait Kato et réaliserait le film. Quand on pense à ce que ce dernier à fait avec "Shaolin Soccer" et Kung Fu Hustle", on était carrément impatient de voir ce que ça donnerait. Malheureusement, le sort en a voulu autrement, avec un Stephen Chow qui délaisse d'abord la réalisation du film (en gardant le rôle de Kato) puis laisse carrément le projet tout entier. Pas de panique cependant, Jay Chou a pris sa place et Gondry se met à la réalisation, et voilà, il est sorti cette semaine et on peut enfin juger sur pièce !

Autre chose qui n'était pas acquise également c'était l'adhésion du public quant au choix de l'interprète de Britt Reid/Green Hornet, j'ai nommé Seth Rogen. Pour la plupart des gens (un peu à raison, faut l'avouer), Rogen c'est l'éternel ado irresponsable qui fume plus de pétard que tous les habitants d'Amsterdam réunis et ce, quel que soit le film. En plus, avec l'abondance de film de super héros, le public est également habitué à voir quelqun au physique plus avantageux, et c'est pas la bedaine, le double menton et la tignasse bouclée de Rogen qui allaient convaincre !

Bah en fait, Rogen en est parfaitement conscient, bien qu'il ait perdu du poids et semble s'être mis en forme pour convaincre suffisamment, il n'a pas décidé de se prendre pour ce qu'il n'était pas et il fait ce qu'il sait faire le mieux, jouer les irresponsable fêtard, égoïste et mysogine. Il est donc Britt Reid, fils privilégié d'un magnat de la presse, James Reid, mort dans d'étrange condition. Il devient l'héritier du Daily Sentinel et de toute la fortune de son père, mais alors qu'il semble avoir tout, il lui manque l'essentiel : un but dans la vie !

C'est là qu'intervient Kato, homme à tout faire (dans tous les sens du terme) du paternel et bientôt ami et acolyte de Britt. A eux deux, ils feront trembler l'empire du crime bâtit par Chudnofsky. C'est à coup de gadget, de chance et d'opportunisme à la limite de la naïveté que le duo dynamique fera son trou dans la ville de Los Angeles et dan les médias ! Alors pour être franc, j'ai plutôt bien aimé, c'est drôle, bien rythmé et ceux qui connaissaient un peu la série télé des années 60 auront sans doute remarqué les clins d'oeil à Bruce Lee, le plus célèbre interprète de Kato (les dessins sur le cahier, le fameux One Inch Punch entre autres). Mais ça ne s'arrête pas là, on a même droit à un petit clin d'oeil à l'interprète du Kato des années 40, Keye Luke (le vieux dans "Gremlins"). On voit que Rogen met beaucoup de son cru dans le scénario, mais il n'oublie jamais le personnage et toute sa mythologie en cours de route.

Le film trouve également sa force dans des seconds rôles solide, Wilkinson, Olmos sans oublier une Diaz surprenante et dont le talent comique est bien exploité ici. Evidemment, je ne peut pas occulter Christoph Waltz qui joue le méchant du film, mais bien qu'il ai l'air de s'amuser, il en impose moins cette fois-ci, contrairement à son interprétation dans le dernier Tarantino....ah et j'oubliais presque le caméo hilarant de Franco qui achève l'inévitable comparaison de ce film avec une autre comédie/action : "Pineapple Express".

La réalisation de Gondry est plus classique ici, ce qui risque de décevoir ou déconcerter les gens, mais il reste quelques particularités parfois très réussies comme les effets "multitples" quand Kato se bat ou parfois juste bon comme la vision "radar" (toujours lorsque Kato se bat lol). Mais il y a aussi une chose qui démarque ce film des autres film de super héros, c'est la formule, même si on a droit au discours de prise de responsabilité etc etc, le "Green Hornet" n'est pas présenté comme un héros classique, un peu hors là loi, foutant le bordel, il est là version déjanté et comique de Batman et ça nous change un peu, tant mieux.

"The Green Hornet" à la sauce Rogen (plus que Gondry) vaut mieux que ce que l'on pense, respectueux du personnage, drôle et fait l'effet d'un petit courant d'air frais dans un univers très (trop ?) formaté des films de super héros. Et puis dans le genre "le héros est un acolyte et l'acolyte est le vrai héros"(Jay Chou assure !!), je n'ai pas vu mieux depuis l'excellent "Big Trouble In Little China" ! Une bonne surprise qui pourrait donner une très bonne suite si la bonne humeur y est toujours au rendez-vous !

F
F(2010)

Comme son titre l'indique, "F" est une note peu glorieuse qu'un prof donne à ses élèves lorsqu'ils rendent un devoir trop baclé.....du moins dans la notation anglo-saxone. Car c'est bien en Angleterre que ce film se passe, dans un lycée plus précisément où Robert Anderson, prof au bout du rouleau, noie sa peur des élèves violent et peu respecteux dans l'alcool. Ses collègues ne l'estime pas, la principal rêve de le virer et sa propre fille (et élève) s'éloigne de lui.

Alors que c'est le bordel aussi bien dans sa vie personnelle que privée que Robert Anderson doit faire face à l'inattendu. Pendant qu'il garde sa fille en retenue au lycée en début de soirée, des ados encapuchonnés, bondissant (faut les voir, de vrais singes !) et surtout armés attaquent l'école et ses occupants, tout le monde. Les anglais nous ont souvent habitués au meilleur en matière de film de genre ces derniers temps et il est donc normal d'aborder "F" de manière positive, premier bon point : le film est relativement court, ce qui nous promet un film tendu du début jusqu'à la fin, avec un sujet pareil on est déjà prêt à s'accrocher à son siège. Deuxième bon point : la présence de l'excellent David Schofield (Falco dans "Gladiator") qui est brillant en prof désabusé et père dépassé.

Quant à savoir si ces deux éléments suffisent pour faire un bon film, je dirais......oui et non. Oui d'abord, parce que malgré la courte durée, le film prend le temps de présenter le personnage de Robert Anderson ainsi que ses troubles, on en sait assez pour s'attacher au personnage et se sentir concerner par ce qui lui arrive. Dans ce genre de film, l'implication est très importante, sinon ce n'est qu'un défilé de "jump scare" inutile.
Les jeunes intrus sont assez menaçant, semblent insaisissable et mystérieux et toujours accompagnés d'une musique efficace qui n'est pas sans rappeler celle des gialli et même de "Suspiria". Les effets gores sont réussis et dosé, pas de surenchère et la conclusion finale est assez réussis et offre aux personnages concernés une dimension supplémentaire inattendue.

et le "Non" pour le côté un peu trop référentiel des scènes de sièges montant en crescendo qui renvoient directement aux récents "Ils" et "The Strangers" (le look des assaillants, le jet de milk-shake qui fait apparaître une phrase menaçante). A l'exception du personnage d'Anderson et (dans une moindre mesure) sa fille Kate, les autres personnages ont l'air d'être là juste pour être là ou plutôt juste pour être massacré par les intrus à capuche, on s'en fout presque qu'ils se fassent buter ou alors on se soucie juste de savoir quelle partie de leurs corps sera charcutée. La violence est souvent hors-champ, ce qui n'est pas une mauvaise chose, mais ce n'est pas toujours bien utilisé et du coup on a l'impression que Johannes Roberts n'assume pas totalement son film et le place le cul entre deux chaises.

Malgré tout, "F" n'a rien d'un navet et fonctionne assez bien par moment, on ne s'ennuie pas et c'est pas la pire façon de passer 1h15 de son temps. Le film manque un peu de pertinence, surtout lorsqu'on voit s'esquisser quelques reflexions sur le système scolaire et la violence à l'école qui n'aboutissent pas à grand chose. Mais Schofield assure et le spectacle ne manque pas, cependant, il ne faut pas non plus s'attendre à du nouveau ou de l'inoubliable.

The Man From Nowhere
½

"Man from nowhere" est pour moi un film qui vient de nulle part, mais dès que j'ai apprès son existence, je n'avais qu'une envie c'était de le voir. L'histoire d'un homme obscur et solitaire, Cha Tae Sik, prêteur sur gage n'entretient qu'un seul contact, celui d'une gamine qui se trouve être sa voisine, So-Mi. Mais alors que sa mère tremple dans une sale histoire de drogue, So-Mi est enlevé et utilisé dans un trafic de drogue mais aussi d'organe. Cha Tae Sik tente alors l'impossible. De prime abord, on peut se demander ce qu'un homme seul peut faire, seulement voilà, Cha Tae Sik n'est peut-être pas n'importe qui....

Superbement mis en image, "Man from Nowhere" captive dès le début, le décor est planté de la plus juste des manière, à commencer par la relation entre Cha Tae Sik et So-Mi, les rapports entre So-Mi et sa mère, et en parallèle, l'enquête policière qui file un gang qui touchera durablement la vie de tout ces personnages. Par bien des aspects, ce film fait penser à la fois à "Man on Fire", la trilogie Bourne et même un peu de "Taken", mais "Man of Nowhere" c'est tous ça sans les effets de style inutilement tape à l'oeil de Tony Scott, sans la caméra parkinsonienne de Greengrass et sans le côté jeu vidéo de Morel.

Porté par des comédiens formidable, en particulier Bin Won, qui malgré un physique surprenant pour ce genre de rôle et même un p'tit peu jeune, celui-ci bouffe l'écran par son charisme et sa justesse. On ne reconnaît pas du tout l'attardé fils à sa maman qu'il était dans "Mother" autre film qui prouve son talent. Comme je l'ai dit plus tôt, c'est également un film aux images léchés, à la mise en scène sobre mais pas classique, y'a du style, de l'énergie et l'action est visible !!!! (Voyez, c'est pas du de tenir une caméra correctement !!).

On trouve de l'action, un toute petite pointe d'humour mais beaucoup moins que dans d'autres productions coréene, et également des sujets grave comme l'esclavage d'enfant et le trafic d'organe. Et pour les amateurs de baston, il y a là quelques unes des meilleures scènes de combat qu'on ai pu voir depuis bien longtemps, on n'en perd pas une miette, c'est tendu, sanglant et d'une précision affolante. "Man of Nowhere" venait peut-être de nulle part, mais maintenant que je l'ai vu, je peux affirmer là où il sera, dans ma liste des meilleurs film de cette année. Eh ouais, l'année vient à peine de commencer pourtant !

Frozen
Frozen(2010)

Le réalisateur Adam Green est le genre de personne qui fait plaisir, plein de bonnes intentions qui ne virent jamais à la prétention la plus pédante. Avec "Hatchet" (et sa suite), il avait à coeur à sortir le genre horreur américain de sa routine infernale faite de suites et de remakes à répétition. Faire quelque chose d'original ou au moins essayer, il n'a pas l'air de demander grand chose comme ça, mais à l'heure où les partis pris artistique se font rare au profit des formules toutes faites, Adam Green fait vraiment plaisir.

C'est pourquoi, fort de sa précédente expérience qui nous a donné un film certes imparfait mais vraiment sympathique, il écrit et réalise "Frozen". Son histoire est des plus simples, deux garçons et une fille (mais zéro possibilités lol), se retrouvent coincés sur leur télésiège qui se trouve à plusieurs mètres du sol, trop haut pour envisager de sauter sans se péter les jambes ! Ils vont alors devoir lutter, contre le froid, les loups affamés, les idées les plus folles pour s'en sortir et surtout, mais il n'est pas possible pour eux de rester là sans réagir.

Green a bien compris qu'il n'y a pas plus flippant que le tangible, il ne s'agit pas de voir des jeunes échapper à un tueur déformé, invincible qui hache la barback. Il s'agit d'une peur bien plausible, qui pourrait arriver dans la vie réelle et qui peut même se trouver être la hantise de quelque personnes, peut rassuré par ses moyens de transport à la sécurité très aléatoire (un machin suspendu dans les air par un mécanisme pas toujours entretenu, bonjour !!!!). Et en matière de trouille et de tension, on peut dire que c'est plutôt réussi !

Après un début des plus classique qui nous donne le temps de s'attacher aux personnages (typique du survival de base), le film démarre vraiment au moment fatidique et ne nous lâche plus jusqu'à la fin, on se met à s'agripper à tout ce qu'on peut comme si on était suspendu avec eux. Green se sent concerné par ses personnages et si son film marche c'est parce qu'il sait rendre la menace réelle et crédible, on croît à fond à tout ce qui arrive aux persos. Evidemment, l'interprétation du trio d'acteur y est pour beaucoup, et en plus ceux-là sont des habitués du fantastique, Ashmore qui vient des "X-Men", Zegers qu'on a vu dans "Dawn of the Dead" et "Wrong Turn", sans oublier Bell apparue récemment dans la série évènement "The Walking Dead". A signaler également, le caméo d'un habitué des productions Green, j'ai nommé Kane "c'est moi le vrai Voorhees, enfoiré" Hodder.

"Frozen" évite plutôt bien les pièges et les poncifs faciles dans lequel tombe trop souvent les films aux bonnes idées, et fait passer un excellent moment à trembler de froid et de peur même si on regarde le film sous un soleil de plomb. Le réalisateur considère ce film comme son meilleur, et il a bien raison !

The Ring Virus
½

Après l'excellent "Ringu" des japonais et avant le pitoyable "The Ring" des américains, voici "The Ring Virus" des coréens. C'est pas tous le temps qu'on tombe sur un remake venant d'un pays autre que les USA, en Inde ils en font des tonnes et on n'en entend rarement parler, ici ça vient de Corée et à part pour les initiés, cette version n'a pas fait grand bruit hors d'orient. Mais j'attends pas mal de cette version du pays du matin calme, car dans ce pays-là aussi, ils font du bon boulot en matière d'horreur, y'a qu'à voir "Whispering Corridors" pour s'en rendre compte !

L'histoire est en gros la même que dans l'original, une journaliste enquête sur la mort de sa nièce (et certains de ses camarades), emportée par une mystérieuse crise cardiaque. Elle va croiser dans son enquête un médecin qui ne croît pas aux raisons oficielles sur la mort de ces jeunes et il va prêter main forte à notre journaliste en quête de réponses. Dans les points fort, les coréens ne sont pas tombés dans le même panneau que les américains, alors que ces derniers ne se sont contenté que d'une version "blanchisée" du film de Nakata, la version coréene prend des chemins un peu différents.

A commencer par les personnages, la journaliste a une fille au lieu d'un fils, l'homme qui enquête avec elle n'est pas son ex-mari cette fois, et le personnage faisant office de Sadako, ici Eun-Suh, est traité un peu différent mais avec toujours autant de mystère mais avec plus d'ambiguïté. Cinématographiquement, cette version tranche un peu avec un style un peu plus dynamique, un petit peu plus orientée action qui s'élogine du côté contemplatif de la version originale. Mais l'atmosphère est toujours là, bien rendue, les acteurs sont pas mauvais et Eun-Suh est un savoureux mélange de d'érotisme, de force et dont la présence hante littéralement le film.

J'avais entendu parler du fait que la grande scène finale était plus effrayante que la version japonaise.....même si elle est plutôt réussie, je trouve quand même que Nakata s'en est mieux tiré. "The Ring virus" est un bon remake, légèrement plus explicatif et orienté action mais qui parvient tout de même à s'approprier une histoire rendue immortelle par "Ringu" et ce à un an d'intervalle à peine (98 et 99). Nettement supérieur au très surrestimé remake américain, modèle de gros sabots par excellence !!! Un film qui a sa place dans la mythologie "Ring" au côté des épisodes les plus réussis de la célèbre franchise !

BMX Bandits
BMX Bandits(1983)
½

D'après Tarantino (décidément, il sait tout sur tout celui-là !), si on avait grandi en Australie, "BMX Bandits" serait notre "Goonies". En tout cas je comprends ce qu'il veut dire par là, car tout dans ce film crie le film culte de la jeunesse. Un cadre magnifique, des jeunes insouciant qui font du vélo et rien d'autres, à croire que la vie ne se résume qu'à ça, des méchants crétins et de la bonne humeur.

Il n'en faut pas plus pour passer un moment agréable avec en prime des dialogues savoureusement niais, typique du genre de production pour jeunots. Mais Trenchard-Smith qui n'a rien d'un Disney ne prend personne pour un con lorsqu'il s'agit de montrer de l'action, le réalisateur de "The Man from Hong Kong" utilise à merveille le cadre de la côte australienne pour filmer des poursuites de malades, pleines d'action avec une énergie communicative. Les acteurs sont tout ce qu'il y a de respectable, les méchants cabotine à mort, surtout The Boss avec son allure de Chuck Norris.

Bien sûr, on voit pour la première fois à l'écran Nicole Kidman, avant Hollywood et la chirurgie réparatrice, et elle est plutôt douée, sa réussite l'a prouvé. Les deux jeunes qui l'accompagnent ne sont pas en restes et on sent une bonne alchimie entre les trois, primordiales pour que le plus grand nombre s'identifient à eux, d'autant plus qu'ils portent pratiquement le film sur leurs épaules.

"BMX Bandits" est l'archétype du film pour jeune, et il s'en sort pas mal dans ce domaine, le côté un peu niais et très années 80 est bien compensé par les scènes de poursuite de haut niveau et par la bonne humeur ambiante !!

Rape! 13th Hour (Reipu 25-ji: Bôkan)
½

Autre volet de la trilogie du viol par Yasuaru Hesebe, avec "Rape" et "Assaut Jack the Ripper", celui-ci est certainement le plus pervers de ceux que j'ai vu (pas vu "Rape"). Un violeur en série sapé comme un chanteur de disco enrôle un paumé avec lui dans sa croisade de débauche. Seulement y'a un os, trois homos sont à sa poursuite sans qu'on sache vraiment pourquoi au début....en fait, le chef voulait que le violeur le baise un bon coup mais quand celui-ci à refusé, c'est devenu la guerre !!

Contrairement à "Assaut Jack The Ripper", il y a un peu moins de dialogue et les seuls personnages qu'on voit sont soit des violeurs soit des victimes. Le thème de la sage est vraiment concentré ici, les scènes de viols sont plus ou moins choquantes, certaines victimes sont choquées, d'autres en redemandent (comme dans "Hanzo the Razor"), et à la fin le violeur en prend pour son grade par le "gang" des trois "macho men".

Je l'ai trouvé moins prenant que l'autre malgré que le sujet soit assez dur, l'ennui pointait quelques petites fois même si c'était parfois assez drôle involontairement, les japonais savent toujours y faire en matière d'érotisme, ça filme juste ce qu'il faut. D'ailleurs on est content qu'Hasebe garde ses distances dans la scène du viol homo, pas des plus traumatisante mais c'est pas rien non plus. Rigolo de montrer de telles monstres comme les héros du film, à la fin, le protégé est pourchassé et on se surprend à vouloir qu'il survive. Un film qui se veut dérangeant mais qui n'y arrive pas totalement, à voir si le genre est familier sinon ça risque de déconcerter pas mal !

Mother (Madeo)
½

Et une réussite de plus à mettre au compte du cinéma coréeen, bon j'suis pas naïf non plus, ça veut pas dire qu'ils ne font que des tueries, mais j'aime le peu que je voit en tout cas. Faut dire aussi que le responsable de ce film n'est autre que Bong Joon-Ho, le mec derrière "Memories of murder" et "The Host", deux putains de film. Il signe avec "Mother" sans doute l'un de ses meilleurs films en ne trahissant jamais son style qui mélange toujours aussi habilement drame et humour grinçant.

Dans "Mother", on voit une mère (évidemment) venir au secours de son fils Do-Joon lorsque celui-ci est, selon elle, injustement accusé du meurtre d'une jeune lycéene. La vie n'est pas facile pour tous les deux, ils ne roulent pas sur l'or et la mère veille constamment sur son garçon vu que celui-ci présente toutes les caractéristique d'un attardé mental. C'est en ne comptant que sur elle, son amour et sa dévotion pour faire éclater la vérité sur cette triste histoire.

Raconté comme ça, ça a l'air plutôt classique, mais un chef d'oeuvre ne repose pas sur son sujet, c'est bien son traitement qui fait la différence. Combien de fois on a vu des pitch en or tombé comme un soufflet à cause d'une mauvaise réalisation, de mauvais choix artistiques et en plus de mauvais acteurs. Si un jour il était question de faire un film sur un haricot qui pète, avec le bon traitement et la bonne approche, il peut valoire 1000 fois n'importe quelle brouette à Oscar.

C'est le cas ici, le film prend bien son temps pour présenter chaque personnage, lesquels auront une importance capitale durant le film, chacun d'eux. Magnifiquement filmé, Bong tire le meilleur parti des paysages comme du milieu urbain aussi délabré qu'il puisse être. Comme je l'ai dit précédemment, l'humour côtoie l'horreur de la situation, un meurtre, une possible injustice (et donc une aute vie détruite) et l'impuissance d'une mère que personne n'écoute. A aucun moment, Bong ne néglige ses personnages qu'il fait évoluer de la manière la plus juste possible, "Mother" est un film qui fait réfléchir sur la notion de sacrifice, l'amour aveugle et aussi les faux semblants, qu'est-ce qu'on serait prêt à faire pour la personne aimée, jusqu'où on irait ? "Mother" pose la question et le spectateur peut essayer d'y répondre avec la conclusion qui restera longtemps gravée dans la tête, aussi bien par son côté implacable que monstrueusement humain.

Il est clair que ce film est une réussite, aussi bien grâce à Bong que ses comédiens unanimement remarquable en mentionnant bien sûr le duo de la mère et de son fils joué par Hye-Ja Kim et Bin Won, ils sont à eux deux un modèle de justesse et de crédibilité qui peut faire école n'importe où dans le monde ! Il est vraiment dommage que ce film n'ai pas plus de reconnaissance mais je ne suis pas inquièt, il obtiendra ce qu'il mérite, tôt ou tard, comme tous les vrais bons film !

I'm Still Here

En 2008, Joaquin Phoenix annonçait qu'il se retirait du cinoche pour être rappeur. Ca faisait deux grosse surprise d'un seul coup, personne ne le voyait arrêter et tout le monde disait qu'il ne pourrait jamais rapper correctement. Cet évènement a été couvert par les médias, des videos de Joaquin Phoenix en train de rapper se trouvaient partout sur le net, mais de tout ça on ne sait que ce qu'on nous dit.

C'est là qu'intervient "I'm Still Here" qui nous fait vivre toute cette épopée de l'intérieure, du point de vue du principal intéressé, Joaquin Phoenix lui-même, dégradé physiquement, grosse bedaine, barbe broussailleuse et lunette noire, habillé en clodo. Ceux qui s'y connaissent un peu en rap pourraient le comparer à un Sage Francis/Xaul Xan qui aurait trop bu ! C'est dans cet état qu'on le voit pendant tout le documentaire signé Casey Affleck, et il est long ce doc, presque 2h.

Pendant presque 2h on le voit lutter pour se débarrasser d'une image dont il ne veut plus, et lutter pour sa crédibilité en tant que personne qui veut changer de vie. Mais l'opinion public et les médias ne l'entendent pas vraiment de cette oreille, qualifié de blague et tourné en ridicule de toutes les façon possible à la télé comme sur le net, le parcour est difficile. De son côté, on le voit engueuler ses amis, s'adonner à la débauche, voir ses amis lui tourner le dos, y'en a même un qui lui chie littéralement sur la figure pendant qu'il dort. A part ça, il réussi à contacter Puffy qui écoute avec un air plutôt dubitatif les productions de Phoenix (ma préférée c'est "compli-fucking-cation" !!!). Le poids de l'opinion devient de plus en plus lourd et Phoenix part au Panama se ressourcer, voir son père, se perdre dans la nature, dans le calme et la tranquillité !

Tout ça en fait bah, c'est du cinoche, mis en scène de A à Z, "I'm Still Here" est savamment orchestré, joué et animé d'un esprit de révolutionnaire contre un business formaté où ce qui sort de l'ordinaire est montré du doigt avec un gros laser rouge vif !! Une sorte de doigt d'honneur géant au système et au public qui marche à fond dans tout ce que les médias racontent, et aussi une manière de se libérer, comme une thérapie qui a tout l'air d'une branlette unilatérale mais qui peut parler au plus grand nombre pour peu qu'on soit attentif au message. Brillant, contestataire, dingue (faut voir Joaquin Phoenix rapper), "I'm Still Here" est un documentaire et surtout un film à part et qui ne cherche pas à se faire une place, ce film va là où il veut !

Saw 3D
Saw 3D(2010)

C'EST NUL !!!
Dernier épisode d'une saga qui a rendue l'âme depuis au moins le numéro 3. Flashback sur flashback de flashback de flashback et c'est sensé amener quelque chose de logique en plus de ça. Prévisible du début jusqu'à la fin, le plus grave dans tout ça, c'est que ce film est une gigantesque parodie involontaire multipliant les gimmicks et pompant allègrement les anciens épisodes pour nous amener une conclusion prétenduement satisfaisante.

Sans doute pour des fins commerciales et peut-être aussi pour mettre aux spéculations incessante dans les forums depuis la fin du premier "Saw", le Dr Gordon est vivant, et ouais, il a une prothèse mais il respire le mec, super !!! A côté de ça, un p'tit malin se fait du blé en vendant son histoire de survivant de Jigsaw mais, surprise, il va se retrouver dans un autre piège qui s'avère être le seul piège qu'il aura connu parce que, la première fois c'était un mensonge.

A chaque fois qu'il doit sauver un partenaire, ça foire et on a droit à la chaire tripatouillée, démembrée, écrasée, bouzillée, à se demander à quoi ça sert qu'il se démerde à vouloir les sortir de là. On sent le film baigner dans une complaisance aveugle et se fiche du sort de ses personnages, qu'ils crèvent, ça fait bien de montrer à quel point les maquilleurs font du bon boulot en matière de corps déchiquetté et de sang presque rose fluo !!! On ne se sent jamais impliqué et on s'emmerde devant une enfilade de boucherie sans véritable enjeux et inutiles. Les autres intrigues ne sont là que pour meubler un film d'1h30 qui méritait de ne durer que 10 minutes donc là aussi, on n'en n'a rien à cirer.

Et quand on se dit que ça ne pouvait pas tomber plus bas, voilà que les nouveaux Jigsaw donnent dans le réactionnaire, les premières victimes, deux mecs, laissent volontairement crever une nana qui les avaient trompées, et ensuite ce sont des jeunes racistes qui sont visés (évidemment, ils meurent aussi les vilains). Irresponsable, filmé n'importe comment, une direction artistique digne d'un porno à petit budget, des acteurs à faire peur tellement ils sont nuls, parler aussi mal de ce film c'est comme frapper un homme à terre criblé de balle et dont le corps a pourri et bouffé par les asticots. C'est à ça que ressemble la franchise "Saw" maintenant, et on se met à prier que les producteurs cupides et sans scrupules ne succomberont pas à l'appât du gain et nous faire un numéro 8 qui serait soi-disant là pour nous dire toute l'histoire.

Pendant ce temps-là, je me souviens de l'enthousiasme que j'avais après la découverte du 1, et la promesse de l'un des producteurs de ne pas foutre la franchise en l'air après la sortie du 2................Quelle foutue connerie !!! et je sais que je l'ai déjà dit mais : C'EST NUL !!!!!!!!!!

Death Race 2
Death Race 2(2010)

"Death Race 2" est un film qu'on peut comparer à un citron pressé jusqu'à la dernière goutte. C'est vrai, c'est la suite qui s'avère être la prequel d'un remake mais avec des accent de second remake. De quoi donner mal au crâne. Alors oui ça s'appelle "Death Race 2", mais l'action se passe avant le premier film réalisé par Anderson, l'origine du personnage énigmatique de Frankenstein est dévoilée.

Il s'agit de Carl Lucas, chauffeur pour les braquages qui s'est fait pincer lorsque le dernier coup à foiré, il a accepté de prendre plein pot en prison mais son ancien patron veut sa mort histoire d'être sûr !! Là où il est incarcéré, une arriviste de la pire espèce organise des combats à mort sous le nom de Death Match (sans le "celebrity" lol) pour rapporter de l'argent à la compagnie Weyland (comme dans "Alien"). Seulement voilà, ça rapporte pas tant que ça et le tout est remanié pour ce qui sera Death Race, sorte de Wipeout entre taulards sur quatre roues.

Carl Lucas devient rapidement la vedette de ce "jeu" mais après une trahison, il se retrouve brûlé vif dans sa caisse et considéré comme mort, mais sa resurrection est proche sous le nom de......tin tin tin.....Frankenstein !!!! Seul ennui, c'est à la fin qu'il le devient, parce que pendant tout le film il est juste Lucas, gars sympathique qui se fait autant de pote que d'ennemies et se tape une jolie gonzesse dans la foulée ça vous rappelle quelque chose ? Ouais, c'est exactement ce qui se passe dans "Death Race 1".

Si on fait abstraction des personnages récurrents qu'on a vu en 2008 comme Lists ou 14K, on a l'impression de voir les mêmes rôles mais avec des têtes et des noms différents, même les courses qui ont de la gueule pour un si petit budget rappelle le film d'Anderson (producteur pour celui-là). Y'a vraiment que Sean Bean, et encore, qui fait un peu "inédit". C'est quoi cette prequel a vraiment des allures de remake déguisés. Mais, on constate avec surprise que le tout fonctionne plutôt bien, c'est pas chiche en matière d'action et ça se permet même d'être violent par moment, ça se prend pas au sérieux et on s'éclate bien finalement. y'a du beau monde, Trejo, Goss, Rhames, Koehler, y'a même une allusion au personnage de Joan Allen. Sans parler de Lauren Cohan et Tanit Phoenix qui garantissent le quota de fille sexy dans un film rempli d'mecs !

Loin d'être dégueu, marrant à regarder et assez bien foutu, "Death Race 2" ne fait pas du tout honte au premier bien que ce dernier ne soit pas un chef d'oeuvre immortel non plus !! Mais en tout cas, la marchandise rempli son contrat et je ne pense pas qu'elle avait un autre but que celui-là !

Don't Torture a Duckling

Encore un de ces films dont les italiens ont le secret, "Don't torture a duckling" est ce qu'on appelle un giallo, mais dans celui-là, les victimes ne sont pas des femmes canons mais des petits garçons ! Avec un sujet aussi controversé qu'effrayant, on s'attend naturellement à une surprise de taille !!

C'est ce qui déçoit légèrement, le sujet pouvait appeler à quelque chose d'un peu, mais la conclusion est légèrement prévisible. Malgré les efforts pour cacher jusqu'à la fin l'identité du tueur, on peut quand même avoir sa petite idée pour peu qu'on soit habitué à ce genre de films. Mais c'est faire la fine bouche, parce que franchement, y'a largement pire et comme je le disais, le film n'abat pas toutes ses cartes d'un seul coup et s'efforce de maintenir le suspens jusqu'au final.

Un final qui restera dans les annales de par sa sauvagerie qui n'a d'égale que le comique involontaire provoqué par des effets spéciaux approximatif, des grosses poupées qui font office de cadavres c'est pas du plus bel effet, faut l'avouer. Cependant c'est vraiment très sympa, les décors sont magnifiques et ajoutent à l'ambiance si particulière de ce film, des acteurs solide avec Florinda Bolkan, Marc Porel, le rigolard Geoges Wilson et l'appétissante Barbara Bouchet.

J'ai vraiment passé un bon moment, j'avais peur que le film paraisse un p'tit peu long, mais le suspens et l'intrigue sont assez bien gérés pour ne pas voir le temps passer ! C'était plutôt chouette !

Cocaine Cowboys II: Hustlin' With the Godmother
½

Réalisés deux ans le premier "Cocain Cowboys", voici la suite, davantage centré sur Griselda Blaco La Madrina, précisément la partie où elle continuait de diriger ses affaires depuis la prison fédérale où elle est incarcéré. Cette affaire est toujours racontée par certains protagonistes phare du premier opus, Singleton, Rivi etc...mais également par Charles Cosby, un dealer d'Oakland qui a connu une véritable ascencion au contact de Blanco !

Cosby a démarré petit, se faisant quand même pas mal d'argent mais à une échelle locale, lorsqu'il entend parler de Griselda Blanco à la télé, il lui écrit une lettre auquelle elle a rapidement répondu, et c'était le début d'une fructueuse collaboration allant jusqu'à la relation intime hautement improbable entre Cosby et Blanco ! Cosby ne va pas tarder à comprendre qu'il est lui aussi, comme tous les autres, un jouet entre ses mains et les conséquences dramatique de la plus petite trahison envers la dame.

D'abord redondant car ne faisant que rabacher ce qui avait été dit dans le premier opus, le deuxième fait davantage la lumière sur le scandale sexuel qui a empêché le procès de Blanco d'être mené à bien. On se dit à ce moment-là que c'est une histoire de fou et pourtant, ça a bien eu lieu, la secrétaire bossant pour l'accusation faisait du sexe au téléphone avec Rivi, homme de main et de confiance de Blanco, qui était alors un témoin clé contre elle. Et on voit la frustration encore visible de Singleton lorsqu'il évoque cette histoire.

En lui-même, le documentaire est un peu plus claire que le premier épisode mais les animation et le rap en fond sonore font assez clichés, un peu trop même. Ce qui se voulait immersif donne finalement l'effet inverse, plutôt que d'assister à un témoignage saisissant on a des fois l'impression de voir un mec se la raconter, fantasmer une vie qu'il n'a jamais vraiment eu et tout ça à cause de cette mise en forme très jeu vidéos genre GTA. C'est quand même toujours aussi informatif par moment, y'a un mec qui explique en détail comment frabriquer du crack à partir de la cocaine, c'est peut-être un peu irresponsable surtout quand on voit comment le docu est réalisé.

Un peu trop admiratif d'un système de vie qui n'a pourtant rien d'idyllique ni d'enviable (Cosby lui-même disait ne pas être heureux malgré tout l'argent), "Cocain Cowboys 2" est moins bien réussi que son modèle mais réserve une surprise qui justifie presque son existence. A la fin du 1, le doc nous disait que Blanco avait disparu de la surface de la terre après son retour en Colombie en 2004, vu ce que les autres disaient sur ce qui lui arriverait si elle y retournait, on pouvait lui prêter un sort peu enviable. Et c'est là que vient le choc, apparemment, Blanco a vu le premier épisode et en 2007 (!!!) elle envoit aux réalisateurs une photo d'elle, tout sourire et accompagné d'un mystérieux jeune homme ! La légende n'est pas prête de s'arrêter !!!

Cocaine Cowboys

"Miami Vice", "Scarface(1983)" ont trois choses en commun : la drogue, Miami........et le fait que ce soit des contes de fées comparés à la réalité. Dans les années 70 et 80, cette ville récemment popularisée par Horatio Cane était l'une des plus dangereuse du monde et une véritable plaque tournante du trafic de drogue aux USA (un peu comme Marseille, en France).

Le documentaire commence par le commencement, Miami avant cette folie, était une ville pénard où les vieux se dorait la pillule sur la plage, insouciente avec des terrains inexploités. En bref, un endroit riche en opportunités pour des gens sans scrupules, malin, avide de pouvoir et d'argent facile, des gens comme Roberts, Mundy, Rafa et la pire d'entre toute : Griselda Blanco !!!
Les films ne vont pas chercher bien loin, mais avec tous ces témoignages de montées vers le succès, d'argent qui coule à flot, de meurtre, d'histoire de corruption et autres, on peut dire que la réalité dépasse la fiction et encore, dépasser est un mot trop faible.

J'ai trouvé ce documentaire difficile à suivre au début, ça a l'air de partir dans tous les sens, témoignages et images d'archives qui fusent, je sentais la fumée sortir des oreilles. Mais ça se calme ensuite, le film prend davantage ses marques et trouve une certaine cohérence à défaut d'avoir un fil conducteur solide. Mais le bon côté est que ce n'est jamais avare en matière d'information grâce aux témoignages de personnes clés qui ont vécu cette époque de l'intérieur, des gens qui ont même façonné cette époque.

Un vrai film-témoin d'une ère pas si lointaine avec ses héros, ses méchants et ses monstres comme Blanco, véritable veuve noire (elle tuait ses amants après avoir fait l'amour avec), charismatique et d'une cruauté sans pareille dont on n'a plus de nouvelle aujourd'hui, un destin à la Jimmy Hoffa !!!! Captivant, informatif et même divertissant (ça équivaut aux meilleurs film de gangsters, sans la glorification !), "Cocaine Cowboys" raconte comment le milieu de la drogue prospère, chute, contribue à l'économie et à la renommée de Miami dans le monde. Cela nous rappelle qu'une industrie aussi florissante ne peut perdurer sans l'appui de gens haut placés, ceux-là même pour qui on vote avec le sentiment d'avoir accompli son devoir........écoeurant !!!

Buried
Buried(2010)
½

"Buried" est le genre de film à saluer pour un tas de raisons différentes, la première est que c'est un putain de bon film et la deuxième (peut-être moins évidente) c'est le fait que ce soit un film malin. En effet, ce genre de film avait absolument tout pour être une sacrée déception, un concept casse-gueule qui peut vite s'avérer être une "fausse bonne idée", un acteur vedette (trop) reconnaissable et dont les derniers choix artistique sont douteux pour certains (non, je parle pas de Green Lantern lol attendons de voir), et en plus, l'action se passe intégralement dans le plus petit espace qui soit, un cercueil donc, l'ennui se ferait vite sentir !!

Le film d'abord, un mec, Paul Conroy, se réveille dans un cercueil les mains attachées, un portable à moitié chargé (avec des caractères étrangers) et un briquet.....en tout cas, à première vue. Lui comme le spectateur n'a aucune idée du pourquoi ni comment de sa situation si ce n'est qu'il n'a visiblement pas tout le temps devant lui et qu'il est sûrement là pour une raison bien précise. Chapeau à Rodrigo Cortes qui n'a rien d'un imbécile et a su éviter tous les pièges liés aux film à scénario alléchant mais qui n'arrive pas à aller au bout de son concept.

Déjà, il a évité les flashbacks du héros ou filmer les autres membres de la famille de Conroy inquiet ou je sais pas quoi. Certains paresseux utiliseraient ça pour "donner de l'air au récit" blablabla, conneries, ça ne ferait qu'affaiblir la portée du film et toute la tension s'envolerait. Là, le spectateur et Conroy sont enfermés dans le cercueil et n'en sortent jamais, le film s'appelle "Buried", faut pas s'attendre à ce qu'il s'en sorte à coup de poing comme dans "Kill Bill 2" !!!! On se sent coincé, à l'étroit, étouffé, considérant la moindre bouffée d'oxygène, la moindre lueur d'espoir comme quelque chose d'infiniment précieux. Cortes nous enferme dans le cercueil et contrairement au personnage de Conroy, on le remercie pour ça !!!!

Vu qu'il n'y a pas de scène "extérieures", il faut bien faire passer tout le film sans faire bailler, et c'est là que c'est balèze car le film regorge de trouvaille visuelle pour traduire l'état d'esprit de Conroy qui oscille entre peur, panique, colère, satisfaction, frustration et même désespoir. Les différents moyens d'éclairage aussi ajoute à l'atmoshpère, de même que l'absence d'éclairage. Bien sûr, tout ça est une grande partie du boulot mais il aurait été saboté sans un premier rôle à la hauteur et Reynolds assure, il n'en fait jamais des caisses et l'identification à son personnage est immédiate, on étouffe avec lui, pleure avec lui, quand il se contortionne pour atteindre un objet, on souffre avec lui.

"Buried" est insolent de réussite du début à la fin, et pour en finir avec les compliments, ce n'est pas un film qui se repose sur un twist à la con. Bien sûr on est tremblant à l'idée de savoir le pourquoi du comment mais ce n'est pas ce qui intéresse Cortes et ce qui se passe dans le film suffit, et donc "Buried" ne souffre pas d'une seconde vision (et ainsi de suite). On peut le revoir encore et encore, car ses qualités vont bien au-delà du "train fantôme" comme les derniers "Saw" par exemple. Un grand film !

Scanners
Scanners(1981)

Avant de "perdre" une partie de son public avec des films comme "A history of violence" et "Eastern Promises" juste parce que ça n'avait rien à voir avec le Cronenberg d'avant, le réalisateur canadien faisait leurs bonheur avec "Scanners". Un scanner est une personne ayant des pouvoir télépathique lui permettant de pénétrer et contrôler tout ce qui constitue une sorte de réseau, aussi bien le cerveau humain que les machines, comme les ordinateurs.

Cameron Vale, un scanner fraîchement décourt, est utilisé par une société riche à million pour arrêter un semblable à la folie meurtrière. Espionnage, faux semblants, le corps comme instrument ultime, on retrouve les thèmes chers à Cronenberg (même dans ses deux derniers films, quoiqu'on en dise) et ici, ces thèmes sont au service d'une histoire de dingue, mise en image avec savoir faire et des effets spéciaux à couper le souffle même presque 30 ans après.

Lack, le grand Ironside, McGoohan, O'Neill, un casting de folie dans un film qui surprend, que j'attendais de voir depuis longtemps et que je ne regrette pas d'avoir enfin découvert. Les moments d'anthologie se succèdent, comme la célèbre tête qui explose au début du film, les affrontements psychiques qui auraient pu être de ridicule jeux d'oeil qui tourne sans le talent des acteurs, du montage et de la musique. Et bien sûr l'affrontement final entre Ironside et Lack qui trouve une conclusion inattendue après un déluge d'effet de maquillage saisissant !! Pas mal du tout pour un réalisateur qui était encore loin d'avoir déployé tout son talent, ça n'a pas traîné !!

The Last Exorcism
½

Quand un film parle d'exorcisme, un seul vient à l'esprit, j'ai pas vraiment besoin de le nommer on sait tous de quel film il s'agit. Aussi, lorsqu'il y en a un qui sort, je l'accueille toujours avec méfiance, pour être franc, à part le célèbre film de Friedkin (et ses suites et remake bidons) et la parodie avec Leslie Nielsen (RIP), j'en n'ai pas vu des masses. Que ce soit "Emily Rose" ou tout autre truc récent, je les ai toujours zappé. Mais pour une raison bizarre "The Last Exorcism" m'avait l'air attirant, et cette impression était bonne.

On suit la vie de Cotton, un prêtre qui ne se fait pas d'illusion sur sa fonction, ça rameute les foules et réchauffe les coeurs (et ça fait manger sa famille) mais en profondeur, ça reste du vent. C'est donc avec beaucoup de cynisme et d'humour qu'il évoque sa prêtrise devant la caméra qui l'accompagne dans le but de faire un reportage. Mais voilà qu'il reçoit une lettre d'un père inquiet pour sa fille parce qu'il la croît posséder par le démon. Cotton, qui a à coeur de démystifier l'exorcisme, compte bien prouver que tout ça c'est dans la tête de la gamine et il va s' y employer à fond, à défaut d'avoir la foi divine, il a au moins la foi en lui-même.

Dans une Louisiane poisseuse, marécageuse et baignant dans les multiples culte et croyance, Cotton commence son spectacle son et lumière et alors qu'il croît en avoir fini, les choses ne font que commencer. C'est une chose que j'ai beaucoup aimé dans ce film, le personnage de Cotton, parfait escroc assumé qui accomplira malgré lui le travail de toute une vie. D'abord cynique et désinvolte, on voit son personnage évoluer à mesure que l'histoire avance et Patrick Fabian donne corps à ce personnage haut en couleur, et ce de très belle manière. Le film tient en grande partie grâce à lui.

Le reste du casting aussi tient bien la route, à commencer par Ashley Bell, la possédée qui n'a rien d'une Linda Blair bis à la fois attachante et fragile puis menaçante à des moments clés. Le film joue bien sur la suggestion, le côté reportage empêche de tout voir et tout montrer et cela affole l'imagination du spectacteur lorsque des bruits et des voix menaçantes se font entendre sans qu'on sache comment ni pourquoi. Mais ce qui fait la force du film, sur la forme, est aussi sa faiblesse, comment se fait-il qu'on ai de la musique pendant les moments de frousse, ainsi que les multiples plans comme s'il s'agissait d'un film monté et découpé. Le côté "reportage" c'est bien, encore faut-il l'assumer jusqu'au bout !!!

Mais dans l'ensemble c'est assez réussi, y'a une bonne tension, ça monte petit à petit, on a droit à quelques surprises grâce à des moments de doute bien amené et une fin en partie inattendue qui renvoi à d'autres classique du genre horreur. Un film qui sait se montrer référentiel quand il le faut et qui arrive à se forger malgré tout une identité propre, dommage que sur la forme, le réalisateur se permet quelques écarts de p'tits malin, j'aurais mis une encore meilleure note !

Rammbock: Berlin Undead

Venu d'Allemagne, "Rambbock" est une excellente surprise, exemple parfait de la combinaison économie de moyen/efficacité, sans jamais se la jouer petit malin ni prétentieux ! Etalé sur une heure à peine, ce film se concentre sur un immeuble dans un quartier de Berlin assiégé par une attaque de zombie furieux et rapides, eh ouais, ils peuvent courir aussi, faites vous une raison les puristes en carton !!!!

On suit Michael, un homme sympathiquement médiocre qui va voir son ex, Gabi, chez elle sous prétexte de lui rendre ses clés, à son arrivé point de Gabi mais un jeune homme et un zombie en devenir et les choses deviennent sérieuses d'entrée de jeu. Le film est peut-être court, mais lorsque c'est bien fait il ne faut pas une heure pour exploiter des possibilités, et ici c'est réussis. Gestion de l'espace absolument génial, à mesure que l'étau se resserre autour de Michael et Harper, ils arrivent à se réfugier dans un nouvel endroit, plus étriqué ou alors plus grand que le précédent, une autre pièce, un autre appart, l'immeuble d'en face.

Les zombies n'ont pas un look des plus effrayants mais chacune de leur apparition est menaçante et efficace, rendant encore plus tendu un film qui l'est déjà jusqu'à la corde. Le film prend également le temps de soigner un peu ses personnages, la relation Michael/Gabi trouve même un développement et une conclusion dans tout ce chaos, un couple qui fini ensemble d'une manière tragique, de la trahison, de la solidarité et même de l'ingéniosité avec ces flash d'appareil photo qui tiennent les zombies à distance.

"Rammbock" est un très bon film qui a tout compris au genre à savoir prendre aussi bien soin de la partie menaçante que la partie intimiste propre aux films du genre les plus réussis. Une ambiance et une atmosphère qui ne retombe jamais, une galerie de personnages assez attachant et tout ça avec peu, chapeau bas, bien d'autres devraient en prendre de la graine !!!

Tomorrow, When the War Began
½

Alors que certains attendaient impatiemment le remake de "Red Dawn", sorte de "Breakfast Club" à la sauce NRA/invasion/politique de droite, voilà qu'on nous annonce qu'il restera au placard le temps que le studio qui le produit se remette à flot. Autrement dit, on n'est pas prêt de voir l'engin, mais c'était sans compter sur ces chers australiens, pays formé de la même façon que les USA (c'est-à-dire avec le sang de ses indigènes) qui nous offrent notre ration de lycéens commandos.

La relation entre les deux films est claire, mais les choses ne sont pas si simple car, "Tomorrow when the war began" est aussi et surtout l'adaptation d'une série de bouquin.....bon, il est vrai que ces bouquins sont apparus au début des années 90 à savoir presque 10 ans après le film de Milius. Donc, ici, une bande d'ados tous différent les uns des autres mais plus ou moins potes pour la plupart se réunissent pour aller camper dans un endroit bien paumé. Bien leur en a pris car pendant leur voyage de rêve, des avions étranger dans le ciel se multiplient, il s'agit d'une invasion, l'Australie est occupée..........ouais, en même temps, c'est pô nouveau dans l'coin !!!

D'abord effrayé pour eux et pour leurs familles, les jeunes vont décider d'agir et se battre, non pas pour sauver une nation entière au nom de je sais quel idéal, mais parce qu'ils n'ont pas l'intention de se laisser faire et qu'ils préfèreraient mourir que rien faire. Finalement oui, ils ont un idéal. Seulement, et c'est là que le film se montre malin, il ne s'agit pas de voir une bande d'ado se transformer en soldat d'élite et prendre les armes, le film cherche à montrer les rapports entre chacun, les personnalités qui se révèlent face au danger et les liens qui se resserent (ou se desserrent) face à une épreuve.

On a donc droit à quelques morceaux de bravoures comme la poursuite en camion par des engins moteurs bien curieux mais efficaces des envahisseurs, la destruction du pont. La bande de jeunes acteurs sont bons pour la plupart mais pas forcément servis par des rôles assez caricaturaux, pas grave cependant le film passe tout seul. Très marrant de voir que l'Australie avec ce film pose les mêmes interrogations que les USA avec "Red Dawn" eux qui ont été autrefois lesdits envahisseurs mais dont le patriotisme exacerbé et des fêtes comémoratives douteuses tendent à réécrire l'histoire. Ces films sont peut-être des avertissements, des rappels à l'ordre ou des tentatives de frousse, c'est selon, mais en l'état c'est aussi un solide film de genre doublé d'une petite chronique adolescente qui jouit du savoir faire australien et de ses magnifiques décors dont ne ne cessera jamais de vanter les mérites.

Iron Monkey
Iron Monkey(2001)

Ouais, bah j'ai bien galéré avant de voir la bonne version de ce film, non parce que ce con de Tarantino qui se la joue fan pur et dur du genre, ça ne lui a pas empêché de massacrer ce film au montage et de changer la musique pour je-ne-sais quelle raison à la con. Des fois c'est lui qui mériterait la fameuse paume qui fait exploser le coeur là où j'pense (exact, j'pense pas forcément au coeur !!!!).

Enfin, bien que le film mette en lumière un personnage énigmatique et populaire nommé Iron Monkey, véritable héros local des opprimés et des faible, on ne peut s'empêcher de remarquer un personnage bien connu des fans de films de kung fu, Wong Fei Hung. Ici ce n'est qu'un petit garçon accompagné de son père joué par Donnie Yen, mais on a des frissons lorsqu'on entend le célèbre "On General's Orders" chaque fois qu'il est dans le coin.

L'acteur Rongguang Yu est un excellent Iron Monkey, qui est également docteur lorsqu'il ne saute pas de toit en toit pour redresser des torts. Yuen Woo Ping, en plus d'être un chorégraphe de renom, prouve qu'il sait tenir une caméra et nous fait passer un excellent moment avec un film de super héros qui manie assez bien le mélange action/comédie, j'ai franchement rit à certains passages et ce n'était pas par moquerie. Les combats en jètes un max, même lorsqu'ils sont exagérément accéléré, mais le style veut ça, c'était aussi le cas dans "Fist of Legend" dont Woo Ping est crédité en tant que co-réalisateur. Une vraire réussite que j'ai tardé à découvrir, le mal est réparé maintenant !!!

Never Back Down

Ceux qui se sont indignés et ont jeté des pierres sur le récent remake de "Karaté Kid" n'ont absolument rien compris ! Le remake du film de John G Advilsen c'est ça, "Never Back Down"(à prononcer avec l'accent, ça fait classe !).

Comment ne pas voir les multiples renvois au petit classique de 1984, un jeune pequenaud se rend dans une ville au climat chaud OK, il craque sur une blonde OK(sans oublier qu'il est brun lui), il se met à dos la vedette de combat local OK, manque de bol la fille qui lui plaît sort avec la vedette OK, le brun va apprendre le combat avec un maître étranger et torturé OK, il va régler ses comptes lors d'un tournoi OK, il se tape la fille OK ! Bon j'arrête là, en tout cas je crois que c'est clair, "Never Back Down" était là bien avant la bande à Will Smith et Jackie Chan !

Pas grave dans le fond, c'est une formule qui marche, et on peut même se surprendre à passer un bon moment, faut dire aussi que le film fait tout pour ça, un Orlando de carte postal avec fille canon dans tout les coins, bagarres filmés comme des clips vidéos. C'est aussi un film qu'on peut voir en couple, d'accord y'a de la baston, mais les filles ont de quoi se consoler avec les pecs huilés de Cam Gigandet et Sean Faris, mais nous les mecs on a Amber Heard miaaaaaam, et faut pas oublier le ressort comique du "meilleur pote de service" personnifié par Evan Peters.

Prévisible de bout en bout, mais loin d'être désagréable, le film cherche parfois à sortir des sentiers battus mais baisse les bras en perdant en cours de route les éléments intéressant comme la relation entre le personnage de Gigandet et son père par exemple. Un bon moyen de faire passer 1h30, du free-fight, du soleil et des belles filles sur fond de musique branchés, des fois ça fait du bien des films comme ça, faut pas se le cacher !

Quiet Days in Clichy (Stille dage i Clichy)
½

Le moins qu'on puisse dire c'est que le titre du film n'est pas à prendre au premier degré, "Quiet days in Clichy" est une de ces curiosités qui donnent envie d'être vu sans qu'on sache vraiment. Peut-être pour se la péter parce que c'est pas connu et que c'est un peu bizarre, peut-être parce que la femme à poil sur la pochette ça intrigue, parce que c'est un film oublié à qui la récente réédition donne une autre chance à une autre génération de spectateurs (le film a 40 ans !!!!). Bah en fait, c'est un peu tout ça à la fois, en tout cas pour moi, même si je préfère me la péter sur d'autres films que celui-là lol, ça veut pas dire que c'est nul, au contraire.

Véritable drôle de film, c'est avant tout l'adaptation d'un roman de Miller, deux colocataires à Clichy, en France et aussi au Luxembourg connaissent plusieurs aventures amoureuses et surtou sexuelles avec des femmes les plus différentes les unes des autres. Très intéressant narrativement, l'intrigue n'est pas forcément dévoilé à travers les dialogues, on peut les voir afficher sur l'écran ou alors racontés en chanson, et de la musique il y en a beaucoup dans ce film. Pour peu qu'on s'y abandonne, le film peut même constituer une expérience viscéral et qui se vie autant qu'il se regarde, comme le moment où l'un des deux mecs crève de faim et cherche à manger dans toute la ville, j'avais aussi faim que lui durant toute cette séquence, et pourtant j'avais mangé peu de temps auparavant !

Tout le film se passe comme s'il s'agissait d'un autre monde dans lequel on pouvait se permettre plein de choses, la caméra nous fait passer Clichy et le Luxembourg comme des lieux de vacances où les seules préoccupations sont les besoins primaires comme bouffer ou baiser. Et à propos de baiser, ce film est limite porno avec quelques pénétrations visibles et des gros plans suggestif, mais ce qui différencie ce film d'autres genre "Thriller" ou "Malabimba" c'est qu'il ne s'agit pas d'insert pornos glissé entre deux séquences d'étreintes, ce sont bien les acteurs qu'on voit faire l'amour.

Curiosité, expérimental, viscéral, naïf et d'un autre temps, "Quiet days in Clichy" a plein de raison d'être découvert et redécouvert, pas sûr qu'il fasse l'unanimité, mais il n'a rien de ces trucs pseudo-intellos devant lesquels on s'ennui parce que le réalisateur se branle la nouille sans se soucier de ce que le public pense.

Superfly
Superfly(1972)

Bien qu'il ne soit sûrement pas le plus réussis des blaxploitation, "SuperFly" est l'un des titres les plus connus du genre et ce n'est pas forcément démérité. Rien que le titre du film en jète et en plus il y a Ron O'Neal et son look reconnaissable entre mille, sans parler de la musique de Curtis Mayfield qui relève du génie pur, à se demander s'il n'y a pas quelques Oscars qui se perde niveau meilleure bande-son !

O'Neal joue le très charismatique Priest, baron de la drogue qui décide de réaliser le coup qui le mettra à l'abri du besoin afin de raccrocher tranquille et mener une autre vie. Mais seulement voilà, comme dans tout bon film de gangster qui se respecte (et même dans le vrai milieu), c'est facile d'entrer dans les affaires mais c'est autre chose de s'en tirer, du moins si on y arrive.

Comme je le disais au début, ce n'est pas le plus réussis des films cinématographiquement parlant, c'est parfois filmé à l'arrache même si ça peut avoir de bons côté, mais c'est pas toujours approprié, même si le film parle de voyous et de coins mal famés. Le jeu d'acteur est assez inégal, même O'Neal, pourtant acteur confirmé, a parfois l'air d'en faire des caisses quand c'est pas nécessaires mais sa classe l'emporte toujours, dommage que ce rôle lui a fait office de cage dorée par la suite. Mais on boude pas son plaisir pour autant, la gouaille des acteurs, le côté poisseux des rues qui flirte avec le clinquant des appart chics de ces dealers fortunés et ce cachet propre aux blaxploitations côtés font de ce film une petite référence à sa manière.

Et puis on ne le dira jamais assez, la musique déchire comme c'est pas permis !!!!!!

Rolling Thunder

William Devane est ici un vétéran du vietnam, prisonnier de guerre enfin rentré au pays et en héros. Avec femme et fils au bras on lui donne, des mains d'une charmante jeune femme, un coffre rempli de pièces d'argent qui attireront l'attention d'une bande mal intentionnée. Ca lui coutera sa femme, son fils et sa main et après une période de convalescence, il est l'heure de rendre à ces enfoirés, la monnaie de leur pièces (ouais je sais, elle était facile celle-là !)

On ne peut pas nier l'aspect rude, nerveux et tendu propre aux films de vengeance, mais il ne faut pas s'attendre à du "Death Wish" avec tuerie à tout va, le film prend bien son temps et il faut attendre la dernière partie du film pour voir ladite vengeance tant attendue. Ca ne veut pas dire qu'il ne se passe rien entre temps, on apprécie l'histoire, le jeu d'acteur tout à fait correct, la plastique de Linda Haynes et le charisme de l'ensemble du casting, dont un Tommy Lee Jones pré-inspecteur Gerard !

"Rolling Thunder" est un film qui tranche avec le film de vengeance habituel mais qui a le mérite d'exister et se doit d'être vu par les (sûrement nombreux) fan de ce genre à part et ô combien jouissif lorsque le film est bien fait, ce qui est le cas ici !!!

Death Race 2000

Avant qu'Anderson ne mette ses doigts tout gras sur la caméra pour réaliser l'inoffensif "Death Race", Paul Bartel et la bande à Corman signait l'original en 75 "Death Race 2000". C'était y'a 35 ans déjà et même si le film paraît daté et même fauché sur pas mal d'éléments (effets spéciaux, coupes de cheveux, voitures), le film ne perd rien de sa charge dénonciatrice et critique d'une société qui place les muscles avant l'intelligence, le pouvoir des médias et l'insensibilité d'une population au cerveau lavé à la javel......à croire que ce film a été fait hier !!!!!!!!

"Death Race 2000" c'est également le plaisir de voir tout jeunot des acteurs avec lesquels on a grandit comme David Carradine, Mary Woronov, l'évident Sylvester Stallone et bien sûr Martin "Cobra Kaï" Kove. Toute cette bande s'affronte dans une course s'étalant sur tout le pays et dont le but est non seulement d'arriver premier, mais d'écraser un maximum de gens puisque ça rapporte des points, et plus les victimes sont vulnérables mieux c'est, rappelant à quel point notre société méprise tout ce qu'elle considère comme faible voir inutile (pas pour rien que les vieux, les femmes et les bébés rapportent le plus de points !!).

Mais comme dans toute compétition reconnues et célébrées, il y a un champion, Frankenstein survivant miraculé d'un nombre incalculable d'accident et pourtant toujours sur pieds et crain de ses adversaires à chaque course, mais cela cache peut-être quelque chose. Ce personnage charismatique l'est uniquement grâce à son interprête David Carradine, parce qu'il faut vraiment avoir de la classe pour inspirer le respect avec une tenue genre fétiche homosexuel sur le dos !

Ce film accuse son âge sur bien des points c'est clair, mais avec une énergie communicatrice, un discours plus mordant et percutant que jamais (et ô combien d'actualité) et qui procure un plaisir dingue (les course, les écrasement, les actrices sexy), "Death Race 2000" est un film qui vivra longtemps aussi bien grâce à son intelligence qu'à son côté dingue et décomplexé.

Devil
Devil(2010)

Si ce film était sorti il y a 10 ans, il aurait bénéficié d'une plus grande attention, il serait attendu avec impatience de la part des fans. Oui, il y a 10 ans parce qu'à cette époque là, le nom de M. Night Shyamalan (ils sont cons ceux qui disent "shamalamadingdong" !!) était synonyme de qualité. Mais voilà, après une série de films décevant dont un "Last Airbender" de triste mémoire, c'est par la petite porte que "Devil" sort sur les écrans. Ici, Shyamalan ne réalise pas mais il écrit et produit, c'est l'un des frères Dowdle (responsable du remake xénophobe "Quarantine") qui s'y colle derrière la caméra.

L'idée était archi-sympa, s'inspirer d'une citation sur Satan qui prend forme humaine pour tourmenter les gens pas claires, "Devil" lorgne également du côté de "Ten Little Indians" d'Agatha Christie, avec des gens au passé trouble réuni dans un hotel isolé par un mystérieux bonhomme et se font tuer les uns après les autres. Tout ça donne Philadelphie (Shyamalan oblige) comme terrain de jeu du Mal et plus précisémment l'ascenceur d'un grand immeuble dans lequel 5 personnes se retrouvent coincés mais dont l'un d'entre eux est le diable en personne.

Les films minimalistes sont casse gueule, ça peut être génial mais aussi bien foireux et là.......c'est plus foireux que génial, mais pas aussi catastrophique qu'on pourrait le penser. Déjà, pas de surprise, le générique bien que très sympa avec Philly filmé à l'envers nous sort une musique archi-convenu, pas désagréable mais le genre qui nous fait gratter la tête en se demandant où est-ce qu'on a déjà entendu ça ! Mais ce qui est bien, c'est que ça perd pas trop de temps et on rentre dans le vif du sujet, une voix off bien explicative et un suicide et hop, les 5 gus dans l'ascenceur et c'est parti pour la tuerie.

Caricatural est le premier mot qui vient à l'esprit, les acteurs ont la tête et les répliques de l'emploi, mention spéciale à ce gardien latino qui se trouve (comme par hasard !!!!) sensible à la religion et est le premier à voir "el diablo, madre de fucking dios !!!!". Les parties tournées dans l'ascenceur sont efficaces, mais les trop nombreuses scène tournées à l'extérieur pour montrer l'enquête du flic n'apportent rien et peuvent même faire décrocher pile au moment où la tension monte. Chaque mort a lieue pendant une panne de courant et confond entre suggestion (montrer peu, flipper plus) et gimmick foireux (ça marche une fois, alors ça recommence indéfiniment).

Filmer avec des acteurs aux noms qui nous échappent à chaque fois, on sait qu'on les a vu dans un tas de film, mais impossible de coller un nom sur les visages, tout juste on pourra identifier Geoffrey Arend comme "l'enfoiré à la tête coincé entre les nibards énormes de sa femme Christina Hendricks". Convaincant juste ce qu'il faut mais pas extraordinaire non plus, personne ne sort vraiment du lot en bon ou en mauvais terme. Le film se prend également trop au sérieux alors qu'elle fait preuve d'un comique involontaire qui plombe presque le tout, comme ce fameux test pour prouver la présence du diable, vous connaissez le test du sang dans "The Thing", celui du snif dans "The Faculty", c'était cool hein ? Bah là, il suffit de lancer en l'air une tartine de confiture et si ça tombe du côté de la confiture alors le diable est forcément dans les parages, mouahahahaha !

Bref, un film cul entre deux chaises, qui flingue ses propres prétentions, avec un twist attendu mais mal amené alors que ça avait commencé pas mal, bourré de lieux communs et pas plus choquant qu'un épisode de série télé de science-fiction. Mais le tout reste regardable tout du long et peut même être un plaisir coupable pour les esprits les plus tordus, c'est sûr que c'est pas "L'ascenceur" de Dick Maas (ni même son remake). Un début peu glorieux pour les Night Chronicles, mais on peut garder espoir vu que le deuxième film aura un sujet et des acteurs complètement différent ! Pendant ce temps-là, on attend encore l'oeuvre qui réhabilitera Shyamalan afin que les gloussement et autres rires moqueurs à chaque fois que son nom apparaît sur un écran cessent une fois pour toute....

I Saw the Devil

"Memories of murder", "The Chaser" et maintenant "I Saw The Devil", quand les coréens s'appliquent on peut dire qu'ils n'y vont pas à moitié !! Ce film est une claque du début jusqu'à la fin et voit s'illustrer deux des plus brillants acteurs qu'on ai pu voir à l'écran, Byung-hun Lee (si vous me citez "GI Joe" pour parler de ce mec, je vous tue !!!!) et Min-Sik Choi inoubliable Oh Dae Su dans vous-savez-quoi lol. Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas dire grand chose à propos du film car il se savoure nettement mieux sans savoir à quoi s'attendre. Mais je peux affirmer sans hésiter que j'ai vu l'un des meilleurs films du genre thriller et qu'il mérite largement de figurer parmis les meilleurs tous pays confondu, parce que ce n'est vraiment pas lui rendre justice d'en parler seulement comme film coréen ! Brutal, émouvant, implacable et imprévisible (sauf peut-être par moment, ce qui baisse légèrement la tension, mais ça va !), "I Saw The Devil" vaut bien mieux que l'étiquette racoleuse et souvent mensongère de film qui choque la censure, car il est vrai que même dans sa version de 2h, il s'agit d'une version recoupée par Kim Ji Woon à la demande de la censure coréenne visiblement secoué (à juste titre lol) par ce monument ! Plus qu'un film, c'est de l'art !

Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 1
½

Après un numéro 6 que je souhaiterais n'avoir jamais vu de ma vie (décalé de plusieurs mois et pourtant très bâclé), voici le dernier chapitre de la looooongue saga littéraire et cinématographique "Harry Potter". Il est vrai qu'ici nous n'avons droit qu'à une première partie, ce qui veut dire d'emblée qu'on aura des réponses mais encore plus de questions laissé en suspens pour la partie finale.

Des trucs comme "Lost","Empire Strikes Back" et même "Kill Bill" ont excellé dans cet exercice périlleux qui consiste à assumer sa condition de suite, la dépasser pour en faire une oeuvre et constituer une expérience à part entière mais laissé dans la vague juste ce qu'il faut pour ne pas frustrer à la fin. Ouais, pas évident à faire !!! Et malheureusement, ce demi dernier chapitre ne se rangera pas aux côtés des illustres exemples cités avant, et pourtant ça partait bien, l'univers de la saga s'assombrit, c'est du sérieux et l'introduction des mangemorts est pas mal foutue mais ça se gâte après.

Entre ellipses à répétition, personnages et situations expédiées, scénario qui laisse dans un flou incompréhensible pour ceux qui n'ont pas lu le bouquin, sans oublier l'ennui qui pointe trop souvent, ce septième chapitre reprend les mêmes travers que le sixième, normal, c'est toujours Yates qui réalise et bordel de merde, on se demande bien pourquoi !!!! Reste la prestation des adultes qui reste de haute volée, le trio est content de se retrouver mais on constate que même après 10 ans dans la peau des personnages, l'interprétation reste inégale. Mais ça fait du bien de voir que les égos sont mis de côté, tout le monde répond présent, même si l'apparition n'est que de quelques secondes, comme pour Miranda Richardson, Clémence Poésy accompagné d'un personnage qui arrive comme un cheveu sur la soupe alors qu'il est présent dans les bouquins depuis longtemps, Bill Weasley !

Bref, un film qui largue aussi bien les amateurs du livre que ceux qui n'ont vu que les films, le plaisir de retrouver les personnages n'est pas assez fort pour oublier les nombreux défauts d'un film qui aurait pu être bien meilleur, pas aussi catastrophique que le précédent mais loin de figurer parmis les plus réussies d'une saga qui aura pourtant marqué son époque !!

Easy A
Easy A(2010)
½

En dépit du fait qu'il s'agisse en apparence d'une énième comédie lycéene, "Easy A" a quand même des prétentions autres que la plupart des films récent du genre. Celui-ci, de par des clins d'oeil à coup d'images d'archive, se pose en descendant direct des meilleures oeuvres du genre initiées par le Grand (oui, en majuscule) John Hughes et le non moins talentueux Cameron Crowe entre autres. On l'aura compris, "Easy A" c'est de la trempe de "Sixteen Candles", "Can't buy me love", "Ferris Bueller's day off' et bien sûr "The Breakfast Club".

Alors prétentieux "Easy A" ? Non, plutôt ambitieux car désireux de nous servir la même soupe dans un genre ultra balisé que seuls "Mean Girls" et "Napoleon Dynamite" ont pu raffraichir. On suit les (més)aventures d'Olive, lycéene moyenne qui va essayer de tirer le meilleur côté d'une rumeur qu'elle a elle-même lancé involontaire : c'est une fille facile ! Cela fera d'elle l'objet de toute l'attention du corps estudiantin, en particulier une bande de catho intégriste ainsi que des professeurs inquièts. Mais alors qu'une fausse facette d'Olive émerge, cet évènement fera ressortir le vrais côté de son entourage, aussi bien chez les lycéens que les adultes.

"Easy A" est également un film témoin de son époque, bien sûr, une rumeur qui se propage vite n'a rien de nouveau, mais le film insiste sur les nombreux moyens de communication mis à disposition de jeunes qui les maîtrisent à la perfection, SMS, blog, ordinateur, téléphone portable, vidéo. Un monde où l'image a autant de pouvoir que les mots sinon plus, au risque de déformer l'information, peu importe car le spectaculaire l'emporte sur la vérité.

Les seconds rôles savoureux ne manquent pas, McDowell, Bynes, Kudrow et Haden Church, mais un grand coup de chapeau à Emma Stone qui porte vraiment le film sur ses épaules et s'impose comme une actrice à surveilleur. Même si j'avoue l'avoir dans mes jumelles depuis "Superbad" et ensuite "Zombieland". Véritable courant d'air frais, belle mais jamais superficielle, intelligente mais jamais prétentieuse, drôle mais jamais lourde, la future Gwen Stacy illumine l'écran à chaque apparition et sauve le film dont le rythme n'est pas toujours aussi soutenu qu'il devrait l'être. Un film qui revendique un héritage glorieux et qui l'assume sans broncher, porté par des comédiens justement choisi, John Hughes peut reposer en paix !

Red Hill
Red Hill(2010)

"Red Hill" n'est pas seulement un bon p'tit film, c'est aussi un autre signe du retour en grâce progressif du cinema de genre australien. Un jeune policier, Shane, qui sa jungle urbaine en compagnie de sa femme enceinte pour s'installer dans la bourgade nommée Red Hill, endroit calme et tranquille oublié du temps depuis l'époque des premiers squatteurs/envahisseurs euh pardon...colons britanniques. Un vrai western dans l'émisphère sud.

Alors qu'il doit s'habituer à sa nouvelle vie et faire face à son premier jour de boulot en compagnie des vieux de la vieille de la police locale, Shane et ses collègues apprenent qu'un dangreux meurtrier, Jimmy Conway, s'est échappé de prison et tout porte à croire qu'il ira poursuivre son carnage à Red Hill d'où il est malheureusement originaire. "Red Hill" est un film plutôt malin qui s'amuse avec les codes du western, film de vengeance et même du slasher pour mieux tromper à la fois le personnage de Shane mais aussi du spectateur qui voit le film à travers ses yeux. A mesure que le film avance, l'intrigue se dévoile à chaque fois sous un jour nouveau.

Là où le film se montre également habile, c'est le fait que le meurtrier soit interprété par ce qu'on appelle un aborigène, autrement dit un véritable australien venu régler ses comptes avec des habitants symbolisant à fond l'héritage colonnial britannique sur ce territoire. D'abord vu comme le croque-mitaine, Conway se révèle avoir les meilleurs raisons du monde d'agir comme il le fait, même s'il a l'air froid et implacable, il sait très bien à qui il s'attaque et pourquoi. Bénéficiant des grands espaces magnifiques et d'une certaine efficacité niveau action mais sans verser dans le violent gratuit, "Red Hill" brouille les pistes aussi bien qu'il diverti et interroge, le personnage de Shane est essentiel à la réussite du projet car c'est lui qui nous fait entrer dans le film et Ryan Kwanten avec ses airs d'ahui à la Ryan Reynolds fait du bon boulot, passant du débutant qui a tout à prouver à redresseur de tort.

Efficace et pas aussi simpliste qu'il y paraît, "Red Hill" peut sembler un peu lent à démarrer mais une fois que c'est fait, il n'y a plus de retour en arrière jusqu'à un final aussi percutant que bouleversant. La "Ozploitation" n'est pas morte, et c'est tant mieux !!!!

Flipped
Flipped(2010)
½

Je voyais "Flipped" comme un film où tout était gagné d'avance, je raffole des films nostalgique sur l'enfance et l'adolescence, ça a l'air mimi tout plein, jolie photo et en plus le réalisateur est Rob Reiner, celui qui nous a donné "Stand by Me" justement !!

Tout comme ce dernier, il s'agit encore d'une adaptation de bouquin qui raconte l'histoire vu à travers ses deux personnages, les jeunes ados Juli et Bryce. Dès la petite enfance, Juli est dingue de Bryce, son voisin, alors que lui, la fuit comme la peste. Mais des malentendus, quelques épreuves et le temps tout simplement vont faire évoluer leurs visions des choses et le regard de chacun sur l'autre (Bryce devient accro alors que Juli se désintéresse).

Lors des premières minutes on est littéralement emballé par la photo lumineuse et la reconstitution fidèle des années 50 qui baignait encore dans l'illusion de l'american way of life. Non content de retrouver Reiner à la réalisation, on retrouve devant la caméra des acteurs solides comme Anthony Edwards, John Mahoney, Rebecca De Mornay et même Kevin Weisman qu'on voit peu mais qui fait son effet. Sans oublier bien sûr les deux jeunes comédiens Callan McAuliffe et la toute mimi Madeline Carroll (et aussi ceux qui les jouent plus jeune). On sent toute l'équipe acquis à la cause de Reiner et tout à l'air d'être exécuté avec conviction, seulement, ce n'est pas suffisant.

La structure narrative du film est sans doute le plus gros défaut, même s'il part d'une bonne idée, suivre les mêmes évènements en alternance à travers Bryce et Juli. Dans le bon côté, ça donne de la consistence aux deux personnages dans une histoire classique des premiers émois amoureux, de la vie, la famille. Mais le problème, c'est que tout ça n'aboutit pas à grand chose, la redondance se fait sentir et on ne sait jamais vraiment où Reiner veut en venir. Il donne l'impression de se tromper d'enjeux, ici on dirait que tout le film sert à répondre à une seule question, est-ce que les deux tomberont enfin amoureux, et pendant ce temps là on passe son temps à regarder les mêmes scènes à peine changées par la différence de point de vue.

Le film n'étant pas très long, on se demande si Reiner est vraiment impliqué par le film qui s'apparente plus à du remplissage qu'à autre chose, et le plus grave c'est que la fin arrive comme un cheveux sur la soupe et à un moment où on sentait que le film décollait vraiment. Bref, ça se termine là où ça aurait dû commencer. Si on s'intéresse au livre, on peut remarquer que la structure narrative est la même, mais ce qui passe en littérature ne passe pas forcément au cinéma, et du coup on se dit que le plus grand tort de Reiner est d'avoir été trop fidèle au bouquin. Il s'agissait pas de se taper un "Stand by Me" bis, mais il aurait été intéressant de raconter une véritable histoire à partir des thèmes du bouquin et non pas de le filmer sans point de vue ni implication. Et c'est vraiment dommage, parce que le reste était plutôt soigné ! Manqué !!

Henry: Portrait of a Serial Killer
½

"Henry portrait of a serial killer" est un film qui a une très flatteuse réputation sur un homme vraiment dérangé malheureusement inspiré d'un vrai tueur en série, Henry Lee Lucas. Pourtant le film nous le dit dès le début, ce n'est pas une biographie précise sur le bonhomme mais plutôt une adaptation de ses témoignages apparamment exagéré. Trois personnages sont au centre de cette histoire, Henry bien sûr mais aussi Otis son coloc et la soeur d'Otis, Becky.

Henry et Otis sont des anciens taulard qui se sont connu en cabane et mènent leurs vies sans prétention à Chicago, c'est alors que Becky fait son apparition et se réfugie chez les deux compères après son divorce. Seulement voilà, des meurtres se multiplient, avec des modes opératoires différent mais un seul homme en est responsable, Henry, d'apparence timide mais avec un air assez inquiétant pour que ne le prenne pas pour un faible. L'arrivée de Becky va changer le train train des deux hommes, ils vont réveiller les penchants incestueux et meurtrier d'Otis mais aussi réveiller le côté humain d'Henry qui semble s'attacher à elle et en plus c'est réciproque.

McNaughton a vraiment tout compris, il dresse le portrait d'un tueur en série et met tous les atouts de son côté, à commencer par un univers crédible, le Chicago poisseux au ciel perpétuellement gris et inquiétant, la musique simple, entêtante et angoissante. De même que les meurtres, d'abord filmé après coup où on ne voit que les cadavres avec en fond sonor les cris des victimes et parfois la voix d'Henry, parfait mélange de suggestion et de démonstration qui affole l'imagination morbide du spectateur aussi fasciné que dégoûté. Et ensuite, la partie où les deux comparses filment leurs méfaits avant de se les repasser en boucle et au ralenti pour revivre leur grand moment.

Mais tout ça ne fonctionnerait qu'à moitié sans une interprétation digne de ce nom et les trois emportent l'adhésion haut la main, Michael Rooker ne force jamais le trait et se montre inquiétant et impitoyable sans jamais exagéré son jeu, Tom Towles campe un Otis des plus pervers et déviant avec un côté relax qui déconcerte et Tracy Arnold en naïve Becky qui ne joue jamais les faire valoir mais démontrera malgré elle, que les tueurs restent des tueurs, sans sentiment, ni compassion.

"Henry" est un film maîtrisé, dur et implacable qui reste longtemps dans la tête longtemps après son visionnage. Il a aussi le mérite de ne pas faire du tueur en série une star du rock comme les médias (et même certains films) font, un tueur en série n'est pas une personne bien, ni fréquentable et d'une très mauvaise influence, mais on peut le croiser dans la rue, être de sa famille, même un de ses amis ou un voisin. Rien de plus, rien de moins.

I corpi presentano tracce di violenza carnale (Torso) (Bodies Bear Traces of Carnal Violence)

"Torso" est le giallo le plus porté sur le sexe après "La Sorella Di Ursula", la scène d'introduction est celle d'une partouze mais avec un élément plutôt insolite, une poupée. D'entrée on peut deviner que cet objet sera un élément clé du film ainsi que sur l'identité du tueur et de ses motivations. En Italie, une étudiante américaine voit certaines de ses camarades assassinées brutalement au point de se retirer, avec d'autres amies, dans un coin paumé le temps que ça se calme. Du moins c'est ce qu'elle croît.

Un giallo dans la plus pur tradition, whodunit, enquête, meurtre, mais ici ils sont assez salés et réussis, le tueur est inquiétant à souhait avec son foulard étrangleur et son fétichisme. On dit que ce film est un de ceux qui ont inspiré les futur slasher, c'est pas faux, même si je m'attendais à plus de poursuite dans les bois (genre "Friday the 13th), c'est peut-être dû à l'une des affiches, je sais pas. "Torso" fait tout pour ménager le suspens, tous les personnages masculin font une sale tête (meme quand ils sont gentils) pour embrouiller le spectateur, faux semblants, confusion (la couleur du foulard). Mais malgré tout ça, il reste facile de deviner l'identité du tueur, c'est sa motivation qui reste assez flou jusqu'à la révélation finale.

"Torso" est un film qui ose pas mal de trucs, c'est efficacement filmé, le sexe a une bonne place aussi même si ça reste timide, comme pour la scène lesbienne dont la moitié est floue et caché par une partie du lit (!!!). Du coup, on sent que "Torso" est un film qui n'arrive pas toujours à la hauteur de ses grandes prétentions, que ce soit dans le suspens ou le côté sexy, mais c'est quand même d'une très bonne facture et il mérite le bien qu'on en pense.

La Vida Loca
La Vida Loca(2008)
½

Le parfait pendant de "Sin Nombre", alors que ce dernier s'intéressait (de manière fictionnelle mais juste) à la Mara Salvatrucha, ce documentaire se concentre sur la bande rivale, la Mara Dieciochero. Pendant 16 mois, le journaliste Christian Poveda va suivre le quotidien de plusieurs membre de ce gang salvadorien, des membres aussi soudés les uns envers les autres que dangereux.

Le documentaire commence par un évènement malheureusement récurrent dans la vie de ce gang : un enterrement, et la tristesse, le chagrin, le profond désespoir se lit sur certains visage avant que le désir de vengeance et de représaille ne prenne le dessus. Le film ne perd pas une miette pour dépeindre l'univers d'une certaine jeunesse salvadorienne où la mara influence chaque moment de leurs vies, comme ceux qui veulent s'en sortir par la réinsertion mais qui se font chaque fois contrôlé par les flics. La faute à un délit de sale gueule que les envahissant tatouages sur le visage n'arrangent pas. On est autant frappé par la prolifération de ce gang que par l'impuissance de la justice, même si dans les deux camps personne n'est dupe, ça ne s'arrêtera jamais. Un membre meurt, les autres se vengent et les rivaux se vengent de cette vengance et ainsi de suite, sans fin....

L'esprit familiale et de camaraderie revient très souvent également, la plupart d'entre eux pour ne pas dire tout le monde entre dans ce milieu pour trouver ce qui leur faisait défaut à la maison, une famille, du soutien. C'est d'ailleurs pour ça que Poveda, s'emploi aussi à montrer des moments heureux, des fêtes, des anniversaires mais même dans ces moments-là, le souvenir des potes disparus refait surface et le sérieux et la mort reprennent le dessus. La mort, qui accompagne aussi bien la mara que ce film, un instant on voit un membre bien vivant évoluer devant la caméra de Poveda et l'instant d'après, c'est son cadavre que la caméra filme.

"La Vida Loca" est un film vrai, percutant, très touchant et jamais tendancieux ni partial, en tout cas c'est ce que le spectateur moyen pense car pour certaines personnes ce n'est pas le cas. Preuve en est, l'assassinat de Christian Poveda au Salvador, qui a payé de sa vie ce magnifique documentaire. A noter aussi une très bonne Bande Son de Sébastian Rocca, rappeur colombien (qui a grandi à Paris) bien connu en France mais qui semble s'être définitivement tourné vers l'amérique latine et ne rappe plus qu'en espagnol. Toujours cohérent dans son propos (il s'est pas contenté de filmer et basta), le dernier plan s'arrête sur l'initiation d'une nouvelle recrue comme un dernier coup de marteau enfonçant le clou d'une certitude déjà acquise par beaucoup : tout ça n'est pas prêt de s'arrêter !!

Tetsuo: The Bullet Man

3ème et dernier chapitre (peut-être) de la saga "Tetsuo", même si on peut dire que le réalisateur Shuniya Tsukamoto a pris son temps depuis le numéro 2 qui date de plus de 15 ans maintenant, point de Flying Tetsuo comme il était prévu un moment, voici "The Bullet Man".

De la même manière que le deuxième sonnait comme un remake du premier, celui-ci a aussi des allures de remake du deuxième, mais avec ce qu'il faut de touche perso. Déjà, l'homme-machine du film n'est plus japonais mais blanc, enfin, le personnage du film incarné par l'américain Eric Bossick est métisse plutôt. Après le meurtre de son fils sous ses yeux, il se voit transformer en arme humaine et découvre l'origine de cette soudaine transformation.

Ceux qui ont vu les deux premiers ne seront pas vraiment perdu dans cette suite, l'univers visuel est très familier, la musique froide et mécanique aussi, le fait que le film soit en anglais n'a rien de choquant tellement le film est proche des premiers chapitres. Pas aussi déglingué que le premier mais le côté glacial, plein de solitude donné par la photo bleuté et grise du deuxième est bien présent, avec toujours les mouvements de caméras de dingue du réalisateur. C'est aussi davantage orienté action et on n'est pas déçu, comme avec l'attaque des hommes de mains qui fini en vrai bain de sang et le splendide final son, lumière et métal est un sommet.

C'est toujours un plaisir de voir un nouveau chapitre de cette saga atypique et rafraîchissante, c'est une suite qui ne perd pas de vue le spectateur averti mais la redite n'est jamais chiante et on pourrait même se demander si Tsukamoto ne pourrait pas en faire d'autres indéfiniment sans jamais nous lasser !

Amer
Amer(2010)

Il était temps, entre le moment où j'en ai entendu parler et celui où je l'ai vu, il s'est presque passé une vie entière !! Par ses partis pris visuels et narratifs bien radicaux, "Amer" n'est pas un film qui peut plaire à tout le monde, il n'y à qu'a voir les avis ici et ailleurs. Heureusement, le film m'a bien plu.

On suit principalement le personnage d'Ana, de l'enfance en passant par l'adolescence et enfin l'âge adulte, avec pour environnement un sud de la France qui ressemble à s'y méprendre à l'Italie des gialli bien connus. Evidemment, le genre giallo vient immédiatement à l'esprit dans la manière dont le film est réalisé, l'image, la musique, la lumière. Mais "Amer" n'en n'est pas vraiment un, mais plutôt un film qui se sert des codes visuels et narratif du giallo pour mieux s'en affranchir afin de se trouver une identité propre.

C'est le genre de film que j'appelle en 3D sans relief, tout les sens sont mis à contribution à coup de plan large, détaillés presque au microscope de chaque partie du corps, du décors et des autres éléments, le tout harmonieusement embriqué pour un véritable voyage des sens, plutôt les sens d'Ana où se mêle le sexe et la mort, l'éveil à la sexualité au travers de nombreux symbole qui parcourent le film. La partie d'Ana enfant et adulte sont les plus intéressante à mon goût, l'adolescence fait un peu figure de venre mou même si ça reste assez fort.

Mélangeant donc onirisme, erotisme et gothique pour ne citer que les plus évidents, "Amer" n'a, à vue de nez pas grand chose à raconter sinon la vie en trois actes d'une fillette devenue femme. Mais le film est foutu de manière à ce qu'il se découvre à chaque vision, vision où l'on est littéralement transporté pour peu qu'on y soit sensible. Pas la peine de s'y connaître en giallo pour apprécier, si le film accroche, il accroche point final.

The Bad Seed
The Bad Seed(1956)

C'est vraiment marrant, ce n'est après avoir vu ce film que je me suis souvenu d'un autre au sujet similaire que j'avais vu y'a très longtemps et qui se trouvait être......le remake télé de celui-là !!! Ouais, avec David Carradine, Chad Allen etc...Enfin bref, comme ça fait longtemps, je n'ai que quelques souvenirs donc, voir l'original ne m'a rien gâché du tout. L'histoire d'une petite fille qui va faire échouer les diagnostics de l'époque selon lesquels l'environnement explique à coup sûr pourquoi une personne devient un criminel.

Dans un milieu huppé, la petite Rhoda est entourée de ses deux parents aimant et d'un entourage bienveillant (sauf peut-être le concierge qui n'est pas dupe), mais ça ne l'empêche pas d'être au centre des soupçons de sa mère lorsqu'un camarade de classe est retrouvé noyé lors d'un pique-nique en plein air de l'école. Soupçons éveillé à cause d'un précédent à propos d'une voisine qui possèdait un objet que Rhoda convoitait, sa mère va à la fois vivre l'angoisse d'une telle idée et se confronter à nouveau à ses interrogations passées sur ses origines, révélant que le mal peut aussi se transmettre.

"The Bad Seed" est l'adaptation du livre et de la pièce de théâtre qui en a déoculé, et ça se voit, tourné comme dans un théâtre, le générique de fin présente également l'ensemble du casting comme après une représentation. Cette facture très classique déconcerte un peu au début, mais l'interprétation unanimement brillante aux dialogues astucieusement écrit empêche l'ennui d'une mise en scène presque statique. En particulier Patty McCormack détestable et machiavélique et Nancy Kelly qui joue la mère et qui, à mon avis, porte davantage le film sur ses épaules que la très jeune et brillante actrice, car c'est vraiment à travers ses yeux qu'on regarde le film et les personnages évoluer.

Bref un très bon film qui aurait pu être proche de la perfection si le code Hays de l'époque n'avait pas imposé une fin aussi ridicule et complètement différente du bouquin et de la pièce, qui ruine presque le film à lui tout seul. Mais ce serait minimiser le travail d'ensemble qui est plus que satisfaisant et un des précurseur d'un genre qui nous a donné certains des meilleurs films d'horreur à venir.

Legend of the Fist: The Return of Chen Zhen
½

Sorte de suite plus ou moins officielle de "Fist of Fury" avec Bruce Lee (davantage que "Fist of Legend"), "The Return of Chen Zhen" a tout pour séduire, c'est d'abord un projet plutôt ambitieux dans la forme, des acteurs prestigieux comme Donnie Yen, Shu Qi, un caméo de Yasuaki Kurata qui jouait lui-même dans le remake "Fist of Legend". Le tout doublé d'une histoire de justicier masqué dont l'attirail renvoi directement au personnage de Kato dans "le Frelon Vert" dont l'interprète le plus célèbre se trouve être Bruce Lee. En gros, un film qui ne cache pas son envie de filiation avec le Petit Dragon !

Et ça démarre plutôt bien, on est en 1917, en France et Chen Zhen, après avoir vengé la mort de son maître Huo Yuan Jia se retrouve en pleine guerre mondiale où s'illustre déjà par son héroïsme. Les scènes iconiques s'enchâinent à toute vitesse, Chen a déjà tout d'un zorro sans le costume et une fois rentré en Chine, incognito bien sûr, il s'emploi à faire le ménage contre les envahisseur japonais et occidentaux, deux camps qui se disputent la Chine comme deux gamins se disputent une sucette.

L'action ne manque pas mais il n'y en a pas tant que ça, le film est également axé sur la politique et ne lésine pas sur la partie nationaliste (comme pas mal de film de ce genre dans ce pays) avec une Chine fière et unie contre les squatteurs étrangers et qui porte aux nues son héros qui les sortira de là (comme dans Ip Man). Cependant, l'ensemble se révèle un peu trop brouillon et hésite trop entre le film de super héro, politique ou de kung fu pur, ça mélange les trois sans jamais vraiment prendre position, sans parler du manque de charisme des méchants. Mais il est amusant de voir Donnie Yen faire son Bruce Lee dans une scène de flashback ramenant à "Fist of Fury" et pousser des p'tits cris et bien sûr lorsqu'il affronte tous les combattants japonais dans le dojo, parallèle évident avec la célèbre scène provoquée par la pancarte "Sick Men of Asia" (on a même en tête, le remake Fist of Legend).

C'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais et je dirais même que ce film est inférieur à "Ip Man", Donnie Yen ne laisse pas suffisamment exploser son immense talent mais fait toujours preuve d'une présence indéniable, Shu Qi est pas mal non plus dans son double jeu mais tout ça est confus et nous empêche de profiter pleinement du spectacle. Reste certains combat, et les multiples clins d'oeil à "Fist of Fury" et à Bruce Lee en particulier; en attendant de revoir le personnage de Chen Zhen, sauf si peut-être, tout à été déjà dit ! Après Bruce Lee, Jackie Chan (qui a joué dans une suite de Fist of Fury lui aussi) et Jet Li et Donnie Yen, il semblerait déjà que l'e personnage s'épuise un peu...

Spielen wir Liebe (Maladolescenza) (Playing with Love) (Puppy Love)
½

Je me souviendrais surtout de ce film pour être l'un des plus dérangeant que j'ai pu voir dans toute ma vie, même si à l'avenir je risque de tomber sur des péloches crados, sanglantes et tout ce qu'on veut, il sera toujours difficile de dépasser celui là.

"Maladolescenza" ne comporte que trois personnages et un chien, Laura, Fabrizio et Sylvia et a la forêt pour unique cadre. C'est l'été et donc les vacanches pour Fabrizio et Laura, ils ont l'habitude de jouer ensemble et Laura semble même être amoureuse. mais Fabrizio se montre de plus en plus dur et cruel envers Laura sauf quand, après avoir fait croire qu'ils étaient perdus dans la grotte, ils font l'amour pour la première fois. Et Fabrizio se montre encore plus sadique, surtout après que la très jeune Sylvia se joint aux deux jeunes gens, elle devient la muse de Fabrizio et délaisse Sylvia, sauf quand les deux nouveaux amants lui font subir des jeux cruels.

Ce film est avant tout une peinture des relations adolescentes, et il est amusant de voir que ces relations ne diffèrent pas trop de celles des adultes, on a Fabrizio qui se comporte comme un vrai goujat après avoir obtenu ce qu'il voulait de Laura, ne se sent plus pisser mais commettra l'irréparable dans un moment de panique. Sylvia qui se montre autoritaire, dominatrice et séductrice mais cela se révèlera n'être qu'une façade car elle sera complètement paumée devant une difficulté rencontrée, et Laura, qui meurt d'amour pour Fabrizio est prête à n'importe quoi pour attirer son attention, quitte à se faire humilier.

Le plus dérangeant n'est évidemment pas de faire évoluer ces personnages au travers de leurs sexualité, mais de montrer cette sexualité de manière plutôt explicite, avec nu intégral et pose suggestives, sexe oral etc....ce qui a valu à se film d'être taxé de pornographie enfantine. Même s'il paraît gratuit de traiter ce film de la sorte, les scènes en question ne sont jamais gratuites et sont au coeur du récit qui traite de ce moment plein de changement qu'est l'adolescence. Le décor de la forêt interminable pleine de chemins tortueux, de grotte, représente cette période entre l'enfance et l'âge adulte où l'on a envie d'explorer jusqu'aux choses les plus interdite, dangereuse, mystèrieuse en somme les choses les plus attirantes. Mais j'avoue que si j'ai pu aller au bout de ces scènes, c'est le fait de savoir que ces acteurs sont bien plus âgés que moi, parce que voir une gamine de douze à califourchon sur un mec de 18 ans et tout ça à poil, c'est assez déconcertant.

Tout ça n'empêche pas au film d'être poétique, de dégager une vraie sensibilité, et d'avoir le coeur serré lorsque Laura subit tous les outrages sur sa personne juste pour se faire aimer et d'avoir envie de crever les yeux de Fabrizio pour la traiter de cette façon. Vu tout ce qui se passe dans ce film, il est clair qu'il s'agit d'une version non-retouchée, même si je suis très curieux de savoir si la fameuse version de 2h existe réellement (le "uncut" faisant 1h30 environ).

La Sorella di Ursula (The Sister of Ursula) (Curse of Ursula)

Ce que ce giallo a à proposer en particulier, c'est l'arme bizarroïde qu'utilise l'assassin pour tuer ses victimes, sinon, ça reste assez classique, quoique. Ursula et sa grande soeur passe leurs vacances dans un hôtel près de la mer. Alors que la grande soeur semble résolue à passer un bon moment, Ursula est une vraie râleuse, trouvant à redire sur tout et sur tout le monde. Elle qui ne se remet toujours pas de la mort de son père qu'elle adorait, Ursula semble avoir des dons de voyances et de perception au dessus de la moyenne, voyant son destin et celui des autres et la capacité de voir à travers les gens.

Je disais que ce giallo était très classique, mais c'est pas vraiment une mauvaise chose, en parallèle à cette histoire de meurtre qui se multiplie dans l'hôtel on a une histoire de drogue impliquant des personnes haut placées. Le retournement de situation ne se situe donc pas seulement dans la découverte de l'assassin mais aussi ce qui se cache dans ce trafique de narcotique. Autre "atout" que ce film a pour lui, sont des scènes érotiques particulièrement explicite, assez nombreuse, avec même une scène lesbienne, sûrement un des gialli mettant le plus l'accent sur ce genre de scène.

Si on est un p'tit peu observateur, on peut deviner qui est l'assassin et même mieux, on peut savoir quelle arme il utilise, sinon c'est pas trop mal, assez voyeur, parfois chiant mais c'est surtout dû au personnage d'Ursula qui ne fait que râle et se plaindre, et râler et encore se plaindre (elle est à flinguer !!!). Mais je suis pas mécontent d'être tombé sur un film pareil, je me suis bien amusé et même rincer l'oeil lol et puis c'est pas tous les jours qu'un objet de plaisir devient un objet de mort dans un film, aïe, j'en ai déjà peut-être trop dit !

Blood and Black Lace (Sei donne per l'assassino)
½

Le moins qu'on puisse dire c'est que j'ai été déçu, je m'attendais à vraiment mieux que ça. Ce giallo ayant pour décor le milieu du mannequinat aurait pu être plus mordante, en l'état c'est déjà pas mal, puisque ça montre bien le vernis sous lequel se cache les pires vices, drogue, chantage, manipulation, jalousie. Tout ça concentré dans un journal qui va faire l'objet de toutes les convoitises y compris attirer l'attention du tueur qui semble trouver à ce journal un intérêt particulier.

Dans la forme, on peut dire que c'est pas mal, très élégant, avec de beaux décors et c'est pas filmé avec les pieds. Les meurtres, sans être d'une imagination folle sont bien foutues, parfois jouant sur le côté fantomatique du tueur qui semble être partout ou alors carrément brute de décofrage à base de torture physique insoutenable. Mais le problème c'est que ça manque vraiment de mystère, malgré le look réussi du tueur (une sorte de Rorschach des Watchmen sans les taches d'encre sur le masque).

On ne sent jamais vraiment l'étau se resserer autours des victimes potentielles ou alors si, mais pas assez en tout cas, et la révélétion du coupable se fait beaucoup trop tôt à mon goût. C'est pas le pire giallo de la terre ça c'est sûr, mais après tout le bien que j'ai entendu dessus, je trouve que "Blood and Black Lace" n'est pas vraiment à la hauteur de sa réputation, ou alors c'est peut-être que j'en attendais trop.

Daughters of Darkness (Les lèvres rouges)

Un film mettant en scène Elizabeth Bathory dans une époque contemporaine n'est pas une idée idiote, vu tout ce qu'on racontait sur cette femme, une personne comme elle serait à l'aise dans une époque comme la nôtre !! Ici, elle apparaît sous les traits de l'actrice Delphine Seyrig et avec sa "secretaire" Ilona, croise le chemin d'un couple fraîchement marié dans un hôtel en Belgique.

Fasciné par le couple marié, Bathory et Ilona va s'employer à leur tourner autour sans vraiment leur expliquer, mais cela va changer considérablement leurs rapport. En parallèle, des meurtres de jeunes femmes se multiplient et éveilleur le côté morbide du marié. Même s'il s'agit d'un film de vampire, cet aspect est plutôt mis en retrait pour mettre en avant le côté fascinant et attirant de ce type de personnage. Magnifiquement interprété par la troublante de beauté, Delphine Seyrig, Bathory incarne la tentation, à qui rien ni personne ne résiste, et il se dégage d'elle un érostime qui fait tourner la tête à chacun de ses gestes et chacune de ses paroles.

C'est d'ailleurs le point fort du film et même l'un des seuls, car la tension retombe lorsque Bathory est absente et rien ne semble être à la hauteur, pas même l'enquête qui ne mène nulle part, ni l'érotisme de salon qui semble expédié, et un montage parfois approximatif dans les scènes chocs rendant le jeu d'acteur forcé. Je suis tombé sur le director's cut, mais quand je vois ceux qui se plaignent d'avoir la version remontée, je peux leur dire qu'ils ne perdent pas forcément au change.

Un film qui vaut surtout pour le personnage de Bathory, car le reste n'est pas de sa classe, même si ça reste correct mais pas au point d'effacer le sentiment d'ennui qui pointe parfois.

Bôkô Kirisaki Jakku (Assault! Jack the Ripper)

En voilà un que je n'avais pas vu venir....et tant mieux, la bonne surprise en était d'autant plus grande. "Assault!Jack the Ripper" n'est pas le film de tueur en série habituel et pas le Pinku habituel non plus. Deux employés d'un resto, un homme super timide et une jeune femme sexy mais irritable, tue par hasard une auto-stoppeuse dérangée. Cet évènement a eu pour effet inattendu d'éveiller l'appétit sexuel du couple improvisé au point de recommencer afin de réitérer le moment magique.

Ce film est une véritable démonstration sur pellicule de eros et thanatos où le sexe et la mort sont liés, c'est d'ailleurs un film où les deux éléments sont très bien mélangé rendant le film fascinant d'érotisme et de sadisme, la mort est un aphrodisiaque. On a souvent parlé du fait que le couteau du tueur représentait symboliquement le penis, ça s'est rarement aussi bien vérifié que dans ce film car plus l'intrigue avance et plus le jeune homme délaisse sa copine faisant de son couteau l'objet sexuel ultime qu'il n'hésite plus à enfoncer dans le vagin de ses victimes.

La spirale emmènera ce nouveau tueur en série vers une tuerie finale qui a tout d'une orgie où il laisse carrément exploser son désir en s'occupant de quatre femmes en même temps. Plutôt bien réalisé, avec une musique qui rompt un peu le ton grave du sujet, à la manière des gialli, "Assualt! Jack the Ripper" est porté par son duo d'acteur qui ont leur rôle dans la peau, très bonne illustration de deux notions contradictoire mais finalement très proche, tout ça emballé dans un film de genre qui plairait à coup sûr aux amateurs !

Freaks
Freaks(1932)
½

Autre exemple de film unanimement salué qui me donne l'impression de l'avoir déjà vu sans l'avoir jamais vu ! Mais c'est là la vraie force de ce film, je n'ai, à aucun moment, ce sale goût de déjà vu ! Un cirque ayant pour attraction une galerie de personnes, hommes et femmes ; noirs et blancs, au difformité faisant d'eux des phénomènes de foire, personnes de toute petite taille, homme tronc (ou serpent), femme à barbe, femme sans bras et j'en passe et d'autres types de phénomènes, l'homme fort, le clown, le rossignol, des personnes dites normales mais aux atouts hors du commun....du moins, le cirque le dit !

Toute cette bande cohabite ensemble et la vie suit son cours mais lorsque Hans, homme à la taille et l'apparence d'un enfant, tombe amoureux de Cleopatra, il s'en suit des évènements qui vont bouleverser la vie au sein du cirque et avoir des conséquences vraiment inattendues, révélant qui sont les monstres seulement en apparence et ceux qui le sont au plus profond d'eux-mêmes.

C'est un film vraiment fascinant, très beau et avec un tas de personnages attachant, surprenant et aussi dégoutant (pas ceux qu'on croît), véritable conte sur la différence, les apparences trompeuses, la famille et l'amour, ce film n'oublie pas de montrer que chaque personne a sa part de lumière et d'ombre. Le personnage de Cleopatra lumineuse au point d'aveugler Hans se révèle vénale et immorale alors que les "monstres" impressionnent par leur joie de vivre et leur humanité mais ils ont aussi des limites à ne pas dépasser !

"Freaks" est un film à la hauteur de sa très flatteuse réputation et mérite tout le bien qu'on en pense, c'est un peu court comme pas mal de film de l'époque mais on en prend plein les yeux, la tête et le coeur au point que la magie opère bien après le générique de fin !

Dark Star
Dark Star(1974)

Le film d'étudiant de John Carpenter et du très regretté Dan O'Bannon (qui y tient un rôle d'ailleurs). Dark Star raconte la vie d'un vaisseau du même nom et de ses occupants, qui trimballent une bombe qui doit être lâchée sur des planètes avant de les coloniser, mais qui, lors de cette mission vont devoir gérer plusieurs situations.

Entre maîtriser un extra-terrestre qui ressemble à un gros ballon tâcheté (il leur fallait une mascotte !), converser avec un membre de l'équipage congelé mais opérationnel, philosopher avec une bombe sur l'existence, on peut dire qu'on ne s'ennuie pas tant que ça à bord du Dark Star. C'est quand même amusant de voir ce petit film du futur grand réalisateur qu'est John Carpenter, le budget est manifestement rikiki, mais on voit quand même pointer un certain sens du rythme, du cadrage et de la gestion d'un budget pour transformer quelque chose de basique en curiosité bien sympathique (voir bien plus à l'avenir).

C'est clairement un brouillon à côté des chefs d'oeuvre à venir, mais j'ai assez apprécié ce petit space opera au relents philosophique, j'ai trouvé quelques similitudes avec les grandes saga de l'espace à venir, mais d'après une critique de ce site, ça pique pas mal ailleurs également. Mais c'est vraiment pas grave, malgré que le film hurle années 70, les décors ont de la gueule, les acteurs y croient et la fin plutôt habile me font pencher du côté des avis positifs !

Hanger
Hanger(2009)
½

Carrément dé-gueu-lasse !!!! Après avoir vu "Gutterballs" du même auteur, je n'en n'attendais pas moins de lui, mais là il fait fort !!! "Hanger" raconte un maquereau avorte de force sa prostitué avec un cintre déformant gravement le bébé au passage. Ce bébé n'est pas mort, recueilli d'abord par un clodo qui l'élève jusqu'à ses 18 ans puis par son père biologique, Hanger va se venger du responsable !

Ce film est une vraie galerie de monstre, ceux qui ont critiqué Rob Zombie pour ne filmer que la white trash à longueur de film, Nicholson le bat à plate couture en un seul long métrage. Car Hanger n'est pas le seul phénomène, qu'ils soient aussi laid que lui physiquement ou intérieurement (ou les deux) chacun est un motif pour dégueuler. Entre Russel qui pique les tampons usagé d'une employé sexy, Nicole, pour l'utiliser comme sachet de thé (!!!), Phil qui endort Russell et Hanger pour les violer (et pas forcément là où on le pense), Nicole qui passe son temps à se masturber avec tout ce qui lui tombe sous la main ! Et j'en passe, le film est une succession de débauche dont on ne voit pas la fin, c'est sale, poisseux, crade, un univers palpable et odorant dont la seule vision peut donner le tournis !

Bien sûr, le point fort est le maquillage, la scène de l'avortement est tout ce qu'il y a de plus dégueu, et Nicholson comme dans "Gutterballs" flirte dangereusement avec le porno avec des plans vaginaux à la pelle, qu'ils soient vrais (les scènes de masturbations de Nicole, la torture avec la prostitué) ou entièrement reconstitué (la scène de l'avortement). Les personnages ne sont pas en reste, Hanger est laid à faire peur, mais Russell et Phil aussi, sans parler de personnages secondaires, effet de vieillissement ou de brulure.

Le film dans tout ça, il se laisse suivre, même si ce n'est pas passionnant, Nicholson a l'air de bien plus prendre son pied quand les effets spéciaux sont mis en avant, parce que le fil conducteur de la vengeance n'est pas des plus fins et a l'air d'être mis au second plan, au profit du spectacle de débauche tout au long du film !! C'est répugnant et vraiment sale, bref une partie de la mission est accomplie, pour le reste, il ne faut pas être trop regardant !

4bia (Phobia)
½

Ca faisait un moment que je n'avais pas vu d'anthologie dans le genre horrifique, plutôt que de me rematter ceux que j'ai déjà vu une tonne de fois (même s'ils sont bien), autant s'attaquer à quelque chose de neuf. Voici donc "4bia" ou "Phobia" qui s'emploie à foutre la trouille au travers de quatre histoires qui sont liées d'une certaine manière !

La première est "Happiness", une jeune fille est cloîtrée chez elle à cause de sa jambe plâtrée suite à un accident dans un taxi ! Le net et son portable sont ses seuls moyens de communiquer (quoique c'est aussi le cas de gens qui ne sont pas cloîtrés !!!). Elle reçoit cependant plusieurs messages d'un inconnu à qui elle accepte finalement de parler, évidemment ça cache quelque chose. Un bon chapitre, qui commence bien avec peu de dialogue (puisqu'ils parlent en sms) donc très représentatif de notre époque où la bouche est relégué au dernier rang de la communication lol. Le tout perd un peu de saveur avec la révélation et le dénouement final qui aurait pu être mieux amené, même si le petit twist n'est pas trop lourdingue.

Le deuxième, "Tit for Tat" est clairement le plus faible des quatre, un souffre douleur se venge de ses camarades par la sorcellerie, c'est pas mal mais clairement mal exécuté ici. Comme si son sujet lui échappait des mains, le réalisateur se perd dans des effets de caméras inutiles genre clip vidéos, ce qui ne trahit jamais un manque de cohérence flagrant et des effets spéciaux vraiment pas à la hauteur.

Le suivant "In the Middle" est vraiment très amusant, mais attention, ne pas regarder si vous n'avez pas vu vos classique avant, car un des personnages s'amuse à raconter les fins de plusieurs films fantastique à succès. C'est d'ailleurs dommage, parce que ça nous fait deviner à l'avance le dénouement final. 4 copains en train de camper voient l'un des leurs se noyer après une chute en rafting, quand celui-ci revient trempé ils sont d'abord soulagé mais ils s'aperçoivent qu'un truc cloche....mais d'autres surprises arrivent. Comme je le disais, un épisode bien sympa qui relève un peu le niveau après un deuxième très laborieux, dommage qu'il soit cependant si prévisible.

Le dernier, "Last Fright" est mon préféré, une jeune (et super jolie) hôtesse de l'air doit s'occuper de la seule passagère de l'avion, une princesse. Ces deux personnes se rencontrent pour la première fois, mais cela ne veut pas dire qu'elles ne se sont pas déjà vu. A la mort de la princesse, l'hôtesse doit refaire le voyage avec son cadavre joliment emballé, mais le voyage ne se fera pas sans turbulence. Avec des situations plus fines que dans les autres chapitres, une bonne tension entre les deux personnage et une astucieuse utilisation de l'avion comme personnage à lui tout seul, c'est bien le meilleur des quatre.

En clair, une saga cohérente dans son ensemble, aucun n'est vraiment remarquable ou au-dessus du lot, mais le maillon faible ne détonne pas. Du coup on regarde le tout avec un certain plaisir, parce que c'est clairement pas la pire anthologie jamais faite loin de là, les idées sont vraiment bonnes, mais y'a encore du travail au niveau de l'exécution. Ca donne pas forcément envie de le revoir un tas de fois, mais on est curieux de voir la suite déjà sortie il y a peu de temps !!

Fanboys
Fanboys(2008)

"Fanboys" est sans doute, avec "Trick 'r Treat", le film le plus repoussé de ces dernières années, mais lorsqu'on sait que ce film est produit par ces farceurs de frères Weinsteins, c'est pas étonnant. "Fanboys" se situe en 1998 à six mois de la sortie du très très attendu Episode 1 de Star Wars, des amis qui s'étaient un peu perdu de vue décident d'aller jusqu'au ranch Skywalker pour voler une copie et être les premiers au monde à voir le nouvel épisode de la célèbre saga.

Pas si irréaliste que ça quand on sait qu'à l'époque de la sortie du film, des fans campaient devant les cinéma des mois durant pour être les premier à voir l'Episode 1 !!! Seulement, le voyage ne sera pas sans risque et la bande de fans qu'ils sont devront user de toutes leurs ressource pour arriver à leurs fins. Qu'il s'agisse de se battre contre des trekkies, répondre au quizz d'Harry Knowles, affronter des gardes armés, il va falloire se battre et les alliés ne manqueront pas, comme par exemple William Shatner le capitaine Kirk qui donnera les plans du célèbre ranch aux jeunes fans.

Evidemment rien ne manque en matière de clins d'oeil, d'hommage et autre parodie des scènes les plus connues de la trilogie originale, Ray Park, Billy Dee Williams, Carrie Fisher font des apparitions des plus remarquées également. C'est bien plus amusant de voir ce film en connaissant bien Star Wars car la plupart des gags et autres punchlines sont basées dessus, pour spectateurs avertis donc.

Pour les autres et bah, il aurait pu y avoir une issue de secours à savoir le côté film de pote, road movie avec un élément dramatique (le cancer d'un des personnages). Mais les multiples tournage additionnels, remontage et charcutage opérés par les deux frères au cerveau unique (Weinstein évidemment) plombent la structure du film qui se retrouve bancal et brise l'équilibre comédie et drame et on ne sait pas trop ce qu'il faut prendre au sérieux et ce dont il faut rire.

C'est pour ça que ma note est aussi basse et pourtant je me suis marré à plusieurs reprises, j'ai évidemment été sensible aux multiples clins d'oeil, même ceux qui paraissent un peu trop forcé, sans parler de ces comédiens composé des "famille comique" les plus célèbres de ces dernières années, la bande à Kevin Smith, la bande d'Apatow etc....Il me tarde vraiment de voir le director's cut s'il exite, histoire de voir ce que ce film a vraiment dans le ventre. En l'état c'est plutôt rigolo et se laisse regarder sans bailler, mais c'est encore trop bancal pour ranger cette oeuvre au rang de culte auquel il semble prétendre.

Da lui toi (Gallants)
½

S'il fallait ranger "Gallants" dans une catégorie, ce serait la kung fu comedy, tant l'histoire de ce film ainsi que certaines scènes sont comique, mais volontaire heureusement. Un jeune homme, Cheung, à qui rien ne sourit dans la vie professionnelle est envoyé par son entreprise dans un patelin pour acheter une propriété qui se trouve être un salon de thé tenu par les disciplies Draong et Tiger. Mais ce salon de thé était autrefois une école d'art martiaux réputé dont le maître, Law, est plongé dans un coma depuis 30 ans.

A son réveil, il confond le jeune homme avec ses deux disciples et le jeune se retrouve élève de maître Law. Mais Cheung a d'autres ennuis, un ancien partenaire de jeu et souffre douleur Mang rêve de se venger de tout le mal que Cheung lui a fait dans son enfance et fait pression sur lui afin que la propriété appartienne au patron de son club d'art martiaux. Ce que j'ai surtout aimé dans ce film, c'est la bonne humeur qui s'en dégage mais aussi la présence du grand Kuan Tai Chen que j'adore et de voir qu'il a toujours la forme. Autre surprise, c'est de voir le rappeur sino-américain Jin dans le rôle de Mang, dans le film il parle anglais mais surtout dans sa langue d'origine et c'est bien de le voir aussi tourné vers ses racines (en plus de ses albums rappé en mandarin), en plus il se débrouille plutôt bien dans la comédie.

Ce qui m'empêche de mettre une meilleure note est le manque d'harmonie dans l'ensemble, il arrive un tas de chose et ça se finit parfois en queue de poisson ou alors les éléments développés ne sont pas toujours bien amenés ni bien résolu. Il en sort donc une certaine inconsistance dans le fond qui empêche parfois de rentrer dans le film. Le côté comique n'est pas trop mal par contre, surtout quand on est habitué à ce genre d'humour propre aux films de kung fu, reste une bande d'acteurs super sympathique et des combats solidement chorégraphié, efficace et exécuté par certaines des légendes vivantes de la Shaw Brothers et ça ce n'est pas rien ! C'est pas mal, mais ça aurait pu être mieux encore !

Dark Night of the Scarecrow
½

Bah c'est pas mal du tout, je n'en n'attendais pas grand chose mais au final ça se laisse largement regarder. Dans un coin paumé (où tout le monde se connaît) vit un saint d'esprit, Bubba Ritter, très ami avec une petite fille et ils passent leurs temps à jouer et à chanter des chansons dans les champs. Seulement, qui dit coin paumé dit péquenauds et qui dit péquenauds aux Etats Unis dit véritable arme de destruction massive fou de la gâchette qui prennent le pauvre Bubba comme bouc émissaire pour tout et n'importe quoi.

Alors quand la petite fille se fait agresser par un chien non loin de Bubba qui ramène son corps ensanglanté, il n'en faut pas plus pour les 4 ploucs pour se faire justice et abattre Bubba de sang froid alors qu'il tentait de sa cacher en se déguisant en épouvantail. Après l'acquittement injuste des ploucs, une autre justice s'abat sur eux, autre que la loi et Bubba n'oubliera personne.

J'avoue une petite déception, c'est de ne pas avoir plus vu Bubba comme une menace physique à empaler avec sa fourche les quatre mecs qui l'ont abattu. A la place, on a des morts qui font penser à du "Final Destination" avant l'heure, c'est pas une mauvaise chose cela dit, puisque le film ne fait pas vraiment dans le second degré. Et il faut avouer que les rares fois où l'on voit l'épouvantail, c'est plutôt bien fait, faisant de lui une menace bien plus grande, une entité qui peut venir de partout et de nulle part, rétrécissant la ville comme un étau autour des mecs qui l'ont tué.

En tout cas c'est sans prétention, pas trop mal fait et c'est bien de voir Larry Drake autrement qu'en chef mafieux impitoyable. Les morts ne sont pas super imaginatives mais efficace et le film se permet quelques frissons malsain comme le facteur, chef des 4 connards, avec des tendances pédophiles. Mieux qu'il n'y paraît, "Dark night of the Scarecrow" est une petite production bien sympa qu'on peut découvrir sans crainte, des personnages bien campés et une jolie tension par moment ! Dommage qu'on ne voit pas assez Drake en épouvantail cela dit !

Feast
Feast(2006)

Avant d'aller massacrer définitivement la franchise Saw et avant de se rattraper habilement avec "The Collector", la paire Melton et Dunstan nous ont sorti un truc appelé "Feast" dont j'avais beaucoup entendu parler et en bien, mais que je n'avais jamais eu le courage/la force/l'envie/le temps de voir (rayez la mention inutile). C'est maintenant chose faite et le constat est que je devrais moi-même me couper les bijoux de famille de ne pas avoir vu ça plus tôt !!! Qu'est-ce que je me suis éclaté !!!

Véritable grand n'importe quoi joyeux et très habile mélange horreur-comédie (dieu sait que c'est un genre difficile à maîtriser !!), "Feast" raconte comment un rade paumé au milieu de nulle part et ses occupants sont la cible de créatures affamées qui n'épargneront rien ni personne !!! Le plus dans ce film est la capacité à se jouer des clichés, dans plusieurs films d'horreurs certains nous donnent déjà l'impression qu'ils s'en sortiront à la fin, parce qu'ils sont puceaux, handicapés, des enfants ou simplement parce que ce sont les gentils.

Bref, la sensation de voir le film se finir avant de commencer, bah il n'en n'est rien ici, non seulement l'inattendu se produit à plusieurs reprise en ce qui concerne les personnages mais aussi les situations, comme la gourde aux gros nibards qui réussi à faire démarrer le camion.......pour se barrer toute seule sans se retourner !!!! Ca fait plaisir de se mettre en danger devant un film et de ne pas sentir cette situation pénible de sécurité et de voir le prévisible arriver, sans oublier du gore bien crade et bien graphique ajouté à des dialogues pas possible et des situations de dingue comme les monstres qui niquent en levrette pour faire un autre gosse pondu dans la seconde !!! Ici personne n'est à l'abri et sa tâche jusqu'au spectateur qui sursaute autant qu'il se marre plié en deux en se tant le ventre !

Un véritable pied que j'hésite à gâcher avec la visions des deux épisodes suivants réputés bien inférieurs malgré la possibilité de voir le destin de certains personnages du premier comme le meuf qui s'est barrée comme une traitresse !!!! Ca fait du bien pour où sa passe !!!

The Town
The Town(2010)

Ben Affleck nous fait son "Heat", comparaison risquée et bien que ce film soit inférieur au classique de Michael Mann (c'est vrai, quel film putain !!!), "The Town" est ce qui se fait de mieux récemment dans les films de braquages. Mais ce n'est pas si surprenant, Affleck a bien bluffé son monde avec le très bon "Gone Baby Gone" situé lui aussi dans son Boston natal, un Boston que Ben Affleck aime visiblement beaucoup et c'est ce qui plaît dans ses deux films, cette authenticité.

Dans "The Town", Affleck incarne Doug, natif de Charlestown où la tradition est de transmettre à son gosse le goût pour le braquage de banque, il n'y échappe pas et avec sa bande, il est responsable des braquages les plus audacieux et spectaculaires. Tout change pour lui lors d'un casse où l'otage potentiellement gênante devient la femme dont il tombera amoureux, au point de bouleverser ses propres certitudes et de vouloir changer de vie, mais le FBI, ses amis et ses commanditaires bref sa vie actuelle ne l'entend pas de cette oreille et fera tout pour le laisser là où il est voir encore plus bas !

Comme je l'ai dit, le plus de "The Town" est son authenticité, le film respire Boston et chacun des personnages qu'ils soient joué par des natifs du coin ou pas est un modèle de justesse et de crédibilité, que ce soit dans les noms ("y'a qu'à Boston qu'on a des noms pareils" comme dit un agent), l'attitude, l'accent, sans parler du cadre, on y croît à fond !!! C'est pourquoi des acteurs et actrices comme Postlethwaite, Renner, Lively ont tous l'air d'être des gens du coin et rendent leur personnages en 3D sans les lunettes, vivants et vraiment humain. Sans parler d'Affleck qui, j'espère, fera fermer quelques gueules quand à sa capacité à jouer de manière crédible, parce qu'il est super ce gars là, faut pas charrier. Evidemment, le film aurait été bancal si le personnage de l'otage était foiré et c'est là que Rebecca Hall entre en scène, je l'avais adoré dans "The Prestige" et c'était un plaisir de la voir ici, sans doute le meilleur jeu du film, elle est expressive sans même parler, avec seulement quelques gestes et quelques regards et on devine facilement pourquoi Doug n'a pas résisté devant une femme pareille. Intéressant d'ailleurs de voir Blake Lively jouer la white trash alors qu'elle est plus connue dans le registre chic et finalement, c'est un bon point, sale et paumée sans tomber dans la caricature, elle est l'anti Rebecca Hall du film et la véritable incarnation de ce qui clochait dans la vie de Doug.

Le film s'intéresse aux personnages mais n'oublie pas l'action, les gunfight et tout ce qui s'en suit, et même si Affleck a encore à prouver dans ce domaine, il montre une certaine efficacité qui nous promet du beau pour l'avenir. Seul défaut notable est l'absence d'un véritable bras de fer entre Doug et l'agent du FBI pourtant bien joué par Jon "fanboys favourite's Superman"Hamm. Mais on va pas gâcher notre plaisir devant un très bon film qui nous fait crier à Affleck "un autre, un autre , un autre" !!! Et vite !!!!

Mirrors 2
Mirrors 2(2010)
½

J'vais pas y aller par quatre chemins, c'est d'la merde !!!! bah ouais, faire la suite en DTV d'un remake qui n'était déjà pas génial c'est difficilement rattrapable même avec la meilleure volonté du monde. D'ailleurs, je me demande si la meilleure volonté du monde a été le moteur d'un tel projet, mais il suffit de voir les premières minutes pour mettre fins aux interrogations existentielles, la première scène choc est une copie à peine masquée de la première scène choc du premier film, vous m'suivez !!!?

Enfin bref, commençons par parler de l'histoire parce qu'il y en a une, enfin, quelque chose qui fait office d'histoire plutôt. Un jeune homme, Max, incarné par Nick Stahl (il s'est perdu ou quoi ?!) perd sa fiancée et manque de perdre sa propre vie lors d'un accident de voiture, mais en se réveillant, il découvre une drôle de capacité, celle de "voire des morts partoooooooouuuuts". Après le passage obligé de la dépression à coup d'alcoolisme et d'addiction à la drogue, notre Maxou frais comme un gardon décroche un job dans le centre commercial rénové du premier épisode, rénovation dont son riche papounet en est l'instigateur. Seulement, malgré le centre commercial tout beau et tout nouveau, une chose ne change pas, ces foutus miroirs devant lesquels on attend gentiment de se voire crever au lieu d'avoir le réflexe de le casser en mille morceaux (à moins qu'on crève mille fois en faisant ça !!).

Les membres du personnels administratifs comme de service se font zigouiller, et à chaque fois Max n'est pas loin des lieux car son "don" lui permet de voir à l'avance comme ses collègues d'un moment se font massacrer. Dans tout ça, il va mettre à jour une histoire de disparition dont il ne va pas tarder à faire le lien avec ces étranges meurtres.....et nous aussi, on tarde pas à faire le lien. En fait, si on est habitué à ce genre de film on peut deviner chaque moment et même la fin avant même que le film commence réellement. Mais ce film ne commence jamais, absolument rien n'est développé, des personnages jusqu'à l'intrigue, on se fout royalement qu'ils se fassent tuer de manière si peu inventive et à coup de maquillage et d'effets spéciaux grossier.

Seules choses valent un p'tit peu le coup d'oeil, c'est de voir Christy Romano à poil (sa change de "Even Stevens") et une photo pas dégueu du tout mais pas mise en valeur par une suite-remake du remake qui se contente de faire en pire un film déjà très moyen et avec une intringue de téléfilm pour maison de retraite. Les suites DTV se multiplient et perdent en qualité à chaque fois, une preuve ? Je n'ai jamais réussi à aller au bout de "30 days of night Dark Days"(pléonasme ?), alors faites pas comme moi, fuyez cette affreuse chose comme la peste ou alors regardez le si les somnifères coûtent trop cher !!!

The Social Network
½

Cela se confirme de plus en plus, Fincher est vraiment l'un de mes cinéastes préférés, sa filmo est archi-bandante et m'a donné un de mes films favoris entre tous "Zodiac", merveille de sobriété, de soin, d'application (et implication) et de tension. Ce gars est un maniaque et il lèche ses films jusqu'au dernier des derniers des détails et donne l'impression de redécouvrir ses films à chaque vision. Ici il s'attaque à un gros morceaux, dans le sens où il faut rendre intéressant une histoire archi-connu de tous, le phénomène de réseau social de notre époque Facebook et le visage connu de cet ouragan, Mark Zuckerberg.

Alors étudiant à Harvard et après une rupture bien plus douloureuse pour lui qu'il ne veut bien l'admettre, le cliché vivant du nerd malingre Zuckerberg se venge de sa copine sur internet mais n'est pas loin de trouver, sur le même média, un moyen de se venger sur la vie. A l'aide de ses amis et du concours involontaire des jumeaux Winklevoss et de Divya Narendra, Zuckerberg devient le visage humain d'un mode de communication qui va changer durablement sa génération....autrement dit nous.

Mais comme l'astucieuse phrase d'accroche du film le dit si bien, on ne se fait pas une tonne d'amis sans se faire quelques enemis (Farrakhan a dit un truc comme ça aussi !), et ceux de Zuckerberg vont se multiplier jusque dans son propre camp.....sans pour autant se faire plus d'amis, voilà le drame. Entre ascension fulgurante, procès, promesse et trahison, Zuckerberg et Saverin vont apprendre à leurs dépend que la vie viturelle et réelle sont bel et bien deux choses différentes, eux qui ont pourtant réussi à conjuguer les deux de manière quasi-révolutionnaire, au point de voir leur amitié détruite.

Car il s'agit surtout de ça, "The Social Network" n'est pas un film sur facebook, mais un film sur le mec derrière, de la même manière que "Rocky" n'est pas un film de boxe, mais un film sur un mec qui en fait. Le plus intéressant est et reste la galerie de personnage si humain et pourtant haut en couleur car ils ne se contentent pas de vivre à notre époque, il la définissent tout comme ce film qui est entre autre un passionnant témoignage de la jeunesse des années 2000 et qui ne se regardera pas à l'avenir comme quelque chose de ringard mais comme un morceau d'histoire, puisque ce qui se passe dans le film fait l'Histoire.

Comme d'habitude dans un Fincher, tout est dans le détail, sans fioriture mais avec la même classe habituelle, la réalisation est élégante mais ne perd jamais les personnages en route et pour ce qui est des effets, on ne manquera pas de citer l'incroyable prestation d'Armie "J'veux être Superman" Hammer qui se dédouble pour jouer les jumeaux Winkelvoss et rappelle le meilleur du genre comme "Dead Ringer". Mais il ne faut pas oublier le putain de scénario de Sorkin, merveille d'écriture qui peut sembler parfois surécrit (la scène de la rupture est un vrai slam !!!) mais toujours juste et percutant et tellement bien travaillé. Sans oublier les acteurs unanimement bon mais je parlerais surtout de Jessie Eisenberg qui prouve, si besoin était, qu'il n'est pas le clone de Michael Cera comme certains triple cons racontent à longueur de forum.

En bref, un film passionnant, triste (quelle fin !!!!) et véritable incarnation de notre époque qui se bonifiera à coup sûr avec les années et qu'on regardera tous (je dis bien tous) avec une nostalgie certaine disant que c'était tout à fait normal de raconter sa vie entière sur un site dont tout le monde, même les inconnus, ont accès, n'en déplaise aux cyniques qui se croient meilleur juste parce qu'ils n'ont pas de compte Facebook. C'est juste l'époque qui veut ça, qu'on trouve ça nul ou pas !

Havoc
Havoc(2005)
½

Avant la franchise "Step Up" et après "Black and White" de James Toback, "Havoc" est un autre film qui met les "wigga" à l'honneur, plus proche du deuxième film que j'ai cité, cette péloche raconte comment des jeunes blancs des beaux quartiers s'inventent une vie de voyous à la petite semaine, imitant grossièrement le genre de vie glorifié par un certain hip hop clinquant. Cependant, à vouloir tenter le diable, celui-ci viendra frapper à leur porte quand la bande de "bounty" à l'envers se frottera à de vrais voyous, latinos dans le film, jusqu'au point de non retour ou presque.

Imaginé par la scénariste disparue Jessica Kaplan après avoir observé, dans son adolescence, le comportement de ses jeunes camarades blancs du West Los Angeles, "Havoc" est avant tout une histoire de "qui s'y frotte s'y pique", une chronique adolescente sur l'identification, le besoin de s'exprimer et de se sentir exister. Détail amusant, on retrouve dans ce film plusieurs acteurs ayant déjà joué des rôles similaires de jeune ethno-masochiste si bien décrit sur la pochette "Home Invasion" d'Ice T : Bijou Phillips qui était dans "Black and White", Channing Tatum jouait dans "Step Up" et Josh Peck dans le très bon "The Wackness. Le reste du casting n'est pas en reste puisqu'on a le grand Joseph Gordon Levitt, le très grand Michael Bienh, le génial Raymond Cruz et aussi Shiri Appleby et Anne Hathaway.

Ce qui aurait pu être une chronique intéressante est ici juste une curiosité tout juste potable la faute à une production chaotique sentant les réécritures et le remontage (pas pour rien que Phillips et hathaway n'aient pas voulu faire la promo). Les jeunes blancs forcent tellement le trait sur leur "wiggatitude" qu'on frise la caricature, on a l'impression que le film se moque de ce style de vie alors qu'il était question d'en faire état sans jugement de valeur. Certains ont même trouvé Hathaway hors sujet dans un tel film, il est vrai que, passé son charme, on se demande des fois si elle était vraiment le premier choix de la réalisatrice. Même Gordon Levitt que je trouve génial m'a fait écarquiller les yeux ici, la plupart n'ont pas l'air de croire une seconde à leurs perso, et chez les latinos c'est pareil, tout juste si je m'attendais pas à ce qu'ils disent "homeboy" à chaque fin de phrase, ils sont glauques à souhait, inquiétant à froncer les sourcils et tout et tout, mais d'autres films ont déjà tellement fait mieux dans le genre !!!!

Bref, "Havoc" est, dans l'esprit, plus proche de "Step Up" que de Larry Clark version hip hop, et rate sa cible de plusieurs mètres à nous faire accrocher à cette histoire de jeunes qui s'ennuient. On ne s'attache pas assez à eux en fait, on est même content que ces caricatures soient remis à leurs places et c'est bien ça le problème, car si leur malaise et leurs désirs étaient mieux décrit, on aurait été de leurs côté, même si on (comme moi) déteste cette tendance à copier (bêtement) une vie qui n'est et ne sera jamais la leur !

Manson, My Name Is Evil

"Leslie, My Name Is Evil" est récemment connu pour une chose, avoir réussi à choquer John Waters, le réalisateur qui a fait bouffer de la merde à sa vedette, c'est pas rien ! Mentionner son nom n'est pas un hasard, car Waters est un grand défenseur de Leslie Van Houten, sur qui ce film se concentre. Van Houten a fait parti de la famille Manson et condamné pour meurtre. Fille de bonne famille, Leslie encaisse coup sur coup le divorce de ses parents et l'avortement de son gosse. Elle se réfugie alors chez les hippies puis dans la "famille" de Charles Manson.

Ce n'est donc pas vraiment un film sur le nabot à la svastika tatouée sur le front mais bien sûr Leslie Van Houten, et Perry jeune homme propre sur lui, la mise en parallèle de ces deux personnages servent le propos du film, à savoir la moralité relative. D'un côté Van Houten qui a délibérement laissé l'american way of life pour se ranger aux côtés de marginaux jusqu'au point de non retour, et de l'autre un jeune homme qui embrasse ce mode de vie américain idéal avec sa fiancée pieuse et un père limite fanatique religieux. Mais un jour, Perry se retrouve juré au procès de Leslie et de sa bande et se trouve irrésistiblement attiré par elle et par un mode de vie dont il ignore tout.

"Leslie My Name is Evil" est bien évidemment basé sur des faits réels, mais s'autorise aussi pas mal de fantaisies, de dérision et une certaine légereté qu'on n'attendait pas vu le sujet traité. Mais ce qui intéresse vraiment le réalisateur Reginald Harkema, c'est de montrer à travers Leslie et Perry, l'hypocrisie, la surmédiatisation qui est en réalité plus suivie que n'importe quelle religion et qui dit aux gens ce qu'ils doivent penser, quoi diaboliser et quoi sacraliser. En effet, la toile de fond est, époque oblige, la guerre du Vietnam, à coups d'image d'archive, on peut voir des femmes et des enfants viet massacré par des soldats incarnant un système qui n'a pas à se justifier. Alors que d'un autre côté, des marginaux dégénérés sont élevés au rang de diable pour des actes aussi cruel certes mais dont la portée semble nettement moins grande, deux poids deux mesures.

Propos plutôt pertinent, mais qui n'atteint que rarement sa cible dû à un film oscillant maladroitement entre premier et second degré, une mise en scène qui peine à cacher le budget manifestement modeste, et un jeu caricatural de la part des acteurs y compris Manson, autre signe montrant qu'il est vraiment le cadet des soucis du réalisateur dans ce film !!

Ceux qui ont déjà vu plusieurs films sur Manson ne perdront pas au change en ratant celui-là, les autres, regardez si vous voulez mais ne vous attendez pas au grand frisson en dépit des personnages dont le film traite.

Hei tai yang 731 (Men Behind the Sun) (Squadron 731)

Tous ceux qui ont dit que c'était un film très choquant, très dur ont à la fois tort et raison, tort dans le sens où ce n'est pas aussi dégueu qu'on le laisse penser, mais raison parce que ce dont le film parle est une véritable horreur. Une espèce de camp japonais durant la deuxième guerre mondiale se livre à des expérimentations de toutes sortes sur des citoyens chinois et même occidentaux. Le genre d'expérience qu'on y voit sont des plus humiliantes et mortelles et finissent toutes dans le four dirigé par un vieux visiblement content de son boulot. Quant à la scène du chat, je comprend la polémique, vrai ou pas vrai allez savoir, par contre des rats sont réellements cramés. C'est plutôt bien reconstitué avec un bon souci du détail, les acteurs pas trop mauvais, c'est fait plutôt sérieusement et sans second degré. Pour ce qu'il raconte, ce film vaut mieux que la réputation de "simple" video nasty qu'on lui prête.

Night of the Demons

Quoi de neuf dans l'horreur américain ? Un remake, encore un autre, mais contrairement à d'autres remake sorti en grande pompe, on nous épargne l'eternel refrain qui justifierait soi-disant la raison d'être d'un tel film genre : "pour une nouvelle génération", "un plus large public" et blablabla ! Ce "Night on the Demons" 2010 est le remake d'un film de 88 du même nom, ce n'était pas un classique immortel, loin s'en faut, mais c'était bien sympathique.

Longtemps balloté pour savoir si le film sortirait au ciné ou pas, ce film sort directement en vidéo et c'est donc à la téloche qu'on peut voir ce que cette cuvée 2010 nous apporte par rapport à l'ancienne. En gros c'est la même chose, Angela organise une fête d'Halloween dans une maison réputée hantée mais les démons s'en mêlent et prendront possession d'eux un par un.

Mais, remake oblige, il faut bien justifier le renouveau, point de Hull House ici, c'est la maison Broussard où une jeune femme s'est suicidé 85 ans auparavant, et à mesure que le film avance, on en sait toujours un peu plus sur le pourquoi de son geste. Côté casting aussi ça bouge, malgré un cameo amusant d'une actrice de l'original, Linnea Quigley, de nouveaux visages viennent frapper à la porte. Nouveau visage mais familier quand même puisqu'on retrouve des habitués du genre horrifique comme Monica Keena, Diora Baird, Bobbi Sue Luther et bien sûr Tiffany Shepis, toutes rompues à l'exercice et surtout assez canon (par contre Keena a bien foiré sa chirurgie esthétique, quelle horreur !). Et la nouvelle Angela se rappelle aux bons souvenirs de ceux qui ont maté la version non censurée d'Americain Pie 1, Shannon Elizabeth accompagné d'un Edward Furlong qui fait à la fois plaisir et peine à voir avec ses 20 kilos en trop et sa voix de minet qu'il essaye de cacher en parlant à voix basse !!!

A part ça, le film ne se met jamais en danger en nous servant tous les codes du film de démons et des film d'horreur actuel, qui nous servent leur lot de gore bien détaillé et crade, et les petites scène saphique qui orientent clairement le film pour un public d'ado masculin en manque et qui sont "trop vieux pour têter et trop jeune pour se faire sucer" comme dirait Ving Rhames dans un film de Craven. Le film n'est pas trop long et ne met pas trop de temps à démarrer donc on n'a pas le temps de s'ennuyer mais l'ennui pointe légèrement quelque fois faute à un rythme pas toujours bien géré et une certaine incapacité à se soucier du sort des personnages. Quand le film perd un peu son souffle, il essaye de se rattraper en refaisant des scènes de l'original et y apporter un p'tit élément crade (la scène du rouge à lèvre qui cette fois trouve une "sortie"). A voir si on aime le genre et surtout pour la plastique de ses actrices aux courbes bien dessinée, sinon, rematez l'original pour voir Linnea Quigley se pencher en avant pour laisser voir sa petite culotte rose pendant au moins 5 bonnes minutes !!

The Loved Ones
½

Eh bah voilà, un film d'horreur qui n'est pas un remake, ni une suite ni....oh y'en à marre de tous ces termes inventés qui ne signifient en réalité qu'une chose : du plagiat !!!!! Venu d'Australie, pays qui décidément fait un petit retour en force dans le domaine du cinéma de genre, "The Loved Ones" à de quoi dégouter tous les amoureux des fameux bal de lycée que tout un tas de film américain a façonné la "légende" !

L'histoire suit Brent, une jeune lycéen qui a perdu son père après un accident de voiture qu'il conduisait. Quelques temps plus tard, toujours au lycée mais plus tout à fait le même, il ne veut plus toucher à un volant, s'est mis à fumer, pratique l'auto-mutilation et a un comportement suicidaire. En dehors de ça la routine, les potes, la petite amie et le bal du lycée. Déjà invité par sa copine, Brent éconduit poliment la timide Lola qui voulait l'inviter, alors que les choses auraient dû en rester là, Brent se fait kidnapper par le père de Lola et se fait inviter de force à un tout autre type de bal d'école !!

Et après la famille déchirée de Brent on assiste à une famille dégénérée où la timide Lola est la reine, son père qui fait office d'homme de main/bras droit et une mère lobotomisée, apparemment de trop mais reste là pour maintenir l'illusion d'un cercle familial normal. C'est avec horreur qu'on assiste aux tortures de Brent qui subi le pire après avoir tenté de s'évader une fois. A mesure que le film avance, on en sait un peu plus sur chaque personnage du film et sur leurs relation. Brent n'est évidemment pas le premier "roi du bal" à être invité et surtout, la relation père/fille prend une tournure plutôt malsaine qui nous font découvrir le véritable lien qui les unit, à croire que les "prétendants" enlevés ne sont que des fantoches destiné à cacher dans l'esprit de Lola le véritable homme de sa vie.

Vraiment tordu et plein de surprises et de rebondissement, "The Loved Ones" ne se repose sur aucun twist bidon qui annulerait complètement les visions supplémentaires et se montre malin plus d'une fois, le spectateur n'est jamais totalement surpris par la tournure de certains évènements mais on s'accroche à son siège devant des personnages capable de tout alors que nous, n'y pouvons absolument rien. Un putain de film !!

Monsters
Monsters(2010)
½

Une réussite, je peux pas écrire plus puisque j'en ai ras le bol d'écrire un truc long et construit et finalement effacé à cause de je ne sais quel bug, mais en tout cas ma note parle d'elle-même, c'est vraiment très bien !!

Zombie (Zombi 2)

C'est logiquement par celui-là que j'aurais du commencer, mais le premier de la "série" que j'ai vu était "Zombie Flesh Eaters 2" qui était quand même bien naze !!

Je ne m'attendais pas à ce que celui-ci soit beaucoup mieux mais en même temps j'étais sûr que ça ne pouvait pas être pire, et c'était vrai, ce premier volet est nettement supérieur à la suite carrément fauchée !!!
Alors qu'un bateau échoué au large de New York se trouve être plein de zombie, un journaliste et une jeune femme retrouve la source de ce problème qui se trouve être sur une île aux caraïbes (eh, coucou !!) où ils trouvent un docteur qui se la joue gourou/Dr Moreau. Très malin d'avoir placé l'intrigue principal dans un tel endroit lorsqu'on sait que le terme zombie et ce qui s'y rattache est lié entre autre à la culture haïtienne. Les zombies de Fulci sont vraiment pas mal et une excellent alternative aux morts vivants bleus de Savini dans "Dawn of the dead".

Vraiment une très bonne surprise dans sa réalisation plus que correct, le maquillage et les effets gores et bien évidemment la célèbre scène du zombie qui se bat contre un requin ! Un truc de fou rempli de délire et un merveilleux plaisir coupable mieux torché qu'il n'y paraît et qui me font poser une seule question : qu'est-ce qui est arrivé dans la vie de Fulci pour avoir fait une suite aussi pourave ?!?! (la tête qui saute du frigo c'était marrant, mais faut pas charrier !)

Elvis
Elvis(1979)

"Elvis" fait partie de ses films montré seulement à la télé dans leur pays d'origine (les USA) mais au cinema dans les autres pays, et il fait également partie de ses téléfilms tellement ambitieux, soignés et bien joués qu'on a du mal à croire qu'ils n'ont été fait que pour la télé (comme le "Duel" de Spielberg). Pratiquement le premier biopic sur Elvis car réalisé par John Carpenter seulement deux ans après la mort du soi-disant inventeur du Rock'N'Roll mais véritable amoureux de la musique qui hypnotisait littéralement son public (surtout la gente féminine)

Comme tous biopic qui se respecte, la vie d'Elvis ou plutôt les moment important sont retracés dans ce film, de son enfance (sa chère maman, son frère jumeau mort), à la gloire commencé chez Sun Records puis RCA, ses amis toujours autour de lui et sa manie de leurs payer des caisses, son mariage (puis divorce). En revanche, le film ne se termine pas sur sa mort.
C'est un film réalisé peu après la mort d'Elvis et ça se voit, même si les différents moments de sa vie sont relatés, le film ne s'attarde pas trop sur ce qui clochait dans sa vie et sa carrière, même s'ils sont évoqués, pas vraiment de trace sur la relation parfois houleuse entre Elvis et le célèbre colonnel, rien sur son addiction à la drogue et lorsqu'il s'est mis à grossir ! Ce film sonne plus comme une célébration faite pour se rappeler un Elvis comme les fans l'ont toujours aimé, un performer hors pair à la vie tourmentée mais toujours rythmé par le spectacle qui doit toujours continuer.

Evidemment, un tel film n'est rien sans une prestation à la hauteur et le moins qu'on puisse dire c'est que Kurt Russell assure, littéralement habité par le rôle il l'incarne carrément et est un régal pour les yeux lors des scènes concert, pour les oreilles aussi mais il est doublé, mais ça ne gâche pas le plaisir parce que le futur Snake Plissken fait parfaitement illusion. Le reste du casting n'est pas en reste justement et participe au sans faute côté jeu d'acteur, filmé avec adresse par un Carpenter décidément à l'aise peu importe le genre du moment qu'il sent bien le sujet et c'est le cas ici, on voit qu'il était fan d'Elvis et se fait carrément un devoir de délivrer un film qui ne fait pas honte au chanteur alors récemment disparu !

"Elvis" de John Carpenter est à voir davantage comme une déclaration d'amour que comme un biopic détaillé. On ne saura pas tout sur le celui qu'on appelle le King mais c'est une excellente entrée en matière pour le novice et un grand moment chargé d'émotion et qui ramènera plein de souvenirs pour les fans pur et dur qui ne pourront s'empêcher d'avoir la larme à l'oeil en voyant ce film réussi sur leur idole !

Female Convict Scorpion: Jailhouse 41 (Joshuu sasori: Dai-41 zakkyo-bô)
½

Cette fois c'est personnel, pour le gardien chef en tout cas, qui n'a pas digéré les évènements passé y compris, et surtout, la perte de son oeil. Manque de bol, Mastu dit le Scorpion et six autres co-détenues s'échappent et deviennent des fugitives en cavale. Visuellement, le film va encore plus loin que le premier, jouant encore plus sur les couleurs et les plans un peu dingue (et le perso de la vieille qui disparait sous les feuilles). Encore une fois, Matsu en voit de toutes les couleurs, mais fait subir les mêmes outrages à ses bourreaux et co-détenues qui veulent la faire chier ! La vengeance est toujours au centre de ce film qui joue aussi davantage sur l'émotion, on découvre le passé des femmes en cavale et certaines sont carrément folles !!! C'est brutal, toujours aussi violent et aussi des scènes de viols à plusieurs, mais joliment filmé et assez soigné, et le thème "Urami-Bushi" colle toujours aussi bien, surtout quand le Scorpion revêt sa parure noire pour assouvir sa vengeance ! Un pied total !!!!

Gei ba ba de xin (My Father is a Hero) (Jet Li's The Enforcer)
½

Un Jet Li que je ne connaissais pas, qui a été fait à l'époque du brillant "Fist of Legend", il n'en faut pas plus pour que je sois preneur ! Cette fois il joue un flic infiltré très voir trop pris par son boulot et souvent à deux doigt de passer à côté de sa vie familiale. Pour une nouvelle mission, il est contraint d'abandonner sa femme et son fils pour infiltrer une bande de braqueur mais il est identifié et recherché par la police, une policière en particulier le suit de très près.

Ce n'est clairement pas le meilleur film avec Jet Li que j'ai vu, mais il est très efficace et très touchant, en plus de son acteur principal, on compte également la grande (et regrettée) Anita Mui, sans doute l'une des seules personnes au monde à jongler habilement entre comédie et drame dans son jeu. Mais c'est sans oublier le p'tit bonhomme qui joue le fils de Li, véritable pratiquant et dont on peu apprécier la technique, notamment lors d'une scène de bagarre à l'école, sans doute l'une des meilleures scènes de baston dans une cour de récré !!! (Hit Girl elle-même en perdrait son tampon !).

L'action est bien filmée, les combats rapides et précis, on prend plaisir à regarder un film qui manie plutôt bien l'action, le drame familiale, même si ce n'est pas un sommet d'écriture dans ces domaines c'est largement appréciable ! Une bonne surprise donc, que je n'attendais pas mais que je suis content d'avoir découvert, ça fait du bien des fois !!!

Ong Bak 3
Ong Bak 3(2011)
½

Visiblement tourné dans le même laps de temps que le deuxième, "Ong Bak 3" est donc une suite directe avec le même personnage de Tien, toujours incarné par Tony Jaa, lequel semble s'éloigner définitivement de son public. Il s'agit alors peut-être l'un des derniers films où l'on pourra apprécier les prouesses du thaï, est-ce ce que "grand final" est à la hauteur ?

En fait pas vraiment, de toute la trilogie, ce troisième opus ne casse pas trois pattes à un canard, c'est plutôt mollasson et l'action tarde à démarrer, le point positif est que le deuxième et sa fin en queue de poisson trouve un prolongement ici. Cet épisode est davantage porté sur le spirituel, le folklore thaï et sa magie (on va pas dire vaudou juste parce que les gus n'ont pas de chapeau haut de forme), dans la forme c'est loin d'être moche et les effets spéciaux sont corrects. Mais là où on attendait des trucs à la hauteur du final dantesque de "Ong Bak 2" on est plutôt déçu, Jaa a mis la pédale douce sur les cabrioles mais répond toujours présent lorsqu'il y en a, même s'il n'arrive pas à se défaire de son méchant tic pris dans "Tom Yum Goong" à savoir utiliser les éléphants lors des combats. En vrai fétichiste du pachyderme, Jaa use des mêmes cascades encore et encore et se montre moins créatif.

"Ong Bak 3" rassure car il nous enlève le sale goût dans la bouche que la fin bidon du précédent avait laissé, mais il accentue les défauts déjà visible de ce dernier, une histoire et des personnages pas toujours aboutis et un problème de rythme encore plus voyants, même s'il montre des personnages intéressant et plein de mystère. On ne verra peut-être jamais l'occasion pour Jaa de corriger le tir, lui qui est désormais bien loin de tout cet univers cinématographique, quelque part, seul, avec ses pensées. Bonne chance dans ta nouvelle vocation religieuse, TJ !

Machete
Machete(2010)

Rendu ultra-populaire par la bande annonce du double programme "Grindhouse" de Rodriguez et Tarantino, "Machete" est donc un rêve devenu réalité pour tous les fans du personnage campé par le grand Danny Trejo dont on a pu apprécié une variante dans "Desperado" il y a longtemps. Outre le rôle titre, on retrouve donc avec plaisir Jeff Fahey et Cheech Marin, mais avec des nouveaux venus (et bienvenus) comme DeNiro, Michelle Rodriguez (miam !!), Jessica Alba, Don Johnson, Lindsay Lohan et bien sûr Steven Seagal, échappé de ses tournages dans l'est européen où il passait plus de temps à tâter de la racoleuse qu'à s'impliquer dans ses navets même pas luxueux !

Machete est un agent de la Federale qui voit sa femme mourir lors d'une mission, tuée par Torrez joué par Seagal. Après 3 ans à tourner en rond au Texas, Booth l'engage pour tuer un homme politique en pleine élection mais il se retrouve trahi, passe pour le tireur et recherché par les autorités ! C'est sans compter sur ses ressources, parfois inattendues mais jamais à court d'idées et c'est parti pour le massacre ! Du sang, on en a dès le début lors d'un prologue tourné façon "comme autrefois" avec grattage sur pellicule et tout, Machete se permet tout en matière de charclage, démembrage, découpage et d'autres mot qu'il faudrait inventer pour qualifier ses actes toujours plus barbares et inventifs.

Question casting, "Machete" était le seul film à part "The Expendables" à donner la bave aux lèvres et on peut dire qu'on n'est pas déçu, tous sans exception jouent très bien leurs rôle et ont leur part de punchline, de scènes chocs et de gloire dans ce festival dont on rêvait depuis 2007, date de la bande-annonce. A la fois furieux, sexy, bourrin, sanglant et franchement fendard, "Machete" se révèle à la hauteur et on n'en peut déjà plus d'attendre les "Machete Kills" et "Machete Kills Again" (en espérant que ce soit quand même un peu mieux que les suites de "From Dusk Till Dawn"). Et maintenant au tour de "Hobo With A Shotgun", je salive déjà !!

Get Him to the Greek

Suite-spin-off du très bon "Forgetting Sarah Marshall", "Get him to the greek" se concentre sur l'un des personnages (devenu très populaire depuis) du premier, à savoir le rockeur anglais excentrique aux chansons débiles, Aldous Snow (ça ressemble à une marque de papier toilette !). Russell "j'ai Katy Perry sur le gland" Brand reprend son rôle pour lequel il semble né tellement il est convaincant et à l'aise, quelques temps après "Sarah Marshall", Snow et sa compagne Jackie Q (chanteuse pop dont les chansons ne parlent que de sodomie) et leurs fils sont heureux et leurs carrières respectives fonctionnent. Seulement voilà, lorsque le projet le plus ambitieux de Snow, l'album African Child se vautre auprès des critiques et du public, rien ne va plus, sa copine le lâche et prend leurs fils avec elle et il se retrouve ringard et démodé, ce qui le fait replonger dans la drogue et l'alcool !

Heureusement pour lui, Aaron un jeune bureaucrate fan de Snow (sauf de son dernier album) bossant dans une maison de disque soumet l'idée à son patron d'organiser un concert anniversaire au "Greek" de Los Angeles. Le patron, joué par un Puffy à la limite de l'auto-parodie, demande à Aaron de l'accompagner de Londres jusqu'à LA, mais comme on s'en doute, ça ne sera pas simple !! Le film a tout de la production Apatow de base, des acteurs familiers dont Jonah Hill déjà présent dans "Sarah Marshall" mais ici dans un rôle différent, du potache et du vulgaire mais avec une âme et un message où l'on voit les personnages apprendre de leurs épreuves traversées durant le film.

Seulement ici, la formule s'épuise un peu trop vite et dans la dernière demi-heure on a l'impression que le scénario ne sait plus quoi faire des personnages et on se retrouve avec quelques scènes inutiles ou maladroite avant de retomber sur ses pieds au tout dernier moment. C'est dommage parce que les acteurs sont bons même si Brand, bien que parfait, a parfois une tête de tueur en série, sérieux !!!! Un film quand même amusant, je me suis marré plusieurs fois mais sans avoir l'impression que je rigolerais autant en le revoyant ! C'est pas mal, mais ça aurait pu être mieux !

Piranha 3-D
Piranha 3-D(2010)

Et encore un remake pour Aja, c'est pas que ça m'énerve mais le bonhomme peut quand même trouver autre chose, mais ce qui me fait le plus chier chez lui, c'est de ne pas s'assumer, pour "Mirrors" il nous fait le coup du "oh mais non, c'est pas un remake, ça a le même titre et la même histoire mais on a changé l'intrigue". Déjà ça c'était un peu fort, mais quand il nous ressort la même soupe à propos de "Piranha 3D" alors qu'il raconte à longueur d'interview ses histoires à propos de Joe Dante (auteur de l'original) et de James Cameron (auteur en partie du deuxième), là faut quand même pas prendre les gens pour des cons !!

Mais quand même, ça n'empêche pas ce "Piranha" nouvelle génération d'être à la hauteur des aspirations de son réalisateur, à savoir un pur plaisir coupable devant lequel on prend son pied et plein les yeux avec une sensation de béatitude à la fin du film ! Donc ce soi-disant non-remake se passe dans un coin paumé dont le lac est le coin privilégier des étudiants lors du fameux Spring Break, mais au même moment, un tremblement de terre ouvre une faille d'où s'échappe la première race de piranha, autrement dit la pire, la plus vicieuse et la plus vorace !! Bouffer de l'étudiant en chaleur s'avère donc être un vrai banquet !!

Alors oui, on en prend plein les yeux, d'abord parce que c'est en 3D, même si cette fois, la conversion s'est faite après le tournage donc c'est tout ce qu'il y a de plus basique genre objet balancé en pleine figure du spectateur pour le faire sursauter, comme dans les années 80. Mais ici on a quand même droit à des objets pour le moins varié voir insolite comme du vomi et même une bite machouillée, mais la gente masculine dont je suis se souviendra surtout de Riley Steele et Kelly Brooke nageant nue comme des vers telles des sirènes sans queue de poisson (en gros, tous les avantages et zéro inconvénient). Et bien sûr, les piranha ne sont pas en reste avec du gore à la pelle dans les vingts dernières minutes, merci au formidable Greg Nicotero pour les effets, c'est du grand art ! On regrettera quand même un certains manque de lisibilité lors de certaines attaques des poissons carnivores, un autre inconvénient d'un film converti en 3D au dernier moment.

"Piranha" est un film qui rempli largement son contrat et nous rappelle nos belles heures passées devant le film original ou même d'autres comme "Gremlins" et on se plait à croire qu'on en verra d'autres, le casting s'en sort bien dans l'ensemble, notamment le joli cameo de Richard Dreyfuss reprenant officieusement le rôle qu'il tenait dans "Jaws". Mais ce n'est pas le seul acteur qui nous rend nostalgique car on revoit le grand Christopher Lloyd (qu'est-ce qu'il nous a manqué !!) et Elisabeth Shue, une vraie réunion des années 80. Les jeunes sont pas mal non plus (il en faut, ça vise pas les quarantenaire) et le tout donne une belle cohérence dans un film qui en manque totalement mais c'est le but, bien joué Aja et la prochaine fois, un truc original siouplait.....ah mais c'est vrai, il veut s'attaquer à Cobra, encore raté, j'espère au moins que ce sera bien !

Missing in Action 2: The Beginning

Braddock alias le bras armé de Ronald Reagan est de retour, dans le passé cette fois, "Missing In Action 2" est une prequel qui raconte les nombreuses années qu'il a passé lui et ses compagnons d'armes comme prisonnier de guerre (ou de droit commun, du point de vue adverse) dans la jungle du vietnam, tenus en laisse par le colonel Yin (super Soon-Teck Oh). Certains comme Braddock essayent de résister, d'autres tentent en vain de se faire la belle et un, Nester, se joint à l'ennemi en devenant leur indic/pute/bonne à tout faire.
Bien mieux réussi que le premier opus un peu mou, alors que les deux films ont été filmé l'un à la suite de l'autre, l'idée de placer le film intégralement au Vietnam aide beaucoup, plus cohérent (dans son incohérence lol) avec des scènes choc de torture physique et psychologique, petits rebondissements, franche camaraderie, trahison et rédemption. Ce deuxième épisode est encore plus marrant à regarder et on prend bien son pied, Norris fait moins l'étalage de ses compétences en art martiaux, mais on n'est pas déçu par son combat final avec Yin, même si l'aspect chorégraphié se voyait parfois à des kilomètres (on se serait cru lors d'une exhibition des fois). Explosif et juste fun, "Missing In Action 2" est ce qu'il y a de plus puant en matière de reaganisme mais génial dans le genre action typique d'une époque qui s'éloigne de plus en plus mais pas son souvenir !

Missing in Action
½

Je suis d'accord, c'est impardonnable, étant mordu de films d'action et en particulier ceux de la grande époque (les années 80), c'est quand même incroyable que je ne le vois que maintenant !! "Missing In Action" est plus un morceau d'histoire qu'un bon film, un film que tous fan devrait voir au moins une fois, produit "reaganien" ? A fond !!!! Ressucée à peine caché de "Rambo 2" ? Evidence !!(comme dirait Schwarzy dans "Red Heat"), mais putain, qui ne se damnerait pas pour voir Chuck Norris donner des leçon d'humanité, tuer l'ennemi, sauver ses potes et revenir tout frais sans transpirer ?! Franchement, on parle quand même du mec qui a compté jusqu'à l'infini deux fois !!! Le mec qui n'a pas de montre et qui décide de l'heure qu'il est lol !
Non content de voir Norris on a droit à Emmett Walsh et James Hong, figure incontournable de la série B qu'on adore !! Joyeusement improbable et jouissif, "Missing In Action" n'évite cependant pas un petit problème de rythme et qui nous fait parfois décrocher alors que c'est le but inverse, pas parfait pour deux sous, ce film n'est encore rien comparé au deuxième, mais il se laisse voir et puis vous savez....au resto, Chuck Norris a commandé un steak...et le steak a obéi !!!! Fallait que j'la fasse celle-là !!

Superman/Batman: Apocalypse
½

Nouvelles aventures réunissant les World's Finest Superman et Batman, avec Wonder Woman qui se joint à la fête mais la vraie vedette est Kara Zor-El alias Supergirl ! Mais au début du film, elle ne l'est pas encore, juste une extra-terrestre paumée qui arrive à peine sur terre et pique , sans faire exprès, le vaisseau de Batman qui ne tarde pas à voir en elle une éventuelle menace, alors que son cousin Superman ne veut que la protéger.
Seul problème, Darkseid, veut en faire sa nouvelle protégée sur sa planète qui ressemble à une usine géante. Dans la même veine que les autres long métrage animé DTV de la boîte DC Comics, pour le meilleur et pour le pire, on a plaisir à retrouver nos personnages favori, avec d'autres surprises, comme Granny Goodness (que je serais tenté d'appeler "Tranny"), le look des héros est nettement meilleur que dans "Public Enemies" même si Superman ressemble parfois un peu trop à un Elvis en collant bleu et slibard rouge ! Bamtan a la classe, tout comme Wonder Woman et Kara s'en sort bien, pour ce qui est des voix c'est toujours aussi nickel avec des habitué comme Tim Daly et Kevin "fanboy favourite" Conroy, et des nouveaux venus comme Summer Glau, avec en prime d'autres morceaux de choix comme Andre Braugher et Michael Ironside. Ils ont mis le paquet.
L'animation est mieux que sur d'autres travaux et les combats sont ambitieux et ont une belle ampleur, surtout ceux de Superman et ça nous fait d'autant plus chier de ne pas voir ça en live, à croire qu'il n'y a qu'en bd et en animation qu'on montre ce dont il est réellement capable. Autre détail amusant, sont les clins d'oeil visuel à la série "Smallville" (l'écriture kryptonienne, le panneau d'entrée à Smallville, la ferme des Kent) et qui ne font que confirmer la place de cette série au sein de la mythologie.
En clair, on passe un bon p'tit moment, des intrigues convenues au possible et des personnages pas tellement fouillés mais il y a de l'action et c'est plutôt beau à regarder, attention à ne pas tomber dans la routine sinon ça ne vaudra pas mieux que des épisodes de série télé !

Images in a Convent (Immagini di un convento)
½

"Images in a convent" est tout ce qu'on peut attendre d'un nunsploitation et également tout ce qu'on peut attendre d'un film du regretté Joe D'Amato.....ce qui revient à dire la même chose en faite lol ! Dans un couvent, une nouvelle arrive, ce qui coïncide avec des évènements étranges liés à une statue païenne et la venue d'un homme blessé que les soeurs vont rafistoler....à leurs grand regret (quoique !). C'est littéralement un film où les nonnes ont le feu au cul car depuis que "le diable" est entré dans ce couvent, elles se donnent à tous les pêchés possible et niquent entre elles dans des scènes réelles (pas d'érotisme gentillet, même si c'est pas du gonzo non plus !), scène de viole on ne peut plus explicite également et une fin magistral où lorsqu'un prêtre entreprend d'exorciser ce lieu de perdition (lol) chacune des nonnes, seul ou à deux, se font du bien avant de se jeter comme une seule femme sur ledit prêtre ! C'est super marrant à regarder et en plus on perd pas son temps, ça rentre dans le vif du sujet, je ne sais pas à quel point cette ?uvre s'éloigne du bouquin de Diderot qu'elle est sensé adapter mais ça va plutôt loin à vue de nez si vous voulez mon avis ! Décomplexé, sexy et même drôle, c'est le genre de film qui nous fait dire : D'Amato, tu nous manques !!!!

Samurai Avenger: The Blind Wolf

Véritable salade composée, "Samurai Avenger : The Blind Wolf" mélange films de western, de vengeance, chambara et esprit Grindhouse avec grattage sur pellicule et autres défauts d'images pour faire "comme à l'époque". On ne compte plus les multiples tentatives de revival des années 80 et 70, période considérées comme les plus fastes en matière de film de genre, et ce "Samurai Avenger" en est un autre exemple. Au moins c'est pas un remake, c'est déjà ça !

Passer en revue tous les films auxquels le réalisateur/acteur Mitsutake fait allusions est une perte de temps, autant s'attaquer au film lui-même, un père de famille voit sa femme violée et tuée, avant de se creuver lui-même les yeux pour sauver sa fille, peine perdue, elle se fait tuer aussi, tout ça par un seul homme, Nathan Flesher ! Après un entraînement intensif auquel nous assistons lors de multiples flashbacks, notre "héros" tout de noir vêtu et aveugle, part en guerre pour se venger de Flesher. Pour cela, il doit abattre sept assassins, tâche ardue mais il sera assisté en cours de route par un homme qui recherche sa soeur. Les assassins sont tous différents les uns les autres, looks incroyable, certains ont même des pouvoirs comme celles qui réveille des anciens guerriers mort et qui est enceinte, un autre qui a reçu sa force grâce au fait qu'il ait regardé une jeune femme crever et se décomposer ! Le film se permet même un petit retournement de situation qu'on peut tout de même voir arriver si on est habitué à ce genre de production !

Le film ne lésine pas sur le mauvais jeu d'acteur, l'aspect fauché et grindhouse ainsi que les geyser de sang, tout ça inspiré des films de genre que le réalisateur à l'air de porter dans son coeur. Le problème de "Samurai Avenger" est le même que tous ces films qui tentent de raviver la flamme du passé, imiter ne suffit pas et devient même un gimmick pour masquer le manque d'idée pour un film dont on fait rapidement le tour s'il ne raconte pas quelque chose de vraiment intéressant ! Le film, intéressant, souffre d'un rythme inégal avec toutes ces parties explicatifs qui alourdissent le récit et prend un peu le spectateur pour une bille. C'est quand même bizarre puisque ce genre de production s'adresse en particulier aux amateurs du genre !

C'est une chose de se dire à quel point c'était bien avant, mais ça commence à bien faire. Au lieu de singer les années passées, les réalisateurs devraient un peu plus se creuser la cervelle et donner une identité visuelle aux films d'aujourd'hui, j'imagine mal voir des films qui regarderont en arrière indéfiniment, comme si le bon cinema s'était arrêté, trêve de nostalgie à deux balles ! Cependant, c'est quand même un film amusant à regarder, pas trop mal fichu et avec un certains style, mais d'un autre côté, si je veux voir un film d'époque........rien ne vaut un véritable film d'époque !!!

Gutterballs
Gutterballs(2008)
½

Pas facile d'innover dans un genre ultra codifié comme le slasher, je n'irais pas jusqu'à dire que "Gutterballs" est un courant d'air frais dans le genre, mais il faut dire qu'il a de quoi surprendre. Le choix de l'arme du tuer en premier, une quille de bowling et.......bah à part le l'arme et le look improbable du tueur avec son sac sur la tête, le reste n'a rien de révolutionnaire, et pourtant. "Gutterballs" raconte le carnage d'un tueur masqué dans un bowling et décime un à un les deux équipes qui s'affronte, est-ce qu'il tue par hasard ? Ou cela a-t-il un rapport avec le viol d'une des jeunes filles la veille, par les membres de l'équipe adverse ?

Il est vrai que dans la forme c'est pas vraiment parfait, la photo ressemble à celle d'une série érotique inoffensive et la plupart des acteurs, aussi haut en couleur soient-ils (le gérant du bowling, les obsédés et leurs deux lesbiennes, le travelo, les nanas chaude, le faux cowboys et le faux loubard), jouent plutôt mal. Mention spéciale à Alastair Gamble qui peut faire l'objet d'un jeu amusant, compter tous les fuck (et ses variantes) qu'il balance au kilomètre sans jamais faiblir et quel que soit le sujet de conversation, ça le rend vraiment chiant au bout d'un moment, et malheureusement, il est toujours aussi prise de tête même quand il se fait buter !!

Mais quand même, malgré ses nombreux défauts, on ne s'ennuie pas du tout dans ce slasher qui peut se montrer dérangeant par sa scène de viol (le point de départ du film), répugnant et drôle à la fois "grâce" à des scènes de tueries frôlant le cartoon, le mauvais goût et l'improbable (un couple fait un 69 et le tueur étouffe chacun des deux avec le sexe de l'autre). Autre "atout" de ce film dérangé, il flirte dangereusement avec le porno, en tout cas, dans sa version intégrale, la scène du 69 est très graphique et on a même droit à un gros plan sur un minou bien rasé (!!!!). Le gore est aussi à l'honneur, mais on n'en n'attendait pas moins du réalisateur Ryan Nicholson qui s'est d'abord illustré dans le milieu du cinema en tant que maquilleur.

"Gutterballs" est une expérience à tenter, il n'est certes pas parfait et vu les critiques, divise pas mal, mais mérite le coup d'oeil, soit pour se rincer l'oeil, soit pour avoir son compte de dégueulasserie mais les fans de slasher auront sûrement vu pire. Ryan Nicholson a encore beaucoup de progrès à faire en tant que réalisateur, mais on voit qu'il aime ce qu'il fait, et même si on ne pardonne pas certaines fautes de goût, on ne peut qu'applaudir devant une générosité bienvenue dans un genre qui s'enfermait et s'auto-censurait dans un PG-13 de mauvaise augure.

Life Blood
Life Blood(2009)

J'me rappelle presque plus de ce film tellement il ne m'a pas marqué, en tout cas ceux qui espèrent baver devant les deux lesbiennes sur quelques scènes chaudes bien mélangés avec l'horreur vous allez être très déçus. Sophie Monk est canon mais surtout caricatural et on sent que le réalisateur n'a pas les couilles d'aller loin dans son concept, devant un film où j'aurais dû m'éclater je me suis bien emmerdé ! A croire que les lesbiennes et le film d'horreur ne sont qu'un approche marketing où on ressort bien dégouté de voir du smack de fillettes en colonie de vacance plutôt que du roulage de pelle à tarte baveux avec des scènes d'horreur à la hauteur (ouais, je parle de toi aussi Lesbian Vampire Killers !!!)

Dog Pound
Dog Pound(2010)
½

Après "Sheitan", le réalisateur français Kim Chapiron se trouve là où personne ne l'attendait, sur un remake du remarquable film anglais "Scum" d'Alan Clark. Mais, chose inédite, plutôt que de placer l'intrigue dans une maison de redressement française genre CER ou autre "invetion sarkozienne", Chapiron situe l'intrigue aux Etats-Unis dans le centre de redressement Enola Vale. On suit le parcours de trois adolescents, Butch, Davis et Angel (le plus jeune des trois), après une brève introduction sur leur passé avant leur incarcération, on assiste à leur intégration dans un milieu hostile où il faut vite apprendre à survivre, par tous les moyens nécessaire.

Le meilleur du film se trouve vraiment dans l'interprétation de certains personnage, en tête Adam Butcher, le nouveau "Daddy" de cette version, prêt à exploser au moindre contact, débordant de charisme et un regard de dingue, il vole littéralement le film. Le reste du casting suit, composé à la fois de débutants (certains sont de vrais voyous) et d'acteur plutôt confirmé et à contre emploi comme Shane Kippel qui vient de la nouvelle version de "Degrassi High". Bien filmé également, "Sheitan" a vraiment divisé les gens sur la forme et Chapiron a bien retenu la leçon en faisant preuve d'une certaine maîtrise derrière la caméra, l'action est visible et met en valeur la belle brochette d'acteur, et de bonnes idées de mise en scène comme quand Davis raconte son aventure avec la mère de sa petite amie.

Seulement voilà, pour ceux qui ont vu "Scum" peu de choses de nouveau à se mettre sous la dent et on peut même trouver que cette nouvelle version est un cran en dessous au niveau de la pertinence et la capacité à communiquer le malaise de ces jeunes. Pas que le film soit froid et sans sentiment, au contraire, c'est violent et on n'est pas insensible devant le film qui respire la sincérité, mais disons qu'Alan Clark a visé un peu plus juste et certaines scènes directement calqué de l'original ne procurent pas le même frisson. Je me suis même demandé s'il n'aurait pas mieux fallu situer l'action en France, le sujet serait peut-être mieux maîtrisé parce que mieux connu, surtout qu'il y a pas mal à dire à propos du système judiciaire de ce pays. Cela aurait donné un film au point de vue plus appuyé, rendant l'ensemble plus percutant au lieu d'une simple narration des faits, aussi évocateurs soient-ils, ce que "Dog Pound" est assez souvent !

Bref, l'original reste toujours le Daddy, mais "Dog Pound" n'est pas un film à regarder de haut, marquant un réal progrès de la part de Chapiron qui devient du coup un réalisateur à suivre sérieusement et nous offre certaines des interprétations les plus marquantes de cette année ! A noter la présence des rappeurs du groupe La Caution qui signent la bande son du film, très efficace et sobre, ce film a vraiment du coeur et des tripes ! Un vrai coup de poing dans le ventre, mais qui ne laisse que quelques bleus comparé à l'original qui laissait une marque plus durable.

MacGruber
MacGruber(2010)

Véritable bide aux USA et film mal aimé, tiré d'un sketch de la célèbre émission Saturday Night Live alias "l'émission dont tout le monde chiale le déclin mais que tout le monde regarde quand même" va comprendre Charles !!! Vu que, là où j'habite, SNL ne passe pas, c'est vraiment vierge de tout préjugé et autres appréhension que je découvre MacGruber, évidente parodie de MacGyver mais en plus débile, plus crétin et donc plus drôle !!

Véritable légende dans l'armée américaine, MacGruber s'est pourtant retiré pour vivre tranquille à l'autre bout du monde, mais son passé le rattrape quand l'assassin de sa femme, Cunth, refait surface avec l'intention de foutre un sacré bordel. C'est entouré d'une équipe solide.......qu'il finit par tuer accidentellement que MacGruber se reprend et forme une autre équipe (sa meilleure amie et un jeune collègue) pour défier Cunth. J'vais pas aller par quatre chemins, je me suis franchement bien marré devant autant de débilité et autre blague potache qui ont fonctionné à merveille pour moi, et ça fait plaisir de voir les acteurs s'éclater autant, Will Forte, la toujours géniale Kristen Wiig, Ryan Phillippe qui prend bien son pied aussi et évidemment Val Kilmer, ça fait plaisir à voir tout ça !!

Ca rappelle l'époque ZAZ, avec ce qu'il faut d'élément humoristique plus actuel mélangé à ce qu'il faut d'action et de blague grasse et de bas étages ! C'est vraiment dommage que ce film ne soit pas reconnu à sa juste valeur mais malgré toute la volée de bois vert et l'échec en salle, ce film existe et il est à la disposition de ceux qui veulent passer un bon moment et enfin se marrer comme un bossu devant une comédie, ce qui se fait de plus en plus rare malheureusement !!

Never Sleep Again: The Elm Street Legacy

Que dire à part que c'est une franche réussite, et même si on est bluffé par tant de maîtrise et d'ingéniosité, ce n'était pourtant pas gagné d'avance. Avec autant de personnes impliquées à propos d'une saga dont on sait déjà tellement, ce documentaire aurait pu tomber dans le piège séduisant du consensuel et de la langue de bois à outrance, il n'en n'est rien ici, chaque épisode (du premier à FvsJ, en passant par la série télé !!!!) est décortiqué et analysé par les artistes qui y ont participé (réalisateur ou réalisatrice, acteurs et actrices, maquilleurs etc...) et donnent tous une éclairage plus qu'intéressant à ces films qui font quasiment parti de la famille de tous les fans qui les chérissent depuis toutes ces années.

On est très agréablement surpris de voir tant de personnes participer et de voir à quel point ils ont changé et à quel point les films ont changé leurs vies, Harlin par exemple qui était quasiment un clodo au moment de tourner son épisode. On a même Robert Shaye qui donne ses impressions et on a également les impression des autres sur Robert Shaye. Parfois émouvant, Craven et Shaye au bords des larmes, parfois franchement drôle comme l'inévitable analyse du côté ouvertement gay du deuxième épisode, en passant par l'hilarante incruste de Jason Mewes. "Never Sleep Again" est un vrai tour de force de presque 4h (sans compter les très riches bonus) et qui ne nous lâche jamais et nous fait demander encore plus, mais on ne voit pas vraiment ce qu'on pourrait encore demander tellement on en prend pleins les yeux, la tête et le coeur devant un travail de titan que seul l'amour du genre et des films a pu donner pour rendre tout ça possible !!!

Evidemment, certains manquent à l'appel, notamment les acteurs les plus connus de la franchise comme Johnny Depp et Patricia Arquette, mais c'est comme s'ils étaient là car les anciens partenaires ne manquent pas d'anecdote à leurs sujets !!! Un énorme cadeau que tous fans du genre horreur se doit de voir et même de posséder et qui réconciliera ceux qui ont été déçu par "His Name Was Jason", "Never Sleep Again" porte bien son nom, dormir c'est fermer les yeux et les yeux fermés empêchent de voir et de vivre pleinement cet authentique déclaration d'amour à un monstre entré au panthéon des personnages mythiques !

Red Riding: 1983

Sacré trilogie que ce "Red Riding", soigné de bout en bout, aussi bien sur le fond que sur la forme, la justesse de l'interprétation, le souci du détail des reconstitutions, tout ou presque tout est nickel chrome. Presque tout parce qu'il faut l'avouer, ce n'est pas très évident de voir les épisodes séparément et s'y retrouver tout de suite, c'est le "problème" avec ce troisième chapitre qui poursuit son éclairage sur la corruption policière mais qui répond surtout aux questions laissées en suspens par le premier épisodes, le Yorkshire Ripper ayant été arrêté dans l'épisode "1980". Celui-là s'intéresse donc à une autre affaire de meurtre et mettra à jour un énorme scandale impliquant des personnes haut placées, le film a plusieurs fils conducteurs qui finissent par se rejoindre, à travers les personnages de BJ et John Piggot (excellent Mark Addy) et on retrouve d'autres têtes familières, John Dawson. Le film répond à peu près à toutes les questions et est très réussis, mais il est nécessaire de faire une petite piqure de rappel du premier épisode sinon tout se mélange et la structure parfois chaotique du film n'aide pas, c'est pourquoi il s'agit de l'épisode le plus "faible" de la série, toute proportion gardée bien sûr, car il s'agit d'une très bonne mouture qui ne fait pas honte aux deux premiers !!

The Disappearance of Alice Creed

Seulement 3 acteurs, une intrigue en apparence simpliste et peu de décors, quand c'est bien fait, ça peut donner un bon film, c'est le cas ici !! Gemma Arterton, Martin Compston et Eddie Marsan, sont les uniques personnage d'une histoire d'enlèvement et de rançon qui réservera bien des surprises. Méticuleux, froid et plus prudent que la moyenne, les deux "bandits" font attention à chaque détails afin de préparer et d'exécuter leurs plans et obtenir une rançon substantielle, d'un autre côté, la pauvre Alice Creed, qui subit les pires humiliations et un traitement presque inhumain, mais est-ce que tout se passera comme prévu ?

Vrai film tiroir, réalisation sobre et acteur acquis à la cause de ce thriller plutôt malin, "The disappearance of Alice Creed" n'ennui jamais malgré la relative "pauvreté" du nombre de personnages et de lieux, mais qui prend le meilleur grâce à un scénario malin qui ménage bien son suspens et son lot de surprise. Et des surprises il y en a, certaines peuvent sembler prématurément dévoilée mais cela n'affecte en rien le reste du film, preuve que le réalisateur Blakeson ne se repose pas sur ces twists et permet au film de ne pas souffrir d'une seconde vision désastreuse comme c'est le cas pour d'autres film à grandes révélations.

La tension ne cesse jamais de tomber, et un grand travail est fait de la part des acteurs, de la surprenante de charisme Gemma Arterton à la fragilité de Martin Compston (qui se destinait à une carrière de footballeur pro) et à la présence implacable du grand Eddie Marsan, tous les personnages d'apparence unidimensionnel, la victime, le jeune dominé et l'aîné dominateur cachent bien leurs jeux et se révèlent plus complexe à mesure que le film avance. le film ne nous lâche pas jusqu'à la fin, véritable explication du tire du film !!

Growth
Growth(2009)

Bon bah, c'est pô génial, pourtant ça aurait pu l'être, cette histoire de parasite visqueux qui donne des "pouvoirs" aux gens mais qui ensuite les pourri littéralement de l'intérieur ! Le problème, c'est que le film ressemble davantage à un épisode de série télé SF bien foireux qu'à un film, on ne rentre jamais totalement, que ce soit dans l'histoire du conflit familiale, au complot dans l'île, l'amourette du garçon et, encore pire, aux créatures rampantes en CGI mal torché qui ont l'air d'être crée à partir d'un vieil ordi Amstrad !!! Dans "Night of the Creeps" il n'a pas fallu d'ordi pour rendre les vers visqueux bien dégueu et surtout tangible, et je suis sûr que le budget n'était pas bien supérieur à ce "Growth" !! On ne s'ennuie pas vraiment, mais c'est pas seulement parce qu'il y a le compte de scène bien craspec, mais aussi parce qu'on lève les yeux au ciel devant le ridicule de certaines scènes ou d'autres qui commencent bien mais qui finissent en queue de poisson ! "Growth" est un film qui aimerait bien être ce qu'il n'est pas, divertissant, inventif, généreux et bien fichu, un coup pour rien !

Run! Bitch Run!
½

Un "rape and revenge", ça faisait longtemps que je n'en n'avait pas vu un, et en plus celui-là ne date pas d'il y a une trentaine d'années, ce film là n'a que deux ans d'existence !! Et pourtant, malgré sa sortie récente, il se dégage de "Run Bitch Run" un parfum des années 70 dans le traitement de l'image, légèrement floue par moment, quelques passages style "grattage sur pellicule" et ça se passe dans un décor paumé/désertique qui semble oublié par le temps avec son lot de pequenauds et de grands espaces.

On suite le parcours de deux étudiantes d'une école religieuse qui vendent des bibles afin de récolter des fonds pour leur école et pour l'oeuvre du seigneur, du moins c'est ce que pense sincèrement l'une des deux, très croyante et très droite dans sa conduite !! Malheureusement pour elles, témoins d'un meurtre dans une sorte de Bordel, elles vont être les jouets de Lobo et de sa bande, un tocard qui bégaye et une morue aux tendances lesbiennes. D'ailleurs, l'une des deux fera les frais des tendances de la femme qui va devoir user sa langue contre son gré afin de satisfaire la dame ! Après cela s'en suit des viols répétés et le meurtre d'une des étudiantes ! Celle qui s'en sort miraculeusement, la pieuse, va alors revenir et sévèrement punir les coupables !!

Ca a l'air bricolé, certes, amateur par moment, mais c'est fait dans la joie et la bonne humeur, le film se permet quelques folies notamment aux niveau des poitrines féminines à foison à croire que le réalisateur Guzman les kiffent autant que Tarantino kiffe les pieds des femmes ! Pas de tête vraiment connues dans ce film si ce n'est Daeg Faerch, le Michael Myers version Rob Zombie dan un p'tit rôle mais amusant. Le reste du casting est composé de gueule qui collent vraiment à leurs personnages d'enfoirés, mais on retiendra surtout Cheryl Lyone, l'étudiante vengeresse qui officie en tenue d'infirmière, on ne peut s'empêcher de penser à Zoe Lund incarnant un autre fantasme masculin absolu (en nonne) dans "Ms 45" dans le même genre de film !! C'est poisseux, crade, et sent bon la poussière mais c'est pas le plus dégueulasse et le plus choquant du genre, ça se laisse cependant regarder jusqu'à la fin, que je trouve réussie car triste ! Les amateurs apprécieront !!

Merantau
Merantau(2009)

Quand on s'arrête à la pochette, on ne voit en "Merantau" qu'un produit opportuniste et déjà vu mille fois qui suit la bonne vieille formule, un nom "exotique", des citations disant que c'est le meilleur film d'art martiaux jamais fait et un acteur qui semble être un vague clone de Tony Jaa !! Une fois le film vu, les choses changent un peu, c'est pas le meilleur film d'art martiaux jamais fait mais c'est pas mal du tout, le titre du film se justifie et l'acteur a peut-être une tête familière mais il est lui-même avant tout et son nom est Iko Uwais (tient, pour une fois on n'a pas droit à du Michael Patel ou du James Kumar)

"Merantau" est le nom indonésien pour une chose qui se pratique dans la plupart des pays du monde, un rite de passage qui permet à un jeune garçon de devenir un homme, ce que les anglo-saxons appellent "coming of age". C'est ce rite que doit accomplir le jeune Yuda, musulman et pratiquant d'art martiaux, qui quitte sa bourgade natale pour aller faire ses preuves dans la grande ville de Jakarta où il souhaite enseigner les arts martiaux ! Seulement, son chemin va croiser celui des gangster locaux à la botte de deux frères occidentaux et celui, plus heureux, d'une jeune femme et de son petit frère, Astri et Adit, qu'il tentera de sauver.

Malheureusement pour moi, tout comme les deux premiers Ong Bak, je n'ai eu droit qu'à la version internationale du film alias "la version qui prend les occidentaux pour des cons", plusieurs passages ont été coupé et ça se sent, quelques éléments de l'intrigue ont l'air désarticulé ou presque vide de sens et l'action est privilégiée ! Je veux pas dire que la vraie version est sûrement meilleure ou je sais pas quoi, mais c'est quand même mieux de voir un truc moins formaté, les choses ne changeront décidément pas malgré tout le chemin parcouru mais bon !! Le bon point est que "Merantau" est le film des premières fois pour moi, je n'ai jamais vu de film d'art martiaux indonésien avant et encore moins un film du genre mettant en vedette le Pencak Silat, et ici on en bouffe tout au long du film et c'est génial !!

Le début a l'air un peu mou, surtout les tous premier combat et on a peur pour la suite, mais cette peur est vite dissipée par l'énergie de l'acteur Iko Uwais qui se démène comme un dingue pour faire la lumière sur cet discipline relativement méconnue au cinema (de notre côté de la planète en tout cas !!!). L'histoire bien que classique nous offre quand même de beaux moments, aussi bien dans l'action que dans les parties intimiste, et le dénouement final est poignant et on ne s'y attendait pas. "Merantau" est une bonne surprise et un excellent moyen de voir le Pencak Silat autrement que dans des démonstrations traditionnelles, spectaculaire et brutale, ce serait vraiment bien d'en voir davantage par la suite, de même que la vedette Iko Uwais !

Suck
Suck(2010)
½

Les vampires et le rock, on a déjà vu, les vampires et l'humour...on a déjà vu aussi, est-ce qu'on devrait bouder ce film pour autant ? Pas vraiment, a vu de nez, "Suck" a tout pour faire passer un bon moment, un titre qui laisse le champ libre à toutes les interprétations (et autres mauvais jeux de mot) possible, une histoire assez rigolote à défaut d'être inventive d'un groupe minable qui rencontre le succès grâce à sa "vampirisation" et du beau monde à revendre comme Malcolm MacDowell, Alice Cooper et Iggy Pop.

Seulement voilà, est-ce que ce film tient toute ses promesses ? Non, au contraire, "Suck" n'atteint que très rarement les buts qu'il s'est fixé, que ce soit au niveau de l'humour, de la musique et la satire, ce film ne sait jamais vraiment sur quel pied danser et donc, se plante un peu partout. Mais la catastrophe serait encore plus grande s'il n'y avait pas toute cette bande de gueule bien connue et qui fait pourtant bien dans le paysage, mais il manque la vraie folie, l'énergie pour faire de ce film faussement culte un vrai film culte ! Quelques bons moments et une bande son correct, mais aucune chanson ne décolle véritablement, l'ensemble reste toutefois pas si mal, des bonnes idées, de la débrouillardise, mais les bonnes intentions ne suffisent pas au cinéma, la preuve !

The Legend Is Born: Ip Man (Yip Man chinchyun)

A ne pas considérer comme un prequel des deux épisodes mettant en vedette le génial Donnie Yen, même si certains éléments les raccrochant ne manquent pas !! Les acteurs surtout, que ce soit le nouvel interprète Yu Hang To, l'acteur qui joue son demi-frère Fann Siu Wong ou encore Sammo Hung, tous on joué dans l'un des deux ou même les deux épisodes avec Donnie Yen. Bah tant mieux, on va pas se plaindre de retrouver les autres acteurs qui ont contribué au succès du célèbre dyptique dans ce "prequel" !

Ici on retrouve un Ip Man jeune qui, avec son demi-frère Ip Tin Chi, vont apprendre le Wing Chun sous la houlette du maître Chan Wah Shun avant qu'il ne meurt, remplacé par Ng Chun Sok (joué par Yuen Biao, ça fait plaisir !!!). La vie de Ip Man dans ce film est partagé entre apprentissage, amour, amitié et trahison, car ce film se permet un petit twist qui ne renverse pas l'histoire mais qui apporte un peu de profondeur au personnage concerné !
Bien que tous les éléments de la vie d'Ip Man soient survolés et, moins importants, parfois inventé (comme les nombreux films sur Wong Fei Hong), c'est quand même un régal de voir un film plutôt bien torché aux combat magnifique, même si je trouve que l'acteur vedette soit parfois un p'tit peu raide dans sa façon de se tenir dans les combats, mais ça ne gâche rien !

Le gros problème de ce film serait de ne pas assez fouiller l'intrigue et les personnages, on a l'impression que certaines choses commencent sans finir et d'autres sont un peu trop survolée(l'apprentissage de Man avec Sir Bik notamment), le film aurait certainement gagné en s'étirant sur environ 15 minutes de plus !! Mais bon, rien de neuf, c'est aussi le défaut des deux films avec Yen et pourtant on s'éclate bien !! C'est vraiment un film à voir, pour les fans de film d'art martiaux, les fans de la saga avec Yen, ceux qui connaissent bien le bonhomme et ceux qui sont curieux de voir à l'écran celui qui deviendra plus tard le maître du futur Petit Dragon !!

Red Riding: 1980
½

Encore mieux que le "74", cet épisode situé 6 ans après le premier nous replonge dans cette Angleterre angoissée par l'ombre d'un tueur en série qui sévit toujours malgré toutes ces années !!! Une nouvelle équipe de choc est chargé de l'affaire, mais le problème, c'est que ce Yorkshire Ripper pourrait bien être le cadet des soucis du flic joué par le grand Paddy Considine, car au sein même de la police, il y a des gens aussi dangereux que le tueur de prostitué qui hante les rues !
La grande force de cette trilogie reste indéniablement les personnages, véritables centre d'intérêt d'une histoire qui se sert du tueur comme un point d'entrée mettant à jour les actions et réactions des personnes touchées de près ou de loin à cet évènement. L'équipe qui rame, les policiers déjà sur l'enquête qui mettent des bâtons dans les roues, la population qui n'en peut plus, le film colle au plus près de l'action et du terrain au point qu'on est pris dans le film comme dans un piège dans lequel on se laisse aisément prendre, et on en redemande, jusqu'à la glaçante conclusion !
Encore meilleur que le brillant premier chapitre, en espérant que le "83" échappera à la règle des troisième épisode maudit et nous livre un grand film comme les deux premiers !!!

The Crow - Salvation

Une bd, une série télévisée, 4 films (officiels, faut préciser) et bientôt une nouvelle version en préparation, c'est en gros ce que la création de James O'Barr a engendré, lui qui a écrit cette histoire après la perte de sa fiancée ! Tout le monde, moi le premier, aura retenu une autre grande tragédie liée à ce personnage, la mort de Brandon Lee pendant le tournage du premier film, lequel se trouvait être très réussi malgré qu'il ne s'agisse pas complètement du film que Proyas avait en tête (le personnage du Skull Cowboy, passé à la trappe, par exemple).
Après un deuxième épisode avec l'acteur français Vincent Perez, voici "Salvation", téléfilm au USA mais sorti en salles dans d'autres pays. Cette fois, le héros dont le nom coïncide comme par hasard avec celui du corbeau est incarné par Eric Mabius. Il joue Alex Corvis (vous pigez !), accusé à tort du meurtre de sa petite amie et qui revient grâce au corbeau pour obtenir justice, son "enquête" mettra à jour une vaste corruption au sein de la police qui va jusqu'à impliquer des personnes proches. Autant le dire tout de suite, c'est pas le premier, loin s'en faut, et c'est pourtant pas faute d'avoir essayé, le principal défaut du film est cette tendance à singer le travail de Proyas dans les grande largeur, mais ça n'était que la surface ! L'interprétation est un peu inégale également, Kirsten Dunst n'a pas la finesse de ses meilleures prestations et les méchants se repèrent à 10 km !
Mais malgré tout, ce n'est pas la catastrophe à laquelle je m'attendais, il y a quelques efforts, notamment dans la "transformation" de Corvis, son histoire, habile variation du premier film et Mabius fait un travail correct même si son attirail fait parfois de lui un Michael Myers maquillé, mais nous ressortir la tenue gothique aurait été trop réchauffé je le comprends, mais quand même !
"Salvation est un (télé)film qui se regarde malgré tout et qui peut être une bonne surprise, une ambiance pas trop mal, certains acteurs qu'on aime bien sont là, William Atherton, Fred Ward, même Jodi Lynn O'Keefe ! Ca ne se la pète pas même si le film aimerait bien sortir un peu de sa condition de suite télé sans trop y arriver ! Ca aurait pu être bien pire, mais ça aurait pu être mieux !!

Za ginipiggu 5: Notorudamu no andoroido (Guinea Pig 5: Android of Notre Dame)

En voilà au moins un à sa place, cet épisode est bien le numéro 5 de la série, et le premier depuis le 2 à adopter un ton plus sérieux, détruisant la chaîne comico-gore du 3 et du 4 ! Un drôle de savant fou, entreprend de sauver sa soeur de la maladie en faisant des expérimentations scientifique sur d'autres personnes, certains personnes qu'il n'hésite pas à tuer pour cela ! Le film fait un peu penser aux "Tetsuo" puisqu'on y retrouve le mélange robot-organique, avec un tas d'ordinateur et de camera planqué dans les yeux d'un des sujets !! Pris entre deux feux, cet épisode est peut être plus sérieux mais pas le plus gore, et pas le meilleur non plus, mais il reste intéressant dans son approche et a sa place dans cette saga qui aura décidément retourné l'homme et ses souffrances dans presque tous les sens possible !!!

Za ginipiggu 4: Manhoru no naka no ningyo (Guinea Pig 4: Mermaid in the Manhole)

Ils sont vraiment pas doué à Flixster, ils ont mélangé les 3 derniers épisodes, bon, celui là, si je me fie au titre, il s'agit en réalité du 6ème et dernier, bien que ce site le considère comme le 4ème ! Dans cet épisode, en peintre solitaire depuis que sa femme n'est plus là, trouve dans les égout une très belle sirène qu'il entreprend de peindre aussi longtemps qu'il le peut ! Seulement voilà, d'étrange pustule lui pousse à partir du ventre et se propage sur sa poitrine puis ses bras puis sa tête, mais demande toujours au peintre de faire son boulot ! Au bout d'un moment, elle lui demande de percer les gros boutons et de la peinture de couleurs différentes en sort à chaque fois, et servent de matière au peintre ! A part ces personnages, on a ceux des voisins curieux, en particulier la femme qui se demande toujours ce qui se passe dans la maison du peintre ! Plus sérieux qu'avant, celui là baigne même dans une certaine tristesse et mélancolie mais n'oublie pas d'être bien dégueulasse par moment et nous rappelle quelle saga on est en train de regarder, toujours aussi court, mais avec des maquillages qui tiennent la route, c'est vraiment une saga à part dont on n'est pas sûr de saisir les tenants et les aboutissants mais qui restent intéressant pour les fans de gore un peu déglingué, et on sait que les japonais savent y faire dans ce domaine !!!

Za ginipiggu 6: Peter no akuma no joi-san (Guinea Pig 6: Peter's Devil Woman Doctor)

Cette énième (et c'est pourtant pas la dernière) suite de l'étrange saga "Guinea Pig" parachève ce qui a commencé à partir du troisième épisode, à savoir gore, déguelasserie et humour bien particulier !! Ici on suit une doctoresse peu orthodoxe dans ses méthodes et qui suit des patients aux maladies toutes aussi étranges, entre ceux dont les émotions font exploser la tête ou le coeur, celui dont les membres ont leur propre personnalités, celui qui se décompose comme un zombie ou ceux dont les étrons sont vivant et avec des dents et j'en passe !!!! Alors que le troisième jouait de manière exagérée sur l'humour, cet épisode se montre parfois plutôt sérieux par moments, notamment l'histoire du mec qui se décompose et dont la conjointe reste avec malgré tout. En tout cas on est vraiment étonné par l'ensemble, tous les acteurs sont dévoué à la cause du film et l'étrange doctoresse limite androgyne est un bon point de repère dans tout ce délire qui fini en tarte à clou que les gens se mettent en pleine gueule, et aussi sur celle du spectateur qui n'en revient de voir un truc pareil lol !!

Martial Law 2: Undercover

On parle beaucoup des années 70, 80, mais on oublie un peu trop que les années 90 nous on régalé en matière de films d'action sans concession, délivrant quelques classiques et de nombreux, très nombreux plaisirs coupables. Lisible dans l'action, violent comme on les aime, cette décennie était celle qui ne souffrait pas de la camera tremblottante et les héros était joué par des acteurs et actrices rompu à l'exercice, taillé pour ce genre de rôle, pas des métro-sexuels qui faisaient de la musculation quelques mois et passer pour des durs le temps d'un film en fronçant les sourcils ! Pas de passéisme à la con cela dit, on se rendait déjà compte de tout ça à l'époque.

"Martial Law 2" est toujours joué par notre Cynthia Rothrock préférée avec Jeff Wincott, qui infiltre le milieu faussement chic et propre d'un homme d'affaire véreux suite à la mort suspecte d'un co-équipier et ami. véritable galerie de gueule plus mémorables les unes que les autres, on a même l'impression de voir les mêmes acteurs dans tous les films d'action de cette époque, plus particulièrement la première moitié des années 90, ajoutons à cela Billy Drago, Paul Johansson en homme d'affaire malhonnête et c'est le bouquet. Bagarre entre poids vraiment lourd, les envolés de Rothrock, les scènes de bars, de strip tease et de sexe, et cette atmosphère typiquement années 90 (cette décennie a aussi son identité visuelle !!!) font de "Martial Law 2" un plaisir coupable où on ne s'ennuie jamais et qui nous donne envie de plonger à pieds joint dans tous les films où sa joue super mal mais où ça castagne sévère, le sang gicle sans problème et la caméra ne perd pas une miette des détails. Et puis, Rothrock a vraiment tout d'une héroïne de comic book, corps magnifique tout en étant mortel, efficace et renversant, c'est Power Girl cette femme !!!!
Pour faire bref, j'ai pris mon pied, mais c'est normal d'un côté, ce genre de film a pratiquement fait mon éducation étant petit, et dès que j'en voit un, il me prend toujours par les sentiments, c'est comme ça !!!

Tekken
Tekken(2009)

Depuis le temps, on a l'habitude de voir des adaptations de jeux vidéos complètement foirés, les adaptations de jeu de baston surtout, "Double Dragon", "Street Fighter" (deux fois, en plus !!), "Mortal Kombat"(le 1er est regardable mais après), et récemment "Dead or Alive" ! Alors, est-ce que "Tekken" est différent ? Non, mais....
D'abord, ce n'est pas évident d'adapater un jeu qui n'a pas vraiment d'histoire si ce n'est le tournoi Iron Fist qui réuni des combattants du monde entier et chacun a sa petite histoire perso, mais le problème c'est de mettre tout ça de façon cohérente, tout en respectant l'univers du jeu, mais sans rendre le tout farfelu ou transformer les personnages en concours de cosplay en étant trop fidèle au look parfois Bande Dessiné de l'ensemble. Et de ce côté là, ce film s'en tire quand même un p'tit peu mieux que la moyenne !
Le personnage central est le bien connu Jin Kazama, apparu pour la première fois dans le 3ème Tekken, dans un monde régit par les multinationale, les riches d'un côté (et pas nombreux) et les pauvres (le reste de la population), un des rares moyens de s'élever socialement, c'est de participer au tournoi Iron Fist organisé par la société Tekken tenue par Heiachi Mishima, secondé par son fils, l'ambitieux Kazuya. Jin, amateur, va faire son trou dans ce tournoi qu'il infiltre pour tuer Heiachi qu'il rend responsable de la mort de sa mère, Jun, ancienne participante de l'Iron Fist. Pour cela, il sera guidé par Steve Fox, spécialiste de la boxe anglaise et ancien participant lui aussi (perso du jeu lui aussi). Mais ce que Jin ne sait pas, c'est qu'il est un Mishima lui-même, fils de Kazuya, lequel se trouve être le véritable méchant de l'histoire !
On pourrait se demander pourquoi Jin est le héros de l'histoire, en voyant le film, ce n'est pas difficile à comprendre, les scénaristes ne se sont pas cassé la tête en nous servant du "Star Wars" version "Enter the Dragon", avec le p'tit outsider qui se révèle l'élu du peuple et doit se battre contre le diable qui se trouve être son père et blablabla, Luke, Dark Vador et cie, on vous a grillé !!!
Reste les autres personnages, certains sont là, d'autres manquent à l'appel, mais ils sont tous caricaturaux au possible, réduits à l'état de concours de vague sosie (Nina et Tina), d'autres sont prévisibles à mort (Gordo, joué par le mec qui fait de la capoeira dans tout les films où y'a de la capoiera), et de grosses déception (Marshall Law le félin a ici le look d'un boxeur poids lourd). Mais dans tout ça on a quelque petites surprises, Luke Goss en Steve Fox, le grand Cary Hiroyuki Tagawa (grand habitué, puisqu'il a joué dans Mortal Kombat), Gary Daniels qui avait "joué" Ken de Street Fighter dans l'adaptation de "City Hunter" et Tamlyn Tomita en Jun Kazama que les fan de la saga "Karaté Kid" reconnaîtront. Et l'acteur qui joue Jin bien sûr, très bon en combat et assez convaincant dans son jeu pour ce type de production, mais selon moi ressemble davantage à Forrest Law (fils de Marshall dans le jeu) qu'à Jin, un certains manque de présence et de charisme malgré qu'il soit attifé comme dans le jeu jusqu'au moindre détail (et c'est pas forcément une bonne chose, on n'est pas au carnaval !!!);
Dans tout ça, on se demande pourquoi j'ai mis au moins deux étoiles, parce que déjà, malgré ses nombreux défauts, ce n'est pas la pire des adaptations, y'a même un progrès, les combats sont pas mal, l'idée du décors en hologramme est bien trouvée (bien que peu exploitée), et ce film baigne dans une atmosphère "années 90" qui n'est pas désagréable. Bien des productions actuelles jouent la carte de la nostalgie sans y arriver, mais celui-là a bien un parfum du passé qui rend le film regardable dans l'ensemble, même si on se dit qu'Hollywood n'a toujours pas compris le jeu vidéo et que ces deux mondes sont décidément à part, quelle que soient leurs évidentes affinités ! Donc ce ne sera pas pour cette fois qu'on verra une adaptation réussie, mais celle-ci se défend sur certains points et domine largement les daubes que j'ai cité en début de critique !! Allez, encore un effort......quoique.....laissez les jeux vidéos en paix, on est déjà assez de remake, de suite et autres adaptations de comic book !

Scott Pilgrim vs. the World
½

Clairement le film qui m'a le plus plu dans le tryptique que j'ai eu la chance de voir lors de mon voyage aux USA ! On entre dans l'univers dès le début avec le jingle et le logo Universal façon Nes 8 bits, c'était vraiment bien joué !!! On suit Scott Pilgrim, la vingtaine qui sort avec une lycéene mais qui tombe ensuite sur la fille de ses rêves (littéralement) mais qui doit affronter 7 ex maléfiques, z'ont des pouvoirs et se battent comme dans un Shaw Brothers mais ça tombe bien, Scott aussi sait faire ça, mais ce sera pas facile !!
Malgré la fraîcheur qu'apporte ce film, on ne peut s'empêcher de penser aux Wachowski qui s'était déjà aventuré sur ce terrain "film/manga/jeu vidéo" dans le trèèèèèèèèèèès sous-estimé "Speed Racer" ! Mais on est vraiment content de constater que Wright réussi son film aussi bien que les deux célèbres frangins (ouais bon, y'en a un qui est une frangine maintenant).
Bourré d'effets spéciaux malins et jamais lourdingue qui n'empiètent pas sur l'histoire mais qui la sert au contraire, une histoire d'amour, d'estime de soi emballé dans un univers que sauront apprécier les gens qui ont passé des heures devant Super Mario Bros, DragonBall Z et qui ont accompagné leurs copines au ciné pour voir une comédie romantique moins chiante que d'habitude ! Un grand bravo à Wright mais aussi aux acteurs, Cera évidemment qui sait jouer autre chose que les intellos éternellement embarrassé et sur la défensive, Winstead est à tomber et est parfaite dans le rôle de Ramona, et même ceux qu'on voit un p'tit peu moins se font remarquer, mention spéciale à Kieran Culkin à pleurer de rire dans le rôle du pote gay nympho, et je pourrais continuer longtemps mais ils sont tous super, Kendrick, Evans, Plaza, Pill, Wright sait choisir ses acteurs et les diriger, et surtout il sait faire un film aussi soigné sur le fond que sur la forme, ce qui n'était pas gagné avec un film à l'univers si codifié !!
S'il ne rencontre pas le succès escompté actuellement, il fait parti de ces films qui continuent à vivre bien longtemps après leurs sorties en salle et finissent toujours par être reconnu à leur juste valeurs, c'est le cas ici auprès des critiques mais moins du public, mais ça viendra, aucun doute là dessus !!!!!

The Expendables
½

"The Expendables" est la définition même du film attendu, un Stallone regonflé à la réalisation, et un casting qui mélange les gueules préférés des amateurs de film d'action des années 80 et d'aujourd'hui (Li, Lundgren, Rourke, Couture, Statham, Crews, Daniels, Roberts pfiou !!!) une scène qui réuni Schwarzy, Stallone et Willis autre que devant un Planet Hollywood à inaugurer ! Le problème c'est qu'avec autant d'attente on se fait déjà le film dans sa tête et quand ça arrive, le résultat laisse toujours une petite déception. Alors autant se faire à l'idée avant de voir le film, ce sera jamais comme dans nos rêves les plus fous !!
Malgré ça, on ne peut s'empêcher de dire que Stallone et ses potes auraient pu faire encore plus, non pas que le compte n'y soit pas, on a des bastons Li/Lundgren, Couture/Austin, le compte d'action et ils ont tous l'air d'être comme des larrons en foire ensemble ! Mais tout à l'air un p'tit peu expédié, et l'équilibre n'a pas toujours l'air d'être respecté en matière de présence à l'écran, certains ont plus de place que d'autres, le méchant joué par le super David Zayas (je l'adore depuis "Oz") manque parfois de charisme, un peu trop écrasé par le personnage d'Eric Roberts (c'est un bon, il faut que ça se sache !!), mais c'est le problème, avec ce film on est très exigeant et on en veut toujours plus !
En l'état, ça reste quand même un bon film, avec un putain de casting et une réalisation qui a du style, sauf peut-être pour certains combats où ça tremble dans tout les sens et on se met à maudire Greengrass et Bourne pour avoir mis dans la tête des réals que c'était le seul truc à faire dans un film d'action !!! Pendant ce temps là, nous, on se remet parfois à penser au film qu'il aurait pu être, et encore plus si Vandamme, Snipes et Russell avait été présent, dans la suite, peut-être.....encore une fois, faudra attendre !

The Other Guys
½

Clairement pas le meilleur film de Will Ferrell que j'ai vu, pas que ce soit décevant mais je m'attendais à autre chose ! Ca commence pourtant super bien, avec Samuel L Jackson et The Rock en superflic qui font des choses improbable et détestent se taper la paperasse après enquête....chose dont se chargent les autres mecs, Walhberg et Ferrell ! Mais quand les deux flics vedettes meurent (faut voir comment loool !!) c'est le moment pour eux de passer sur le devant de la scène, mais l'enquête sera perilleuse !
Le film perd un peu de son rythme quand Jackson et The Rock meurent, mais Walhberg et Ferrell s'en sortent pas mal, ça ne m'a pas du tout étonné de voir Walhberg aussi à l'aise dans la comédie, même s'il était sérieux dans "The Departed", il balançait les meilleures punchlines du film et on sentait déjà un sens du timing parfait, bien joué ! Ferrell est légèrement plus sobre que d'habitude, ce n'est pas "Harold Crick" non plus mais ça fait bizarre même s'il reste fidèle à lui-même ensuite !
Très calibré et bourré de vedettes, Coogan, Mendez, Keaton (et ses références à TLC), tous se sentent à l'aise et font vraiment du bon boulot, en fait, rien ne cloche côté casting et même réalisation, juste le script qui aurait pu être meilleur, parce que sinon, c'était du lourd !

What Have You Done to Solange?

Pas mal du tout, vraiment pas mal, cette histoire de tueur qui enfonce son grand couteau pile entre les jambes de ces victimes (exclusivement féminine). Dans la plus pure tradition du giallo, on a droit à un tueur ganté de noir s'en prenant majoritairement aux femmes avec à ses trousses une personne qui se retrouve malgré elle concerné au point d'enquêter pour découvrir la vérité. Ici il s'agit d'un professeur de sport relativement jeune, beau gosse et donc attire ses élèves féminines, c'est d'ailleurs avec l'une d'elle qu'il était lorsque le tueur frappe, elle a aperçu quelque chose mais pas lui, et lorsqu'elle meurt, il se met en chasse. Ce qui est intéressant c'est qu'en plus de l'identité secrète du tueur, il faut aussi résoudre l'énigme posé par le titre du film et le tout s'enchaîne plutôt bien, la réalisation n'est pas trop exagéré et c'est même plutôt bien fait. Les meurtes ne sont pas vraiment graphique sauf quand on découvre les corps, là on voit en détail !!! Le professeur est rigolo, il ressemble à dracula avec une barbe et sa femme, à ses côté malgré qu'il soit volage est superbe (à se demander pourquoi il la trompait !!!!!!). On ne s'ennuie pas et en plus la conclusion est satisfaisante, le mystère autour de cette Solange est bien conservé et ça ne souffre pas d'une seconde vision, franchement c'était bien !

Za ginipiggu 3: Senritsu! Shinanai otoko (Guinea Pig 3: He Never Dies)
½

Alors qu'on pouvait s'attendre à une énième séance de torture d'une pauvre malheureuse, cette suite à l'intelligence de prendre complètement à contre-pied les deux premiers épisodes ! Beaucoup plus porté sur le second degré et le grotesque des situations, ce troisième opus a pour "héros" un employé d'une compagnie froide et sans âme, qui reste chez lui des jours durant et va découvrir qu'il ne ressent pas la douleur et même mieux, qu'il ne peut pas mourir ! Au lieu de s'en servir pour aller sauver des vieilles dames et porter un costume rouge et bleu, il va plutôt se torturer tout seul, se découper, démembrer, s'étrangler, s'empaler bref tout ce qui lui passe par la tête niveau boucherie qui devient alors ici une véritable masturbation puisqu'il prend son pied à le faire !!! Ce troisième "Guinea Pig" prend un intéressant virage mais ne largue pas les fans de la première heure avec du gore tout ce qu'il y a de plus gratuit, mais rajoute de l'humour, du grand n'importe quoi et du coup, ça relève quand même le niveau !!!

Ginî piggu 2: Chiniku no hana

C'est dans la même veine que le premier, sauf que cette fois le tueur sadique opère à des fins plus ou moins artistique ! Comme d'habitude, le film nous est présenté comme si c'était le témoignage de vrais évènements etc etc et ensuite on passe direct au choses sérieuses ! L'avantage d'une saga comme celle-là est que les films ne sont pas longs, donc ça ne traîne pas et c'est tant mieux ! Contrairement au premier, le but n'est pas d'éprouver la victime, mais d'en faire quelque chose de joli (!!!) comme une fleur qui bourgeonne, pour ça, il va la droguer au point qu'elle sera dans un état d'euphorie et ne sentira rien lorsqu'elle se fera découper. Le tueur, lui, prend bien soin de nous dire ce qu'il va faire et se pose en vrai médecin lors d'une opération. L'absence de réaction de la part de la victime entraîne du même coup, une absence de dégout de la part du spectateur qui ne voit que de la barbaque dégoulinant de sang et des tripes à l'air. Tout cela rend "Guinea Pig 2" moins immersif que le premier puisqu'on a l'air anesthésié nous aussi !

Za ginipiggu: Akuma no jikken (Guinea Pig: Devil's Experiment)

Très basique sur de nombreux points, l'histoire déjà , une jeune femme se fait kidnapper par trois mecs et tout ce qu'il vont faire avec elle, c'est la torturer, et leur seule limite sera leur imagination ! Basique dans les décors, c'est très minimaliste, en pleine nature ou dans des pièces quasiment vide. Au départ j'ai eu du mal à rentrer dedans, quand l'un des mecs donne des claques à  la fille, on voyait trop qu'il tapait dans ses mains pour faire le bruitage, à  un moment la fille ne bouge plus la tête au moment de la "claque" et du coup, ça se voit encore plus. A la limite, il aurait fallu qu'un des mecs hors champ tape dans ses mains à  la place lol, après ça, c'est mieux, plus de second degré involontaire et ça monte dans le sadisme, lui donner le tournis jusqu'à  dégueuler, cramer avec de l'eau bouillante, les asticots, mais ce qui m'a quand même fait écarquiller les yeux, ce sont les séquences où elle se fait piquer l'oeil, ça faisait tellement vrai que j'ai trouvé ça assez flippant !! Sinon, c'est pas super génial, pas bidon non plus, surtout que ce film a presque mon âge et à  l'époque ça devait être un sacré électrochoc, et puis comme je le disais, c'est très réussi niveau effet gore, peut-être même trop ! A voir pour sa valeur histoire plus que pour sa valeur cinématographique !

Santa Sangre
Santa Sangre(1989)

J'avais dit que le surprenant "The Holy Mountain" était mon Jodorowsky favori, bah je m'était bien gouré, même si ce dernier reste pour moi un excellent film, je trouve "Santa Sangre" encore mieux. On retrouve ici la même maîtrise affolante que dans "Holy Mountain" mais à cela s'ajoute une histoire à vous fendre le coeur, pleines d'émotions, et surtout pleine de surprise. Fenix, une jeune homme plutôt perturbé, se remet très mal de son enfance (où il officiat dans un cirque, avec sa famille) traumatisante où sa mère, leader d'un culte, se fait couper les bras après un acte de jalousie. En grandissant, il est toujours lié à sa mère au point d'être ses bras chaque fois qu'elle le désire, aussi bien pour leurs spectacles en duo que pour les gestes de la vie quotidienne, seulement elle ne se contente pas de lui demander, elle le commande et même à distance....pour tuer les femmes qui attirent Fenix.
En parallèle, son amie d'enfance, Alma poursuit son chemin et finira par rechercher son ami Fenix, et grâce à ça, réussira à le libérer de l'emprise envahissante de sa mère ainsi que de son passé dont il n'arrive pas à faire le deuil ! C'est parfois violent, mais c'est très beau, plein d'audace et toujours autant de trouvailles visuelles à croire que le réalisateur n'en manque jamais ! Pour moi son film le plus immersif, et pourtant c'est pas comme si les autres étaient des produits glacial, celui-là en tout cas, est tout simplement magnifique !!!

Gincho wataridori (Wandering Ginza Butterfly) (Wandering Silver Butterfly)

C'est de loin le moins bon des film avec Meiko Kaji que j'ai pu voir, et c'était d'autant plus flagrant que le sujet se rapproche beaucoup trop d'un film que j'ai vu très récemment "Delinquent Girl Boss : Blossoming Night Dreams". Alors du coup j'ai même pas besoin de résumer ce film puisque je l'ai pratiquement déjà fait ! En tout cas, j'aurais mis beaucoup moins s'il n'y avait pas Meiko Kaji qui justifie presque la vision de ce film mineur à elle toute seule, et aussi pour cette très bonne séquence de duel au billard qui donne l'occasion de voir de jolis coups et c'est l'une des rares séquences où on accroche vraiment au film ! A part ça, même formule, fille sortie de prison, embauchée dans un club qui doit de l'argent à des yakuza etc etc, même si ici, le ton est bien plus sérieux et un p'tit peu plus violent ! Ca reste quand même un film moyen dont les quelques scènes plutôt intéressante le sort de justesse de la médiocrité !!!

The Holy Mountain
½

Je ne m'attendais pas à une claque pareille, "The Holy Mountain" est un régal visuel et narratif de tous les instants, et surtout les couleurs sortent littéralement de l'écran !! Toujours aussi chargé en symbol, ce film est un véritable nid d'idée question mise en scène et direction artistique, il ne néglige pas non plus son histoire de ces personnes, expertes dans leurs domaine (tous des leader qui exploitent la masse à leurs façon) autour d'un grand maître pour aller destituer les immortels d'une des montagnes sacrées !
Alejandro Jodorowsky joue ce maître qui dirige ces personnes dont le personnage central du film, un homme ayant l'apparence de (la version populaire) de Jesus, les cheveux longs et la barbe et tout ! Malgré son aspect surréaliste, une habitude chez le bonhomme, et tous ces personnages, il se dégage une certaine fluidité dans tout ça, rien ne paraît lourdingue (et pourtant le film est chargé !!) et les deux heures passent à une vitesse dingue !
C'est sûrement le meilleur de Jodorowsky en ce qui me concerne et en plus, j'ai adoré la fin où le réalisateur se libère carrément de l'oeuvre qu'il a crée et rentre dans le sujet de la manière la plus efficace et élémentaire, genre "simple, mais fallait y penser", génial !!

Deliquent Girl Boss: Blossoming Night Dreams

Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas tapé un Pinky Violence, après en avoir enchaîné plusieurs je frisais l'overdose, mais la pilule est passée et c'est reparti pour un tour ! En tout cas, ce chapitre de la quadrilogie des "Delinquent Girl Boss" est pour moi bien meilleur que celui que j'avais vu avant "Worthless to Confess", moins lourd, plus enlevé et fluide et c'est toujours un plaisir de retrouver Reiko Oshida.
Elle joue toujours Rika, récemment sorti de sa maison de correction et se sent d'attaque pour retrouver le droit chemin, elle y arrive en trouvant un travail dans un bar dont le personnel est rempli d'ancienne pensionnaire Akagi, là où était "incarcérée" Rika ! Seul problème, c'est que les yakuza (encore eux) louchent sur ce bar pour y construire un immeuble d'affaire, en parallèle, l'une des filles voit sa soeur sombrer dans la drogue et qui se met à voler les yakuza, ça va chauffer pour les filles !
Toujours autant d'action et de comédie, ce film reste dans la plus pure tradition du genre, mais Reiko Oshida apporte vraiment quelque chose, son visage qui a toujours l'air souriant et sa petite bouille la rende immédiatement sympathique et on ne voit qu'elle à l'écran. C'est toujours filmé de manière solide, joué de manière approximative parfois et surtout, toujours aussi fun, un peu plus sexy avec des jupes bien courtes et des caméras bien placées lorsque ses demoiselles lèvent bien haut la jambe pour donner des coups de pieds ! C'est les meilleurs ces japonais !

Dressed to Kill
½

Film vraiment bluffant, je m'attendais pas à être surpris à ce point, DePalma se sert de ses influences les plus fortes et les plus marquantes pour accoucher d'un film plein de suspens, d'érotisme où chaque plan est magnifiée par sa mise en scène inspirée et élégante. Ce film n'a absolument rien de nouveau à proposer et pourtant on ne ressent jamais cette impression de routine ou de déjà vu, on est juste captivé du début à la fin. Katie, une femme frustrée sexuellement est brutalement assassiné dans l'immeuble de son amant d'un soir mais une femme a vu l'assassin et devient le prochaine cible.
Il y a peu de personnages, mais chacun tient bien son rôle dans l'histoire, le tueur ou plutôt la tueuse (ou l'inverse lol) est absolument flippant(e) et fiche la trouille à chaque apparition, et quand je parle d'apparition je ne parle pas de jumpscare à la con, sa façon de marcher, de brandir son rasoir, son look, tout nous glace le sang dès que ce monstre est dans les parages. Évidemment, tout film de ce genre ne serait rien sans une musique adéquate, là, elle fait mieux que ça, la musique fait partie intégrante du film faisant presque office de personnage à part entière.
Le souci de DePalma n'est pas trop de maintenir un suspens absolu quant à l'identité de l'assassin, mais de par côté malin (les split screen par exemple), le film joue sur l'ambiguïté et laisse planer le doute dans l'esprit du spectateur jusqu'au dénouement final. Tous les acteurs se distinguent, du classe Michael Cain au rustre Dennis Franz, en passant par l'élégance d'Angie Dickinson et Nancy Allen et même un tout jeune Keith Gordon en fils éploré mais pas idiot ! Un tour de force doublé d'un exercice de style, "Dressed to Kill" marque par sa maîtrise, sa beauté et sa mise en scène dont de nombreuses scènes doivent sûrement servir dans les écoles de cinema, comme celle du musée par exemple ! Une réussite....

Fando y Lis (Fando and Lis)

Toujours dans le surréalisme, Jodorowsky raconte l'histoire des deux rôles titre, Fando et Lis, tous les deux ayant vécu de grand traumatisme étant petit, qui errent en cherchant la cité de Tar ! Tourné cette fois en noir et blanc, ce qui aide à renforcer son caractère particulier que ce soit dans les espaces désertiques, des grandes salles abandonnées ou aménagées, ce film interpelle de nouveau par sa bizarrerie et ses symboles, ses personnages uniques, ses situations, tout semble venir, d'un autre monde.
Pour autant, le réalisateur n'oublie pas qu'il tient une caméra et nous offre parfois quelques scènes magnifiquement tournée, comme lorsque Fando, de rage, abandonne Lis à son sort et court sur un chemin de spirale, c'est parfois choquant, comme ce qui semble être le viol collectif de Lis lorsqu'elle était gamine, mais c'est aussi très poétique même si dans tout ça on se dit parfois "mais qu'est-ce que c'est que ce truc". Ce film aurait provoqué des émeutes dans une de ses premières projections, il faut dire que pour l'époque , ce film osait beaucoup de choses et encore aujourd'hui on trouve des personnes persuadées qu'on ne pourrait pas réaliser un tel film aujourd'hui. Jodorowski dépeint un monde comme lui seul pourrait en créer qui aura raison du binôme Fando et Lis qui avait l'air soudé mais qui ne se remettront pas de ce qu'ils auront vécu (surtout Lis). Un film à part, émouvant, dingue, d'un autre temps et même violent quelques fois, c'est un film que tout le monde devrait voir, mais je ne suis pas sûr que tout le monde voudrait le revoir ensuite, un voyage qui peut rebuter autant qu'il fascine, mais qui ne laisse pas indifférent !

La Cravate (The Severed Heads)

"La Cravate" est un film qui a longtemps été considéré comme perdu mais, coup de bol, a été retrouvé, dépoussiéré et est depuis disponible en très bonne qualité, au point qu'on a jamais l'impression que ce film date des années 50 ! Et si c'est le cas, ce n'est pas seulement dû à la bonne qualité de l'image mais aussi au très bon boulot de toutes les personnes derrière ce film, dont un Alejandro Jodorowski (ici, Alexandre) dans cette histoire où on change de tête comme de chemise ! Sans dire que c'est visionnaire ou révolutionnaire ou autre, c'est rigolo de voir un film pareil à notre époque de chirurgie plastique et autres produits miracles qui feraient passer des vessies pour des lanternes !
Esthétiquement inventif, on se dit que Gondry a sûrement du jeter un coup d'oeil à cette péloche avec ces décors colorés, fait en papier et carton et qui use de mouvement de caméra malin pour nous faire croire à ce petit univers où les têtes sont joyeusement arrachées puis stockées en vitrine. Court, mais jamais chiant, expressif sans aucun dialogue, "La Cravate" se regarde avec un oeil amusé, attentif et même admiratif dans ce petit film plein de promesses qui seront, plus tard, toutes tenues !

Monsters vs. Aliens
½

Depuis longtemps maintenant, Dreamworks a du chemin à faire avant de rattraper Pixar, peut être pas quantitativement mais qualitativement (c'est ça qui compte vraiment de toute façon). Et ce n'est pas avec "Monsters vs Aliens" que la tendance va s'inverser, mais ce film constitue quand même un petit pas en avant. Avec des "Shrek" qui s'auto-parodient au fil des épisodes et les autres productions de cette boîte qui ont l'air de toutes se ressembler, "Monsters vs Aliens" fait plutôt du bien.

Film qui rend un hommage assez malins aux monstres classique du cinema, que ce soit la femme de 50 pieds au monstre de "Black Lagoon" en passant par le blob, la mouche et autre Mothra, le film se sert de l'un des monstres comme fil conducteur. Ce "monstre" c'est Susan, jeune femme ordinaire qui s'apprêtait à se marier avec une petite vedette de la météo, mais le contact avec une météorite la transforme en géante et elle rejoint malgré elle, une unité gouvernementale top secret qui regroupe d'autres monstres. Ca tombe bien tout ça, parce qu'un alien à la grosse tête se pointe et va foutre le bordel, mais les monstres sont là, et chemin faisant ils vont finir par s'apprécier !

C'est pas mal du tout, mais Dreamworks a toujours le même problème depuis "Shrek" et qui fait que tous leurs films se ressemblent, ce sont ces interminables clins d'oeil à la pop culture qui servent de bases à presque tous les gags de tous les films, c'est marrant au début mais après ça saoule grave !!! Et ce film n'est pas épargné à ce niveau là, rien qu'au premier quart d'heure, on peut déjà citer milles références venant de films, de musique, de personnalité politiques et j'en passe ! Si les auteurs étaient plus inspiré, le déjà bien foutu "Monstres vs Aliens" aurait pu s'élever à un autre niveau encore !! Mais il reste un très bon divertissement, qui sait se montrer drôle et émouvant et qui donne un peu d'espoir aux inconditionnels de Dreamworks qui, jusqu'à présent, tournait un p'tit peu en rond !

The Rocketeer

Ca n'a pas l'air comme ça, mais Joe Johnston s'est construit une filmo pas dégueu du tout, c'est même plutôt solide, il n'est pas de ces réalisateurs dont on se rappelle instantanément le nom mais au moins une personne sur deux a aimé l'un de ses films. Que ce soit "Honey I shrunk the kids", en passant par "Jumanji", "October Sky" ou le plus récent "Wolfman" et en attendant "Captain Whitesupremacist euh pardon, Captain America".

Son film "Rocketeer" n'a jamais eu qu'un seul tort, c'est d'être sorti au même moment que "Terminator 2" et ça, ça ne pardonne pas ! Et pourtant c'est vraiment dommage car tout dans ce film constitue 1h50 de pur voyage vers les films pulp et autres serials des années 30/40, de l'âge d'or d'Hollywood, un voyage que seul les "Indiana Jones" avaient réussi à rendre aussi jouissif !
Adapté de la bd du regretté Dave Stevens, "Rocketeer" raconte comment à pilote d'avion à qui rien ne sourit, sauf sa charmante petite amie actrice, tombe sur un rocket volé et devient le nouveau héros sans peur et sans reproche. Mais manque de bol, les nazis veulent s'en emparer pour en faire une arme et dominer le monde, ils ne sont pas les seuls, la mafia aussi cherche le rocket, sans oublier le FBI et le concepteur de l'engin qui n'est autre que Howard Hughes, ici joué par Terry O'Quinn et débarassé de ses tics nerveux, de son obsession de la propreté légendaire et de son racisme exacerbé, n'oublions pas que c'est du Disney !

Mais un Disney haut de gamme où les acteurs s'amusent comme des fous, Bill Campbell en héros naïf, Jennifer Connelly en actrice idéaliste, et que dire de Timothy Dalton qui nous rappelle avec ce rôle d'acteur à la Errol Flynn à quel point il est sous-estimé !!! "The Rocketeer" est un de ces films qui savent faire la différence entre film familiale bien torché et produit abêtissant, solidement réalisé et avec des effets spéciaux qui tiennent encore la route, gentillet comme tout mais avec un vrai goût d'aventure, c'est un film qui mérite vraiment une autre chance !!

El Topo
El Topo(1970)
½

Véritable phénomène à lui tout seul, qualifier "El Topo" de simple film serait en dessous de la vérité, il est également le fer de lance de la vague "Midnight Movies" et compte John Lennon, Bob Dylan et Peter Gabriel. L'homme derrière ce film est Alejandro Jodorowski, il tient le rôle titre de la taupe, vêtue entièrement de noir et parapluie noir, accompagné de son fils de 7 ans complètement à poil, et parcours le désert sur leur cheval noir.

A la rencontre d'une femme, la taupe laisse son fils avec des prêtres disant qu'il ne doit dépendre de personne, cette femme lui parlera de quatre maître à éliminer mais chacun des affrontements donnera à la taupe l'occasion de prendre une vraie leçon de vie. Je pourrais continuer encore longtemps à raconter ce qui se passe, mais ça me prendrais des heurs tellement le film est riche en symbole, thématique et se révèle aussi stimulant qu'intriguant et étrange. Bien que porté sur le mysticisme, le film de Jodorowski n'oublie pas d'être un western avec ses grands espaces désertiques, et aussi sa violence plutôt poussée, le sang gicle et les cadavres pendent ou jonchent le sol, et je ne parle pas forcément de cadavre humain. Les personnages sont tous haut en couleur, certains sont capables d'exploit de malade comme ce mec qui arrête les balles avec une sorte de filet de pêche, un autre a appris à supporter les impact de balle, et la charmante naine qui devient le grand amour de la taupe après que celui-ci ait été largué par la femme qu'il avait choisi aux dépends de son fils, et ça n'arrête pas !

C'est un film extrêmement ouvert qui laisse la place à de multiples interprétations et que chaque personne peut voir d'une manière tout à fait personnelle, un western, une quête spirituelle, un parcours initiatique, j'avoue même ne pas forcément avoir tout pigé d'un seul coup, il me faudra peut-être plusieurs autres visions mais j'avoue aussi m'être complètement pris au jeu.

Cruising
Cruising(1980)

Sorte de parent pauvre dans la filmo de Friedkin, "Cruising" est un film qui réunit d'abord un putain de casting avec dans ses rangs Al Pacino, Paul Sorvino, le grand Joe Spinell, Karen Allen dans un film racontant les meurtres en série dans le milieu homo undergound et SM de New York ! Pacino, alors flic en uniforme est chargé d'infiltré ce "monde" dont il ignore tout mais dans lequel il va devoir plonger la tête la première !

Le film ne perd pas de temps à se rendre immersif et atmosphérique, captant l'essence d'un New York sombre et poisseux avec la découverte d'un bras flottant dans la baie. Et Friedkin met encore moins de temps pour nous décrire le milieu dans lequel évolue le tueur, Al Pacino ainsi qu'une certaine partie de la communauté gay adepte de cuir et de pratique déviante et libérée, ce qui vaudra au film d'être la cible de nombreuses associations militantes. Mais ça reste du cinéma et ce qui nous intéresse, c'est l'enquête, et de ce côté là c'est pas mal, on ressent un certain malaise, une tension palpable surtout au début du film avec ces meurtres, le look du tueur est travaillé, sa voix, sa chansonnette et ses rituels, on rentre bien dans le film !

C'est au milieu que ça traîne un peu la patte, ça devient un p'tit peu répétitf, Pacino se pointe dans un bar gay, ça baise dans tout les coins, ça fiste aussi, super mais rien n'avance.
Mais ça se rattrape à la fin, malgré plusieurs éléments restés en suspens, de quoi frustrer quelque peu parce que ça redécollait enfin et l'ambiguïté du final n'arrange pas les choses. Finalement, c'est un film vraiment pas mal, des acteurs charismatique et une vraie atmosphère, on a l'impression de marcher dans ses rues sombres et peu rassurantes, mais ce n'est malheureusement pas totalement maîtrisé, on sent que certaines choses échappent à Friedkin et quand on sait ce qu'il est capable de faire, on tire un peu la langue, mais c'est tout de même captivant et intéressant !

A Boy and His Dog
½

Très bon film de science-fiction-post-apocalyptique mêlé à un buddy movie d'un tout autre style, et y'a qu'à voir le titre du film pour comprendre, "A Boy and His Dog" parle effectivement d'un mec et de son clébard dans un monde ravagé par la 4ème guerre mondiale qui a duré cinq jours (ouais, ça veut dire que la troisième à eu lieue aussi). Le garçon, Vic, a l'extraordinaire capacité de parler à son chien et ce dernier lui répond, les deux vagabondent dans un monde de désolation où chacun fait ce qu'il peut pour survivre mais Vic lui, cherche surtout de la bouffe et de la meuf, le chien lui, seulement de la bouffe.

Ils croisent le chemin de Quilla June, une charmante jeune femme qui va partager leur aventure et c'est de là que vient tout le sel du film. Non content de livrer un univers ravagé très crédible sans souffrir de moyens limités, le film de LQ Jones nous fait vivre des situations incroyables qui partent des dialogues entre Vic et son chien à la capture de Vic qui devient une vrai vache à lait (sperme plutôt) afin de repeupler la population, le tout entrecoupé de gunfights, de moment de détentes devant de vieux pornos dans des "cinéma de fortune" et des robots costaud et souriant.

Un Don Johnson encore tout jeunot est incroyable dans le rôle de Vic et que dire de Tiger le chien et son doubleur Tim McIntire, on y croît vraiment même si on peut se dire que Vic est cinglé et qu'il ne parle qu'à lui-même. Susan Benton est très bien dans le rôle de Quilla, une femme qui veut être plus qu'une faire valoir ! Très étrange, fascinant et parfois drôle sans jamais sombrer dans le ridicule, c'est un vrai ovni que ce film mais qui ne déroute pas non plus en se la jouant branlette intellectuelle et autre atout non négligeable, une fin à laquelle je ne m'attendais pas du tout !!!!

PS : ceux qui ont vu "The Book of Eli" ont peut être remarqué l'affiche de "A Boy and His Dog" au moment où Eli est invité à passer la nuit dans la "chambre d'hôtel" de Carnegie

Malibu High
Malibu High(1979)

Un délire qui s'assume pleinement ça fait plaisir, quand on regarde ce film on se frotte les yeux plusieurs fois en se demandant s'il existe vraiment tellement c'est pas possible ! Une sorte de grandeur et décadence comme dans les films de gangsters.....sauf que le bandit qui monte est ici une lycéene, Kim, qui, après avoir été largué et voit ses notes chuter, s'adonne à la prostitution pour se payer ce qu'elle veut, à la drogue et finalement devient une tueuse à gage pour son nouveau souteneur (après avoir buté son ancien) !!! Faut vraiment le voir pour le croire, l'héroïne est une vraie paumée, elle envoie chier sa mère à chaque fois et son père s'est suicidé presque sous ses yeux, ce qui débutait comme une chronique adolescente devient un jeu de pouvoir et comme dans tous les films du genre, le piège se retourne contre elle. C'est vraiment dommage qu'un personnage comme celui de Kim n'ai pas accédé à la postérité, elle jouée avec conviction et assurance par Jill Lansing qui n'a malheureusement pas joué autre chose et c'est dommage !!! Ce film c'est du tout en un, pas trop mal torché et avec des couilles, et encore une fois, faut le voir pour le croire !

Trip with the Teacher

Film grindhouse connu des seuls fans ou des gens curieux qui sent bon la poussière, "Trip With The Teacher" n'est pourtant pas le pire film dans son genre sans être le meilleur non plus ! L'histoire est assez simple, une prof et ses quatre élèves sont sur la route dans leurs bus scolaire mais elles vont malheureusement croisé celle de deux tarés accompagné d'un mec qui leur avait porté secour.
Après des débuts relativement calme les relations s'enveniment vite et les frères ne tardent pas à révéler leurs vraie nature et le reste du groupe va en faire les frais. Avec ses accents de rape and revenge et de survival, "Trip With The Teacher" aurait pu être encore mieux, mais en l'état c'est un bout de péloche digne du genre avec une musique rigolote, des acteurs qui surjouent, mais les situations ne sont pas si farfelues que ça et il y a très peu de second degré. Seul visage connu en ce qui me concerne, Zalman King fait plutôt bien le psychopathe même s'il cabotine pas mal notamment avec ses p'tits rires au début. Un peu de nudité, un peu de sang, des meurtres, presque tout est à petite dose et c'est un peu dommage car c'est pas si raté que ça ! Et puis au moins, ça a le mérite de ne pas copier Craven et son "Last House.." sorti trois ans avant cette petite production qui a son charme !

Wonder Woman
Wonder Woman(2009)

Puisqu'on est parti pour attendre une plombe que la version live sorte un jour, autant voir du concret et ce DTV "Wonder Woman" fait parfaitement l'affaire. Alors qu'un "Green Lantern First Flight" peut se voir aussi bien comme un film autonome qu'une mise en bouche en attendant la version de Campbell, celui-ci se suffit à lui-même et d'une belle manière.
L'histoire remonte aux origines de Wonder Woman, comment les siennes sont venues sur leurs île isolée (et sans mecs), la venue de Diana et ce qui l'a amenée à devenir l'icône féministe par excellence et son célèbre lasso, Wonder Woman ! Le film revient vraiment aux fondamentaux du personnage avec la présence de Steve Trevor qui est ici le futur petit copain de Diana (ce perso et son rôle seront réinventés par la suite, dans la bd). Le grand méchant est Ares, doublé par un habitué des vilains de comic book, Alfred Molina. Et puisqu'on parle des comédiens, c'est encore du lourd avec Virginia Madsen, Marg Helgenberger, Oliver Platt, le chouchou des fanboys Nathan Fillion et Keri Russell dans le rôle de WW et qui n'a pas à se soucier de la longueur de ses cheveux pour une fois !!
Le film se suit d'un bout à l'autre sans qu'on s'ennui, dans sa durée il est dans la moyenne des autres animé DTV mais celui là est bien rythmé avec beaucoup d'humour et la relation Diana/Steve est savoureux, comme dans "Green Lantern" les combats ont une durée honorable, ce qui nous change des productions cinema avec ses combats finals qui durent 5 à 10 minutes chrono !!!! Encore une réussite pour WB animation !

Taxidermia
Taxidermia(2006)

Assurément un drôle de film mais ce n'est pas du tout un film drôle, il s'étire sur trois générations d'individu en Hongrie, Morosgovanyi, Kalman et Lajos. Si, comme moi, on saît peu de choses sur ce pays, sa culture et son histoire (à part le fait qu'ils étaient balèze en football, autrefois), on ne voit en "Taxidermia" un film bizarre, dégoutant, mais très audacieux visuellement avec une multitude de trouvailles et d'inventivité qui nous "force" à regarder jusqu'à la fin. Autant dire qu'en l'état, même s'il peu paraître un peu étrange ou même vide de sens, il n'en n'est absolument rien en réalité car "Taxidermia" est un film chargé de symbole et traite par le cinema de genre, de choses plutôt sérieuses comme la politique, l'économie et la volonté d'un pays à conserver ce qui fait son identité d'où le titre du film symbolisé par le personnage de Lajos qui s'immortalise en s'auto-taxidermant (je sais, ça s'dit pas lol) après en avoir fait de même à son père Kalman. Plus qu'une curiosité, c'est un film qui nous plonge dans une univers à part et qui pousse à la refléxion grâce à son pouvoir de fascination en cherchant la signification de tous les symboles dont le film déborde, ça vaut tous les cours magistraux d'histoire du monde. Un très bon film qui ferait un très bon professeur, à voir !!!!

In My Skin (Dans ma peau)

Voilà un film que n'aurait sûrement pas renié Cronenberg, "Dans ma peau" est un véritable tour de force, un film de chair et de sang, qu'on a plus l'impression de toucher, triturer, titiller que de voir. Une jeune femme, Esther, qui a presque tout pour réussir (boulot, mec, amie), se blesse sérieusement à la jambe, mais cette blessure va devenir, chez elle, l'objet d'une fascination malsaine et auto-destructrice au point de l'attendre aussi bien psychologiquement et socialement que physiquement. Dans un film comme ça, il n'y a pas de mystère, il faut que le rôle principal soit à la hauteur et c'est le cas, la réalisatrice Marina De Van endosse le premier rôle et donne littéralement corps à cette femme qui joue avec son anatomie comme un enfant avec son tout nouveau jouet. Tout comme la peau de son "héroïne", le film possède plusieurs couche, et traite également de la pression d'une société qui pousse à la perfection, de l'esprit de compétition et tout simplement de la dépendance. C'est en vraie droguée qu'Esther agit lorsqu'elle ressent le besoin compulsif d'explorer son corps et de ne faire qu'un avec en mangeant sa peau, en la tannant comme du cuir et le coller contre elle, elle se trouve dans un état de manque lorsque cela fait trop longtemps qu'elle n'est s'est pas adonnée à son jeu !
Tourné de façon relativement classique, Marina De Van fait preuve d'une certaine subtilité dans sa mise en scène, glissant quelques séquences surréalistes comme ce bras coupé lors du diner d'affaire, et les scènes "d'exploration" de son corps sont saisissantes de réalismes, de brutalité mêlé à de l'érotisme. Ces petits bruits de peau coupé, mâchouillé et les blessures détaillées en font un spectacle qui accroche littéralement le spectateur à sa chaise, à la fois fasciné et dégouté ! Un film vivant, sensoriel et mené par une interprétation soignée, avec un Laurent Lucas notamment qui en verra d'autres dans le très bon "Calvaire" réalisé par un Du Welz qui tient justement Marina De Van en très haute estime, et il a raison !!!!

Green Lantern: First Flight

En attendant le film, voici une très bonne entrée en matière, "Green Lantern" reprend les origines de son plus célèbre représentant (version Silver Age) Hal Jordan. Pilote d'essai que la bague du mourant Abin Sur choisit et fait de lui un membre d'une organisation intergalactique qui maintient la paix, en gros des flics de l'espace. Seulement voilà, il est le premier humain à avoir été choisi et cette espèce n'a pas la meilleure des réputations aux yeux des hautes sphères de l'organisation !! C'est quand même marrant, les comic book américains se fendent toujours d'une critique de ces héros nationaux mais toujours par l'intermédiaire de gens venant d'une autre planète, jamais des gens d'autres pays......Un peu comme dans la vie de tous les jours où personne ne peut juger leurs politiques ou leurs décisions qui peuvent mener à des guerres par exemple ! Mais, trève de procès, c'est le Green Lantern qui nous intéresse ici, et il intéresse également le membre le plus réputé de l'organisation, Sinestro, qui prend Jordan sous son aile et s'emploie à le former mais l'élève dépassera le maîre et le maître révèlera sa vraie nature. Quand on connaît un peu la bd on sait déjà ce qui se passera mais ce n'est pas important tant ce long métrage étonne par sa qualité, bien sûr, comme les autres productions d'animation WB/DC certains éléments sont survolés mais ici, y'a beaucoup d'action, des rebondissements et c'est bien fait en plus !! Evidemment, un p'tit défaut, quand Jordan quitte la terre pour embrasser son destin, le film ne s'embarrasse pas de détails et laisse tous les personnages terriens en plan pour le reste du film, ce qui inclut Carol Ferris, personnage pourtant important pour Jordan !
Mais il est clair que la relation conflictuelle entre Jordan et Sinestro intéresse davantage le réal et de ce côté là, on n'a pas trop à se plaindre, c'est un bon film doublé d'un bon moyen de patienter en attendant l'adaptation de Campbell avec Ryan Reynolds dans le rôle du flic de l'espace en pyjama moulant vert qui porte une bague au doigt.....ouais, dit comme ça, ça fait moins classe pas vrai !

Superman/Batman: Public Enemies

Non c'est pas batman et superman à l'époque du Chicago des années 30, mais tout comme les bandits de ces années, les "world's finest" sont des ennemis d'une nation qui aime décidément en avoir, les Etats-Unis ! Pourquoi ? Parce que Lex Luthor alors devenu président fait d'eux des menaces tout en ralliant à sa botte d'autres super-héros qui ont visiblement oublié de faire marcher leur cerveau, seul muscle pas très gonflé chez ces gus !!
Une histoire pas mal qui pouvait laisser place à un développement intéressant, mais ici elle est à l'image de l'animation c'est à dire simpliste au possible, ça se suit sans problème certes mais c'est un peu trop "peau de chagrin". Les voix assurent, comme d'habitude, avec l'éternel Conroy pour Batman et Tim Daly pour Superman, on a même droit à Allison Mack qui double Power Girl et parachève, si besoin est, son attachement à l'univers DC Comics après que son célèbre personnage Chloe a été introduit dans la bd ! Et sans oublier le grand Clancy Brown très bon en Luthor ! On a un vrai plaisir d'assister à un festival de personnage, même ceux qui n'apparaissent pas longtemps, Grodd, Grundy, Metallo et j'en passe, mais ça reste le minimum et ceux qu'on voit plus longtemps sont parfois à baffer comme Powergirl qui passe plus son temps à baisser la tête et prendre un air triste qu'à se bouger le cul ! Et niveau dessin ça repassera, le corps de Superman ressemble aux costumes à son effigie avec les muscles en mousse et Bruce Wayne lui ressemble beaucoup trop, c'est quoi ce travail !
Ce long métrage (pas si long que ça) se laisse regarder, mais ne fait vraiment pas parti des réussites de la boîte, en espérant que "Apocalypse" relève le niveau pour ce dynamic duo Batman/Superman !

Stacy
Stacy(2001)

Dingue, mais je n'en attendais pas moins de la part du réalisateur de "VG vs FG" et du "Eat the Schoolgirl" que j'ai vu très récemment. Le film nous montre un Japon en proie à un phénomène inhabituel, les adolescentes meurent et se réveillent en zombie ou plutôt en Stacy, car le nom du film vient de cette appellation donnée à toutes les jeunottes qui deviennent des morts vivants !! Pour rajouter à la mythologie, les filles connaissent un moment de grande euphorie avant de tomber définitivement, mais la nation a pris des mesures, une brigade spécialisée intervient de façon définitive dès qu'une Stacy apparaît !!! C'est un truc de dingue, ce film de 2001 (donc, avant la grande mode !) réussi à s'inventer son propre univers dans un genre ultra codé qu'est le film de zombie ! Evidemment, sur la forme c'est pas toujours maîtrisé mais la folie et la démesure propre au cinema de genre nippon fait une nouvelle fois ses preuves, même si on a déjà vu plus taré depuis ! "Stacy" est un film qui construit sa propre identité mais qui n'oublie pas ses références et les multiplient de façon très amusantes et astucieuse, la brigade tueuse de Stacy s'appelle Romero, et la population a aussi le choix de se défendre grâce à une tronçonneuse qui se porte à la main droite appelée "Blues Campbell" (quand on sait que les japonais prononcent des "R" comme des "L", c'est encore plus évident !). "Stacy" est une excellent alternative aux films de zombies qui semblent souvent se répéter et qui bénéficie du savoir faire japonais en matière de film qui délire dans la bonne humeur, une plutôt bonne surprise !!!

Inception
Inception(2010)
½

Ce qu'il y a de bien avec Christopher Nolan, c'est qu'il ne se laisse pas bouffer artistiquement, il sait se donner de l'air et du coup, se rend d'attaque à chaque projet. Après "Batman Begins" il a fait "The Prestige" et après "TDK", voilà "Inception" en attendant le troisième Batman. En bref, il a fait ce que Raimi aurait du faire à l'époque des Spiderman, enchainé coup sur coup et dont le dernier marquait sérieusement le pas (mais il s'est fait pardonner avec "DMTH"). Projet vieux d'une dizaine d'années au moins, "Inception" voit le jour et se trouve donc être le projet le plus personnel de Nolan depuis Memento.....autrement dit, un bail !!!!!!

Avec un casting cinq étoile qui compte son lot de star déjà nommé mainte fois, j'aimerais y ajouter des acteurs qui méritent la même attention, qu'ils soient jeune comme Tom Hardy (aussi bon que dans "Bronson"), le toujours bienvenu Tom Berenger et Lukas Haas qui fait plaisir à revoir. A côté de ça, les têtes habituelles de Nolan que sont Murphy, Caine, Watanabe et les nouveaux venus DiCaprio, Cotillard, Page et Gordon-Levitt, ce dernier dans le film n'a absolument rien d'un Heath Ledger du pauvre (alors lâchez lui la grappe avec le Joker !!!!).

Tout ce beau monde s'agite dans un film de science fiction, réflexif et avec ce qu'il faut d'action pour parler d'un extracteur qui pénètre les rêves pour voler des secret industriels. C'est là que ça coince quand le dernier patron en date lui demande d'implanter une idée au lieu de la retirer. Facile à dire mais pas du tout à faire et il faudra que l'équipe redouble d'ingéniosité pour y arriver, cela passera par des procédés qui feront appel au génie des personnages. Mais à cela il faut ajouter le génie du réalisateur qui à force de montage astucieux, de scénario à tiroir et d'effets spéciaux renversant nous transporte dans un monde à la fois familier (on reconnaît la pâte de Nolan, et la musique de Hanz Zimmer) et inédit, même si certains films nous reviennent en tête, mais le réalisateur s'approprie un univers qui, chose rare ces temps-ci, ne vient pas d'un livre ni d'une bd.

En somme c'est un très bon film, qui aurait pu être excellent si l'une des principales intrigues ne m'avait pas sans cesse rappelé "Shutter Island" avec le même DiCaprio ! Mais on ne peut pas bouder son plaisir devant un casting unanimement à la hauteur (Page devrait perséverer dans le fantastique au lieu de freiner des deux pieds à chaque fois, ça lui va bien !), d'une réalisation pleine de maîtrise et une fin qui fera parler encore et encore. Car après tout, comme j'aime à le dire, les meilleurs films sont ceux qui continuent d'exister longtemps après le générique de fin !!!!!

Kogyaru-gui: Oosaka terekura hen (Eat the Schoolgirl) (Eating Schoolgirls: Osaka Telephone Club)
½

Film plutôt bordélique dans sa narration et qui n'a pas un scénario des plus fouillés, mais c'est quand même bien dérangé et c'est fait par le réalisateur de "VG vs FG", assez pour piquer ma curiosité dans un premier temps, et même si j'ai pas tout pigé, je me suis pas ennuyé !!! Un mec plutôt timoré, traumatisé par un meurtre dans son enfance, employé des yakuza est en fait un vrai prédateur sexuel qui ne trouve de jouissance qu'après avoir fair l'amour, il devient dingue et trucide ses victimes et c'est là qu'il arrive à envoyer la purée, et tout ça parce qu'il croît qu'un ange (sans aile parfois) lui dit de le faire. iLes yakuza de leurs côté, filment leurs viols archi graphique et y vont vraiment à fond (jusqu'à injecter un laxatif droit dans l'anus de la pauvre victime). Comme je disais, c'est n'est pas traité de façon linéaire et le montage est parfois chaotique à coup de visions fantaisiste qui se confondent à la réalité à moins que tout soit vrai. Très inspiré niveau scènes violentes qui n'ont d'égale que celles de sexe qui sont à la limite du porno, du japonais déviant comme on les aiment avec psychopathes et fille canon dans un délire intégral !!!

Nekromantik 2
½

Suite directe du premier "Nekromantik", le début montre clairement ce que la fin du premier laissait en suspend, quelqu'un qui déterre le cadavre du personnage principal du précédent opus. Une infirmière littéralement obsédée emporte donc le cadavre chez elle mais pas pour prendre des cours d'anatomie ni pour faire une autopsie détaillée, non pour se le taper. En parallèle, on suit un comédien-doubleur spécialisé dans les film porno et les deux vont se rencontrer par hasard au cinema et commencer une relation...mais quelqu'un est déjà sur les rangs !!! Un peu plus travaillé que le premier au niveau de la mise en scène, et au niveau du traitement des personnages, on plonge une fois de plus sur cette déviance controversée qu'est la nécrophilie que le personnage de l'infirmière ne partage pas seule puisque dans une scène, plusieurs copines se joignent à elles pour mater une vidéo de cadavre retourné dans tous les sens. Tout comme le premier, la fin réserve une scène choque qui vaut à elle seule le film entier, surtout qu'ici c'est bien plus long et du coup le film accuse quelques problèmes de rythme qu'il cache avec plus ou moins de bonheur, comme la scène où l'infirmière chante en français son amour pour les morts ! Aussi tordu que le premier, c'est le moins qu'on puisse dire mais un peu mieux emballé et plus approfondi, et c'est bien crade faut le dire lol !!!!

Nekromantik
Nekromantik(1987)
½

Un film fait par un mec bon à enfermer pour des spectateurs qui méritent la même camisole de force.....super !!! Un paumé qui bosse dans une entreprise de nettoyage des scènes de crime ou d'accident emporte littéralement du travail à la maison en la personne d'un cadavre mort accidentellement et en état très avancé de décomposition. Loin de dégouter sa copine, c'est un véritable jouet sexuel qui satisfait les fantasmes du couple avant que la belle ne se casse avec le cadavre, lasse d'avoir un copain encore plus mort que le machabe ! Le moins qu'on puisse dire c'est que la mort est partout dans ce film, entre les ébats nécrophile et le dépeçage en règle d'un lapin (véritable, d'ailleurs) tout y passe. C'est plutôt amateur et on suit surtout le petit parcours de ce mec qui, après le départ de sa copine, se complait et s'abandonne corps et âmes à sa passion morbide, mais y'a un certain style notamment par la musique qui capte bien l'ambiance du film et le maquillage plus qu'à la hauteur, à se demander s'ils n'ont pas réellement déterré un pauvre mec pour les besoins du film. Un film qui peut mettre mal à l'aise de par le réalisme de ses scènes (surtout celle de la fin !!) et ce qu'il met en avant, et constitue un morceau de choix pour tous les amateurs d'horreur sous ses formes les plus extrême, un film dans la pure tradition d'un certain cinema, allemand notamment (voir "Schramm" par exemple). Du cinema de genre pur et dur qui n'a pas attendu de prendre le train "torture porn" en marche pour exister !

The A-Team
The A-Team(2010)

Encore un film tiré d'une vieille série télé, le bon côté c'est que je n'ai jamais vraiment regardé la série à la télé, même si avec les copains, on chantait le générique à la récré ! Enième blockbuster d'un été 2010 qui s'avère jusqu'ici relativement décevant, "The A Team" raconte comment quatre militaires ont été trahis lors d'une mission et jeté en prison alors qu'ils étaient innocent, c'est pour laver leurs noms qu'ils s'échappent et reforment l'équipe pour obtenir justice. Plusieurs personnes ont surnommé ce film le "Charlie's Angels" version masculine et bien que Carnahan le réalisateur de ce film ne soit pas McG, force est de constater que les deux films ont le même goût pour l'action débile, illogique, marrante et hautement improbable. Je dis que c'est bien de faire revivre l'ambiance des films d'action d'antan (à savoir les années 80 et même 90), mais s'en est une autre d'y arriver ! Pas que ce soit raté, parce qu'on passe un assez bon moment, mais ça ne fait qu'enchaîner les scènes encore et encore et les personnages font toujours ça avec un grand sourire et on ne les sent pas trop concerné par ce qui leur arrive. Dans tout ça on a même un Barracus avec des problèmes existentiels digne d'une sitcom et ça n'a rien à foutre là, c'est dommage parce qu'ils ont l'air de s'éclater les acteurs, et aussi, il n'y a pas de méchants mémorable, les deux gus qui servent de vilains sont assez faiblard et se font avoir facilement ! Un film sitôt vu sitôt oublié qui aurait pu être mieux mais qui fait passer le temps (presque 2h quand même !), cependant il est à l'image de cette saison qui, à part quelques exception, se distingue par son lot de déception.....en attendant "Inception" lol

Splice
Splice(2010)

Au départ on a Vincenzo Natali que tout le monde acclamait pour "Cube" avant de perdre une partie du public avec "Cypher" (j'ai bien aimé ce film là !) et largué tout le monde avec "Nothing" ! Voilà qu'arrive "Splice", si on est du genre à jouer les Madame Soleil on taxerait vite fait ce film d'enfant bâtard de "The Fly", "Species" et "Frankenstein", il est vrai qu'il y a de quoi se retrouver un tout p'tit peu, mais ce serait vraiment s'égarer de s'arrêter à ça !!

Deux scientifiques, Elsa et Clive, qui avaient réussis à créer une toute nouvelle créature à partir d'ADN de plusieurs animaux, sont tentés et finissent par céder à la tentation d'y ajouter l'ADN humain, féminin pour être plus précis, c'est alors qu'arrive Dren, chose informe qui marche et qui pousse des cris mais cette chose devient "elle" et se met à grandir vite jusqu'à finalement avoir un visage et un physique presque humain.

"Splice" oscille entre science-fiction, horreur, série B et réflexion sur la recherche scientifique et ce qui la motive vraiment et même mieux, réflexion sur la tendance à jouer à Dieu. L'évolution des rapport entre les scientifiques et Dren évoluent encore plus vite que sa croissance mais on en voit chaque étape et selon le point de vue de chacun. Pour Elsa, Dren est l'enfant chérie avant d'être de nouveau un sujet d'expérience quand les choses vont mal, Clive voit la chose comme un fardeau tel un peu démissionnaire avant de voir Dren comme l'objet d'un fantasme déviant. Dren quand à elle, voit la mère puis une rivale, et le père comme l'objet de ses fantasmes avant de subir un ultime changement inédit.

Avec ce véritable triangle d'abord familial et amoureux, on assiste à un véritable ménage à trois pendant tout le film où se mêlent tensions, jalousie et érotisme avant de basculer dans l'horreur à la toute dernière partie. La dernière partie est le point fort de ce film qui marque un p'tit le pas à la moitié du chemin mais sauvé malgré tout par l'interprétation toute en justesse de Brody et Polley, scientifiques dépassés et parents qui s'ignorent ou plutôt qui se voilent la face. Et il est très amusant de voir Delphine Chanéac dans le rôle de Dren, elle a fait du chemin depuis le franchouillard "Brice de Nice" ou la série pour ado-bobo "la vie devant nous" elle est très expressive et laisse son corps, ses gestes et son regard en dire plus long qu'un script rempli au ras bord. Avec une conclusion glaçante, un sujet malin et le traitement habile de ses personnages, Natali revient en forme et nous rend impatient de connaître la suite de ses travaux !!!

Mad Dog Morgan

Dennis Hopper en Australie pour le tournage de "Mad Dog Morgan" ça donne un film dure, violent, parfois spectaculaire et son acteur principal bourré comme pas possible même quand il se rend sur la tombe du vrai Morgan. Il incarne dans ce film relativement méconnu, un éleveur qui après un passage en taule devient "bushranger" avec l'aide de Billy un vrai australien qui affirme avoir un père blanc (!!!). C'est un film dont j'ai entendu parler en bien mais en regardant je ne l'ai pas totalement retrouvé et j'ai compris pourquoi, de toute façon ça se voyait déjà, c'est une version censurée !!! Et le pire c'est que ce n'est même pas coupé convenablement, le montage est fait en dépit du bon sens dans certains cas et rend certaines parties incohérentes, quid des scènes chocs comme le viol de Morgan en taule, et d'autres rigolote comme l'ivrogne qui montre son cul ou la femme qui montre ses seins à Morgan. Pas que ce soit super indispensable, mais c'est tellement mal coupé que laisser ces scènes dans le film n'aurait sûrement pas nuit à sa cohérence disparue. Reste un film aux paysages magnifiques, aux prestations convaincantes et qui nous transporte dans cette Australie sauvage et aux grands espaces, dommage que je ne soit pas tombé sur la bonne version !!!

Long Arm of the Law Part 3
½

Avant dernier épisode, le principe reste le même que dans les précédents, d'autres personnages et une autre histoire......même si on retrouve des têtes familières du deuxième film comme le réalisateur Kirk Wong, même s'il a toujours le rôle d'un enfoiré !!!! Mais la grande surprise est de voir un relativement jeune Andy Lau (Infernal Affairs) et meme Robin Shou le Liu Kang des films "Mortal Kombat". Toujours flics, criminels et flingues mais il y a cette fois un élément mis en avant par rapport aux autres, une histoire d'amour. Le personnage d'Andy Lau échappe de peu à une exécution et entre clandestinement grâce à un compagnon de fortune ou plutôt une, et ils finissent par tomber amoureux. Malheureusement, à leurs arrivées elle est vendue à un "mari" et lui, se frottera à la pègre afin de la sauver, quitte à voler et tuer. Mais comme si ça ne suffisait pas, un flic est à ses trousses bien décidé à le ramener en Chine et à faire appliquer la sentence prévue (flic joué par l'un des principaux personnages du 2). Il y a aussi un élément intéressant dans l'histoire, ce sont les allusions répétées à 1997, date où Hong Kong revient à la Chine après l'occupation britannique, cette date sert aux deux camps, le flic britannique qui dit que c'est pas encore arrivée et le flic chinois qui n'attend que cette année pour régler des comptes, ces deux personnages parle pour les deux nations qui allaient avoir beaucoup de choses à se dire à ce moment important. Andy Lau est impressionnant, aussi à l'aise dans le drame que dans les combat, et les gunfights font partis des meilleures jamais vues, l'histoire d'amour n'est jamais édulcorée et est très souvent mise à mal tout au long du film au point qu'on craint le pire jusqu'à la fin !! Une excellente suite, une grande saga !!!

Long Arm of the Law 2
½

Comme quoi tout arrive, alors que je ne pensais pas les voir, voilà que j'ai la chance d'acquérir le deuxième volet d'une série fondamentale du polar hong kongais "Long Arm Of The Law". Nouvelle suite qui appelle une nouvelle histoire et de nouveaux personnages, trois détenus ayant fait l'armée se retrouvent infiltrés dans la pègre hong kongaise afin de les faire tomber. C'est relativement court mais il y a plus d'action que dans le premier, ça enchaîne les morceaux de bravoures, les cascades et y'a même davantage d'art martiaux. Parmis les petits défauts, on peut trouver que le trio surjoue parfois et certaines scènes, surtout intimistes, sont moins facile à avaler que les scènes où les mecs tombent tranquille sur leurs pieds après une chute de deux étages ! Comme dans le premier, on a droit à un grand affrontement entre les criminels et les flics encore plus dingue que celui déjà impressionnant du premier volet et s'achève dans un bain de sang !! Une excellente suite que je trouve même supérieure au précédent épisode, c'est plus nerveux, plus dingue (la fuite de l'aéroport est un grand moment !!!), plus tout....et pourtant c'est plus court !!

A Serbian Film (Srpski film)
½

La vache, j'en ai vu des films de dingue mais celui-là il en tient une couche !! Pour reprendre un peu ce que le magazine Mad Movies a dit, le sous-genre torture porn se trouve derrière nous, du moins aux Etats-Unis qui succombe aux remakes de classique de l'horreur. C'est de serbie que vient ce film (ouais bon, vu le titre on le savait déjà !), et très franchement ils n'ont aucune leçon à recevoir des autres, ici le "héros" est un ancien acteur de film porno, Milos, en retraite anticipée qui vit pénard avec sa femme et son fils et regrette en secret sa vie d'autrefois, il reçoit cependant un nouvel emploi grâce à une ancienne partenaire (spécialisée dans le porno zoophile !) qui lui propose un boulot super bien payé, il accepte, mais attention...
Déjà le film commence bien, le p'tit garçon du hardeur mate un film à papa et connaît sa première érection, belle entrée en matière pour un film qui réserve encore pleins mais alors pleins de surprise. C'est à l'aveuglette que Milos, joue le jeu et tourne dans des conditions bizarre, devant une gamine, se fait mordre la queue (hi hi hi !) mais à un moment, il se réveille dans son lit, ensanglanté et il entreprend de se remémorer tous les évènements qu'il a oublié, et c'est là que l'horreur commence et le mènera loin, lui et nous aussi, spectateurs à la fois voyeur, curieux et peut-être même insensible à voir ce genre de dégueulasserie jusqu'au bout !
Emballé très proprement, sur la forme c'est l'anti "August Underground" avec son style amateur à l'image brouillé, ici c'est parfaitement cadré avec une photo magnifique et on n'en perd pas une miette, même s'il y a une partie "caméra véritée" lorsque Milos, grâce à des cassettes retrouvées, visionne ce qu'il a pu faire lorsqu'il était "drogué". Certaines scènes sont assez choquantes et ne laisseront personnes indifférent, aussi bien ceux qui adorent ça que ceux qui vomissent ce faux-snuff movie plus vrai que nature.
La liste est longue dans les sévices et les tortures et le film prend bien le temps de nous installer confortablement avant de basculer définitivement dans l'horreur la plus crue et qui met au défi le spectateur à chaque instant. "A Serbian Film" ne nous lâche pas et ce jusqu'à la fin et je ne dis pas ça pour faire jolie, seule le générique de fin constitue le moment de calme dans cette tempête que dis-je tornade qu'est ce film !!! Les amateurs du genre seront aux anges devant cet enfer, les autres dégueuleront, arrêteront le film en cours de route ou alors maudiront à vie celui ou celle qui leur conseillera de voir ce sacré morceau !!!

Whispering Corridors 5: A Blood Pledge

Dernier "whispering Corridors" l'un des plus courts et indéniablement le plus faible des 5, et pourtant l'histoire était pas mal et avait même des petits accents de "Suicide Club". Le problème est qu'au bout du cinquième chapitre, le film se contente un peu trop de suivre la formule sans y ajouter quelque chose de nouveau ou même cohérent, c'est une marque de fabrique dans la série de proposer une structure narrative non linéaire, mais c'est autre chose de faire tenir le tout, ce qui n'est pas toujours le cas ici. On a droit à une succession de jump scares gratuit à coup de grand bruit et de musique tonitruante comme pour nous dire qu'il faut avoir peur à un moment précis (heureusement qu'ils sont là putain !!!). Il y a aussi de grand trous dans le scénario comme certains personnages qui subissent les foudres du fantôme de l'étudiante disparue et après on ne parle plus d'eux (ils étaient casse-couille à ce point ?!). Tout est rattrapé dans la toute dernière partie qui essaye tant bien que mal de remettre tout en place et la fin est plutôt émouvante, mais c'est un peu tard, on était noyé dans un grand bordel qui aurait dû être déblayé bien plus tôt que ça !!!!

Whispering Corridors 4: Voice Letter

Et de 4, dans la série des "Whispering Corridors" voici l'avant dernier film de la célèbre saga horrifique à succès venue de Corée, un film à twiste qui lorgne légèrement vers des films comme "The Sixth Sense" et ne s'arrête pas à la simple histoire de vengeance. Après la mort de sa meilleure amie Young-Eon, Sun-Min se met à entendre sa voix sans jamais pouvoir la voir, mais voilà que peu de temps après, la prof de musique se suicide après que Youn-Eon et Sun-Min l'ai suspecté d'être responsable de la mort de Young-Eo. Seulement, toute cette histoire cache quelque chose et les responsables ne sont pas forcément ceux que l'on croît.
Là où ça se rapproche du célèbre film de Shyamalan (si on pouvait arrêter de massacrer son nom de façon méprisante genre Shamaladingdong !! racistes !!!) c'est l'aspect "fantôme qui ne se souvient que de ce qu'il veut bien se souvenir" et une fois cet aspect exploré, le film ouvre plusieurs tiroirs qui mène à la révélation finale. Tout comme le précédent "Wishing Stairs", c'est un film qui peut très bien se voir comme une manifestation délirante des personnes qui n'arrivent pas à surmonter la mort d'un proche et qui s'imaginent tout ça dans leurs tête, d'ailleurs, la fin peut très bien nous faire avancer dans ce sens. Et contrairement au précédent, la partie surnaturelle est moins lourdingue à la fin ce qui le place légèrement au-dessus. En tout cas c'est une très sympathique saga et j'ai hâte de voir le dernier en date, à supposer qu'ils n'en fassent pas un sixième !!

Predators
Predators(2010)

Après deux "AvP" de triste mémoire (c'était bien à chier !!!), revoilà les Predator qui ont enfin droit à leur propre film de nouveau, ça ne se voit pas comme ça mais ce n'était pas arrivé depuis 20 ans ! Produit par Robert Rodriguez (un peu trop surexposé pour la promo de ce film) et réalisé par le presque nouveau venu à Hollywood Nimrod Antal, ce film fait table rase des deux crossovers ratés et poursuit là où la saga s'est arrêté ! Alors, qu'est-ce que ça donne ?

Bah....pour les bons points, l'action démarre dès le début, le réalisateur sait que le public connaît bien les predator et sait que c'est ce qu'on veut voir alors pas de préambule chiant, ça démarre sur la chasse, présentation des divers personnages tous des "chasseurs" dans leurs domaine, oui, même le medecin qui a l'air d'avoir rien à foutre là, l'air seulement du moins. Pour la première fois, cela ne se passe pas sur terre mais sur la planète des Predators, du moins celle où ils font leur "Most Dangerous Game" perso avec les prédateurs de la galaxie pour devenir encore et encore plus fort.

Brody n'est pas le mec qu'on attendait dans une production de ce genre, mais bon, il s'est bien risqué dans le "Giallo" d'Argento après tout et puis il est aussi dans "Splice", alors c'est pas si inattendu que ça, en tout cas il s'en sort très bien. Je comprends que Schwarzy ait plu dans l'original, mais ceux qui lui sucent la bite à longueur de critique genre "oh, il était top, personne lui arrive à la cheville" ça va bien 5 min merde, faut pas se limiter comme ça ! Même Topher Grace que certains calomnient d'entrée est bien, et il joue bien sa grande scène de révélation.

Le moyen maintenant, certains personnages passent vite à la trappe et ont l'air de courant d'air, surtout Trejo que j'ai trouvé très sous-employé (occupé par "Machete" peut-être) et la partie avec Laurence Fishburne n'est pas des mieux amenée même si c'était une bonne idée d'avoir écrit son personnage comme maboule (rester seul aussi longtemps, forcément) mais encore une fois, c'est vite expédié. Les Predators ont de la classe comme toujours mais ils se font rarement aussi menaçant que dans les deux premiers, ils ont l'air prévisible et se font avoir un poil trop facilement, ce qui enlève au suspens pourtant important dans ce genre de film et certains passages n'évitent pas toujours l'ennui. La musique est une reprise de Silvestri et est plutôt bien utilisé, mais ça manque de personnalité.

C'est le problème de ce film, Antal ne laisse pas parler suffisamment son savoir-faire et oscille entre renouveau et fan service, oui les clins d'oeil c'est bien mais si je veux voir le premier c'est le premier que je materais ! On est même déçu de découvrir que la fameuse scène où Brody était dans les différents viseurs n'était qu'un canular et ce n'est qu'un seul qui le tient en joug. Cette scène est à l'image du film, il promettait beaucoup mais livre à peine la moitié de son potentiel et on se dit finalement que Rodriguez aurait mieux fait d'adapter le 3 qu'il avait scénarisé il y a plusieurs années, au moins on aurait quelque chose d'audacieux. En l'état on a un film correct, nettement au dessus des "AvP", mais ces deux-là sont tellement naze que ça ne suffit pas pour garantir une bonne qualité. C'est pas mal, vraiment, mais "Predators" n'a pas retenu la leçon du 2, s'il est aussi apprécié malgré qu'il soit inférieur au premier (quoique) c'est parce qu'il avait des couilles, celui-là en a, mais elles ne sont pas encore descendues, dommage !

2001 Maniacs: Field of Screams

Retour aux affaires pour les péquenauds sudistes pour cette suite de "2001 Maniacs" qui se trouvait être le remake de "2000 Maniacs" ! De nouvelles têtes dans ce film, notamment Bill Moseley qui remplace Robert Englund pour le rôle du maire Buckman et bien sûr la future viande froide composé de jeunes et moins jeunes acteurs qui incarne une équipe de télé réalité façon Paris Hilton et Nicole Ritchie (m'en rappelle plus du nom !). Devant le peu d'arrivant pour leur massacre annuel, les sudistes de Pleasant Valley vont faire venir le sud aux yankees puisque ces derniers ne viennent plus au sud. C'est dans l'équipe de la télé réalité qui fera les frais d'une éternelle vengeance des péquenauds qui ne se sont jamais remis de la raclée qu'ils ont subit par leurs voisins du nord.

Première chose qui vient à l'esprit c'est le titre, ils sont sensés être plus de 2000 mais en n'en voit jamais plus d'une vingtaine, le petit budget se fait vraiment sentir (et là on sait pourquoi ça ne se passe plus au village, pas assez de villageois !!!), c'est très fauché par moment et même les scènes gores manquent de pêche par rapport au premier qui était bien plus ambitieux et énervé ! Le parti pris télé réalité est beaucoup utilisé dans des suites horrifiques comme "Halloween", "Wrong Turn 2" par exemple, c'est pas cher mais dans une production comme celle-là le côté "solution de facilité" se voit encore plus !

On a plaisir à retrouver des têtes familières comme Lin Shaye et le mec qui joue Huck mais il manque bien sûr Englund mais aussi Giuseppe Andrews grand habitué des productions Eli Roth. Bref, une suite qui ne manque pas de bonne humeur mais qui souffre drôlement de la comparaison avec le premier, pas qu'il soit un classique indémodable mais c'était autrement plus marrant et généreux, à voir si on est curieux mais ceux qui ont vu le premier vont vite voir que quelque chose cloche !!!

Wishing Stairs

Troisième chapitre des "Whispering Corridors", films d'horreur phare en Corée, encore une fois, ce ne sont pas les mêmes personnages que dans le précédent et cela ne se passe pas dans la même école......mais au programme, fantôme, suicide, vengeance. Dit comme ça c'est plutôt réducteur, en réalité le film se concentre sur trois personnages, So-Hie, Ji-Seong et Hae-Ju. So-Hie et Ji-Seong sont des amies mais pour Ji-Seong, elles sont aussi des rivales qui convoitent le prix à l'audition de danse classique de l'école, Hae-Ju est une fille obèse et incomprise mais qui bénéficie du soutien et de l'amitié de So-Hie. En somme, une histoire normale pour des filles ordinaires, mais ce qui ne l'est pas, ce sont ces fameux escaliers près de l'école qui peuvent exaucer n'importe quel voeux, d'abord Hae-Ju qui souhaite maigrir et enfin Ji-Seong, consciente de ses maigres chances à l'audition, qui souhaite gagner le prix. Tout cela évidemment, ne sera pas sans conséquences, après un accident, So-Hie perd ses chances et la vie puisqu'elle se suicide peu après !
C'est alors que commencent les tourments pour Ji-Seong et Hae-Ju, ce qui est bien fait dans ce film, ce sont les niveaux de lecture, on peut très bien voir les manifestations paranormale comme l'image de la culpabilité et la tristesse des deux jeunes filles. L'équilibre entre le réel et surnaturel et bien rendu, on ne sait pas si c'est vrai ou si cela vient de l'imagination des deux écolières et le film nous donne une critique sur les troubles adolescents, la pression qu'exercent nos camarades ou nos parents, l'acceptation de soi et cet esprit de compétition qui pousse à commettre l'irréparable. Il est donc dommage que cet aspect pertinent se perd dans des ajouts inutiles de tous les gimmicks propre au cinema d'horreur asiatique depuis plus de 10 ans, à savoir les éternels cheveux qui bouffent un visage renfermé et qui regarde méchamment par le bas et autres effets gratuit.
C'est un film à la hauteur des deux premiers et qui aurait même pu être meilleur, mais il se perd un peu dans la dernière partie et se mélange les pinceaux comme pour nous faire croire à une complexité maîtrisée mais qui paraît plus vaine qu'autre chose. Cependant, il est plutôt bon, je m'attendais à moins bien en ce qui me concerne, dommage que le film en fasse un peu trop, c'est tout !!

Hardbodies
Hardbodies(1984)

Film oublié dans la masse des comédies grasse pour ados des années 80, ce film plus proche de "Porky's" que des John Hughes a pourtant plus de raisons de passer à la postérité que certains titres. 3 hommes d'âges mure à l'apparence plutôt médiocre payent un jeune premier pour apprendre à draguer les filles, vu que c'est si facile pour lui ! C'est le genre de film complètement décomplexé, qui ne s'occupe pas de savoir s'il est réaliste, morale ou autre, "Hardbodies" diverti et il le fait plutôt bien, on ne sait plus où donner de la tête devant ce défilé de canons comme on n'en voit qu'au cinema (comme "Last Action Hero" l'a bien montré) et elles ne sont pas farouches pour deux sous, et ce pour le plus grand plaisir du public masculin, principale cible d'un film ancré dans son époque et qui nous ferait presque croire avec certitude que la vie était comme ça à l'époque, bref, que c'était mieux avant !!! Les personnages, sans être écrit avec profondeur sont assez attachants, y'a les gentils et les méchants et des nanas à en perdre la tête ! C'est léger, plutôt drôle et ça fait passer un super moment comme seul les comédies des années 80 savent faire, un film qui ne demande qu'à être réhabilité et qui le mériterait bien !

White Slaves of Chinatown
½

Sûrement le plus chiant et en même temps le plus ambitieux de la série "Olga" avec toujours Audrey Campbell, comme le titre l'indique, cela se passe à Chinatown, c'est là qu'Olga tient son repère rempli de lieux de tortures et lieu de prédilection pour une jeunesse sous l'emprise totale de la marijuana grâce à la dominatrice lesbienne et Sm qu'est Olga ! Musique envahissante, narration presque continue, soit un homme soit Olga elle-même (comme dans les autres chapitres en fait) et là aussi pas vraiment de ligne directrice, juste un enchaînement de scène SM où Olga est fière d'en faire des esclaves à sa botte, sinon comme d'habitude, de jolies pépés très jolies même, qui subissent les pires outrages, enfin en théorie, en pratique ça reste relativement faiblard mais Campbell y met toujours la même énergie, ce qui nous empêche de décrocher d'un film aussi peu facile à suivre ! Drôle de saga qu'est cette "Olga" à découvrir mais faut quand même faire attention à ne pas trop espérer quelque chose de renversant !!!!

Olga's House of Shame
½

Celui-là va encore plus loin, dans une grande baraque reculée, Olga mène son organisation d'une main de maître (ou plutôt de maîtresse), cette fois c'est vraiment axé sur la torture, bondage, fouet, pinçage de doigts et de tétons, beaucoup de choses y passent et ça manque pas d'imagination, juste de moyens certes mais on s'en tape. Par contre on est gâté niveau chair, et ça se désape pour un oui ou pour un non et on va pas s'en plaindre. Seul problème, c'est comme l'autre, c'est pas évident à suivre sans s'ennuyer un p'tit peu et la narration en voix off presque constante empêche un peu de bien rentrer dans le film ce qui est dommage pour se type de production. Reste le charme des actrices, nombreuses et pour la plupart un régal pour les yeux, mais je le répète, c'est un p'tit peu chiant par moment !!!

Olga's Girls
Olga's Girls(1964)
½

Voilà un film qui promet beaucoup et qui en montre.....pas assez, vu sur le papier, ça a de quoi être super fendard, Olga qui mène son organisation criminelle et qui s'emploie à torturer les traitres et autres ennemis entre deux orgies et des leçons de danse. L'actrice Audrey Campbell qui incarne le rôle titre a du charisme et est crédible en femme fatale, et puis c'est pas parce que c'est un très petit budget que certaines choses ne doivent pas être fait correctement, mais là des fois c'est vraiment exagéré et pas si osé que ça aurait du l'être, c'est assez bavard au début mais la dernière partie rattrape le reste quand même !

Goth
Goth(2008)

Le livre adapté en manga adapté en film, "Goth" est un phénomène tel que ce film fera l'objet d'un remake hollywoodien (ils font chier ceux-là !!!!). Un tueur en série sévit à Tokyo et il s'en prend à des jolies jeunes filles, les posent soigneusement, bien habillés et la main coupée ! De quoi mettre la population en effroi, oui peut-être, le film ne s'intéresse pas à ceux là mais plutôt à deux lycéens (une fille et un garçon) partageant le même goût pour le morbide et ses monstres au visages humains et s'emploieront à affronter leurs démons et tester les limites de leurs fascination en suivant le tueur à la trace ! Le film a des airs de whodunit, mais c'est vraiment les deux lycéens qui sont au centre du film, à mesure que l'intrigue avance, ces deux "âmes soeurs" qui sont ensemble mais ne savent rien l'un de l'autre s'étudient autant qu'ils étudient le tueur qui les fascinent tant, plutôt que d'en avoir peur, il fera l'effet d'une thérapie pour chacun d'entre eux. Le rapport à la mort est très important dans ce film, ainsi qu'au suicide qui a l'air d'être un sujet récurrent dans les film japonais. Côté réalisation c'est plutôt joli, le réalisateur tire le meilleur parti des décors naturel de toute beauté et jette une ambiance pesante dans les endroits fermés, le film n'a pas un rythme rapide mais on ne sent jamais la lassitude nous guetter. Autre chose de bien fait dans ce film, sont les moments de silence, de regard qui en disent long et ajoutent à l'aura poétique indéniable de ce film ! La fascination est bien communiquée, on retrouve un peu de soi-même dans les deux lycéens, se faire peur sans se demander jusqu'où cela peut nous mener, la mort, les meurtres, les tueurs, une fascination morbide que beaucoup de gens ont sans jamais oser l'avouer, ces deux adolescents l'embrasse pleinement ! Beau, froid, fascinant, poétique et porté par deux jeunes comédiens plutôt doué, "Goth" est une petite réussite qui doit être révélée avant que les américains ne transforment ça en "Edward Cullen et Bella contre le coupeur de mains", au secooooooooooours !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ninja
Ninja(2009)
½

Pas mauvais mais alors pas mauvais du tout ! Quand on sait à quel point les américains ont massacré le genre à coup de navets à répétition (ouais Dudikoff, t'es visé !!!!), ça fait plaisir de voir qu'il existe quand même des gus qui savent faire un film de ninja correct du côté de l'occident ! Scott Adkins (l'autre Deadpool dans "Wolverine") est Casey, un orphelin américain qui a toujours vécu au sein d'une école de Ninjustu est appelé à devenir le nouveau "Soke" mais un rival, Masazuke, convoite la place et quand ce dernier se fera chasser de l'école pour conduite déloyale lors d'un combat, les choses vont dégénérer entre les deux ninjas !!!
Efficace, c'est le mot qui vient à la vue de ce DTV correctement torché, plastiquement plutôt soigné et sans prétention, le film se repose à juste titre sur les deux personnages rivaux et laisse leurs classes et leurs talent acrobatique parler ! Mon seul problème vient du personnage féminin principal, la fille du maître, alors qu'elle est présenté comme plutôt forte et qu'en plus elle ne tombe pas direct dans les bras d'Atkins pour une scène d'amour à la con au ralenti, elle est ensuite présentée comme mollassonne, et Atkins doit toujours la surveiller comme une chose fragile, ça saoule au bout d'un moment !
En tout cas on passe un bon moment devant le film, les combats sont à la hauteur, le jeu d'acteur sans être extraordinaire n'a rien de choquant et ça a de la gueule, c'est bien sanglant même si des fois certains effets spéciaux se voient à des kilomètres ! Du bon boulot, si Atkins continue il pourrait s'en tirer et ne pas finir comme Seagal !!!!

Toy Story 3
Toy Story 3(2010)

Ca a fini par arriver, dans le 1er Woody avait peur pour sa place à l'arrivée d'un nouveau jouet, dans le 2ème malgré une conclusion heureuse Woddy a appris une importante leçon : rien ne dure et donc, le 3 s'ouvre sur une galerie de jouet amoindrie au fil des années et un Andy de 17 qui s'apprête à quitter la maison pour aller à l'université. Il flotte dès le début un parfum de nostalgie et de tristesse, notamment grâce à cette superbe intro où l'on voit un petit Andy qui joue avec ses jouets favoris puis ensuite la dure réalité où les jouets doivent user de stratagème désespéré ne serait-ce que pour capter l'attention du grand Andy. C'est clair, ils ne sont plus dans le coup et la retraite à sonné, plutôt que de finir dans une poubelle, la bande désormais réduite (certains sont dits dans d'autres foyers alors que d'autres...) choisi de prendre le large et de voir ailleurs si on a besoin d'eux.

C'est alors qu'ils trouvent le salut dans une garderie où ils sont gentiment accueilli par un ours parfumé à la fraise et sa bande de jouet récupéré qui ont trouvé une seconde jeunesse dans un endroit où on aurait toujours besoin de leurs service.....mais ce qui s'avérait une retraite dorée se transforme en peine de prison sans possibilité de conditionnelle, un bagne, un forçat !

La force de la saga "Toy Story" est la capacité de toucher n'importe qui quel que soit l'âge en ne se contentant pas de montrer des jouets qui parlent, mais plutôt une histoire de jouets qui parle à tout le monde, dont les enjeux, les sentiments et les émotions communiqués sont tous sauf en plastique. Tout comme ses prédécesseurs, le 3 est une réussite grâce à un scénario simple mais riche, rempli de subtilité de clins d'oeil jamais envahissant (le fameux Sid, Totoro pour un joli hommage à Ghibli !), et d'une foule de détail qui font de ce film à régal qu'on a l'impression de redécouvrir à chaque vision, enchaînant les morceaux de bravoure et les moments intimiste avec une efficacité et un équilibre insolent et ce jusqu'au final !!

Des personnages toujours attachants et des nouveaux qu'on adopte immédiatement comme s'ils avaient été là dès le début, une véritable leçon de vie communiquée à travers ce qu'on pense être tout sauf vivant, c'est la force et la plus grande réussite de ce film drôle, émouvant, nostalgique, renversant qui m'a ramené en moins de 2h à mes 12 ans lorsque j'ai vu le tout premier en 1995, à mes 16 ans en voyant le deuxième en 1999. A 27 ans aujourd'hui c'est toujours avec le même plaisir que moi ainsi que tous les spectateurs de ce film ont constaté la chance d'avoir grandi et évolué avec ces personnages avec lesquels on ne se lassera jamais de "jouer"

Memento Mori
Memento Mori(2001)

Considéré comme la suite de "Whispering Corridors", mais ce film n'entretient aucun rapport avec ce dernier bien que l'action se passe dans une école de fille, une histoire de fantôme et un suicide....ouais finalement, y'a quelques p'tits points commun lol ! Ce qui intéressait surtout le réalisateur, c'était de faire un film ancré dans la réalité, une vraie histoire sur l'adolescence mais les producteurs voulaient y insérer du surnaturel, alors il a fallu rajouter une histoire de fantôme qui a un peu rien à foutre là en fait ! Hyo Shin, l'une des deux jeunes filles impliquées se suicide après avoir mal vécu la prise de distance de son amour Shi Eun, une autre fille Min-Ah, qui possède le journal intime des deux filles se retrouve au centre de tout ça et ressent une présence familière autour d'elle.
Cela se voit que les personnages, leurs évolutions et leurs traitement intéresse davantage le metteur en scène, cette histoire de deux lycéenes qui vivent une histoire d'amour interdite est vraiment bien traitée, de l'excitation du début au moment fatidique où l'une des deux vivra mal cette relation au point de prendre ses distances, le tout est plein de justesse et d'émotion. Surtout grâce à l'interprétation des deux jeunes filles Kim Min Sun et Lee Young Jin (celle là, je l'aime déjà !!) qui sont un exemple de justesse et de sensibilité à fleur de peau dans leurs façon de jouer. Le film a une structure non linéaire mais ce n'est jamais trop casse-tête et même la partie "fantôme" ne prend pas trop de place, sauf peut-être dans la toute dernière partie où ça a l'air de trop. C'est un très joli film, qui aurait pu être encore meilleur sans le truc fantôme et se concentrait encore davantage sur son aspect chronique adolescente intelligente, subtile et hypnotisante !

Batman: Under the Red Hood

Pas mal du tout, ce DTV de Batman qui revient sur l'un des plus sombres chapitre de la vie de Batman/Bruce Wayne, à savoir Jason Todd ! Dans la bd Todd est le second Robin et il est surtout connu pour avoir été battu à mort par le Joker et Batman n'a rien pu faire. C'est par là que ce long métrage commence, mais ça ne s'arrête pas là, 5 ans après la mort de Todd, un homme au masque rouge prend la tête de la pègre à Gotham au détriment de Black Mask, en plus d'être culotté il semble tout savoir de Batman et peut anticiper chacun de ses gestes, évidemment la découverte de l'identité de Red Hood va secouer Bruce qui devra replonger dans ses pires souvenirs (après la mort de ses parents bien sûr lol) pour comprendre ce qui se passe.
Dans la lignée des précédents long métrages animé DTV, ce "Batman-Red Hood" alterne graphisme simpliste (même un peu trop des fois) et éléments 3D relativement subtile (pas comme la série animé Spiderman en 95), ça rappelle les années Bruce Timm évidemment et c'est un régal. Par contre au niveau des voix, du changement, pas de Kevin Conroy pour Batman et dieu sait qu'il est apprécié pour ça mais Greenwood fait un sacré boulot et puis.......il est sympa mais on l'emmerde Conroy, il va finir par croire que le rôle lui appartient !!! NPH et Ackles sont également très bon et s'effacent bien derrière leurs rôles respectif de Nightwing et Red Hood. Sinon, pour ce qui est du film en lui-même, il manie assez habilement les flashbacks et ne lésine pas sur l'action et j'ai été très agréablement surpris par la nostalgie qui se dégage, rendant les personnages de Batman et surtout Jason Todd intéressant et émouvant, surtout la fin qui est pleine d'émotion. C'est plutôt réussi en ce qui me concerne, mon seul problème vient de la forme, toujours un peu trop simpliste des fois et mérite qu'on y mette un peu plus de moyen, mais à part ça, ça le fait grave, et puis je le répète encore, quelle fin, j'en chialerais presque !!!

Spring Break Massacre

Exemple typique de ce qu'on peut appeler Slasher en carton, lorsqu'un film de ce genre sort, on a l'habitude de dire qu'il ne renouvelle pas le genre, que c'est du déjà vu et déjà fait, mais ce sont des phrases toutes faites. Pourtant, le moins qu'on puisse dire est que ça s'applique parfaitement ici, y'a qu'à voir l'affiche et le titre qui ne sont pas sans rappeler "Slumber Party Massacre", d'ailleurs, point de spring break en réalité puisque les nanas du film se font trucider lors d'une "slumber party" justement. Point de militantisme féminin ici contrairement à son "modèle", c'est du slasher de base mais en mal filmé car c'est cadré comme un film de vacance par des vieux touristes retraités, mal joué mais bon ça on s'en fout pas mal les nanas sont presques toutes canons (sauf la lesbienne qui s'ignore du film avec sa bouche collante beurk) et un tueur même pas flippant sur fond d'histoire abracadabrantesque. Dans ce bordel ambiant, on a quand même le plaisir d'apercevoir la toujours bienvenue Linnea Quigley (ah, la scène de la superette dans "Night of the demons" miam !) et on a de quoi se rincer l'oeil, même s'il est embrumé par une camera HD bon marché qui ajoute à la facture "film de vacance ou porno pas cher". Si vous ratez ce film, ça changera pas votre vie et en plus elle continuera, si vous le voyez...prévoyez un oreiller ou faites "avance rapide" dès que les filles se désapent, quand même un p'tit bon point pour le maquillage, quand même ! Porté par des inconnus au bataillon qui pourrait bien le rester (mais bonne chance quand même), je pourrais pas dire que je ferais mieux moi-même, mais si je faisais un mauvais slasher....voilà à quoi il ressemblerait, réservé aux amateurs peu regardant et ceux qui prennent plaisir à voir des films "si mauvais qu'ils sont biens". Sauf que moi je le trouve trop moyen pour être dans cette catégorie là !!

The Man from Hong Kong (The Dragon Flies)
½

Depuis que j'ai découvert ce film dans l'excellent documentaire "Not Quite Hollywood" je crevais d'envie de le voir, les quelques extraits avaient l'air dingue avec ces cascades en voiture et le combat entre Wang Yu et George Lazenby m'avaient conquis. Bien sûr, le documentaire faisait aussi la lumière sur le comportement exécrable de Wang Yu lors du tournage (il se prenait pour le réalisateur et LA star tout court, il était ouvertement dégouté par ses partenaires blanches lors des scènes d'amour) au point de s'être mis tout le monde à dos, mais ça n'a pas emppêché malgré au film de se faire et d'être un sacré morceau de cinema de genre !
Wang Yu (sûrement l'un des acteurs ayant le plus souffert du succès de Bruce Lee à l'époque) incarne un flic hong kongais qui doit se rendre en Australie pour interroger et ramener un compatriote suspect dans une affaire de drogue, il est un flic déterminé, sûr de lui et s'amuse comme un p'tit fou genre là où il passe l'herbe ne repousse pas. Lazenby, incarne le grand chef derrière toute l'opération, philanthrope et prof de karaté. Ce film c'est 1h43 ininterrompue de scènes d'anthologie, superbement filmé et très ancré dans son époque sans faire trop ringard, les décors naturels australien sont magnifiés dans des scènes de poursuites en voiture, de baston et de règlement de compte, pareil pour les scènes en milieu rural où Yu court, grimpe, saute et vole en deltaplane.
J'ai même trouvé Lazenby plutôt convainquant dans les scènes de bastons, après tout, il n'est pas moins expérimenté que Yu puisque ce dernier n'était pas un pratiquant d'art martiaux (même s'il était effectivement un athlète), et il cabotine à merveille. La scène où il a du mal à enlever sa veste en flamme est flippante quand on sait qu'il ne faisait pas semblant et qu'il prenait réellement feu, mais c'est à l'image de ce film qui se permet toutes les folies et les risques comme si l'équipe du film s'attendait à mourir le lendemain (la portière qui vole lors de l'explosion a failli découpé le réalisateur), c'est tout ça qu'on voit dans ce film cruellement méconnu et qui mériterait d'être vu par le plus grand nombre, n'importe quel fan de cinema d'action devrait le voir et aussi découvrir d'autres chefs d'oeuvre d'un pays qui n'a pas fait que Mad Max et Crocodile Dundee !!!!!

The Return of the Sister Street Fighter
½

Avant-dernier chapitre de la série-spin off "Sister Street Fighter" l'ajout de "Return" fait encore plus penser au deuxième opus de la célèbre saga de Chiba. Le film est toujours aussi plaisant à regarder, y'a une vraie galerie de monstre en ce qui concerne les nombreux adversaires de Koryu (dont un pseudo Bruce Lee qui tient pas deux minutes !) et y'a Yasuaki Kurata en plus. Alors pourquoi le noter moins bien que les autres ? Parce qu'il ressemble presque à l'identique au précédent film, même Kurata a le même genre de rôle, la structure narrative est pareil, et y'a même d'autres acteurs morts dans le précédent qui reviennent sous la forme d'autres personnages. C'est dommage que le film ne soit pas plus inspiré que ça, parce qu'il est dans la droite lignée du reste de la saga mais faut quand même pas abuser, même le générique du début fait penser au précédent. Un film qui marque le pas malgré des qualités évidentes !!!

Sister Street Fighter: Hanging by a Thread

Retour de Koryu, la sino-japonaise qui doit cette fois retrouver sa soeur et la retirer des mains d'un trafiquant qui utilise la partie charnue des fesses de jeunes femmes pour y transporter des diamants, originales les mules !!! Cette fois-ci, pas de Sonny Chiba à l'horizon et la place est laissée à la toujours très charmante Etsuko Shihomi encore plus convaincante que dans le premier opus. Au départ j'ai eu peur parce que la caméra tremblait méchamment comme dans les productions d'action récente, ce qui jure avec les autres productions de la boîte à l'époque où l'action était toujours lisible. Mais heureusement ça ne reste pas dans ce ton là et on peut voir Koryu massacrer ses adversaires, j'ai d'ailleurs été agréablement surpris de voir un Yasuaki Kurata alors que je l'ai découvert plus âgé dans "Fist of Legend", il est très bien dans ce film avec un rôle plus complexe qu'il n'y paraît. Ce film est mieux que le premier, un peu moins lourd et plus d'action, et Shihomi s'exprime enfin !!

Philosophy of a Knife

4 heures, c'est la durée de ce machin et franchement ce n'est pas rien, séparés en deux parties de 2h chacune, "Philosophy of a knife" raconte l'histoire de l'unité 731. Grâce au témoignage d'un ancien traducteur russe, de photos d'archive, de reconstitutions basées sur des faits réels, on a droit à tout un pan d'une unité qui a servi pendant près de quinze ans et qui a vu commettre certains des pires actes de tortures jamais faits aux Hommes. C'est révoltant, dégueulasse, barbare ? Oui, est-ce inédit ? Non, dans l'Histoire on a vu ce genre de cas des tas de fois et même dans le cinema car le sujet de ce docu-fiction a déjà été traité dans la célèbre série des "Men Behind The Sun". Evidemment, ce n'est pas très facile à voir, il faut vraiment être d'humeur pour supporter tout ça d'image violente, dégueu mais surtout de voir tout ça dans un emballage tantôt art et essai tantôt documentaire ou télé-réalité avec photos et témoignage sur fond de musique hypnotisante. Je vais pas m'amuser à énumérer toutes les scènes choquantes mais en tout cas, aussi farfelue que certaines puissent paraître, ça s'est passé comme ça, certaines reconstitutions ont même l'appui de photos pour étayer. Le film ne part pas dans tous les sens (enfin presque) pour autant, on a des points d'ancrage en la personne de deux personnages dans la partie reconstitution (l'infirmière et le jeune militaire) et le traducteur militaire Protasov, lequel apparaît sporadiquement une grande partie du film, pour avoir enfin une bonne demi-heure à lui tout seul pour parler des évènements lors du déclin de cette unité 731 et du procès qui a suivi. A voir comme un film dérangeant, un morceau d'histoire, la photographie détaillée et documentée d'une époque ou alors tout à la fois, parce que réduire ce travail à un seul style serait une erreur !

Dread
Dread(2009)

Ca faisait un moment que je voulais le voir celui-là, même si la vue du "After Dark Horrorfilms" m'a un peu fait flipper vu qu'ils sont pas connu pour livrer des trucs regardable, et bien une fois n'est pas coutume comme on dit. Tiré d'un Clive Barker, "Dread" explore la peur d'une manière assez habile sous la forme d'un fim d'étude mis en scène par trois étudiants ayant chacun vécu un traumatisme, il s'avère assez vite que l'effet sera thérapeutique pour l'un d'entre eux.......d'une manière plutôt tordue en tout cas. On a une première partie faisant la part belle aux persos, les trois étudiants ont leur part d'ombre mais aussi les seconds rôles comme cette jeune au visage et au corps marqué par des tâches de vin, ainsi que tous ces jeunes venu raconter leurs plus grandes peurs pour les besoins de ce film d'étude. C'est par la suite que les choses dégénèrent et la dernière demi-heure nous fait basculer dans le terrain connu des films de tortures avec décore bien glauque et pièges sadique et c'est là le point faible du film, même si les motivations sont autres que "la vie ou la mort, fait ton choix" mais c'est pas loin dans un sens. L'interprétation est un peu inégale sans être choquante, je trouve que les seconds rôles comme Abby (la fille "tâchée") s'en sortent mieux que les trois étudiants, mais c'est plutôt bien torché, ça fait jamais fauché et c'est parfois bien inquiétant, comme les premiers flashbacks du meurtre de tout la famille d'un des étudiants. C'est pas du tout la pire adaptation de Barker, sans être la meilleure non plus, mais y'a du respect et un certain savoir-faire qui fait plaisir à voir, et dans l'ensemble c'est plutôt satisfaisant, c'est pas un film de peur mais un film sur la peur.....qui fait un tout p'tit peu peur !

Poruno sutâ (Pornostar) (Tokyo Rampage)

S'il fallait se fier au titre, un grand nombre d'obsédé venu mater du cul facile serait bien déçu, même s'il est vrai qu'on peut s'interroger sur le nom du film, ce serait perdre son temps parce qu'il y a bien mieux à faire.......regarder le film !! Et quel film, "Pornostar" (je trouve le titre US "Tokyo Rampage" encore plus naze) met en scène un jeune à l'apparence médiocre qui parle à personne et fait peu cas d'eux, sauf lorsqu'il leur balance qu'ils sont "inutiles", bref, les seuls moment où ce "mort vivant" est actif c'est lorsqu'il se met à tuer des yakuzas. Malgré cela, il se joint à un groupe affilié et là commencera son errance où il rencontrera des dealers étrangers, des jeunes skaters, une fille, et d'autres yakuzas. J'ai beaucoup lu sur le fait que ce film paraissait fauché etc etc, c'est vrai que ça n'a pas été fait avec des tonnes de million, mais franchement j'ai vu bien pire, et le manque de budget n'empêche pas de très bonnes idées de mise en scène (comme la scène de plantage avec tous ces couteaux, les "pluies" de couteaux ou d'allumettes), les meurtres sont hors champ mais ça n'empêche jamais le film de distiller un certain malaise, notamment le malaise de cette jeunesse nippone qui manque de but et qui ne sait pas l'exprimer. "Pornostar" n'est jamais prétentieux, malin et plus abouti qu'on ne veut bien l'admettre, sans être un classique ou chef d'oeuvre immortel, ça reste un bon film à découvrir et devant lequel on ne s'emmerde jamais, contrairement à son "héros" principal (formidable Koji Chihara)

Mallrats
Mallrats(1995)

Je n'ai pas vu beaucoup de films de Kevin Smith, à part "Chasing Amy" et "Jersey Girl". Mais le bonhomme est bien connu du milieu geek, cinema, comic book, bref, impossible pour un mec comme moi de ne pas avoir au moins entendu parler de lui (sans compter ses apparitions dans divers films), La première fois que j'ai entendu parler de "Mallrats" c'était dans les années 90 à l'époque de la sortie du film, dans un article sur Shannen Doherty, disant que ce film n'avait pas fait une super carrière et présentait ça presque comme si elle en était la cause, y'a mieux comme entrée en matière. Mais lorsque j'ai commencé à regarder, je n'ai plus décroché, l'histoire de deux glandeurs largués par leurs copines respective est écrite, réalisée et jouée de la plus belle des manières, dans un décor unique (idée de génie lorsque le scénario est à la hauteur). Il est très intéressant de voir ce film aujourd'hui et pour plusieurs raisons, pas mal d'acteurs tout jeunot à cette époque se sont fait un nom aujourd'hui ou alors certains ont disparu des radars seulement récemment, toutes ses références aux comics et à la culture geek qui pouvaient paraître trop à l'époque est carrément du pain béni à l'heure actuelle où les supers héros squattent le grand écran et la télé (et c'est pas fini). Vraiment très drôle par moment, touchant dans d'autres, un peu prévisible (mais l'histoire veut ça !) et véritable photographie d'une décennie en passe d'être la nouvelle "période idéale" avec ses acteurs de la génération X qui passe doucement à l'âge adulte après leur adolescence si souvent mise en scène par Hughes, Crowe et Savage Holland ! C'est un film très sous-estimé avec pourtant des acteurs qui s'éclatent (London, Lee, Doherty, Forlani et qui dire d'Affleck et Rooker), le caméo malin de Stan Lee, les personnages cultes que sont Jay et Silent Bob, mais comme tous les films de valeur, il fini toujours par trouver son public !

The Joy of Torture
½

Considéré comme un des précurseurs des pink films, "Joy of torture" est quand même un film à part entière et non le premier d'une lignée. Le film se divise en trois partie avec à chaque fois des personnages différents et sans aucune relation entre eux (sauf les deux flics). La première histoire parle d'une relation incestueuse entre un frère et sa soeur, la seconde parle d'un amour rectangulaire avec trois nonnes et un prêtre et la dernière partie parle d'un tatoueur. Bien que ces histoires n'aient pas de points commun entre les personnages, elles traitent toutes du même sujet, la torture comme châtiment ultime pour les personnages qui ont dépassé les limites à cause de leur incontrôlable désir qui les a conduit à commettre l'irréparable.

Dès le début du film on rentre dans le vif du sujet, le générique n'est rien moins qu'une compilation de tortures aussi imaginatives que sadiques et ensuite les histoires commencent. Comme je le disais, les deux policiers sont les seuls dénominateur communs aux chapitres et ils ne sont pas là pour rien, c'est à travers eux que le film fait une réflexion sur la torture et son utilité au sein de la justice, l'un est pour l'autre beaucoup moins jusqu'à vraiment être contre à la fin.

C'est vraiment violent, vraiment bien filmé et la musique est excellente, mais je me répète et c'est une bonne chose, la Toei fait vraiment bien son boulot pour emballer des péloches aux sujet pas toujours facile, le Japon de l'ère Edo est bien rendu, ces mecs-là sont vraiment l'équivalent japonais de la célèbre Shaw Brothers, leurs films sont immortels. Et j'ai failli oublier les effets spéciaux gores loin d'être ringard et pourtant ce film date de la fin des années 60, de quoi clouer le bec aux moutons qui avancent que les remakes se justifient grâce à la qualité actuelle des effets spéciaux ! Assez Dérangeant et baignant dans une atmosphère à la moiteur palpable, unique, interdite et violent, "The Joy of Torture" même sexe et mort comme dans les meilleures productions du genre et la frontière entre les deux ne se distinguent plus et laissent place à un film qui fait passer le plus étrange et agréable des moments !

The Street Fighter's Last Revenge

Retour en forme du Terry Tsurugi dans le troisième et dernier film de la série des "The Street Fighter", après un deuxième épisode relativement décevant, ce film là vient corriger le tir et nous offre une très belle conclusion ! Avec de bien meilleurs combats, des personnages plus intéressant, même un Sonny Chiba plus fluide qu'à l'accoutumé et un clone de Bruce Lee, alors là on est gâté. Après avoir été doublé lors d'un contrat, Tsurugi veut non seulement prendre sa revanche contre ceux qui l'ont trahi mais aussi contre un homme qui l'a battu plutôt facilement. On est content de retrouver Sonny Chiba très en forme, le toujours sympathique personnage de Maître Masaoka et la bombe Reiko Ike en femme fatale se faisant passer pour une femme facile. Un autre personnage intéressant est cette tueuse fringué en tenue chinoise qui meurt un peu vite, dommage parce qu'elle était pourtant pas mal, juste un peu sous exploitée. Mais c'est un détail tellement on s'éclate devant un film à la pêche retrouvée, sanglant à souhait, pleins de fumées et miroirs (le tueur soi disant magique par exemple) et un Chiba qui se permet même des p'tits cris à la Bruce Lee ! Merci Tsurugi !!

Ecstasy of the Angels (Tenshi no kôkotsu)

"Ecstasy of the angels" ou comment le pink film se met à la politique, intéressant sur la forme avec des petites alternances séquences en noir et blanc/couleur (mais le film est surtout en NB), c'est un film qui se concentre sur un groupe de révolutionnaire dont les membres sont savamment appelés selon l'année (pour le leader) les saisons, (les seconds) , les mois et les jours (les subordonnés). Après avoir volé du matos de l'armée américaine, le groupe de l'Automne mené par Octobre se fait prendre en chasse, certains membres meurent et Octobre y perd la vue, s'en suit un vrai chamboulement au sein de l'organisation !
Très axé sur la politique avec des dialogues qui frisent parfois la poésie abstraite, le film ne renie pas son côté "pink" pour autant avec des scènes de sexe ayant parfois lieues à des moments les plus inattendues, et en plus, à ce niveau là, y'a plus de hiérarchie qui tienne, à croire que ça les lient plus que leur engagement !!!! Malgré quelques éléments qui nous font rester en terrain connu, c'est quand même un film assez étrange par moment et le démarque des autres productions du genre, très travaillé, filmé magnifiquement et très bonne utilisation du noir et blanc et des couleurs ! "Ecstasy of the angels" n'est pas un film comme les autres et d'autres films aimeraient bien être comme celui-là !

She's Out of My League
½

"She's out of my league" va droit au but, signe du temps ou mode passagère je sais pas, mais là on sait directement qu'on a affaire à un mec très ordinaire (limite médiocre) qui va tomber un canon......un peu comme dans la moitié des comédies de ces dernières années !! Pas original pour deux sous on est d'accord, mais c'est encore un film qui va faire parler sur les forums d'imdb où on s'imagine toujours pas que ce genre de relations existent, le film lui s'en fout et nous montre comment ça a marché pour les personnages incarnés par Jay Baruchel et Alice Eve.
Le film ne fait pas vraiment dans le subtil pour expliquer à quel point les deux personnages principaux ne jouent pas dans la même catégorie, mais les deux acteurs font passer la pilule et nous font passer un bon moment, on rit pas mal. C'est quand même dommage qu'on ne sente pas plus le couple en danger en raison de la pression qu'ils subissent chacun de leurs côtés, c'était mieux fait dans "Pretty in Pink" au sujet voisin par exemple (même si la fin "choisie" a tout foutu en l'air !!!). Le côté prévisible est bien sûr le gros défaut du film, même si quelques tentatives étaient sympa (le défaut physique de la fille parfaite), on sait très bien comment ça finit même si le scénario tente de brouiller un p'tit peu les pistes sans jamais y arriver totalement, mais c'est quand même bien essayé, parce qu'avec ce genre de film, c'est pas évident.
Un film qui vaut surtout pour ces acteurs tous attachants et très drôles, les tentatives courageuses d'un scénario cousu de fil blanc et qui peut même faire espérer les vilains petit canards, personnellement j'en ai connu un pour qui ça a marché (non, c'est pas moi lol) !! Alors, réaliste ou pas réaliste ? qui sait vraiment après tout !

Beneath the Valley of the Ultravixens

Dans une petite ville justement nommée Small Town vit une population qui ne s'ennuit pas une seconde, même si le très sympathique narrateur jure qu'il s'agit d'une population tout ce qu'il y a de plus banale, évidemment il était ironique, y'a qu'à voir ce qu'il y a. Une animatrice radio, une gérante de décharge de voiture, une "enseignante", une assistante du dentiste, ce qu'elles ont en commun ? Des hommes à leurs bottes et des nibards de la taille de deux montagnes qui se rencontrent (contrairement à l'expression populaire !). Mais dans tout ce foutoir d'érotisme à la limite du porno, de montage rapide propre à Meyer et des flotteurs à tout va, y'a une petite histoire. Celle de Lamar aux moeurs bizarre lorsqu'il fait l'amour à se plantureuse femme, laquelle se tape un éboueur, une jeunot de 14 ans encore et encore, Lamar aura fort à faire avant de détruire ses déviances et retrouver une vie de couple normale. Mais bon, il est évident que l'histoire est prétexte à des scènes de dingues avec des nanas qui le sont tout autant et dont les formes exagérément exagérées ajoutent à l'aura cartoonesque du film. On en a pour son fric question cul et matage de femmes sculpturale mais on a aussi un film qui rend de bonne humeur, rigolo, et l'apparition de Meyer à la fin pour un bon p'tit monologue ! Pour les p'tits obsédés et tout autre fan de film un peu dingo comme on n'en fait plus ou peu !

Girl Boss Revenge

C'est toujours la même chose, des femmes fatales tatouées, des gangs de femmes contre les yakuza, Miki Sugimoto et Reiko Ike au générique, leur rivalité qui se transforme ensuite en amitié.....oui la formule est éprouvée, on pourrait même dire usée jusqu'à la corde....bah j'm'en tape !!! C'est toujours le pied même si les histoires ne bougent pas toujours d'un iota, mais il y a quand même des éléments intéressant dans les histores de vengeance, d'honneur et d'amitié, une très belle scène sur un terrain de baseball symbole des rêves brisés d'un personnage clé du film. Mais j'ai quand même eu la trouille, au départ on voit Reiko Ike et il lui arrive le pire et je me dis "non, pas déjà !!" et puis elle revient plus belle que jamais jusqu'à la fin du film et je ne me lasse jamais de la voir ainsi que Sugimoto à l'écran. Moins porté sur le sexe même s'il y a deux trois scènes rigolotes et plutôt sexy, c'est surtout la guerre, se battre pour un petit territoire et la vengeance de nanas qui en ont marre d'être traité comme des moins que rien. Plus qu'une formule usée, ces Pinky Violence sont de vraies critiques sociales, plus futés qu'il n'y paraît mais qui diverti de la plus belle des manières et portées par des actrices marquantes !! Celui là ne fait pas exception !

Red Cliff (Chi Bi)

John Woo est de retour, après un exil aux USA qui a duré plus de 15 ans, le voilà revenu dans la mère patrie pour une adaptation d'un poême de 3000 pages, rien que ça !! Il est clair que Woo n'est pas revenu d'Hollywood pour jouer les gagnes petits et il signe là le film qu'il aurait du faire depuis déjà bien longtemps, et même s'il a réussi quelques pépites chez les américains ("Face/Off"), on peut dire que le reste se situe entre le pas trop mal et le pourri ("Broken Arrow, Sudden Death", MI 2" et les tout naze "Paycheck" et "Windtalkers"). Alors bon retour Woo et montre nous ce que tu nous a concocté, et bah je vais vous le dire, il a fait un putain de film qui crie le génie à chaque plan, chaque image, chaque dialogue et chaque situation. "Red Cliff" ou comment filmer une lutte de pouvoir entre un premier ministre bouffé par l'ambition et trois généraux solidaires en Chef D'Oeuvre instantané, j'exagère peut-être.....mais tant pis ! Il existerait 4 versions de "Red Cliff" l'internationale qui dure 2 h, les deux séparés de 2 h chacun et un montage qui durerait 4h, un peu comme "Kill Bill" en gros. J'ai attendu d'avoir les deux versions longues séparées pour me faire une idée car je ne voulais pas découvrir le dernier Woo dans une version tronquée et je n'ai pas été déçu même si je serais curieux de voir ce que le film de 4h40 pourrait donner. Aussi épique que la mise en scène de Woo, les acteurs tirent tous et je dis bien tous leur épingle du jeu, beaux sans jamais frimer, plus grand que nature sans jamais déborder, ils sont tous un modèle de justesse et de présence, je ne vais pas nommer en particulier, je les aime TOUS dedans, clair et net !!!
Clairement une de mes acquisitions dont je suis le plus fier, le dyptique "Red Cliff" signe en fanfare le retour aux affaires d'un réalisateur qui a tout d'un grand (qui en est déjà un) et qui n'est pas là pour rigoler, il a des leçons à donner et un public à faire rêver, et il y parvient !!!! Film de malade !!!!!

A Prophet (Un prophete)
½

Une putain de claque ni plus ni moins, "Un prophète" c'est simplement deux heures de coup de poing dans le ventre qui ne nous donne jamais envie de vomir.....non, on en veut encore plus. Film sans concession ni glorification qui a pour décor le milieu carcéral où on en voit de belles derrière ces murs haut de plusieurs mètres. Malik El Djebena, jeune de 19 ans qui doit purger 6 ans, se retrouve enrôlé par la bande corse de la prison menée par Luciani (prononcez "Loutchane" comme un vrai corse). C'est en jeunot frêle, apeuré et victime que Malik entre mais c'est un tout autre homme qui fait son chemin au sein d'une bande de dur pour une histoire qui oscille entre ascension au pouvoir et quête d'identité !
Le film ne relâche jamais la pression, c'est propre, inventif, lisible et que dire des acteurs, la confrontation du jeune Tahar Rahim au monstrueux Niels Arestrup tient toutes ses promesses. Ce qui est bien avec ce film c'est qu'on y croit, les blessures aussi bien physiques que psychologique sont marqués, visible, si bien qu'on a l'impression d'être en cellule avec eux, partager leurs solitudes et leurs craintes, Audiard et les acteurs insufflent la vie avec un grand V à ce film qui devient une véritable expérience. Et puis en amateur de film de mafieux et autres organisation criminelle, je n'ai pu que prendre mon pied, parce qu'il n'y a pas que du drame, il y a aussi de l'action brute et sobre, des idées pertinentes de mise en scène et même un p'tit cameo sympa du rappeur Demon One en voleur de chaussures !!!
Je mérite vraiment d'être pendu par les couilles pour ne pas être allé le voir au cinéma quand j'en avais l'occasion mais je suis vraiment content d'avoir choppé en haute definition pour que je puisse me reprendre d'autres claques plus impressionnantes encore avec ce film qui aurait du avoir l'oscar du meilleur film étranger mais ce n'est pas grave, ce film est déjà apprécié à sa juste valeur, et c'est une bien meilleure récompense !!!

The Last House on the Left

Bah ouais, le film vaut tout ça, en tout cas pour moi. Remake en préparation depuis un bail, passé de main en main sans jamais trouver preneur mais lorsqu'un inconnu du nom d'Illadis s'en est chargé, il savait sûrement qu'il avait fort à faire. Considéré comme un classique intouchable pour beaucoup, je dirais que je suis à moitié d'accord, un classique certes mais intouchable alors là pas vraiment. Déjà, l'opus de Wes Craven est déjà un remake d'un film de Bergman remis au goût du jour, il est vrai que "The last house on the left" premier du nom a pratiquement inventé un sous genre à lui tout seul, le rape and revenge et a engendré un tas de clones et autres copies éhontés. Mais, tout classique qu'il soit et aussi important qu'il puisse être, ce n'est pas ce qu'on peut appeler un film réussi à tout point de vue, c'est filmé de manière plutôt amateur (et non, ça veut pas forcément dire que c'est plus "cru" comme ça), la musique colle parfois très mal aux scènes et l'interprétation est inégale, même si David Hess a fait (à juste titre) bonne impression.
Par contre, je tiens à préciser, je ne justifie pas l'existence du remake sous prétexte que le film est ancien, non, objectivement, j'aurais trouvés les même défauts (et qualités) au film si je l'avais vu en 1972, le fait est que ce n'est pas parfait il faut le dire et puis c'est déjà un remake, alors un de plus ou de moins, voilà quoi ! Donc, retour en 2009 pour une redite entière et complète qui reprend le même sujet et les mêmes personnages en tout cas en gros, Krug et sa bande tombe sur un duo de copines inconsciente à qui ils vont faire vivre l'enfer (viol, meurtre, torture psychologique) avant de se réfugier dans une maison de vacance occupé....par les parents d'une des deux jeunes filles et gare au moment où les parents découvriront la vérité.
Au tout début, y'a un élément peu rassurant, c'est cette manie propre aux films d'aujourd'hui de tout expliquer sur tout (les "begins" machin par exemple), alors quand je vois Krug dans une voiture de flic comme pour dire au spectateur un truc genre "voilà, lui c'est le méchant, vous avez vu" je me dis que c'est pas super bien parti. Mais finalement, ça s'arrête là côté explication et c'est déjà bien assez, tant mieux, on rentre ensuite dans le vif du sujet, c'est toujours aussi brutal même s'il manque le côté pervers et malsain de l'original et on se dit que ce qui intéresse vraiment le réalisateur c'est la partie où les parents se venge et même s'il manque la "pipe mordante" de la maman dans le remake, c'est du très bon travail niveau tension, mise en scène et efficacité. L'interprétation est le point fort de ce remake, avec un Garret Dillahunt qui a tout compris à son rôle et réussi à en faire le sien et aussi Spencer Treat autrefois le p'tit Lucius de "Gladiator" parfait en fils indigne et trop gentil d'une pourriture comme Krug, pareil pour les parents incarné par Potter et Goldwyn qui sont très bons. Illadis soigne bien sa mise en scène et même si le remake est plus long que la version de Craven, ça ne pèse jamais sur le spectateur et le spectateur est impliqué tout le long, pas mal du tout pour les débuts hollywoodien du bonhomme, j'espère qu'il ne va pas se transformer en machine à remake débile comme Aja ceci dit !!!
Bref, un film qu'on n'attendait peut-être pas mais qui est là et qui le fait savoir, bien plus réussi qu'on ne veut l'admettre et qui ne souffre à aucun moment de la comparaison avec son illustre bien qu'imparfait modèle. Et puis de toute façon, question rape and revenge à l'ancienne, j'ai toujours préféré "Late Night Train" à "Last House..." de Craven, et toc lol !

Malabimba, (Possession of a Teenager), (The Malicious Whore)

Y'a pas à dire, je me suis bien marré et bien éclaté devant ce qui peut être vu comme un croisement bâtard entre "The Exorcist" et je sais pas moi "Devil in Miss Jones" peut-être, en gros, la possession de la jeune Bimba n'est prétexte qu'à une série de débauche au sein de la famille Karoli qui se consume de l'intérieur ! Le film démarre sur les chapeaux de roue avec une séance de spiritisme qui fait entrer un esprit qui a visiblement le feu au derrière (et même ailleurs) et, en investissant le corps de la pauvre jeunette, fait les 400 coups à sa famille et même la bonne soeur qui ne s'en remettra pas, et que dire de son oncle ! Ce qui est surprenant, c'est que je ne m'attendais pas à autant, je savais bien que je matais la version non censurée, mais là, ça se laisse grave aller même si la portée du truc à ses limites, les gros plans porno n'ont pas l'air de correspondre aux acteurs en pleine action (un peu comme "Thriller - En grym film"). Mais le charme de la gente féminine du film fait le reste question volcan, la jeune qui incarne Bimba bien sûr, beauté presque androgyne et surtout Patrizia Webley qui ferait passer le Vésuve pour du lait tiède ! Un vrai délire joué n'importe comment dans un beau décor de manoir à l'ancienne qui choisi vite son camp après avoir hésité entre film de possédé ou porno gentillet teinté de fantastique pour faire joli (rayez la mention inutile !).

Seiju Gakuen
Seiju Gakuen(1974)

Film plutôt stylé sur la vengeance d'une jeune femme au sein d'un couvent catholique, jeu de couleur, trouvailles visuelles et sobrement beau font de "School of the holy beast" une curiosité. Ce qu'on peut dire c'est que ce film tire à boulet rouge sur la religion, une institution aussi respectable, pratiquant une des religion les moins discutées et les plus sacralisées depuis des siècles est le théâtre de toutes les bassesses soi-disant rejetées par des règles qui n'existent finalement que pour être brisées. La mère qui banni le sexe mate des photos cochonnes et se carresse devant, l'homosexualité féminine bannie aussi est pourtant monnaie courante (bien qu'il n'y ai qu'une seule scène lesbienne dans le film). Le couvent peut être vu comme le reflet d'une société japonaise où les leaders incontestés prêchent la bonne parole devant et la font à l'envers par derrière, et que dire que père Kakinuma, seul homme dans le couvent et qui a pourtant plus de vice que les 100 violeurs de la mère de Freddy Krueger, non, ce film n'est pas tendre avec la religion ou toutes autres institutions rigides aux règles hypocrites. Comme je l'ai dit c'est stylisé, filmé avec classe et un bon sens du cadre (quel choc à l'heure de la caméra qui tremble comme aujourd'hui), et un casting presque intégralement féminin pour notre plus grand plaisir, en particulier la vedette Yumi Takigawa en vengeresse qui, à la fin, réserve le pire à celui qu'elle veut faire payer comment dire ça....ceux qui ont vu "Oldboy" comprendront ! Encore une autre perle du pays du soleil levant !!!

Faster, Pussycat! Kill! Kill!

Film culte par excellence, ce film déjà vieux de 44 ans est toujours aussi prisé aujourd'hui et très franchement, ce n'est pas près de s'arrêter. Après avoir vu "Bitch Slap" il était normal pour moi de voir son influence la plus directe, à savoir "Faster Pussycat Kill Kill" de Russ Meyer. Pour un mec, la première raison de voir ce film est bien évidemment le trio de trois déesses comme on en voit que dans les comic book tellement elles sont sculpturales, charismatiques, et faut le dire, carrément bandantes ! Que ce soit Tura Satana (quelle femme !!!), Haji ou Lori Williams, on est béat d'admiration devant leur style décomplexé et à qui on ne la fait pas. Après avoir tué un jeune premier après une course de voiture, le trio embarque sa petite amie et découvre sur leur chemin qu'un vieux en fauteuil et ses deux péquenauds de fils vivent dans un ranch reculé et cacheraient un magot. S'en suit un enchaînement de situations et même de retournement de situation délirante, de poursuite mais bizarrement très peu de nudité, en tout cas jamais frontale (dommage putain !!). Bien sûr, formellement le film a ses limites, lors des gros plans en voiture le ciel ne bouge pas mais elles sont sensés aller vite (!!!), les bagarres ne manquent pas de fougue mais on ne me fera jamais croire que deux manchettes dans le bide font autant de mal à un pauvre mec ! Mais l'interprétation a quand même de la gueule, on n'oserait jamais croiser ce trio que rien n'arrête et Satana est tellement incroyable qu'on aurait presque envie d'être son toutou (juste pour ne pas passer sous les roues de sa caisse !). Film essentiel avec des répliques dingue à n'en plus finir, de la violence gratuite, de la folie, plus qu'un bout de péloche c'est un bout d'Histoire avec un grand H qu'on voit à l'écran, venant d'une autre époque avec des interprètes d'une beauté venant d'une autre planète, en tout cas c'est là-bas qu'on va lorsqu'on mate ce film !

Midnight Run
Midnight Run(1988)
½

Voici le film qui prouve, si besoin est, que Martin Brest est l'une des principales raisons qui font que le premier "Beverly Hills Cop" est le meilleur (Murphy y est pour beaucoup aussi, mais bon !). "Midnight Run" est ce que le sous genre buddy movie peut offrir de mieux, oui ça suit une formule de deux mecs que tout oppose, oui ils s'entendent de mieux en mieux chemin faisant et oui à la fin ils en sont presque à se rouler une pelle lol mais c'est tellement bien fait qu'on en redemande. Jack Walsh interprété par un DeNiro qui s'éclate bien, est un ancien flic devenu chasseur de prime et qui doit ramener le comptable Mardukas lequel a piqué un paquet de blé à la mafia pour le donner aux bonnes oeuvres. Ajoutez à cela des personnages mémorables joué par acteurs 4 étoiles comme Pantoliano, Farina, Ashton et le grand Kotto, des situations comique et de l'action bien dosé, des punchlines à la pelle qui ne tombent jamais à plat, et vous avez le meilleur moyen de passer un moment devant la téloche et en ressortir euphorique. Et je n'allais pas oublier Charles Grodin, l'interprète de Mardukas qui nous rappelle à chaque apparition à quel point il nous manque depuis qu'il ne joue plus. Et que dire d'autre ?! Je l'aime ce film !!!!

Beyond the Valley of the Dolls
½

Qu'on le croit ou non, il s'agit du premier Russ Meyer que je vois et franchement après celui là je crois que ce ne sera pas le dernier. Initialement prévu comme une suite de "Valley of the dolls" ce film est devenue une histoire indépendante d'un groupe de rock féminin qui croise la route d'un excentrique producteur qui les mènera au succès. Ca paraît banal dit comme ça, mais c'est vraiment en dessous de ce que ce film est, une véritable explosion de rythme, de musique, de couleur, de sexe, de folie et d'humour, bien que le film soit relativement long on ne voit pas le temps passer une seule seconde. Tout va à cent à l'heure, le montage est parfois rapide mais ne file jamais mal au crâne, tous les personnages sont haut en couleur ainsi que les situations, c'est clairement un film de son époque de par la manière dont c'est tourné, les moeurs, les personnages et même les situations. Ce film est une vraie photographie d'une époque dont seuls ceux qui l'ont connu peuvent en parler, et non pas les bébés de ma génération qui la fantasme en disant que c'était forcément mieux à l'époque. En bon Meyer qui se respecte, on a notre compte de beautés (très) gâtées par la nature avec Dolly Read, Cynthia Myers, Marcia McBroom, des personnages totalement tarés superbement interprété par John LaZar, du shakespearien, du transformisme, de la grandeur et de la décadence, amour, trahison, sérieux, comique, je pourrais continuer encore longtemps pour décrire un film qui échappe à toute définition et qui a juste besoin qu'on s'y laisse prendre !

Zubekô Banchô: Zange no Neuchi mo Nai (Delinquent Girl Boss: Worthless to Confess)

Très différent des autres films estampillés Pinky Violence, plus sérieux qu'à l'accoutumé dans son traitement, ce chapitre de la série "Delinquent Girl Boss" adpote un ton moins sexy et déluré. Mais ce qu'il perd en folie, il le gagne en maîtrise, en effet, c'est particulièrement bien filmé et le film prend davantage le temps d'explorer les rapports entre les personnages et on a droit à une histoire assez pertinente sur la famille, l'amitié et la vengeance, toute proportion gardée bien sûr, il ne faut pas oublier le genre de film, sans sous estimer le genre bien au contraire, c'est juste que ce film réserve quelques surprises. C'est une autre Reiko qui est la star cette fois, Reiko Oshida qui trouve l'équilibre entre la bonne vivante et la fille endurcie qui sort de taule. C'est un film qui a de quoi décontenancer les amateurs d'une recette plus classique pour un Pinky Violence mais qui est bien fait et qui offre l'un des meilleurs final du genre entre ces nanas durs à cuir et les yakuza.

Paranormal Entity
½

Vu y'a un paquet de temps mais la page de ce film n'existait pas, et comme ça fait un moment ce n'est plus aussi frais dans ma tête surtout que je ne l'ai vu qu'une seule fois. Inutile de mentionner le film qui a inspiré celui-ci tellement c'est évident et d'autant plus qu'il s'agit d'une péloche produit par Asylum les spécialiste es-copie de blockbuster américain dont les allusions dans les titres ne laissent que peu de place à l'imagination, comme "Transmorphers" , "Alien vs Hunter" et autre "Death Racer" (avouez, c'est dur de deviner les originaux lol !!!).
Le problème avec les autres copies c'est qu'il s'agissait de version fauchées de film à gros sous et souffrait toujours de la comparaison qualitativement parlant (quoique !), mais l'avantage avec cette "copie" c'est qu'elle s'inspire d'un film pas cher à faire et là, jeu égal donc ! Cette fois, c'est toute une famille qui souffre des apparitions malfaisantes d'un fantôme et qui poussent le fils aîné à filmer chacun des siens dans leur chambre et au quotidien. Après avoir pensé qu'il s'agissait du père défunt on découvre finalement que c'est un mauvais esprit qui cherche à se taper la soeurette, j'ai été particulièrement amusé par ce détail car ce genre d'esprit frappeur (ou plutôt "niqueur") est connu de nous autre martiniquais sous le nom du "Dorlis" à savoir un véritable chaud lapin fantome qui s'attaquent aux femmes dans leur lit la nuit.
C'est ni pire ni meilleur qui "Paranormal Activity" et on peut même dire que c'est moins chiant car il y a plus de personnages et côté action ça bouge plus, même si c'est toujours de la foutue télé-réalité avec un fantôme dedans.
Plusieurs fois, les mecs d'Asylum se défendent en disant que certains consommateurs préfèrent leur copies aux originaux, il pourrait en être de même pour celui-ci car il bénéficie des mêmes moyens avec un p'tit quelque chose de plus, il manque juste l'appui exagéré des médias et de Steven Spielberg pour transformer ce "Paranormal Entity" en succès pas mérité et déclencheur d'un phénomène malhonnête !

Girl Boss Guerilla

L'un des meilleurs Pinky Violence que j'ai vu avec les deux stars emblématiques (plus besoins de les nommer), cette fois c'est un gang de motards féminin sous la coupe de yakuza qui doit en découdre !! Sugimoto vient à Kyoto et devient la nouvelle patronne après un combat acharné avec la tenante du titre qui a failli la prendre en traitre mais voilà que Nami jouée par Ike s'en mêle et vient mettre les choses en ordre, c'est alors qu'avec de nouvelles recrue elles vont faire leur loi et se frotter aux yakuza. Ce film est dans la plus pure tradition des Pinky Violence mais avec une histoire d'amour intéressante entre le personnage de Sugimoto et un boxeur qui lui a sauvé la vie, une sorte de "je t'aime moi non plus" assez touchante jamais gnangnan qui fini tragiquement. Ce film va plus loin émotionnellement avec l'histoire d'amour déjà et le rapport entretenu entre Nami et son yakuza de frère pas mal traité tout au long du film. C'est toujours aussi sexy avec des situations rigolotes, du romantisme et de la vengeance encore et toujours, on s'en lasse pas et on ne voit que les filles à l'écran car elle le bouffe totalement avec leur énergie, leur bonne humeur et leur fougue, de l'exploitation à son sommet qui file la banane !!!

Zenka onna: koroshi-bushi (Criminal Woman: Killing Melody)

Les deux soi-disant rivales Miki Sugimoto et Reiko Ike sont réunies dans un film qui mêle vengeance, sexe, argent et pouvoir bref la Pinky Violence dans ce qu'elle a de plus gratuit, sexy et pas avare en matière d'action et de violence évidemment. Reiko Ike est l'héroïne du film qui cherche à se venger à l'aide de ces co-détenues, toute fraîchement sorties de prison contre le yakuza Oba. Seulement voilà, l'une des détenues jouée par Miki Sugimoto se trouve être la maîtresse d'Oba.
Comme on l'attendait, un duel a rapidement lieu entre Ike et Sugimoto et il tient ses promesses en matière de bagarre qui se poursuit jusqu'à l'épuisement, les deux se donnent à fond dans leur entreprise respective jusqu'à s'affronter de nouveau, mais il y a toujours un certain respect entre ces deux personnages, ce qui est formidable. Pour le reste, pas de changement du sexe gentillet par moment et un peu plus cru ensuite c'est moins osé niveau violence mais on a notre compte d'affrontement de yakuza bien berné par des nanas aussi canons qu'intelligente. La part belle est réservée à Ike tandis que Sugimoto est plus en retrait, en gros l'inverse de "Terrifying School Girls", mais l'un comme l'autre on se régale devant ces deux icônes et leurs acolytes qui en imposent plus que la pègre elle-même !!!!

Heartless
Heartless(2010)

Film plutôt roublard, "Heartless" parle d'un jeune homme, Jamie, timoré avec des tâches de vin sur son corps en particulier une en forme de coeur sur son oeil gauche. Très difficile à vivre pour lui, il vit en se cachant le plus possible comme avec sa capuche qu'il n'enlève que chez lui, et il doit subir aussi les railleries des autres à cause de sa "particularité". Sa vie va basculer lorsqu'il rencontre d'étranges créatures reptiliennes caché sous des vêtements de jeunes loubards. Dans cette incursion brutale dans le fantastique, Jamie fait un pacte avec un être diabolique qui lui permettra de retirer ses tâches et une nouvelle vie s'offre à lui, en tout cas c'est ce qu'il croit.
Vrai-Faux film fantastique, "Heartless" bénéficie d'un casting plutôt soigné pour une production de cette envergure que ce soit le rôle principale Jim Sturgess (très bon dans le rôle) à Clémence Poésy et surtout Timothy Spall dans un petit rôle. La réalisation est également léchée avec une superbe photo dans une ville aux milles couelurs.....toutes inquiétantes et donnent une vraie identité à cette jungle urbaine et ce bâtiment qui abrite l'être diabolique qui n'est pas sans rappeler Cabrini Green dans "Candyman".
Ceux qui auront vu le film comprendront pourquoi je dis qu'il est roublard, il prend son temps pour mieux basculer dans un univers pour mieux nous retourner par la suite, le suspens est assez bien ménagé et bien qu'il s'agisse d'une production relativement modeste, c'est du boulot honnête, correct et tape à l'oeil sans faire dans le grand guignol. Une bonne petite surprise qui a du coeur......histoire de faire un jeu de mot à la con, il en faut bien de temps en temps !!!

Savage Streets

Agréablement surpris par ce rape and revenge-vigilante qui met en scène une Linda Blair à tomber par terre (surtout dans cette tenue noire !). Elle y joue Brenda qui, après que sa soeur soit violée et une de ses amies tuées par un gang de p'tites frappes, décide de les faire payer un à un ! C'est le genre de film que j'affectionne, déjà parce qu'il combine plusieurs éléments qui me font fondre, c'est un film des années 80, de genre (que j'ai cité plus haut), une BO typique de l'époque qui me ramène à mes plus jeunes années devant le Top 50, y'a des petits éléments de "high school movie" et les filles sont sexy en diable. "Savage Streets" bien que dur de par ses scènes d'agression, est un pur plaisir coupable sur bien des points, en plus il est inhabituel de voir Linnea Quigley aussi douce et vulnérable, en tout cas elle le fait très bien et mérite tout le bien que le public pense d'elle. C'est un film dont je n'attendais pas forcément quelque chose mais au final m'a laissé une bonne impression, y'a des films comme ça !!!!

Yakuza keibatsu-shi: Rinchi - shikei!, (Yakuza's Law: Yakuza Keibatsushi: Rinchi)

Le titre dit tout, le film parle des yakuza et des lois qui régissent leur ordre ! C'est avec trois histoires séparés (deux situées à la même époque reculée, la dernière plus contemporaine) que nous suivons la vie de cette organisation connues dans de nombreux pays mais qui reste malgré tout un mystère, chaque segment est précédé d'une énumération de règles auxquelles les yakuza doivent se plier.
Le générique annonce la couleur d'entrée avec des images de tortures diverses et variées et ce n'est qu'un avant goût d'un film très violent où le châtiment dû à la transgression des règles est un art, on retrouve le classique doigt coupé en guise de pardon mais on a droit à des yeux arrachés, au visage cramé et même une sorte de rôtissage et j'en passe ! Le film n'est jamais avare de coup d'éclat en matière de châtiment et d'humiliation et montre la façon dont certains sont fidèles aux règles quand d'autres ne pensent qu'à les enfreindre et ce, quelle que soit l'époque, hier comme aujourd'hui les hommes restent des hommes. Le changement d'époque est judicieux également, l'ordre et les règles perdurent dans une société japonaise marquée par la dualité modernité et tradition, les flingues remplacent les sabres, les femmes autrefois soumises sont aussi dangereuses que les armes mais elles restent utilisées, comme diraient Snake Plissken "plus les choses changent, plus elles restent les mêmes".
C'est en tout cas un très bon film sur un sujet qui a fait ses preuves et qui continue de le faire, les films de mafieux, de gang et autres organisations criminelles sont une source intarissable et on est content que le genre nous livre de sacrés films comme celui-ci !!

Switchblade Sisters
½

Pur film d'exploitation, "Switchblade Sisters" est un de ces films où les nanas font la loi tout en étant canon, dangereuse, mordante et même amoureuses bref qui déchirent ! Elles en imposent tellement dans ce film que la présence du groupe masculin pourtant dominant (du moins au début) est presque anecdotique ! Une nouvelle, Maggie, se joint à la bande après avoir fait ses preuves et gagne la confiance de Lace mais des histoires de jalousie vont compliquer leurs rapports jusqu'au point de non retour alors qu'elles ont une guerre à mener contre un gang rival. Ca roule des mécanique, filmé et joué avec énergie et c'est même rigolo de voir Don Stark en p'tite frappe. En ce qui me concerne, je ne voyait que Joanne Nail et Robbie Lee qui brillaient par leurs présence et leur alchimie, bien qu'elles ne restent pas amies dans le film, c'est clairement un film des années 70 à voir les tenues, les courses de roller et tout le reste mais c'est ce qui fait le charme d'un film qui finalement ne perd pas une ride et qui est un vrai concentré de plaisir autant pour les yeux (les nanas) comme les oreilles (les dialogues fleuris). Il m'est arrivé de penser que Tarantino a tendance à exagérer lorsqu'il s'enthousiasme pour certains films, mais celui-là, je le comprends totalement !!!!

Onna hissatsu ken (Sister Street Fighter)
½

Variante du célèbre "The Street Fighter" mettant en scène Sonny Chiba, ce "Sister Street Fighter" est son pendant féminin et dont la présence de Chiba (dans un rôle différent) apporte une certaine légitimité à cette production qui compte 4 films. Ici c'est le premier opus ou Koryu, une sino-japonaise, s'engage à retrouver son infiltré de frère qui a perdu sa couverture auprès de trafiquants de drogue. Encore plus "jeu vidéo" dans son traitement que la saga de Chiba, ce film a des méchants au look pas possible et le chef constitue le boss final avec ses griffes à chaque main, la jeune, jolie et attachante Sue Shihomi assure dans les combat et montre une belle assurance, par contre je trouve qu'on voit un p'tit peu trop Chiba toujours aussi imposant niveau charisme mais ce n'était pas toujours nécessaire. Evidemment, c'est joué n'importe comment et même si les effets gores sont sympathiques, on ne peut pas en dire autant des séquences dans les airs, notamment le combat final où c'est à peine si on voit pas les câbles qui tirent en l'air les deux personnages. Mais c'est quand même très amusant et la musique est vraiment pas mal du tout, c'est souvent soigné à ce niveau là j'ai l'impression. Le titre du film est peut-être légèrement opportuniste, mais cette production ne se fout pas de son public et le karaté est toujours autant à l'honneur ! Ca donne envie de voir le reste !!

The Runaways
The Runaways(2010)

Groupe de rock exclusivement féminin, The Runaways a influencé bon nombre de groupe du même type, il était donc normal qu'un biopic leur soit consacré. Et comme tous les biopic du genre, ça commence bien et le rève se poursuit puis ensuite vient la dégringolade, on peut donc dire que ce film ne révolutionnera pas le genre mais c'est pas vraiment ce qu'on demande. Joan Jett, alors adolescente, monte un groupe de nanas qui font du rock, ce qui était inhabituel à l'époque (les années 70), avec l'aide du producteur Kim Foley, l'aventure va les mener vers le succès mais aussi les travers qui vont avec.
Bien que le film porte le nom du groupe, il se concentre surtout sur Joan Jett et Cherie Currie les deux membres les plus connues (c'est adapté du bouquin de Currie), ce n'est pas un mauvais choix et ça donne une vraie direction au film...du moins ça aurait du le donner. Là où le bas blesse c'est que "The Runaways" ne montre pas suffisamment l'impact du groupe sur le public, quelques coupures de presse et un concert au Japon ne sont pas assez pour décrire ce phénomène court mais réel. Les personnages du groupe ont l'air de vivre dans une bulle et on ne saisit pas ce qui les affectent en bien ou en mal grâce (et à cause) de leurs succès, le film se contente un peu trop d'aligner les évènements sans vrais liens entre eux.
Il en va de même pour la dernière partie du film où, après leur séparation, certains personnages disparaissent littéralement alors qu'un des membres, Lita Ford, a rencontré le succès en solo, pas de trace de ça ici !!!
Reste quand même une réelle énergie, la bande son se montre à la hauteur (la part belle à Jett, productrice du film bien sûr !), des acteurs et actrices concernés, Fanning et Stewart se donnent à fond et Michael Shannon a l'air de s'éclater en manager excentrique, la photo est nickel et c'est pas dégueu côté réalisation. Le grand tort du film est son traitement superficiel et ne rend pas suffisamment justice au parcours de ces gonzesses qui en ont dans le pantalon !!!!

Schramm: Into the Mind of a Serial Killer

Comme son nom l'indique "Schramm" nous fait littéralement pénétrer dans l'esprit d'un tueur en série, et tout ça sans machine ou appareil en tout genre comme dans "The Cell". Dès le départ, on sait ce qui intéresse le réalisateur Jörg Buttergereit, ce n'est pas de savoir pourquoi le tueur tue, ni sa vie de tous les jours quand il ne tue pas, mais clairement de voir de l'intérieur les pensées d'un tueur en série. Et franchement, étant donné que ces mecs (et femmes aussi) sont tordus, les pensées du tueur dans ce film le sont tout autant. Qui dit esprit torturé dit film torturé, en effet, la structure narrative est faite de morceaux, de boucles et autres répétitions et même d'hallucination. Mais dans tout ce remue-méninge, il y a le personnage intéressant de la voisine, qui entretient une relation platonique avec Lothar bien qu'elle soit à la fois l'objet de son fantasme et de son dégout. "Schramm" est un film très intéressant sur les tueurs en série et ceux qui s'y connaissent bien dans ce domaine peuvent même y trouver des analyses pertinente et des renvois aux tueurs réels, plutôt court, mais efficace, envoutant (la musique est très bonne) assez dégueu, sobre et honnête avec des pointes d'extravagance. En tout cas c'est pas un de ces films qui transforment des ordures en modèle et rien que pour ça, respect !!

Zero Woman: Red Handcuffs

Après un générique qui ressemble beaucoup au "Urami bushi" de la série "Female Prisoner Scorpion", voilà Miki Sugimoto qui joue l'officier Rei avec ses fringues et son attirail rouge qui s'occupe d'un ambassadeur étranger en lui tirant dans les couilles ! Ce film donne le ton à ce qui va être un enchaînement de torture, de viol et de tuerie toutes plus sanglantes les unes que les autres. Mais tout ça ne se passe pas n'importe comment, après un passage en taule à cause de l'ambassadeur, Rei passe un marché et infiltre les kidnappeurs de la fille du futur Premier Ministre japonais. Malgré son charisme évident, et la classe de son apparence, Rei n'en impose pas toujours et on est parfois surpris qu'elle se laisse faire dans certaines situations, bien qu'elle ne manque pas de ressource ni d'intelligence, c'est juste que sa vulnérabilité est pas mal exposée et elle fait moins super héroïne. D'un autre côté ce n'est pas plus mal et ça rend le tout moins prévisible qu'à l'accoutumée. En tout cas c'est pas mal du tout, c'est assez violent avec quelques passages assez dur aussi bien sur le plan physique mais aussi psychologique en ce qui concerne certains personnages. Des flics qui tuent dans un film qui l'est tout autant en somme !

Scum
Scum(1980)
½

Voilà un film qui prend littéralement aux tripes, "Scum" dépeint l'univers ou plutôt l'enfer d'une maison de correction anglaise qui n'est pas sans rappeler ce qui se passe dehors. En effet, il y a les leaders et les suiveurs, ceux qui veulent tout et ceux qui subissent leur loi, ceux qui en profitent et ceux qui ont les miettes voir moins. On a d'un côté les jeunes détenus, blancs, noirs mais qu'importe, tous dans la même merde et le personnel entièrement composé d'homme avide de pouvoir et qui n'hésitent jamais à en faire usage, et d'utiliser les moyens les plus vils pour régner en maître, comme dans la société je vous dis !!!!! Toujours aussi criant de vérité, même 33 ans après sa sortie, "Scum" va droit au but et vise toujours juste dans la manière de décrire la solitude, la dépression, le besoin de s'affirmer ou l'impossibilité de s'affirmer, porté par un jeune Ray Winstone (quel choc de le voir à cet âge là !) débordant de charisme, ce film ne peut laisser personne indifférent, de par son traitement, ses scènes chocs et brutale (dont une qui m'a fait garder la gueule grande ouverte), et son final plein de bruit et de fureur pour ensuite se terrer dans le silence le plus absolu ! Je n'avais pas été aussi secoué depuis "Sleepers" y'a longtemps !!! Ce film fait mal, mais c'est un mal nécessaire.....

Nick and Norah's Infinite Playlist
½

Joli p'tit film aux faux airs de John Hughes et de Judd Apatow, d'abord à cause de l'unité de temps (une nuit entière) qui suffit à une bande de jeune à apprendre des choses sur la vie, et ensuite par le casting rempli de visage familier et qui ont l'habitude de jouer ensemble. Chose inhabituelle, les jeunes ici n'ont pour décor ni lycée ni université mais plutôt le New York nocturne et perpétuellement illuminé où les fans de rock, dont les divers personnages du film, cherchent le concert du bien nommé groupe Where's Fluffy. Mais le concert et la ville ne sont que la toile de fond d'une histoire entre une fille et un garçon aux nombreux points communs mais qui ne s'étaient jamais croisé avant ce fameux soir, c'est plutôt bien écrit et joué dans la bonne humeur, comme je l'ai dit avant, on ne compte plus les visages familiers côté acteur et chacun à sa petite part de spectacle à fournir (John Cho, Kevin Corrigan, Jay Baruchel etc...), l'histoire a quelque chose de prévisible c'est clair, mais c'est bien fait, léger mais où l'on voit les personnages évoluer à travers le film, en particulier Nick et Norah très justement interpréter par Michael Cera et Kat Dennings. Loin d'être aussi niais qu'on peut le penser, agréable à regarder et même parfois pertinent, ce n'est pas des plus réaliste avec ses accents de conte de fées urbain, mais faut reconnaître que des fois, des films comme ça ne sont jamais de trop !

Black Samurai
½

"Black Samurai" aurait pu être un de ces films "tellement mauvais que c'est bien", mais en fait c'est tellement naze que c'est juste moyen, on se fait chier au début puisque Jim Kelly ne fait rien d'autre que rouler des mécaniques, parler, conduire une super caisse et penser à sa meuf qu'il embrasse partout sauf sur la bouche ! Dans ce film là, qui mêle toujours blaxploitation et arts martiaux, vient s'ajouter un peu de sorcellerie en la personne du méchant de l'histoire, Janicot le Warlock qui possèderait des pouvoirs magique, vaudou etc, d'ailleurs pour nous montrer que c'est du vaudou on a droit à des danseurs fringué comme un film raciste sur l'Afrique, et ce fameux Warlock a plus l'air d'un comptable qu'un sorcier tellement il n'a rien de menaçant. Le méchant vraiment charismatique se trouve être la femme jouée par la foutrement belle et canon Marylin Joi. C'est toujours aussi mal édité (les parties censurées se voient à des km), mal joué (Kelly se contracte comme s'il se chiait dessus), mal chorégraphié (une catastrophe) et Kelly ne se défait jamais de l'influence de Bruce Lee, ça en fait mal aux yeux et aux oreilles, et le film va super loin dans la connerie et l'absurde. Le combat dans la mousse n'était rien à côté de Jim Kelly, l'athlète d'1m88 qui se bat contre des nains par exemple !!!!!! C'est très très moyens, mal fichu mais ça reste une curiosité, et puis Joi rattrape le reste !

Black Belt Jones

On va pas énumérer tous les défauts de ce film tellement ils sont nombreux, juste dire que ce n'est rien comparer à la franche rigolade et au vrai plaisir qu'on a à regarder ce film qui réuni deux genres populaires, la blaxploitation et le film de Kung Fu. Réalisé par un Robert Clouse habitué à l'exercice (il a fait "Enter the Dragon") et joué par un Jim Kelly visiblement marqué par sa collaboration avec Bruce Lee peu de temps avant, "Black Belt Jones" n'est ni plus ni moins qu'une affaire de règlement de compte entre la pègre du coin et un club de karaté. Mais l'intérêt n'est pas là, il est dans les combats à pleurer de rire, les gueules caricaturales à souhait, et surtout dans un grand combat final dans la mousse qu'on hésite à qualifier de culte ou de ridicule, en fait, c'est les deux ! Jim Kelly est un formidable athlète et un acteur discutable mais il est tellement sympathique au spectateur qu'on lui pardonne même quand on grille sa doublure !!! Et bien sûr la magnifiquement canon Gloria Hendry en femme forte comme on en voit souvent dans les films d'exploitation, loin des gonzesses qui se font facilement enlever et qui cassent leurs voix à appeler au secour ! Un grand moment de détente et de fun comme seul ce genre sait en donner, et une occasion de voir le grand Scatman Crothers faire du karaté !!!!!!

Undisputed III: Redemption

Vu avant le 2, mais franchement, pas besoin de se taper ça dans l'ordre même si ce film est la suite directe du précédent. Déshonoré après avoir perdu contre Iceman Chambers, Uri Boyka (les russes n'ont droit qu'à ce prénom dans les films !), jadis meilleur combattant du monde carcéral se retrouve à balayer les chiottes avec un genou meurtri par son dernier combat perdu. Mais évidemment, c'est pas ça qui va arrêter ce stakhanoviste des arts martiaux qui va se remettre en selle et regagner des combats, mais il échoue dans une prison où il doit travailler de force en plus de disputer un tournoi carcéral entre des prisonniers du monde entier.
"Undisputed 3" n'a rien d'un film qui fait dans la nuance et on s'en tape, c'est vrai qu'ils ont tous la tête de l'emploi, le russe fait le russe, l'américain est noir et balance plus de "motherfuckin' motherfucker" que tous les films de Tarantino réunis mais y'a des putains de combats, quoique certains sont un poil trop mécanique (genre "baisse la tête faut que je balance mon coup d'pied"). Scott Adkins est super dedans pour ce qui est de filer des raclées, spectaculaire, il a l'air d'un mélange entre Tony Jaa et JCVD, très complet debout comme au sol c'est un régal. On voit aussi d'autres style comme la Capoeira, la boxe anglaise (bien utilisée et efficace ici) et du Taekwondo entre autres. La réalisation est plutôt correcte pour un DTV, reste quelques plans cache misères et un décor de prison pas très variés (à croire que c'est à chaque fois la même), mais ça manque pas d'une certnaine ambition. L'amitié développée entre Boyka et l'américain fait contrepoids avec l'affrontement dans le précédent mais flirte dangereusement avec le gay involontaire (quoique !), même si ça n'atteint pas le niveau de "Showdown In Little Tokyo" qui était un "Brokeback Mountain" sauce karaté ! Un bon p'tit film qui castagne, fait proprement, avec style et humour qui change des gueules polissées qui ont l'air de ballerine au moment de se friter comme on en voit au cinema ! J'espère que "The Expandables" va réhabiliter les durs et laisser les métrosexuels de l'action aux vestiaires !

A Clockwork Orange

"A Clockwork Orange" fait partie de ces films que j'ai envie de voir et en même temps pas envie, d'abord parce qu'on en parle tellement en bien qu'on ne peut ignorer ses qualités, ce qui donne envie, mais on en parle tellement qu'on craint qu'il soit surrestimé et surtout on a déjà l'impression de tout connaître. Pour être franc, c'est un peu les deux sentiments que j'ai eu lorsque je l'ai enfin vu, les qualités sont évidentes, de la mise en scène au jeu des acteurs, en passant par la musique et les décors, tout est maîtrisé jusqu'à l'extrême. De plus, ça ose pas mal de choses (même pour aujourd'hui) au niveau violence gratuite, pas particulièrement graphique mais montré de façon tellement "libérée" que ça peut déconcerter quelques personnes. Mais en même temps, j'ai tellement entendu parler de ce film, critiqué sous toutes les coutures, analyses de certains plans, le pourquoi du comment etc etc...du coup, je n'ai jamais été réellement surpris ni choqué et avec une désagréable sensation de déjà vu. Mais si j'ai mis une note aussi haute c'est parce que, comme je l'ai déjà dit, ses qualités sont évidentes et j'ai passé un bon moment, sensation de déjà vu certes, pas très confortable certes, mais au moins il s'agit d'un bon film, très bon même......dommage que je ne l'ai pas vu plus tôt !

God Told Me To
½

Film vraiment étrange qui commence comme un policier et qui prend une direction mystique/science-fiction assez inattendue. Des citoyens lambda, sans histoires se mettent à tuer et lorsqu'ils sont attrapés il expliquent que dieu leur a demandé de le faire. L'inspecteur Peter Nicholas se charge d'enquêter sur ce qui sera l'affaire de sa vie, à plus d'un titre car l'affaire devient personnelle et le poussera même plus loin qu'il ne l'imaginait. Film polémique à sa sortie dans les années 70, "God Told Me To" n'a pas vraiment secoué par sa violence (les meurtres ne sont pas nombreux et pas très graphique) mais par son propos, une vraie critique de la religion qui aurait un pouvoir plus destructeur que salvateur. Assez atypique et même déroutant dans la tournure qu'il prend, le film du grand Larry Cohen surprend, notamment dans son message directe et volontairement peu subtile et pour qui la religion n'est ni plus ni moins qu'une secte (ou l'inverse) et que l'homme doit surtout chercher ses réponses en lui-même. On retiendra surtout l'apparence "éclatante" de la personne derrière tout ça, le caméo d'Andy Kaufman, un extrait tiré de la série "Space 1999" et un film en apparence ni chair ni poisson mais qui trouve sa propre voie, ça ne plaira pas à tout le monde, mais ça vaut le déplacement !

Le Corbeau
Le Corbeau(1948)
½

Une série de lettres accusatrices dont l'un des médecins locaux est la principale cible, vient troubler la tranquillité des habitants d'un patelin, du simple résident aux personnes les plus hauts placées. Soupçon, vengeance, trahison et tromperie, ce film est un bel exemple du pouvoir des mots et de leur impact sur une population habituellement calme, superbement mise en scène, "Le Corbeau" jouit aussi d'une interprétation de premier ordre avec en tête Pierre Fresnay, formidable en médecin pète-sec qui cache une certaine vulnérabilité, l'autre Pierre du film, Larquey cette fois, est lui aussi incroyable, ces deux personnages différents donnent le ton d'un film au suspens qui ne se dément pas jusqu'à la fin. Avec ses airs de whodunit, de thriller, film de vengeance, étude de caractère et un sous-texte qui se voit à des kilomètres (évidemment c'est volontaire), "Le Corbeau" peut très bien être vu comme un formidable film de machination qui joue avec le spectateur qui ne demande qu'à se laisser man?uvrer ou bien une très pertinente métaphore sur le perpétuel besoin d'un groupe d'individu de prendre le pouvoir sur d'autres (et les contrôler), par tous les moyens nécessaire !

Colin
Colin(2009)

"Colin" ou "le film qui a coûté 50 euros" (Robert Rodriguez peut aller se rhabiller !) est un film de zombie très surprenant. Véritable modèle de débrouillardise, de système D, et d'une maîtrise hors du commun d'un budget aussi rikiki soit-il, le jeune réalisateur anglais Marc Price (qui signe là son premier film) vient de prouver que quand on veut on peut. Avec des acteurs non professionnels tous bénévoles (recruté sur le net !), un acteur principal professionnel qui joue pour presque que dalle, des reste de latex récupéré du film X-Men 3 (!!!), un ordi perso et des contacts utile, on a droit à un film malin et bien torché sur Colin, mordu avant et après le début du film qui erre en mort vivant dans les rues ! Plutôt que de montrer un geek qui suit une liste de règle, une bande de pote où d'inconnus qui se terrent dans des lieux à but lucratifs on suit dans ce film, l'itinéraire d'un zombie qui, chemin faisant, croise d'autres comme lui ou alors des hommes et des femmes qui luttent pour leurs survie. Dans ce monde infesté, chacun s'en sort comme il peut, et il est amusant de voir que là, les humains se montrent encore plus impitoyable que les morts-vivants, oui, on peut les appeler comme ça car Price a eu la bonne idée de ne glisser aucune explication scientifique ou religieuse, juste des faits. Peu de dialogue pendant presque toute une moitié, Colin rencontre des personnages clés dont les membres de sa propre famille et un magnifique final qui constitue la véritable réussite du film, émouvante et très bien amenée. Ce film surprend également par son étonnante longueur (presque 1h40) alors que des films au budget plus confortable comme "Zombieland" s'arrêtent 10 minutes avant l'heure et demi, bourrées d'idées, d'audace et d'inventivité, "Colin" est une vraie surprise qu'on n'attendait pas du tout mais qu'on ne regrette pas d'avoir découvert ! Rien n'arrête le réalisateur, généreux, même dans le massacre, l'hémoglobine et le maquillage, Price n'oublie jamais quel genre il est en train de tourner, et nous offre le spectacle qu'on est en droit d'attendre, Chapeau bas !!!!

The 41-Year-Old Virgin Who Knocked Up Sarah Marshall And Felt Superbad About It
½

Quand y'en a plus y'en a encore, une parodie de grands succès comme on nous en sert depuis des lustres ! Mais sur ce coup là ils ont été plus "intelligent", au lieu d'intituler le film "......Movie" c'est une compilation plutôt rigolote des célèbres production Judd Apatow. C'est donc les gros succès "40 year old virgin", Knocked up", "Superbad" et "Forgetting Sarah Marshall" qui sont visés, avec tout ça on se dit qu'il y a matière, les productions Apatow sont en général plutôt longue (2h en moyenne) et avec tous ces films à parodier on aura autant ? Bah non, déjà ça dure à peine plus d'1h20 et en plus le film trouve le moyen d'être à plat niveau copie/parodie au point de piocher d'autres films au passage tels "Twilight", "Slumdog Millionaire" et même "There Will Be Blood", à se demander ce que ça vient foutre là !!!
J'avais envie de voir une comédie et même s'il ne faut pas être un génie pour piger que ça a l'air naze, j'étais curieux, et même si j'avoue m'être marré plusieurs fois, c'est franchement mauvais, non seulement c'est prévisible (et dire ça, c'est prévisible aussi lol) mais c'est super répétitif et ça n'a pas évolué depuis 15 ans au moins (et moi qui trouvait les comédies française actuelles ringarde !!!). C'est toujours cul, bite, merde et vomi dans les texte et les situations et ça vire même au franchement dégueulasse le plus gratuit qui rivalise avec les "August Underground" c'est dire !!
Non seulement ça n'a ni queue ni tête, mais le film perd le fil tout seul et on passe plusieurs minutes sans savoir ce que certains persos deviennent. Vulgairement inutile, inutile tout court, désincarné, en panne d'inspiration et même parfois raciste, le film n'ose rien qui n'ai déjà été osé de faire dans une parodie ou n'importe quelle comédie grasse et se met même à copier presque à l'identique de vieilles séquence (comme celle du jet de foutre empreinté au premier "Scary Movie"). Faites pas comme moi, matez pas ce truc et faites comme moi, évitez tous les derniers ".......Movie" qui traînent, ils puent tellement qu'on les sent à des kilomètres à l'avance. Moi j'vais aller me laver les yeux aux savons, au liquide vaisselle et même à la javelle !!! Ah et puis le générique de fin ou comment la chanson "Jai Ho" devient "She's a Hoe"....quoi vous riez pas ? C'est normal !

Eyes Without a Face
½

Un film qui m'a toujours intrigué, c'est bien celui-là, rien qu'à travers des images vues dans tels magazine, tel reportage ou documentaire, le tout dégageait une telle force ! Et en voyant le film, ça ne s'est pas démenti, un médecin tente l'impossible pour reconstituer le visage défiguré de sa fille et ce au prix de sacrifices que cette dernière supporte de moins en moins, elle qui doit porter un masque. C'est d'une beauté renversante, filmé sobrement mais avec élégance en particulier les scènes qui ont lieu dans le château du médecin, la musique de maurice jarre est à tomber alternant toujours avec pertinence les thème léger, poétique avec d'autres plus graves et entêtant ! L'interprétation aussi est superbe, avec en tête les trois persos principaux joué par Pierre Brasseur en médecin prêt à tout (et n'importe quoi), Juliette Mayniel l'assistante (trop) dévouée et bien sûr Edith Scob aussi expressive avec ou sans visage. Le plus de ce film est aussi de jouer sur la suggestion, les plans où Christiane est à visage découvert caches volontairement son visage, on sait ce que le docteur fait lorsqu'il enlève les filles mais on ne le voit jamais, donc lorsque l'on a la possibilité de finalement tout voir, l'impact est réel. George Franju sait ménager ses effets comme il sait donner une dimension émotionnelle et tragique à cet excellent film ! Mais ça fout quand même les boules, voir de telles oeuvres dans le temps et voir la situation du cinema de genre actuellement en France (et non, contrairement à ce que les étrangers croient, ce n'est pas prolifique !) on se dit qu'une seule chose "Mais bordel de merde !! qu'est-ce qui s'est passé !!!!!"

Bullet in the Head (Die xue jie tou)
½

C'est le "A Better Tomorrow 3" perso de John Woo, trois amis d'enfance inséparable sont contraints de quitter Hong Kong dans un Vietnam en pleine guerre après un règlement de compte qui a mal tourné. Mais leur amitié aussi profonde soit-elle ne ressortira pas indemne au milieu de toute cette horreur qui va les changer à jamais.

Un grand film tout simplement, la guerre du Vietnam pour toile de fond, ses batailles, les héros, les prisonniers et bien sûr les opportunistes et l'argent, une véritable machine dans laquelle va s'enrailler la grande amitié de Bee, Fai et Little Wing, venus dans ce pays pour fuir mais aussi pour changer de vie. L'action aussi dantesque soit-elle n'empiète jamais sur les rapports humains, car c'est vraiment le coeur du film.

Les trois personnages nous montrent dès le début les failles de chacuns (l'irresponsabilité, l'immaturité, la cupidité) qui constitueront les fissures de leurs rapports jusqu'à briser totalement ce qui les unissaient, mais c'est aussi un formidable film de guerre qui ne manque jamais de dénoncer ce qui se passe vraiment sans parti pris. "Bullet in the head" diverti (si si), fait réfléchir et nous interpelle, c'est réalisé avec la manière avec des affrontements d'anthologie, tout ça au service d'un film aussi ambitieux dans le fond que dans la forme !!

Rabid Dogs (Cani arrabbiati) (Kidnapped) ( A Man and a Boy)
½

Avant dernier film de Mario Bava, le tournage et le film lui-même auront connu bien des galères, fait dans la douleur, Bava a réalisé ce film à un moment critique de sa carrière et voulait prouver qu'il en avait toujours dans le ventre. A cause du faible budget, le célèbre réalisateur a été obligé de virer son chef op' pour faire le travail à sa place (en plus de réaliser) , le film était toujours incomplet à la mort de Bava à savoir 6 ans après le début du tournage. Et si c'était pas déjà assez, le film a pu être fini et montré au cinéma en 1997 plus de 20 ans après le premier tour de manivelle !

Pleins de galères oui, mais cet aspect urgent, sur la corde raide et tendu se retrouve à merveille dans un film qui ne l'est pas moins, des braqueurs et une otage se retrouvent dans la voiture d'un homme qui se rendait à l'hôpital pour soigner son fils malade et c'est dans une atmosphère électrique que les "voyageurs" vont passer le reste du temps sur la route, à fuir. Une grande partie du film se passe dans la voiture où le spectateur a l'impression d'y être, serré comme des sardines avec des personnes apeurés et d'autres peu recommandable. On a chaud avec eux, on tremble avec eux tout en se faisant du souci pour le petit garçon et la certitude que ça va mal finir pour certains !!

C'est 1h36 de guerre des nerfs, festival d'humour de mauvais gout, de torture physique comme psychologique, servi par des acteurs assez convaincant pour qu'on se souci de certains et qu'on déteste d'autres, l'aspect minimaliste et le faible budget sont largement compensé par le côté cru, réaliste et brutal du film qui ne débande jamais (le film démarre direct après le braquage), les passages en dehors de la voiture sont une véritable bouffé d'oxygène alors que ceux dans la voiture rendent presque claustrophobique. "Rabid dogs" est un coup de poing dans le venre, interactif et intense qui n'arrête jamais de surprendre et ce jusqu'à la fin !!

Return of the Street Fighter
½

Bien que j'apprécie beaucoup le premier "Street Fighter", ce n'était pas un film insurpassable et pourtant, cette suite n'arrive pas à faire mieux ! La faute à des combats moins inspirés, Chiba est toujours un régal pour les yeux (et même les oreilles, sa façon de respirer et tout !!!) mais la chorégraphie est moins bonne dans l'ensemble. Le retour d'un personnage du premier n'est pas vraiment nécessaire non plus, je parle du mec dont Terry a pourtant arraché la traché, par contre j'ai bien aimé revoir le maître Masaoka. Deux flashbacks inutiles parce que déjà utilisé dans le premier, et beaucoup trop long et ça a tout l'air d'être du remplissage, pourtat y'a de quoi faire ! Reste quelque morceaux de bravoures et de passage délicieusement farfelus comme les yeux tirés des orbites grâce à un coup derrière la tête, un petit retournement de situation et quelques personnages sympathiques comme la nouvelle alliée de Terry qui a l'air d'une version orientale de Fifi Brindacier ! Pas mal, mais ça aurait pu être mieux !!!

The Street Fighter

"The Street Fighter" est exagéré en ce qui concerne la violence, le jeu d'acteur, les méchants sont moches, les femmes sont canons et je ne parle pas de son interprète principal et vous savez quoi........ça le fait grave !!! Terry Tsurugi, un karatéka énervé qui se vend aux plus offrant pour casser des gueules se retourne contre ses dernier employeurs pour protéger celle qu'il devait tuer !
Il y a longtemps, j'ai lu que Sonny Chiba était surnommé le Bruce Lee japonais, à première vue c'est pas vraiment évident, Chiba n'a pas la musculature sèche de Lee, ni sa grâce, mais ils ont bien une chose en commun, ils bouffent l'écran par leur présence et sans eux leurs films seraient bien fade ! Véritable hymne au karaté, c'est du pur et dur qu'on voit dans les combats et l'aspect rigide qu'on lui reproche n'est jamais un problème tellement les chorégraphies sont nettes, précise et même spectaculaire. Sonny Chiba est carrément monstreux en mercenaire énervé qui a l'air de vouloir cracher un gros molard quand il se concentre.
Le film en lui-même n'est pas mal non plus, on prend bien son pied devant un étalage de baston à la fois sèche et brutale et le sang qui coule à flot comme toute production du genre qui se respecte ! Le film se fend même d'un passage éclair sur le passé de Terry Tsurugi qui dit de manière simple, efficace et touchante les raisons de sa conduite, sans trop expliquer de manière lourdingue comme on a l'habitude depuis quelques temps (ouais, je parle aussi de ces incessantes préquelles à la con !). Super film d'art martiaux et super film tout court, "The Street Fighter" est à voir et à revoir !

Spider Baby
Spider Baby(1968)

Très bonne surprise, un conte immoral qui mêle humour noir, horreur macabre et une vraie galerie de monstre qu'est cette famille "dirigée" par le chauffeur de la famille. Avec lui, deux jeunes filles au caractère étrange et plutôt régressif l'une est amatrice d'araignée. Comme l'a dit le magazine Mad Movies, c'est effectivement très intéressant de voir se croiser deux générations de "gueules" de films d'horreur, à savoir le grand Lon Chaney Jr (The Wolfman) le patriarche et le tout jeunot, du moins à l'époque, Sid Haig (The devil's rejects) en grand enfant un peu dingue (et surtout débile). Le film a beau paraître daté sur certains aspects mais l'énergie apportée par l'interprétation de l'ensemble de la famille dégénérée, la maison pleine de piège et de pièces suspectes qui est un personnage à part entière et le final assez surprenant en font un bon p'tit film qui a sûrement marqué les futurs classique des années à venir. De "Texas Chainsaw massacre" aux films de Rob Zombie en passant par "People Under The Stairs", tous peuvent dire merci à "Spider Baby", y compris les spectateurs !

Fast & Furious

C'EST TOUT POURRI !! Les acteurs du 1, Diesel, Brewster, Rodriguez et Walker reviennent pour une quatrième partie qui renoue avec ses racines après une petite escapade à Tokyo pour le troisième épisode. Forcément, avec un sujet aussi alléchant que limité que sont les courses de bagnoles tunés, c'est pas au bout du quatrième qu'on va avoir droit à de la grande nouveauté, "heureusement" pour nous les scénaristes le savent et nous font un pot-pourri dans le sens propre comme au figuré des autres chapitres. Les acteurs du 1, la sous intrigues du 2 et un p'tit caméo de l'acteur du 3 pour un film jamais inspiré et des acteurs revenant qui ont tous l'air d'être trop vieux pour ces conneries comme dirait Danny Glover dans "Lethal Weapon". Tourné avec les pieds par un Justin Lin qui s'éloigne toujours un peu plus de l'époque "Better Luck Tomorrow", joué unanimement mal par des exécutants venus récupérer le chèque et une twist malheureux qui se grille avant même qu'il commence. Dans toute cette catastrophe ambiante on ne retient qu'un truc, c'est que Michelle Rodriguez a eu la présence d'esprit de ne pas rester trop longtemps et son apparition sonne comme un "eh les mecs, j'vous laisse dans ce navet, moi j'vais tourner avec James Cameron" !! Bien lui en a pris ! Donc voilà, c'est de la merde en boîte qui encule le spectateur droit dans l'oreille et dans l'oeil et aussi un triste constat de voir des acteurs si prometteur à l'époque du 1 qui reviennent la queue entre les jambes visiblement à contre-c?ur pour "jouer" dans ce machin, Vin Diesel en tête qui avait snobé le 2 parce qu'il se la racontait déjà ! Ce n'est plus Fast and Furious mais plutôt Flasque et Pleureuse, tout est dit !!!!

Joshuu sasori: 701-gô urami-bushi (Female Prisoner Scorpion: #701's Grudge Song)
½

Beaucoup moins prenant que les précédents même si la formule est la même, c'est un peu plus terre à terre niveau réalisation également et lorsque ça veut se démarquer, ce n'est que pour copier coller en moins bien les trois premiers ! Pourtant ça démarrait pas mal, Nami Matsu est secourue de justesse par un homme qui a lui aussi subit les pires tortures par la police (ils ont même fondu son gland !!!) et entre eux s'installe une relation de confiance....jusqu'à ce qu'il la trahisse. Même le passage en prison est moins bien qu'avant, reste le sadisme extrême des policiers qui vont jusqu'au viol collectif pour obtenir ce qu'ils veulent. Reste le plaisir et la tristesse de voir Meiko Kaji incarner ce rôle pour la dernière fois dans la saga et une bonne conclusion où l'héroïne affirme avoir perdu ce qui restait d'humain en elle !!!

Quel maledetto treno blindato (The Inglorious Bastards)
½

Exactement ce à quoi je m'attendais et même plus, plus d'1h30 où chaque minute est un vrai bonheur, de l'évasion des prisonniers jusqu'à la mission où ils se sont plus ou moins enrolés eux mêmes après une énorme bavure. Avec des personnages forts, une action décomplexé et des dialogues de fous on ne souffle pas une seconde dans ce film de guerre qui ne se prend pas au sérieux et prend le parti du fantaisiste, de l'action gratuite, du caricatural bref un vrai grand huit ! Les acteurs s'éclatent comme des dingues, ça flingue à tout va et le paysage servant de décors est vraiment bien utilisé pour une série b qui ne pète jamais plus haut que son cul.
C'est trop marrant de voir la partie où les "soldats de fortune" rejoignent le camp français et déceler un petit accent qui n'a rien à foutre là quand ils parlent, et que dire de la fin où on voit cette gare euh.....la maquette miniature de la gare qui explose..j'espère seulement que c'était pas le train électrique de Castellari !! Nettement plus inspiré ici que le navet "The Bronx Warriors", le réalisateur s'en donne à coeur joie dans le n'importe quoi le plus assumé et offre un véritable spectacle, vrai festival de gueule cassé, de situations improbable ou comique, d'explosion et de morceaux de bravoures, une tuerie !!!!!

Joshuu sasori: Kemono-beya (Female Prisoner Scorpion: Beast Stable)
½

Un p'tit peu moins audacieux visuellement que le précédent mais toujours dans le même ton décalé, Matsu le scorpion est toujours en cavale et après une fuite in extremis dans le métro, elle trouve refuge chez une prostitué qui se tape (à contrecoeur, mais quand même) son débile de frère au point d'être enciente de lui !! Dans sa fuite en avant, Matsu va croiser le chemin d'une vieille connaissance, rancunière qui va lui faire payer le mauvais traitement qu'elle a subit en prison. Cet épisode va assez loin car on y voit même une courte scène d'avortement, de chien qui bouffe le bras du pauvre flic que Matsu a découpé dans le métro et à la fin, la relation entre Yuki et son frère devient même consensuelle (la vache !!!!). Même si Matsu est dehors, elle est toujours enfermé, son visage est placardé partout alors elle se terre soit chez Yuki, ensuite la maquerelle l'enferme dans une cage à corbeau, elle se réfugie par la suite dans les égouts et enfin, elle retourne en prison incognito afin de régler une vieille affaire. La prison est partout pour elle, mais elle ne reste enfermée nulle part car elle est insaisissable ! Le dernier épisode réalisé Shunya Ito, je me demande si le suivant (et dernier joué par Meiko Kaji) sera à la hauteur ! Celui-là, comme les deux premiers, se regarde toujours avec le même plaisir, c'est un film qui ose beaucoup de choses, dans la forme comme dans le fond, et qui bénéficie toujours d'une très bonne bande son y compris le célèbre thème, indissociable de la saga !!

Female Prisoner #701 - Scorpion
½

Histoire de vengeance sur fond de "women in prison" ou l'inverse, le premier chapitre parle de Nami Matsushima, trahie par son flic de petit ami qui l'a utilisée pour résoudre une affaire de trafique de drogue ! Pour avoir essayer de le tuer, elle échoue en prison où il ne lui sera pas fait de cadeau. Malgré cela, Matsu est sûrement la plus dingue, la plus forte et la plus couillue de toutes les prisonnières et elle défait un à un les pièges lancés par tous ceux qui se dressent contre elle. Une infiltrée finie par devenir accro à elle après une partie de jambe en l'air, une co-détenue finie par mourir à cause d'elle après avoir accidentellement crevé l'oeil du chef et j'en passe. Bourré de trouvailles visuelles et d'idées loufoques de mise en scène, "Female Prisoner 701" est un festival de torture, tuerie, humiliation et de chair fraîche (c'est une taule remplie de femmes après tout) et le tout mené par la très belle et charismatique Meiko Kaji, la célèbre "Lady Snowblood" qui connaît bien son sujet et nous fait passer un putain de bon moment jusqu'à sa vengeance finale, vêtue de sa tenue noire sur fond d'une chanson de vengeance ! Le premier "WIP" non américain que je vois et probablement l'un des meilleurs !

Lone Wolf and Cub - Cold Road To Hell

Suite et fin de la série des "Lone wolf and cub" où Itto Ogami affronte les derniers représentants de la famille Yagyu, responsable de tous ses malheurs passés. On a d'abord droit à un affrontement entre Ogami et la fille Yagyu, j'ai été un peu déçu de ce côté là car le combat tourne trop vite à l'avantage du loup solitaire, y'a moins cette sensation de danger autour de l'anti-héros, sauf peut-être à la fin où il est entouré d'une véritable armée. Cet épisode a pour lui de magnifique décors enneigés théâtre des affrontements où se mêlent le sang et la neige du plus bel effet. On ne peut pas appeler vraiment une conclusion vu que tous n'est pas absolument réglé mais une fois encore, on assiste à un véritable attachement entre le petit Daigoro et le loup solitaire qui ne font définitivement qu'un en matière d'engagement et de détermination. Ah oui, quand même, bel hommage (volontaire ou pas) à une célèbre scène de meurtre de "Bay of blood" où le père Yagyu empale avec son sabre ses deux enfants alors que le fils entreprenait de mettre enceinte sa propre soeur pour assurer sa descendance ! En deçà des deux derniers épisodes, mais quand même à la hauteur, j'aurais pris mon pied en tout cas durant ces six chapitres ! Merci !!!!

True Romance
True Romance(1993)
½

Sur un scénario de Quentin Tarantino et une réalisation de Tony Scott, "True Romance" ne pouvait pas rêver meilleure association pour ce qui se trouve être une histoire d'amour au premier regard et les emmerdes qui vont avec, sauf que les emmerdes ici n'ont rien à voir avec celle d'un film romantique de Mike Newell !
Après avoir piqué la drogue de l'ancien mac de sa femme, Clarence, un fan de bd et surtout d'Elvis se retrouve avec la mafia sicilienne et bientôt la police et le choc fera mal. Ce film est tout simplement trop ! On ne compte plus les acteurs géniaux qui y jouent, on ne compte plus les citations et autres dialogues cultes et on ne compte plus les scènes plus barge les unes que les autres.
C'est simple, "True Romance" est à l'image du couple que le spectateur suit du début à la fin, passionné, imprévisible, violent, généreux bref vivant, les deux heures filent plus vite que le coup de foudre et laisse la même euphorie qu'un baiser de l'amour de sa vie ! Véritable hymne des années 90 sans tomber dans le ringard, d'une folie communicatrice, sûrement le meilleur film de Tarantino qui n'est pas réalisé par Tarantino !

Lone Wolf and Cub - Baby Cart in the Land of Demons (Kozure Ôkami: Meifumadô) (Shogun Assassin 4: Five Fistfuls of Gold)
½

5ème épisode qui fait jeu égal avec l'excellent 4ème, Itto Ogami doit se battre contre 5 messager et à chaque fois qu'il gagne, le messager lui livre une partie des informations dont il a besoin pour accomplir une mission. Le loup solitaire n'a jamais un instant de repos dans cet épisode et nous non plus, s'il n'est pas aux prises avec d'anciens ennemis, de nouveaux apparaissent et même dans les moments les plus inattendus. Mais l'autre bonne surprise vient de la mise en lumière du petit Daigoro, au centre d'une affaire de vol où il montre un courage tel qu'il pousse une jeune voleuse à la rédemption, et même si Itto s'exprime très peu à ce sujet, on voit à quel point il est fier de son fils, le film n'oublie jamais de nous montrer cette relation particulière et le lien très fort qui les unis tous les deux.
Ce qu'on peut voir également c'est que c'est toujours aussi violent, et toujours aussi bien chorégraphié, je trouve même Tomisaburo Wakayama un peu plus convaincant que son illustre frère Shintaro Katsu dans le maniement d'une arme blanche (même si j'apprécie beaucoup ce dernier), Wakayama dégage force, maîtrise, assurance au point qu'on y croit jusqu'au bout. Ce 5ème opus n'oublie pas non plus l'habituel mais toujours surprenant grand combat final et chose inhabituelle cette fois, l'une des victimes du loup solitaire se trouve être un enfant qu'il tue sans pitié, parce que c'est sa mission !! Une vraie putain de saga que ces "Lone Wolf and Cub" sûrement l'une des meilleures que je n'ai jamais vue !!

Chawz
Chawz(2009)
½

Nouveau creature feature coréen, le premier que je vois depuis "The Host" (en attendant le deuxième), dans la campagne, un sanglier géant a pris goût à la chaire humaine après avoir mangé des cadavres (les chasseurs ayant vidés la forêt de sa faune !). Après des films comme "Razorback" et plus récemment "Pig Hunt" on peut dire que le film de sanglier géant se construit un genre à lui tout seul, un peu comme les films de crocodiles, celui-ci est pas mal du tout, sauf qu'il est un peu long à démarrer et le montage parfois zarbi nous fait demander si on a envie d'en savoir plus. Mais une fois que la bête est montrée (après une demi-heure de film quand même), ça passe à la vitesse supérieure. Il y a pas mal d'humour et ce n'est pas vraiment sanglant, mais la créature en image de synthèse n'est pas trop mal foutue et, je ne sais pas si c'est volontaire, la fin ressemble un peu à celle de "Razorback" puisque ça "fini" dans le même genre d'endroit. Assez plaisant à regarder mais c'est quand même un peu trop long et avec un humour assez particulier !

Scarface
Scarface(1932)

Grandeur et décadence d'un truand qui s'est donné lui-même les moyens de monter jusqu'au sommet pour ensuite tomber plus bas que terre. Film de gangster très classe, c'est aussi un film qui se veut une critique d'un style de vie trop glorifié par les médias et dont le gouvernement se lave presque les mains. C'est très intéressant de voir que le célèbre remake de 1983 est l'objet d'un culte démesuré (surexposition du personnage, produit dérivé, citations célèbre maintes fois reprises), ce même culte dénoncé de manière frontale et jugée malsaine par l'original de 1932.
Avec des acteurs au top, Paul Muni en tête qui fait du personnage de Tony Camonte un personnage à la fois dur et attachant mais dominé par ses ambitions sans limite personnifiée par les lettres de néon "The World Is Yours". On retrouve la crème du côté des seconds rôles ou plus petit comme Boris Karloff en boss de la mafia irlandaise, Osgood Perkins "le père de...." en patron de Tony et George Raft fidèle bras droit de Camonte. Ann Dvorak et Karen Morley sont les rôles féminins important, symbolisant le déchirement de Tony entre ses ambitions (Morley qui joue la femme du patron) et ses véritables sentiments (Dvorak, la soeur que Tony garde trop jalousement). Ce film, d'ailleurs, joue beaucoup avec les symboles et signes subliminaux comme le "x" qui se présente de plusieurs manières dans le décor et soulignant des moments clés dans l'ascension et la chute de Tony Camonte. Cependant, il est dommage que le dénouement d'une intrigue importante du film se termine aussi "facilement" et rentre dans le rang, comme s'il fallait sauver une certaine morale.
Avec une réalisation superbe de Howard Hawks (une idole de John Carpenter), des acteurs en forme et une mythologie qui a inspiré certains des meilleurs films du genre (vous aurez compris lequel en particulier !), "Scarface" est un film sur lequel il faut compter pour tous les amateurs du genre et je dirais même les amateurs du fameux remake qui sont encore trop nombreux à croire que tout vient de Brian DePalma et Oliver Stone !

Gracie
Gracie(2007)
½

Véritable affaire familiale, "Gracie" est inspiré de l'histoire de l'actrice Elisabeth Shue sur une fille qui, après avoir perdu son footballeur de grand frère, décide de jouer à son tour mais doit faire face aux préjugés surtout à l'époque des années 70. Ce film n'est fait que par des personnes dévouées à la cause, aussi bien les acteurs que l'équipe de tournage, Andrew Shue (véritable footballeur et acteur dans Melrose Place), Elisabeth Shue et son mari sont impliqués dans tous les aspects du projet. Et c'est pour ça que ce film se suit malgré tout, c'est vraiment très sincère et on peut dire que le coeur y est, vraiment. Mais le problème, c'est que la structure du film un peu hachée, l'histoire qui n'évite pas les clichés, et une réalisation un peu bancale font de ce film une "simple" déclaration d'amour à un être cher disparu et met un peu trop de côté l'aspect cinématographique, on a l'impression que c'est parfois amateur, fait avec des tripes et de l'envie, mais il manque la maîtrise et la cohérence. Cependant, l'actrice Carly Schroeder tient le film sur ses épaules et est très convaincante en adolescente déterminée et comme je l'ai dit, le reste suit côté acteur, dommage qu'ils soient un peu en roue libre et qu'il manque le petit quelque chose. Mais tel qu'il est, ça reste un témoignage touchant d'une partie de la vie assez méconnue d'une actrice reconnue !

Lone Wolf and Cub - Baby Cart in Peril
½

Le meilleur épisode que j'ai vu jusqu'à présent (en attendant de voir les deux derniers), le loup solitaire est cette fois chargé de tuer une femme assassin, laquelle cherche à se venger de l'homme qui l'a violé après un combat. Cette femme a une particularité, un magnifique tatouage sur le dos et la poitrine représentant une sorcière et son enfant.
Dans cette épisode, on en apprend un peu plus sur les raisons de la trahison que Itto Ogami a subit et le passé revient sous la forme du seul homme qui l'a battu. Ce qui est d'ailleurs intéressant dans cet épisode, c'est que, pour une fois, on craint le pire pour Ogami a plusieurs reprise, d'abord au début lorsqu'il perd son fils, quand il retrouve l'homme qui l'a déjà vaincu et à la fin lors d'un magnifique combat (comme toujours dans cette saga !) où il ressort vainqueur mais pas indemne. Une certaine vulnérabilité se dégage du personnage et ça ne le rend pas plus faible à nos yeux au contraire, ça ajoute une dimension supplémentaire au personnage qui s'accroche et ne recule jamais et ça ajoute au suspens car jusqu'à présent on savait toujours à l'avance qu'il aurait le dessus sur tout ces adversaires.
Vraiment un super épisode, décidément, cette saga ne lève jamais le pied et c'est pourtant le quatrième, une rareté alors que depuis quelques années déjà, une saga populaire bande mou dès le troisième chapitre !!!

Long Arm of the Law

Un peu avant les classiques de John Woo, Ringo Lam et autre Tsui Hark il y avait ce film de Johnny Mak qui eut un tel succès qu'il a engendré trois autres suites, je ne sais pas si je pourrais les voir un jour déjà que j'ai eu beaucoup de mal à choper celui-là. Des anciens de la guarde rouge vont à Hong Kong pour un casse, mais les choses ne se passent pas comme prévu, au début en tout cas. Faisant avec ce qu'ils ont ils décident d'aller de l'avant jusqu'à ce que le piège se retourne contre eux avec une confrontation mémorable avec la police. C'est un très bon film de gangster avec une violence légèrement "exagéré" comme quand le flic tombe dans la patinoire et glisse dessus d'un bout à l'autre comme une boule de billard !!! Mais c'est plutôt "réaliste" dans l'ensemble, le film prend bien le temps d'analyser les rapports entre la bande de braqueurs qui agissent comme de vrais mousquetaires (ils reprennent même à leur compte la célèbre devise). Et comme dit le résumé du film dans ce site, le final avec les flics dans les rues étroites de Hong Kong est impressionnante, rempli de tirs à tout va, de bavures policières (ils tirent et regardent les dégâts ensuite) et c'est très bien filmé ! C'est un film édité en dvd assez tardivement et c'est tout aussi tardivement que je l'ai découvert, pas grave, j'aurais raté quelque chose en passant à côté !!!!

City on Fire
City on Fire(1987)

"City on fire" est un très bon film de gangsters avec son lot de flic infiltrés, de trahison, d'affaires personnelles et j'en passe. Chow Yun Fat est ici tel qu'on ne l'attend pas, c'est à dire, sans ses deux flingues et délivre une autre facette dans son jeu d'acteur et ça montre une fois de plus à quel point il est doué. Il joue un agent de police qui infiltre une bande de braqueurs après que ces derniers aient reconnus et tués le dernier infiltré. Ce n'est pas un film où ça flingue à tout va et on suit l'evolution des différents personnages, le vieux flic sur la touche à cause d'un jeune loup, le personnage de Chow qui a du mal à concilier son boulot et sa vie privée, son amitié avec un des braqueurs. Filmé avec classe et avec une très bonne bande son, c'est un film relativement ancien mais qui ne paraît jamais daté, ne laisse pas ses personnages en rade mais ne néglige pas l'action pour autant !!!

1990: I guerrieri del Bronx (1990: Bronx Warriors)

Ma parole c'est nul !!!! Que le film soit une copie à peine masquée de "The Warriors" et "Escape from N.Y" je m'en fiche du moment que c'est bien fait (et à cette époque, les italiens n'en n'étaient plus à une copie près !), mais quand le héros a le charisme d'une huître, marche et se tient comme une gonzesse et est coiffé comme la femme de Rambo, y'a déjà un problème !!!!

En plus d'avoir envie de se marrer à chaque fois que l'acteur (Mark Gregory) se déplace, ça sent le tournage fauché à dix kilomètres avec les mêmes décors pour tous le film entier, à croire que le Bronx n'est pas plus grand qu'une impasse. Des gangs au look plus ridicule les uns que les autres, des cons en roller et aux crosse de hockey ("subtile" allusion aux battes de baseball d'un gang du film "The Warriors") et des tarlouzes en chapeau argenté et aux maquillage de mardi gras d'une kermesse d'école, des vagabonds qui ont l'air de s'être roulé dans la poussière d'un vieux grenier, et le gang vedette qui a pour chef le grand Fred Williamson (le seul convaincant lors des combats !) avec leurs tenue de maquereau, et faut se farcir ça pendant tout le film.

Et pour ce qui est de l'atmosphère post apocalyptic-coupé du monde c'est raté, on grille en deux secondes les arrières plans où les gens font leurs vies tranquille avec des routes bondées et même une bande de gosse qui joue au basket (et après ils osent dire que c'est chasse gardée !) . Acteurs unanimement mauvais, action paresseuse (à croire que les chorégraphes ont trop regardé Bioman !) et son aspect "tourné vite fait" ont justement vite fait d'achever un film qui aurait pu être 100 fois meilleur, en l'état c'est juste une copie foirée bourrée de comique involontaire (le motard qui se casse la gueule, j'suis sûr que c'était pas fait exprès !!!), bref, j'ai même pas envie de voir le deuxième.....sauf si j'ai envie de piquer un fou rire !

Female Yakuza Tale - Inquisition and Torture

Suite du déjà bien barré "Sex & Fury", cette suite obéit à la loi du "plus de...." et va donc encore plus loin !! On retrouve Ocho qui, après un générique de toute beauté où elle se bat à poil, doit enquêter pour s'innocenter d'accusation de meurtre en série, tout ça pour découvrir une opération de passage de drogue via des mules qui les cache non pas en les avalant comme dans "Maria Full of Grace", mais par voie vaginale ! Si on trouve que ça a l'air dingue, ça l'est par contre l'équilibre entre sexe et fureur est mieux respecté que dans le premier film, même si on retrouve notre compte de débauche ici également et que dire du superbe final où les prostitués-mules se battent entièrement nues contre leurs anciens commanditaires. Meilleur que "Sex & Fury" parce que plus maîtrisé dans la forme et encore plus dingue sur le fond et Reiko Ike est à tomber !!!!

Terrifying Girls' High School: Lynch Law Classroom
½

Dans une école rongée par la corruption jusqu'aux postes les plus hauts placés, une bande de lycéenes choisies par le principal font la loi en tant que comité de discipline, elles sont juge, jury et bourreau en même temps ! Mais un nouveau trio fraîchement arrivé ne l'entend pas de cette oreille et l'une d'entre elles est là pour venger son amie tuée par le soi-disant comité. C'est un film tout ce qu'il y a de plus loufoque, chantage, torture, sadisme, sexe, viole et règlement de compte dans un joyeux foutoir où règnent les deux stars du film Miki Sugimoto et Reiko Ike, bien que cette dernière soit plus en retrait, les deux actrices présentées comme rivale à l'époque rivalisent de charisme et d'assurance. Rien n'arrête ce film vraiment fun à regarder (c'est le cas de le dire), une version féminine et en avance du futur "Crows Zero", ce qui n'est pas un défaut, bien au contraire !!

Thriller - A Cruel Picture (Thriller - en grym film) (Hooker's Revenge) (They Call Her One Eye)

Assez proche de "Ms 45" d'Abel Ferrarra, "Thriller - En grym film" raconte la triste histoire d'une petite fille violée, le traumatisme l'a rendue muette, et ensuite elle est contrainte à faire le tapin (et la rend accro à l'héroïne) et son mac fait croire à sa famille qu'elle les déteste (ce qui conduira à leurs suicide), et enfin, sa seule amie dans le "métier" se fait mettre en pièce, trop c'est trop, Madeleine décide d'agir !
Le film prend son temps, d'installer l'intrigue, de montrer le véritable calvaire que subit Madeleine, et pour ceux comme moi, qui ont vu la version non-censuré, c'est carrément pornographique dans le sexe (vraie pénétration) et dans la violence pour une scène en particulier (quand Madeleine se fait crever l'oeil, c'est réel, sur un cadavre maquillé). On voit aussi comment Madeleine construit sa vengeance étape par étape en prenant divers cours, c'est construit, et pas trop mal exécuté. Par contre, on peut reprocher la lenteur d'un film peut-être un poil trop long et qui tourne parfois en rond, et les plans au ralenti n'ajoute aucun effet au contraire, on s'ennui et surtout, ça met en lumière l'amateurisme des effets maquillages et des scènes de tirs. Mais c'est rattrapé par une vengeance finale à la hauteur et qui est à l'image du film, elle prend son temps mais ça finit par déboucher sur quelque chose. Un film un peu étrange, mais qui a une vraie atmosphère malsaine et mystérieuse, et Christina Lindberg est toute mimi !! Sûrement l'un des rape and revenge les plus curieux !!

Sex & Fury
Sex & Fury(1973)

Avec des faux airs de "Lady Snowblood", c'est un film de sabre et de vengeance pas ordinaire, "Sex and Fury" fait partie d'une série de film récemment édités sous le nom de Pinky Violence Collection, des films japonais décomplexé au niveau de la violence et surtout de l'érotisme. Ocho, orpheline élevée par des femmes aux moeurs légère on va dire, se met en chasse contre les responsable de son flic de père quand elle était petite. Au même moment, des rebelles contre le pouvoir en place et une espionne occidentale qui n'a pas oublié son amant japonais. C'est surtout porté sur l'érotisme avec quand même quelque combat mémorable surtout pour leur audace comme lorsque Ocho combat une dizaine d'hommes en étant complètement à poil !!!! Y'a de la débauche partout et on voit que ça met le paquet pour attirer le public le plus large du côté de la gente masculine évidemment, les fans de combats et d'érotisme gentillet vont être comblé, ça nous met constamment sous le nez des corps dénudés et on peut apprécier la plastique généreuse de Reiko Ike et aussi de Christina Lindberg (miam !!! à toutes les deux). Partouze à trois, lesbiennes, SM (Lindberg en tenue d'indienne qui fouette une Reiko attachée), sabre, violence !! Un festival qui aurait même pu être plus loufoque sans quelques passages inutile !! Mais un super bon moment malgré tout, en espérant que le reste de la "collection" sois aussi marrante et surtout, sexy !

The Killer
The Killer(1989)
½

Encore un film dont j'ai sans arrêt entendu parler, que j'ai manqué de voir à plusieurs reprises au point de me dire que ça n'arrivera peut-être jamais et pourtant, voilà ! J'aurais pu être déçu ou alors me dire que si j'en avais pas autant entendu sur ce film je me serais attendu à autre chose mais non ! C'est un putain de film !!!! Un tueur exécute son dernier contrat mais alors qu'il passe prendre son blé, son commanditaire tente de le doubler, simple à première vue, sauf qu'il s'agit d'un tueur pas comme les autres qui noue, tout le long du film, des relations durables aussi vairée qu'inattendues comme une chanteuse aveugle, un flic, son compagnon d'arme et même une petite fille pour un court instant. La relation flic-voyou qui se comprennent rappelle celles qu'affectionnent Michael Mann et offre une autre dimension à ce qui n'est qu'en apparence, une histoire de méchant et de gentil, car tout le monde l'est un peu dans ce film. Parler de "The Killer" est impossible si on ne mentionne pas l'excellent travail de Woo à la réalisation, seigneur, ce mec sait filmer des gunfights !!! et Chow Yun Fat, seigneur, ce mec à une classe folle !!! Soutenu par des seconds rôles ultra-solide, pas un élément ne constitue le maillon faible d'un film qui a marqué et qui laisse encore son empreinte aujourd'hui (et pour longtemps). John Carpenter a Kurt Russell, Kurosawa avait Toshiro Mifune, avec ce film et toutes les autres réussites éclatantes qu'ils ont en commun on peut facilement associer John Woo et Chow Yun Fat aux côtés des meilleures collaborations acteur-réalisateur de l'histoire du cinema !

Lady Snowblood 2: Love Song of Vengeance (Shura-yuki-hime: Urami Renga)

Suite et fin du voyage vers la vengeance pour Yuki alias Lady Snowblood, après accompli sa "mission", elle est contrainte de fuir les autorités qui sont à sa recherche, avec pour toile de fond, la poursuite de "l'occidentalisation" du Japon (qui devient capitaliste). Lasse de fuir, elle se rend à la police et la justice la condamne à la pendaison. Heureusement (ou malheureusement) pour elle, des hommes masqués lui viennent en aide et la sauve de son triste sort.....pour espionner un anarchiste en se faisant passer pour une servante. Comprenant le vrai but de sa mission, elle décide de changer de camp et cette fois, elle ne se venge pas pour elle-même mais au nom de tout un peuple !!
Avec un scénario plus complexe que le précédent épisode, cette suite décontenance un peu les fans de l'original avec son intrigue dégraissée qui file à l'essentiel, la baston et la vengeance, il y en a ici également, mais c'est intéressant de voir les conséquences des actes d'une personne qui sème la violence sans que ça passe pour moralisateur. C'est donc une suite traitée intelligemment qui ne néglige jamais ce qui fait son succès et se paye une critique d'un système qui opprime les faibles et fait profiter les forts, avec un musèlement de la liberté de penser qui alimente un régime basé sur la soumission. Aussi bon que le premier, et même plus étoffé, il gagne à être aussi connu que son illustre prédécesseur !

Goyôkiba: Oni no Hanzô yawahada koban (Hanzo the Razor: Who's Got the Gold?)

Troisième et dernier chapitre de "Hanzo the Razor", et cette fois-ci c'est personnel, après avoir découvert une mega fraude au sein du trésor, avec des pièces d'or détournées par ceux qui devaient justement veiller dessus, un de ses amis d'enfance perd la vie à cause d'un objet en sa possession que son meurtrier convoitait. La formule est toujours la même et ne change pas, de la musique purement années 70 tranquille et relax, Hanzo qui sculpte son corps (et je dis bien le corps entier), se tape des femmes jusqu'à les rendre folles et ne se laisse jamais marcher sur les pieds, pas même devant des supérieurs corrompus et avide de pouvoir. Mais ça marche tellement bien qu'on n'est jamais lassé de voir Shintaro Katsu dans ses oeuvres, et le voir réaliser des exploits de toutes sortes avec ce personnage fétiche (avec Zatoichi). Une bonne petite trilogie qui se regarde sans fin et une saga qui sait s'arrêter au bon moment, c'est devenu tellement rare !

Kozure Ôkami: Shinikazeni mukau ubaguruma (Lone Wolf and Cub - Baby Cart to Hades)

Troisième chapitre de la saga "Lone wolf and Cub" mais le premier que je vois avec un oeil neuf puisque seuls les deux premiers ont été repris pour le montage américain de "Shogun Assassin". C'est donc vierge de tout préjugé que j'ai vu cet opus où Itto Ogami subit le fameux "Buri Buri" à la place d'une prostitué qu'il a choisi de protéger pour effacer sa dette. Ses "tortionnaires" l'engagent ensuite pour un contrat et c'est en parfaite machine à tuer que le loup solitaire se met à la tâche. On ne se lasse évidemment jamais de voir Tomisaburo Wakayama et son p'tit bout de chou dans un épisode plus graveleux qu'à l'accoutumé avec des scènes de viol (et même une pauvre victime qui se fait prendre en double !!!!!). La relation père-fils est toujours importante et au début du film on voit même un instant où ils jouent ensemble dans l'eau. Ce qui change vraiment dans cet épisode c'est l'étonnant arsenal de la poussette qui se voit étoffée de mitraillettes pour un final où Ogami fait face à une armée dans un combat magnifiquement chorégraphié et Wakayama est un exemple de maîtrise. Toujours aussi bon, même après deux épisodes de folie !!!

Goyôkiba: Kamisori Hanzô jigoku zeme (Hanzo the Razor 2: The Snare)
½

Le retour de Hanzo the Razor pour un film qui va plus loin que le précédent, toujours aussi incorruptible et sans pitié envers les criminels, Hanzo n'oublie pas son côté chaud lapin qui fait le bonheur de ces dames, sous d'impitoyables tortures....au point qu'elles en redemandent !! Cette fois, suite à un meurtre, le policier fou s'attaque à un réseau de prostitution et passe même par une clinique d'avortement spécial pendant son enquête, que du sale et du dégueulasse qui n'empêche pas Hanzo de tirer son coup entre temps. Les combats sont encore mieux exécutés que dans le premier et c'est même mieux filmé également ! On en sait même un p'tit peu plus sur le passé de Hanzo et on est presque dégouté de se dire qu'il ne reste plus qu'un seul film mettant en scène ce flic qui ferait presque passer Shaft pour un puceau !!!

Aguirre, the Wrath of God (Aguirre, der Zorn Gottes)
½

"Aguirre, der zorne gottes" est un film essentiel, il a inspiré entre autre "Apocalypse Now" de Coppola et même "The New World" de Terence Malick, des conquistadors venus dans ce qu'ils appellent le nouveau monde (y'a quoi d'nouveau en fait ? Puisqu'il y avait déjà des gens !!!) pour trouver le fameux el dorado, un petit groupe se détache et poursuit l'expédition en mer, parmis eux, Done Lope de Aguirre, qui a un sérieux complexe de superiorité, va mener le groupe à sa perte dans sa recherche désespérée et obsessionnelle, et l'ennemi proclamé indiens qui surgit de nulle part, mettant à mal le petit groupe. Pendant une partie du film, on le voit comme un documentaire, peu de dialogue mais des images parlantes, criantes de réalisme avec une voix off qui explique ce qui se passe. On assiste à la montée en puissance et en folie de Aguirre qui place un fantoche comme leader avant de prendre sa place à sa mort, et la suite on la connaît, étonnant de voir que dans un si petit groupe, on retrouve le fonctionnement d'un pays entier, et c'est toujours d'actualité. Film qui traite aussi de la folie, le réalisateur arrive à nous mettre dans la peau des personnages surtout au moment où ils croient apercevoir un bateau perché dans un arbre, est-ce que c'est le cas, est-ce qu'ils délirent ? C'est cette immersion qui rend ce film passionnant, avec aussi, des attaques venues de nulle part, la lente déliquescence du groupe terrassé par la faim et tout ça pour servir les desseins d'un megalo qui promet la fortune si tout le monde le suit comme un mouton. Klaus Kinski est impressionnant dans le rôle titre où il est comparable aux pires dirigeants d'une nation où rien n'est discuté, tout est approuvé sous peine d'être rejeté voir exécuté. Grand film à plus d'un titre, même si les films où un peuple dicte sa conduite à d'autres me rendent malade, quand ils sont bien faits et qu'ils ne donnent pas de leçon démago, je dois le reconnaître !

Lady Snowblood (Shurayukihime)

Encore une adaptation d'un très bon manga qui devient un très bon film (comme "Lone Wolf and Cub" du même Kasuo Koike), "Lady Snowblood n'est ni plus ni moins qu'une histoire de vengeance, celle d'une jeune femme qui traque un par un les responsable de la destruction de sa famille, plus précisément ses parents. A peine née qu'elle est déjà prédestinée à les venger, Yuki suit un dur entraînement de la part d'un prêtre pour la préparer à accomplir son destin tout tracé. Aidée par la suite par un journaliste, l'affaire va prendre pour Lady Snowblood, une tournure inattendue ! Magnifiquement filmé, surtout lorsque les scènes se déroulent dans la neige, c'est un film de vengeance dans la plus pure tradition avec bien sûr, le film de sabre japonais. A l'écran on ne voit que son interprète principale Meiko Kaji, à la fois forte et vulnérable et parfaite dans le rôle d'une femme dont la vie n'a qu'un seul but, la vengeance. Le film se permet même un petit twist, ce qui ajoute de l'intérêt à un film qui en a déjà beaucoup...oh...et si ce film vous en rappelle un autre, ne vous inquiétez pas, c'est normal !!!!!

Goyôkiba (Hanzo the Razor: Sword of Justice)

Au Japon, un policier s'élève contre la corruption dans son métier et n'a pas froid aux yeux même quand il enquête contre des personnes hauts placées, sans parler de son atout qui ferait parler la plus muette des femmes !!! Incarné par Shintaro Katsu, le célèbre interprète de Zatoichi, Hanzo fait penser à Shaft en policier chaud lapin, sauf que Hanzo est encore plus dingue. Mêlant film de sabre et érotisme, ce film a donc une saveur toute particulière mais ne verse jamais dans le grotesque ou la parodie car son interprète principal le joue avec sérieux et sans second degré. C'est gentiment cochon et gentiment sanglant, mais c'est un pur spectacle et même un plaisir de suivre les aventures de ce policier incorruptible !! A découvrir d'urgence !

Valhalla Rising
½

Plus qu'un film, c'est une expérience !! Après "Bronson" le réalisateur Nicolas Winding Refn donne encore un gros coup de massue au genre qu'il filme, ici, c'est le film de viking !! Un guerrier muet, One-Eye, retenu captif par un clan qui l'utilise dans des combats barbares et aux règles douteuses, lorsqu'il parvient à s'échapper (en ayant tué ces anciens "maîtres"), il rejoint, avec un petit garçon, un clan de viking converti au christianisme et part avec eux en terre promise, sauf qu'ils ne vont pas atterrir là où ils espéraient ! Le film est divisé en 6 chapitre, et c'est à chaque fois une claque, le nom de "peinture animée" prend tout son sens tellement les plans sont beaux, c'est simple, si chaque plan (et je dis bien "chaque plan") devait être repris à la peinture, ce serait à chaque fois une putain d'oeuvre d'art. "Valhalla Rising" peut être vu d'un tas de façon différente, un pur film de viking comme un film de science-fiction, on peut considérer qu'ils sont vraiment sur terre ou déjà mort et errent en enfer. Et même le petit garçon qui peut être vu comme une projection du personnage principal One-Eye, après tout, le petit garçon parle en son nom. Bien sûr, ne je peut pas parler de ce film sans évoquer l'hallucinante prestation de Mads Mikkelsen (c'est à se demander s'il a déjà déçu au moins une fois !!!), aucune ligne de dialogue et pourtant sa simple présence, ses regards et son language corporel sont plus expressifs que le plus bavard des rôles jamais crées. Un film étonnamment puissant, sensoriel, hypnotique (et je parle pas de la superbe bande-son), un film qui se vit plus qu'il ne se regarde. Chef d'oeuvre !!

The Horde (La Horde)

Ca y est, j'ai pu le voir, on pourra dire que j'aurais mis le temps !! Surtout que plusieurs de mes amis l'ont déjà vu depuis longtemps !! Ah la distribution des films en Martinique, c'est à chier des fois (plusieurs fois même !!). Premier film de zombie réalisé en France et aussi premier film de son duo de réalisateur, Yannick Dahan et Benjamin Rocher. Mais ça ne veut pas dire qu'ils sont inconnus, Dahan est une figure connue du milieu geek et du cinema de genre français puisqu'il a officié (et c'est toujours le cas) comme critique cinema dans l'émission mythique "Opération Frisson" où sa manière très enthousiaste et imagée de critiquer les films a inspiré bon nombre d'internaute français, c'est dire s'il était attendu au tournant pour ce film-là. Quant à Benjamin Rocher, c'est plus un gars de l'ombre où lui et son frère, sont derrière l'émission de Dahan, un duo prédestiné au genre de film qu'ils ont fait. Oh et puis, ces deux mecs sont les véritables sosie de Jaume Balaguero et Paco Plaza, c'est flippants !!
Passons au film donc, c'est un premier film.....et ça se voit, pas forcément dans les bons sens du terme, le budget peu conséquent se fait sentir dès les premières minutes et la direction d'acteur manque d'inspiration, parfois on a l'impression qu'ils prennent la pose et les dialogue "badass" (l'expression favorite de Dahan) ont l'air forcé et récité, comme dans un concours. Et autre chose, Rocher et Dahan sont des connaisseurs et en tant que tel, ils ont beaucoup d'influence mais n'arrivent pas toujours à les digérer pour faire quelque chose qui soit vraiment de leur cru.
Mais y'a pas que des points négatifs non plus, les effets maquillages sont très réussis, même si on sent les ré-écriture, l'action file à l'essentiel et il y en a, enfin des gens qui se battent face aux zombies et non pas des gonzesse qui fuient en hurlant tout le temps. Et les acteurs sont véritablement choisis pour leur gueule, comme Eriq Ebouany, le rappeur Doudou Masta l'ancien boxeur Jo Prestia et Jean-Pierre Martins, et même si on le voit peu, Aurélien Recoing qui ressemble à s'y méprendre à Obadiah Stane incarné par Jeff Bridges dans le premier Iron Man. Par contre, Claude Perron surjoue à mort ça m'a presque saoulé !! Comme je le disais, pour l'ensemble, l'interprétation est inégale et ils ne sont pas aidé par des dialogues stéréotypés qui cherche trop LA punchline !
Avec plus de temps et plus de moyens, peut-être que le duo aurait pu faire un meilleur film, en l'état c'est un bout de peloche plutôt pas mal, bancal mais sincère, mais qui n'arrive pas toujours à sortir de sa condition de "film de pote" !

Demons 2: The Nightmare Returns
½

Suite du très fun "Demons", ce nouvel opus est toujours un film italien se déroulant en Allemagne avec des personnages qui parlent anglais !!!! Et c'est à peu de chose près la même chose que dans le précédent, par le biais d'un film, des démons investissent cette fois-ci un immeuble abritant résident et invités, et le média est la télé. Le film met un peu plus de temps à démarrer que le premier ce qui est inhabituel pour une suite, surtout celles (nombreuses) qui appliquent la formule "plus de....". Mais ça veut pas dire que c'est avare en gore et autres maquillages délirant, parce que c'est ce qui fait la force de la série et cette fois on est gâté, on retrouve les "classique" comme la lente transformation en démon (qui n'est pas sans rappeler celles du loup garou popularisé par Rick Baker), mais en plus on a du p'tit démon (un enfant, puis un bébé démon qui sort du corps du marmot !!). L'interprétation est toujours aussi approximative, mais c'est fait avec une telle bonne humeur qu'on pardonne directe, et on y voit Asia Argento dans son tout premier rôle, et le fait que papa soit le producteur et scénariste ne veut pas dire qu'elle est favorisée, bien au contraire. Bref, une suite amusante mais légèrement inférieure au premier mais qui se regarde sans problème !!!

Lone Wolf and Cub - Baby Cart at the River Styx (Kozure Ôkami: Sanzu no kawa no ubaguruma) (Shogun Assassin)

Deuxième chapitre de la saga "Lone Wolf and Cub", que j'ai en partie déjà vu puisqu'il fait parti du montage américain de "Shogun Assassin", mais cela n'a quand même pas grand chose à voir avec le véritable film qui creuse davantage la relation entre Itto Ogami et son fils. Une relation fusionnelle et d'entraide comme le moment où Itto est crevé et ne peut plus bouger, son p'tit garçon va mettre l'eau de la rivière dans sa bouche pour ensuite la faire couler dans celle de son père, et encore mieux, lorsque le père et son fils ainsi que la femme qui voulait leurs morts, se réchauffent presque à poil. Fidèle à sa condition d'assassin, Itto est cette fois engagé pour contrer une traitre spécialiste de l'espionnage industriel et protégé par trois redoutables assassins aux armes meurtrières. A part ça, il fait face à tout ceux qui se dressent sur sa route, ou plutôt "toutes celles", puisuque là c'est un groupe de femme assassin qui sont à ses trousses. La violence est toujours aussi graphique, avec même du découpage de tête plutôt pas mal, bon point pour les effets de maquillages et les célèbres geysers de sang. Une saga qui semble aller dans le bons ses à mesure que les épisodes avancent, la suite vite !!!

2012
2012(2009)
½

Roland Emmerich sera bientôt à cours de moyens de foutre le monde en l'air, après les extra-terrestres, le changement climatique, c'est la fin du monde qui est sensé mettre fin à l'humanité ici. Fidèle à la formule qui a fait de lui un gagnant à l'époque "d'Independance Day" et récemment "Le jour d'après", Emmerich met en scène plusieurs personnages aux enjeux narratif allant de superficiel à carrément inutile, mais ici c'est pire, il reprend un aspect de "La Guerre des mondes" version Spielberg avec un père divorcé dont la femme et les gosses vivent avec le nouveau chéri de la maman, avec en prime le garçon qui appelle son père par son prénom, comme dans la guerre des mondes (et aussi comme Bart Simpson lol). Les autres sont les mêmes, un scientifique idéaliste que personne n'écoute mais qui va devenir l'autorité es-catastrophe, l'homme politique bien con qui se rendra compte plus tard de ses erreurs, et aussi l'allumé de service qui était au courant avant tout le monde. Qu'est-ce qui change alors ? Les effets spéciaux sont à jour et offre du spectaculaire, on n'en doute pas, mais dommage qu'ils soient réduits à des scènes où l'avion ou la voiture prise par les héros démarre pile au moment où la terre s'effondre, donnant lieu à une vraie partie de jeu vidéo où faut éviter les obstacles pour aller à la fin du niveau. Ca empreinte à tous les films de catastrophe existant, Volcano (ou le Pic de Dante), Poseidon, même Titanic un p'tit peu, et ça met au dernier plan ce qui aurait dû être au premier, les êtres humains, on est tellement ébloui par des effets spéciaux magnifiés par des ralentis super cool qu'on oublie que des gens crèvent atrocement, rien à battre !! C'est du vu et revu avec plus de fric, et son étalage de bons acteurs (et ils sont nombreux) ne fait que cache-misère pour un film qu'Emmerich a l'air d'avoir fait au moins 1000 fois ! Et en plus c'est super long, rendez-vous service et matez les vrais classique du film catastrophe, parce qu'il y en à plein et celui-là n'en fait pas partie !

Sanjuro (Tsubaki Sanjûrô)
½

Prequel de "Yojimbo", "Sanjuro" met toujours en scène le ronin sarcastique, débonaire mais foutrement balèze, qui fait équipe avec neuf hommes braves mais un peu trop naïfs pour renverser le pouvoir en place, encore une fois il joue les agents doubles mais avec moins d'ambition cette fois puisqu'il ne pense pas qu'à lui. C'est un plaisir de retrouver Toshiro Mifune dans le rôle de Sanjuro et Kurosawa à la réalisation toujours aussi soignée, avec ici moins de scènes en extérieur, on fait pleins de "voyage" entre les différentes maisons des personnages, mais ça n'étouffe en rien le souffle épique de cette production. Il y a un peu plus de bagarres mais cela reste très propre pas dans le sens édulcoré mais dans l'efficacité, chaque coup est d'une précision folle et est effectué pour tué. On a droit à notre bain de sang dans un court final mais magnifiquement interprété par Mifune et son adversaire joué avec plein d'assurance par Tatsuya Nakadai. Immanquable diptyque pour toute personnes aimant le cinema en général !!!

Yojimbo
Yojimbo(1961)
½

Film inspiré par les vieux western et qui a inspiré les western modernes, Yojimbo est plus qu'un film, c'est un héritage, l'histoire d'un ronin qui arrive dans un village déchiré par deux clans et qui s'amuse à changer de camps afin de faire s'affronter les deux parties....jusqu'à ce que cela se retourne contre lui. Maginifiquement filmé et ce dès le début du film avec la camera collé à Mifune et à sa démarche décontracte et pleine d'assurance, et cette maîtrise ne se dément jamais pendant tout le film, chaque plan, chaque scène est travaillée, le petit village devient un grand théatre, le centre du monde. L'interprétation est loin d'être en reste bien sûr, et comment ne pas citer le grand Toshiro Mifune qui écrase le film par sa simple présence, de simple gestes comme sa manie de machouiller, de marcher et de se battre, aussi efficacement que rapidement. Peu de scène de sabre mais une atmosphère qui prend aux tripes et une énergie qui ne retombe jamais même dans les scènes les moins bruyantes. Et enfin, la musique, véritable personnage du film qui accompagne même les mouvements des personnages, particulièrement Sanjuro, l'anti-héros du film. Un film maîtrisé et réussi en tout point qu'on redécouvre à chaque vision et dont on ne se lasse sûrement jamais, important, définitif, beau et hypnotique, et si je devais continuer, jamais je ne finirais !! Grand film !

Non si deve profanare il sonno dei morti (Let Sleeping Corpses Lie) (Don't Open the Window)

Pas le plus connu des films de zombie (quoique) mais sûrement l'un des plus correct voir un peu plus, un appareil scientifique utilisé pour l'agriculture réveille les morts et un couple improvisé se retrouve suspectés de meurtre satanique par les flics locaux qui se trouvent être plus cons les uns que les autres. Dans ce film là, tirer dans la tête ne sert pas à grand chose, ils meurent par le feu uniquement et en plus ils sont vachement balèze, c'est plutôt bien fait. Autre particularité, cela se passe en Angleterre, bien avant la série des "28...plus tard", le film a un petit problème de rythme au début, on n'a qu'un zombie à se farcir et l'enquête du policier persuadé que les deux sont coupables prend un peu la tête, mais après ça va beaucoup mieux, il y en a plus et on peut apprécier le carnage, parce que question gore, c'est pas trop mal et ça n'a pas de quoi envier le travail de Tom Savini. Je comprends l'accueil généralement bon de ce film qui est solidement réalisé, maquillage soigné et acteurs sympathique, et le chef de la police aussi est très bon en flic super borné !! Une très bonne alternative aux zombies de Romero !

Demons (Dèmoni)

Rien que le résumé de ce film donne envie, des personnes venues assister à la première d'un film dont ils ignorent tout se retrouvent attaqué par des démons qui ressemblent étrangement à ceux du film qu'ils sont venus voir ! Produit par Dario Argento et réalisé par Lamberto Bava, on voit même Michele Soavi dans un petit rôle bien qu'important à cause de son implication dans le sort des pauvres spectateur. C'est plutôt violent, limite cartoonesque par moment mais toujours généreux, maquillage et effets spéciaux réussis pour un film qui empreinte à la fois aux films de monstre, de zombie, survival et même de chanbara pour un court instant !! Du grand spectacle d'un bout à l'autre du film avec une fin un peu pessimiste mais à la hauteur du film qui est un vrai grand huit de l'horreur dégueu qui tâche !!

Wait Until Dark

Thriller vraiment efficace et minimaliste (la maison est presque l'unique décor) pour ce film qui rappelle "The Ladykillers" et "Panic Room". Trois voyous qui cherchent l'héroïne caché dans une poupée investissent une maison habitée par une femme aveugle et son mari. Pour trouver ce qu'ils cherchent sans faire de vague, ils vont jouer des rôles et leurer la résidente jusqu'à ce qu'ils trouve cette poupée. Mais c'est sans compter sur les autres moyens de perception de cette femme (et son inattendue complice) et la tâche va s'avérer plus difficile. Dans ce film survole deux acteurs, Audrey Hepburn magnifique en "nouvelle aveugle" on y croit tout le long du film et Alan Arkin, délicieusement dégueulasse en Mr Roat et un vrai as du déguisement, bien sûr Richard Crenna n'est pas en reste non plus. Les films huis clos de ce genre sont un exercice périlleux, il s'agit de tenir en haleine le spectateur avec peu de décors et de personnage, mais quand c'est bien fait alors là, c'est un vrai régal d'autant que "Wait Until Dark" dure presque deux heures et on ne s'ennuie pas une seule minute, et que dire de la fin, un grand moment de suspens. Un thriller à l'ancienne qui pourrait encore donner des leçon à certains film actuels, je vais pas faire le coup du "c'était mieux avant" mais en tout cas avec des films comme ça "c'était bien, avant" !!!

Lone Wolf and Cub - Sword of Vengeance (Kozure Ôkami: Kowokashi udekashi tsukamatsuru)

Itto Ogami le loup solitaire et son enfant, ici il s'agit du premier film de la saga celui qui n'est ni remonté, sans musique additionelle ni voix-off explicative de l'enfant, c'est "Lone Wolf and Cub" dans sa version d'origine, la vraie, la seule, l'unique !!! Evidemment c'est très différent du remontage pourtant efficace qu'est "Shogun Assassin", les origines du loup solitaire sont explorées et on sait davantage sur les raisons qui ont poussé ses maîtres à le trahir, il y a bien plus de dialogue et on sent bien plus la culture japonaise à travers le film. C'est toujours aussi violent en matière de découpage de membre et on ne va pas s'en plaindre, on savoure bien plus l'interprétation de Tomisaburo Wakayama car il y a plus de scènes "intimiste" dans lesquelles il n'est pas seulement une bête qui se venge. Bref, une véritable incursion dans le monde de "lone wolf and cub" qui s'avère riche, intéressant et fascinant, le prochain, vite !!!

Ip Man 2: Legend of the Grandmaster

Encore meilleur que le premier, dans ce nouveau chapitre Ip Man essaye tant bien que mal de faire marcher sa toute nouvelle école de style Wing Chun, et alors que le succès semble lui sourire, il apprend qu'il doit obtenir le droit d'enseigner en se battant contre d'autres maîtres mais aussi payer une sorte de taxe. En refusant de se soumettre, son école est sans arrêt attaquée, mais alors qu'il croyait que ses ennemis ne venait que de l'intérieur, le menace occidentale se matérialise par un chef de la police locale et un champion mondial de boxe anglaise qui ridiculise les chinois en les battant un par un. Ce film se situe dans la droite lignée du premier adoptant un traitement très proche de "La fureur de vaincre" de Bruce Lee avec un propos assez "nationaliste" qui traite de l'asservissement du peuple chinois puis sa fierté retrouvée grâce à des héros qui se dressent contre l'envahisseur étranger. Côté action c'est nickel, des combats toujours aussi lisible et le plaisir de voir Donnie Yen et Sammo Hung en grande forme, et une petite surprise à la fin qui nous présente le plus célèbre élève d'Ip Man, Bruce Lee, alors petit garçon arrogant qui veut apprendre à se battre pour écraser les autres. Mais à la fin on est triste de voir que Donnie Yen incarne ce personnage pour la dernière fois, puisqu'il a affirmé s'être lassé du rôle au point de ne pas revenir pour un troisième opus, on n'a plus qu'à se consoler avec le très prometteur "prequel" intitulé "Ip Man-the legend is born" racontant les débuts du Grand Maître avec toujours Sammo Hung et même Yuen Biao !! Ca va être dur d'attendre !

Don't Look Now
½

C'est le film qui a inspiré "Alice sweet Alice" et lorsqu'on voit la fin on comprend pourquoi. Tout comme le film que je vient de citer, "Don't look now" n'est pas vraiment un film d'horreur conventionnel, pas de gentils contre méchant etc etc...ici, un couple marié, après la mort accidentelle de leur fille, vivent à Venise et font face à l'étrange, d'abord les deux soeurs dont l'une est voyante, et une série de meurtre et de signes étranges qui vont fragiliser la santé mentale du mari et sa perception des choses (Donald Sutherland). Le film n'a pas vraiment grand chose de spectaculaire (si ce n'est la fameuse scène de sexe qui a fait du bruit à l'époque) et joue beaucoup sur les symboles, l'ambiance des rues de Venise et son traitement très puzzle. C'est aussi un film sur le deuil, et on peut même dire la vie d'un couple en deuil tellement le réal a l'air de s'attarder dessus, c'est pourquoi j'ai trouvé que le rythme en souffrait un peu. Thriller aux airs de surnaturel et parfois même de giallo, "Don't look now" est réputé pour son final avec la fameuse figure de la petite fille au manteau rouge vif, John Landis trouve la révélation du tueur plutôt comique, j'avoue que j'ai presque eu envie de me marrer lorsque la personne au manteau rouge se retourne. C'est un film à voir et qui a beaucoup de qualité mais personnellement je m'attendais à mieux !

Fish Tank
Fish Tank(2010)

Encore un film sur une adolescente perturbée on pourrait dire, pas trop bien dans sa peau, à qui il n'arrive que des merdes etc etc...on pourrait dire ça, mais seulement si on a pas vu le film. Mia, 15 ans, est plutôt seule, sa soeur est une petite peste et sa mère vit sa vie de son côté, seule la danse hip hop passionne Mia et ce qui est intéressant c'est que même si elle n'est pas particulièrement douée ni réellement talentueuse, elle se donne à fond car c'est la seule chose vraiment à elle. Dans cette vie plutôt tristounette vient le nouveau petit ami de la mère, Connor, et Mia va connaître tout ce qu'une fille de son âge va vivre, les premiers émois, sentiments et bien sûr déception amoureuse, le problème c'est qu'elle vit cela avec un adulte !! Le ton du film sonne très juste, grâce à Katie Jarvis évidemment dont l'authenticité brille au point d'aveugler le spectateur, elle a la fraîcheur d'une débutante et l'assurance d'une personne talentueuse et du coup elle vit carrément son personnage. Michael Fassbender est une fois de plus excellent dans cette fausse incarnation de l'idéal masculin pour cette fillette de 15 ans, puisqu'il s'avèrera être un vrai salopard au final. La durée du film n'est finalement pas un problème car on suit sans bailler le chemin tortueux de cette ado qui apprend la vie, parfois à ses dépends, mais dont la force de caractère ne la fait pas reculer. Et il ne faut pas oublier l'excellente bande-son avec Nas, Bobby Womack et Eric B & Rakim sur lesquels Mia danse comme si sa vie en dépendait et à ce propos, très bonne idée d'avoir choisi une novice en danse, y'a quelque chose de vraiment unique, on voit qu'elle est limitée mais ça rend le truc tellement plus touchant qu'une experte qui fait tout super bien ! Une fois habitué au fort accent j'ai plongé dans ce film et franchement, je suis pas déçu du voyage, bravo l'équipe !!

Shogun Assassin

Avant même d'avoir vu ce film, je l'avais déjà entendu, au début de la chanson "4th chamber" par Genius/GZA dans l'album "Liquid Swords", ça m'a fait tout drôle d'associer cette célèbre introduction au film que j'ai enfin pu voir, Shogun Assassin. Il s'agit ici d'une version remontée des deux premiers chapitre (d'une série comprenant 6 films au total !!!) par les américains, et bien qu'il puisse s'agir d'un procédé douteux (ceux là, quand ils foutront la paix aux oeuvres étrangères, ils auront bien grandi), on passe un super moment devant cette histoire de vengeance où le héros ou plutôt anti-héros et son petit garçon traversent ensemble une route peuplée d'ennemis venus tâter du sabre à leur risque et péril. Ca découpe, décapite, déchire, entaille à tout va avec des geysers de sang comme seuls les japonais savent faire et le tout est magnifié par la prestation pleine d'assurance et de charisme de Tomisaburo Wakayama, même le petit garçon a son importance, si bien qu'on ne peut les imaginer l'un sans l'autre. Il me tarde de voir les 6 films à part entière et me faire une idée encore plus juste de cette adaptation de manga, ce qui ne saurait tarder !!!!

L'uccello dalle piume di cristallo (The Bird With the Crystal Plumage)

Premier film de Dario Argento, je dirais aussi que c'est le moins violent graphiquement que j'ai vu, pareil pour la nudité, à ces niveaux là c'est plutôt chiche. Mais très franchement, quand on voit le résultat final.....on s'en fiche pas mal, l'histoire d'un écrivain qui se trouve être le témoin d'un meurtre puis la cible du tueur en question est passionnante. C'est filmé avec classe et l'atmosphère est très prenante avec des décors typiquement italien qui donnent toutes leurs saveurs aux gialli, et la musique suit (pour une fois,elle semble pas venir d'un vieux porno lol). On est scotché jusqu'au dénouement qui n'est pas si prévisible que ça grâce à un suspens plutôt bien ménagé, et puis y'a Tony Musante dans le premier rôle, lui que j'ai découvert bien des années plus tard dans la superbe série "Oz" en Peter Scibetta Sr. et aussi Suzy Kendall trop tôt disparue des écrans, elle est magnifique !!! Je regrette pas ma récente immersion dans les gialli, à chaque fois c'est un régal, malheur à celui qui me décevra !!!

Inferno
Inferno(1980)

Deuxième volet de la trilogie des Trois Mères, après l'excellent Suspiria et le paraît-il très mauvais Mother of Tears, Inferno est pour ma part très bon bien qu'inférieur au premier chapitre. Ce film en dévoile davantage sur les fameuses trois mères ainsi que l'auteur du livre où on en parle, l'histoire se tient un peu moins bien que Suspiria avec des allés et venus entre New York et Rome, mais il y a de la tension (comme la première scène dans l'eau) et le travail sur la lumière est toujours aussi soigné, cependant la musique est moins bonne que le travail de maître de Goblin pour Suspiria. Mais le final rattrape tout et est même bien meilleure que dans le précédent film où ça retombait un peu comme un soufflé, là c'est grandiose, spectaculaire avec de superbes effets pyrotechnique ! J'ai presque pas envie de mater Mother of Tears tellement j'ai été refroidi par les critiques mais on ne sait jamais, en tout cas on peut se jeter les yeux fermés sur celui-là !!!

The Driller Killer
½

D'habitude j'aime bien ce que fait Ferrara mais là c'est limite si je me suis pas fait chier, l'histoire d'un peintre qui devient dingue et tue des clodos dans un New York sale et poisseux c'est le genre de truc qui me donne envie illico pourtant. Au début du film on voit surtout un groupe de punk rock jouer en concert ou répéter dans l'appart du peintre joué par Ferrara lui-même, en même temps il subit la pression de son agent qui doit voir sa dernière oeuvre. Ferrara joue bien les dingues et n'en fait pas trop pourtant il a de quoi avec la tronche qu'il a. Le fait est que je ne suis jamais vraiment rentré dans ce film, les meurtres sont pas mal surtout celui qui se fait planter la perceuse dans le crâne mais ça paraît mineur et on dirait que l'intérêt du film est ailleurs, je sais pas trop, j'ai vu mieux de sa part ça c'est par contre c'est sûr !!!

Iron Man 2
Iron Man 2(2010)

Après le triomphe du premier voici qu'arrive l'inévitable suite avec les mêmes (enfin presque) plus les nouveaux. On retrouve RDJ, Paltrow et Favreau en Happy Hogan et s'ajoute à ça Rourke, Cheadle (qui "remplace" Howard), Rockwell et bien sûr Johansson et Jackson. Du beau monde dans un film qui traite cette fois de Stark qui est pressé par l'armée US à propos de son armure et la possibilité d'en faire un instrument militaire, son coeur artificiel qui lui avait sauvé la vie est sur le point de faire le contraire, et avec tout ça, un russe lui en veut à mort se se donne les moyens de lui pourrir la vie....ah et aussi, le SHIELD de Nick Fury le surveille de près.
Les points forts d'abord, un mieux au niveau de la musique qui était clairement un des défauts majeur du premier, même si encore une fois, on note l'absence de thème marquant pour Iron Man. On voit davantage Jackson dans son rôle de Nick Fury et ça fait plaisir, Johansson m'a agréablement surpris dans la peau de la Veuve Noire et j'en aurais même voulu plus, enfin, War Machine est là et ça fait mal !! Rourke est charismatique à souhait, mais le traitement de son perso je vais y revenir après ! Sans oublier RDJ toujours cool dans son rôle et le campe comme un pro ! Une suite ambitieuse qui joue la carte du "plus de ceci et cela" mais....

Mais, côté réalisation, Favreau marque le pas avec une mise en scène qui montrait déjà ses limites dans le premier, peu à l'aise dans les scènes d'action il n'y en a donc pas beaucoup et le tout est filmé sans génie. Favreau n'est pas tout à fait un "yes man" mais il n'est pas Sam Raimi sur les Spiderman non plus. Il devrait faire d'autres films avec de se jeter sur un troisième chapitre parce que sinon, ça ne pardonnera pas. L'action donc, les scènes se comptent sur les doigts d'une main et bien que spectaculaire, elles sont malheureusement trop courte, surtout l'affrontement War Machine/Whiplash/Iron Man qui s'avère très décevant tellement c'est minuscule. Le film entier semble pris entre deux feux et rien n'est trop développé et la fin semble même un p'tit peu précipité.

Le problème avec ce film, c'est qu'il ne prend pas de risque, certains l'ont surnommé "Iron Man 1.5" et je suis d'accord avec ça, tellement les deux films se ressemblent dans la forme ce qui fait penser que le film a été fait un peu vite et que la recherche est passée à la trappe quelque peu. On est en terrain connu mais trop connu et le capitale de sympathie dont cette franchise bénéficie pourrait bien baisser si Favreau continue sur cette lancée, comme je l'ai dit, il est limité et cela se voit encore plus dans cette suite là où le premier se "cachait" derrière l'effet de surprise.

Alors au travail s'il doit y avoir un troisième, et là je m'adresse à tous les films de super héros à venir....arrêtez d'expédier les affrontements final !!!!!! C'est un film qu'on veut voir pas une étoile filante, ça rime à quoi !! Enfin bref, un film calibré qui trouve déjà son public, mais un sort à la Spiderman 3 guette cette franchise.....attention......

The Losers
The Losers(2010)
½

"The Losers" est l'adaptation d'un comic book dont je ne sais absolument rien, mais le film que ça a donné est, sans être une réussite éclatante, un honnête et agréable film d'action décomplexé à l'ancienne et qui respire la bonne humeur. On voit que les acteurs passent du bon temps ensemble et le courant passe bien, Sylvain White (un pote de Matthieu Kassovitz !!!) a fait des progrès depuis "stomp the yard" et lui aussi s'amuse derrière sa caméra.
L'histoire d'un commando de la CIA trahit par leur supérieur, cherchent à se venger de celui qui les a doublé, aidé par Aisha (aux intentions pas claires), ils retourent aux USA alors que tout le monde les croit mort. On ne s'ennui jamais et on fait le tour du monde en peu de temps, de Nogales à Mumbai en passant par Miami et le méchant Max (Jason Patric qui cabotine joyeusement) est parfois à tomber de rire (lorsqu'il tue la femme qui lui tient son parapluie, parce qu'elle a failli le lâcher).
De l'action, des punchlines, des filles, des mecs à-qui-faut-pô-faire-chier, c'est un bon moyen de passer 1h40 pénard, seul regret, que White ne soit pas allé plus loin dans son délire, j'aurais mis une meilleure note ! Maintenant, reste à savoir si "The A Team" au sujet similaire fera mieux, aussi bien question critique que commercial, car malheureusement, The Losers n'a pas brillé sur ces tableaux-là, et c'est dommage, il en faut davantage des films comme ça !!

A Nightmare on Elm Street

Alors alors....par où commencer...pas besoin de présenter le film, puisqu'il s'agit du remake d'un film considéré non seulement comme un classique du genre horrifique mais qui présente un personnage iconique de ce genre, au même titre que le monstre de Frankenstein, le loup garou, et Michael Myers, rien que ça. Mais comme tout les films réussis (peu importe le genre), "a nigthmare on elm street" était aussi une étude de caractère qui se servait de son genre pour raconter une histoire, celle du conflit des générations, des secrets inavouables qui ne restent pas longtemps cachés et dont le poids des années alourdissent considérablement les conséquences. Et c'est l'un des meilleurs films traitant de légendes urbaines (avec aussi Candyman).

Est-ce que le remake est à la hauteur ? Non, et c'est facile de savoir pourquoi, le réalisateur Samuel Bayer est tombé dans TOUS les pièges qu'il fallait éviter ! Il a d'abord fait un copier coller de nombreuses scènes clés....mais en pire (freddy qui passe à travers le mur de la chambre de Nancy, la baignoire), il a rendu Freddy unidimensionnel, "simple" pédophile dans la vie et "simple" méchant à la voix caverneuse en monstre. Autre chose encore (parce que c'est pas fini), il a fait des scènes de cauchemars un simple gimmick où on voit Freddy foutre la trouille une fois et tue la seconde, réglé comme une horloge. Mais là où il a vraiment foiré, c'est d'avoir rendu les personnages inutiles et sans intérêts et dedans je compte Nancy, l'actrice Rooney Mara est très mal choisie, elle n'est pas unidimensionnelle, elle est juste rien du tout et inexpressive, l'immersion dans le film à travers ce personnage clé est donc totalement annihilée ! Ce que Bayer aurait dû faire, c'est de réaliser une vraie lecture de la jeunesse d'aujourd'hui et le rapport parents/enfants quitte à changer les personnages (et même le look de freddy pourquoi pas) en bref, faire tout ce qu'il fallait pour servir sa propre histoire tout en conservant la mythologie, c'est ce qu'on fait les meilleurs remake et c'est pourquoi ils se détachent complètement de l'original (comme l'a fait récemment "Bad Lieutenant"). Il a tout simplement manqué à Bayer d'avoir des couilles !!!!!

Jackie Earle Haley est un acteur qui a de la classe et qui mérite le respect, mais il a peu à faire avec un personnage sans relief et au maquillage qui change à chaque scène (réalisé en partie en CGI, ce qui n'est pas une mauvaise idée, mais pas exploitée comme il faut ici) . "A nightmare on elm street" version Platinum Dunes commet les mêmes erreurs que "Friday the 13th" nouvelle version, n'offrant que des copies opportunistes ni chair ni poisson avec aucune identité propre et donc, qui souffrent automatiquement de la comparaison avec les versions originales. Ce qui est triste dans l'histoire, c'est que les producteurs avancent sans sourciller que c'est pour faire découvrir aux nouvelles générations, comme si des jeunes ne pouvaient apprécier un film ancien aux effets spéciaux ancien et qu'il ne fallait qu'un lifting pour leur faire passer une copie délavée pour un chef d'?uvre. Plus qu'un film raté, c'est un produit qui sous-estime son public et le genre et s'en moque par la même occasion.

S'il y en a qui me lisent, ils se diront sûrement "mais pourquoi il encourage un systeme en allant voir ce remake" eh ben je suis pas si idiot, je n'ai pas payé pour voir ça ! Mais fallait que je me rende compte d'une chose, Platinum Dunes agit réellement comme des dealers de drogue, la première dose est gratuite et très bonne (Massacre à la tronçonneuse, réussi) et ensuite faut payer peu importe la qualité, souvent médiocre (tous les autres remake de la boîte). Je n'ai pas aimé ce film en tant que film, en tant que remake et même en tant que produit !

Tenebrae (Unsane)

Violent effort de Dario Argento, "Tenebre" est un de ces video nasties et le mérite plus que certains autres films de cette fameuse liste. Ecrit et réalisé par Argento après une expérience malheureuse avec un fan détraqué, ce film parle d'un écrivain dont le dernier livre "tenebre" inspire un tueur qui s'en prend à ceux qu'il pense comme corrompu (dont un couple de lesbienne, ce qui a fait scandale, regardez même le forum d'imdb !).
Un giallo qui respecte les règles d'Argento, une musique improbable (mais entraînante, un tueur ganté, des belles femmes), de très beaux effets de camera notamment lors du meurtre des deux femmes et en plus, il y a John Saxon alors futur papa sheriff dans "a nightmare on elm street". L'identité du tueur ne reste pas un mystère jusqu'à sa "capture" mais il y a quand même un petite surprise et bien sûr, les effets gores sont assez réussis et la scène du clebs qui poursuit cette pauvre nana est bien foutue.
C'est assez bon dans l'ensemble, même si je l'ai regardé en étant assez fatigué, je n'ai jamais décroché !

Lat sau san taam (Hard-Boiled)
½

Un sommet du film d'action (et pas seulement hong kongais), "Hard Boiled" est tout ce qu'un film du genre devrait être et même plus. Encore une fois, Chow Yun Fat et John Woo font équipe pour notre bonheur et ça se voit, c'est généreux sur tout les points, on est gâté dès le début par un formidable gunfight dans un salon de thé, action lisible, chorégraphie remarquable, le tout est largement à la hauteur. Avec en plus, Tony Leung qui joue le flic infiltré comme il le fera plus tard dans le désormais classique "Infernal Affairs". Et que dire du final dans un hôpital, c'est presque une demi-heure d'action ininterrompue qui débande jamais et termine dans une explosion qui bouffe celle de "The dark knight". C'était le dernier film hong kongais de John Woo qui est ensuite allé en Amérique mais comme chacun sait, là bas, les étrangers sont toujours considérés comme des étrangers et on leur laisse jamais faire le film qu'ils veulent, sauf peut-être pour "Face/off", mais ces films mineurs dans la carrière de Woo ne peuvent pas éclipser des monuments comme ce film !

Reazione a catena (A Bay of Blood) (Twitch of the Death Nerve)
½

Connu pour avoir inspiré "Friday the 13th", mais c'est en partie vraie, le décor c'est vrai mais aussi et surtout le fameux empalement de deux corps à la fois, sinon c'est loin mais alors très loin de la saga initiée par Cunnigham. Le point de départ du film est le meurtre maquillé en suicide d'une vieille friquée suivi du meurtre de....son meurtrier. Et après ça, les meurtres s'enchaînent jusqu'au pourquoi du comment de tout ce carnage, et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est à la fois "tordu" et "tout ça pour ça", une histoire d'héritage presque sans queue ni tête digne d'une intrigue de téléfilm et le rythme se perd dans des flashbacks pas toujours bien amené. Pourquoi une note pareil alors ? Parce qu'artistiquement c'est réussi, Bava sait manier une caméra et le maquilleur a fait un bon boulot pour les scènes de tuerie et les cadavres et enfin, parce que j'ai jamais rarement vu une fin aussi débile/inattendue/complètement conne/involontairement drôle/grand n'importe quoi de toute ma vie, rien que pour ça, le film vaut le coup....et puis il n'est pas long alors il vous faudra pas longtemps avant de vous gratter la tête devant une fin pareille !!!!!!

A Better Tomorrow III: Love and Death in Saigon

Si on met de côté les différends entre Hark et Woo et qu'on choisisse d'apprécier ce film à sa juste valeure, on ne peut être que satisfait du résultat au regard de cette prequelle. Situé pendant la guerre du Vietnam et au Vietnam, nous retrouvons le personnage de Mark un peu avant qu'il ne devienne le dur et balèze du premier opus, et aussi de nouveaux persos comme Man son cousin, le père de Man (un plaisir de voir Shih Kien et la belle Kit (comme le perso des deux premiers, interprété par la trop tôt disparue Anita Mui). On a droit à un intéressant triangle amoureux ou plutôt un carré amoureux puisque le premier grand amour de Kit refait surface, et il n'est pas traité de manière facile genre ceux qui sont éconduits deviennent direct des traitres et est un bon élément de l'intrigue. En toile de fond on a évidemment la guerre du Vietnam vécu d'un autre côté que celui des américains (pour changer !!) et les conséquences qu'elle a pu avoir sur sa population (composé aussi de chinois, d'ailleurs Hark y est né aussi). Mais le film n'oublie pas ce qui fait son sel, les affaires entre flics corrompus, hommes d'affaire mal intentionné et les gunfights et autre règlement de compte qui vont avec ! Même si on se dit que Woo n'aurait pas été de trop, c'est très bien filmé et bien joué, mention spéciale au trio vedette Leung, Chow et Mui qu'on ne quitte pas une seconde lorsqu'ils sont à l'écran ! En somme, un film qui vaut mieux que sa réputation, en dépit du chao qui lui a précédé !

The Human Centipede (First Sequence)

"The human centipede" fait parti de ces films dont on entend tellement parler qu'on a l'impression d'avoir déjà tout vu, surtout à cause de son sujet peu conventionnel qui peut soit passer pour racoleur, novateur ou commercial. Dans ce cas présent, c'est un petit peu les trois, un docteur passablement dingue, a pour projet de créer un mille-patte humain en reliant trois personnes par la bouche et le cul (rien qu'ça !!). Deux touristes américaine qui font le tour de l'Europe tombent en panne en pleine cambrousse allemande, et après avoir croisé le chemin d'un obsédé sexuel, elles échouent chez le docteur en question, une sorte de version plus émaciée de Lance Henriksen dans sa grande, luxueuse et froide maison. Prise au piège, elles ne feront bientôt plus qu'un avec un japonais. La qualité de ce film est aussi son défaut, un sujet dingue et du coup, l'impression que Tom Six, le réalisateur, se repose dessus. Il n'y a pas vraiment de tensions et ça ne fait pas peur non plus, on a juste parfois les yeux grands ouvert à cause de certaines situations (comme quand le japonais, à la tête du "mille patte" chie littéralement dans la bouche de la fille derrière lui et ainsi de suite). Un film pour les curieux, pour ceux qui veulent dire "moi j'l'ai vu" et les fans de trucs bien déviants, mais ne vous attendez pas à une expérience unique ou autre, même si en ce qui me concerne je suis curieux de voir ce que "Full Sequence" va donner.

A Better Tomorrow II

Aussi bon que le premier volet, mais avec un peu plus de drame, rattrapé par une fin de malade avec une des meilleures fusillades jamais filmées. Juste quand je me disais que le personnage de "Mark" interprété par Chow Yun Fat me manquait, voilà qu'arrive Ken, le frère jumeau donc, toujours interprété par Chow Yun Fat ! Cette fois, les deux frères sont réconciliés mais ils mettent tous les deux leurs vies en danger lorsqu'ils s'infiltrent dans le milieu pour arrêter un Ko, un dangereux patron qui opère dans l'ombre pour piéger ses adversaires. Ce film marque la dernière collaboration sur la saga de Tsui Hark et John Woo, à cause de différends créatifs, ils se sépareront sur le 3ème qui réalisera Hark, tands que Woo fera "Bullet in the head" au sujet voisin. En tout cas c'est dommage parce qu'à eux deux, ils nous ont offert un grand moment avec ces deux premiers volet où brillent Lung, Cheung et bien sûr le monstre qu'est Chow Yun Fat, il est à John Woo ce que Kurt Russell est à John Carpenter, ce que Toshiro Mifune est à Kurosawa, tout simplement !

A Better Tomorrow

Incroyable film de John Woo, avec ce seminal film de gangsters il lancera une série de film qui feront sa renommée internationale, ici il est question de deux frères se situant chacun d'un côté de la loi et qui feront malgré tout équipe pour arrêter le nouveau patron ! C'est un vrai plaisir de voir des mecs comme Ti Lung (de l'époque glorieuse Shaw Brothers) ainsi que Chow Yun Fat dans un second rôle mais déjà une putain de présence à l'écran ainsi que le regretté et tellement doué Leslie Cheung. Virtuose de la caméra, John Woo est aussi à l'aise dans les scènes intimiste et montre avec justesse les conflits familiaux (comprenez bien famille et "famille") que dans les gunfights avec ses fameux ralentis et le flingue dans chaque main !!! Stylé, violent, profond, émouvant et un véritable coup de poing dans le ventre du spectateur, "A better Tomorrow" doit être vu, c'est obligatoire !!!!

Sorority Row
Sorority Row(2009)

Pas le pire slasher que j'ai vu, remake d'un film des années 80 que personne n'a vu (j'exagère, mais c'est vrai que c'est pas le plus connu) où une bande de nanas d'une sororité faisait une farce à leur marraine qui a tourné au drame, le piège se retourne contre elle lorsqu'elle sont tuées une par une ! Ici le personnage de la marraine n'est plus au centre de l'intrigue (incarnée pourtant par Carrie Fisher) car cette fois la farce tourne autour d'une "soeur" tuée par un mec qui était persuadé qu'elle était déjà morte (elle faisait semblant pour se foutre de lui). Evidemment, après c'est la même chose que dans l'original à peu de choses près, mais c'est quand même tiré par les cheveux, c'est une chose de se démarquer de l'original, mais s'en est une autre d'être un minimum cohérent même dans un slasher (genre ô combien sous-estimé). Mais ça rempli son contrat si on peut dire et y'a une jolie galerie de nanas calibrée pour faire bander un minimum la jeune gente masculine avec son casting de jeune première. Mais comme je l'ai dit au début, y'a pire, vraiment !

Suspiria
Suspiria(1977)
½

Plastiquement brillant !!! Un film de toute beauté, chaque parcelle de ce film est une réussite telle qu'il suffit d'enlever un seul élément pour que le film soit différent (et donc inférieur). Des décors à la photo, en passant par la réalisation et la musique de Goblin, tout est léché comme rarement et font de ce film un petit monument de suspense et d'intensité basé pourtant sur une histoire des plus simplistes. Une jeune américaine entre dans une école d'art en Allemagne mais à peine arrivée que deux meurtres touchant deux pensionnaires ont déjà lieu et il en viendra d'autres. Je ne suis pas toujours fan du surnaturel dans l'horreur mais quand c'est bien fait quel pied !! Et c'est justement le cas ici ! Un eul mini bémole, la grande sorcière de l'histoire se fait avoir un peu trop facilement et si j'étais pas émerveillé par la virtuosité de l'ensemble, je me serais dit un gros "bordel, tout ça pour ça" et j'aurais mis une moins bonne note, mais bon, c'est tellement que je m'en fout presque !!! Du grand art !

Nowhere Boy
Nowhere Boy(2010)

Pas besoin de présenter le Nowhere Boy en question puisqu'il s'agit de John Lennon figure iconique de la scène rock mort assassiné en 1980. Mais ce n'est pas ce qu'il est devenu qui nous intéresse dans ce film, mais plutôt ce qu'il était, un jeune homme tiraillé entre deux figures maternelles et dont la musique va changer sa vie, et ses rencontres, notamment Paul McCartney et George Harrison.
Certains se sont plaint du manque de ressemblance avec le vrai Lennon ou le vrai McCartney (bizarrement, ça n'a dérangé personne pour Harrison), mais je trouve que c'est mieux ainsi, cela permet aux acteurs de les incarner véritablement au lieu de les singer comme dans un vulgaire concours de sosie. C'est ce qu'avait fait Joaquin Phoenix pour Johnny Cash par exemple. Et à ce niveau, les deux jeunes s'en tirent très bien, carrément dans la peau de ces deux futures star ils donnent vies aux ados d'alors qu'étaient Lennon et McCartney. Mais côté prestation, on doit aussi parler de Kristin Scott Thomas toujours excellent et bien sûr Anne-Marie Duff, touchante jusqu'à la fin (et quelle fin !!!).
Le film se laisse regarder sans bailler et il est porté par une très bonne B.O rock où l'on retrouve bien sûr Elvis (que Lennon vénérait) et aussi Big Mama Thornton la véritable interprète de "Hound Dog". Et en plus les acteurs chantent eux mêmes, ce qui rajoute à l'authenticité. Une histoire de famille, de jeunesse, d'apprentissage et de pardon, "Nowhere Boy" se pose comme une réussite dans ces domaines et mérite le coup d'oeil !

Dao (The Blade)
½

Remake du célèbre One Armed Swordsman incarné par Wang Yu et aussi David Chiang réalisés par Chang Cheh, cette version de Tsui Hark reprend les grandes lignes du premier volet avec Yu (le fils adoptif du maître se fait couper le bras, le sabre découpé de son père, le livre où il apprend sa nouvelle technique) mais aussi un p'tit élément de la version avec Chiang (après son bras coupé, le héros se cache et officie comme serveur dans un resto). Mais Hark y ajoute une certaine atmosphère qui rend ce film plus sombre avec quasiment aucun second degré (ce qui était le cas, volontaire ou pas, des deux premiers films) et contrairement aux originaux, Hark retire tout machisme ou homosexualité latente. En revanche, l'intrigue est plus confuse et on se retrouve avec tout un tas de personnages plus ou moins utile ainsi que des combats très (parfois trop) tournoyant. Chiu Man Cheuk colle à son perso mais je préfère malgré tout le Fang Gang de Wang Yu (pour moi, il est aussi devant David Chiang). Néanmoins, il ne s'agit pas d'un remake qui tourne à vide et Hark apporte sa pierre à l'édifice d'une saga référence que j'aime beaucoup !!!

I Love You Phillip Morris
½

Quand "Catch me if you can" rencontre "Brokeback Mountain" avec Jim Carrey dedans et produit par Luc Besson cela donne "I love you Phillip Morris", l'histoire vraie et totalement dingue d'un homme compliqué et dont la vie entière est d'être quelqun d'autre. Aux yeux de sa femme et de sa fille d'abord, à qui il cache son homosexualité, et à ses deux mecs d'abord Jimmy et ensuite ledit Phillip Morris, à qui il fait croire qu'il est avocat etc etc....Le film oscille entre sérieux et second degré, traités avec légereté et/ou distance, surtout quand Steven joué par Carrey s'évade et revient toujours en prison, y'en a que ça a décontenancé mais j'ai bien aimé le traitement avec humour, et les passages sérieux passent bien.
Jim Carrey est à fond dans son rôle et McGregor est incroyable en naïf petit ami, Leslie Mann est également présente mais j'aurais aimé la voir un peu plus, encore un exemple de casting à l'unisson autour d'un projet maudit car fini depuis près de 3-4 ans et toujours pas sorti aux USA !!!! C'est dommage parce que Carrey se défonce (sans jeu de mot lol) dans ce rôle et le voir essayer des trucs différents, ça a de quoi être salué, pareil pour Ewan McGregor. De la bonne humeur, une mise en scène créative et lumineuse, des acteurs dévoués, de l'arnaque et des scènes gay graphiques font de ce film un drôle de truc, mais un truc marrant et même émouvant par moment ! Mais je me demande vraiment comment Besson s'est retrouvé mêlé à ce projet !!!!! Comme quoi !

14 Blades
14 Blades(2014)

Un film avec Donnie Yen dedans suffit pour me donner envie, même si je ne sais rien du film, et encore une fois, je ne regrette pas d'y être allé à l'aveuglette ! Film d'époque, 14 blades parle d'un agent de la cour impériale considéré comme un traitre après avoir échoué sa dernière mission et se retrouve au centre d'un complot visant à faire un coup d'état. C'est épique, mais on a l'habitude avec ce genre de production, même quand c'est foiré on sent toujours le gigantisme à travers le film, heureusement ici c'est réussi. Magnifié par des paysages magnifique, la réalisation est lisible (béni soit les réals qui font pas chier avec la caméra qui tremble) aussi bien dans les scènes d'actions que dans les autres. Les effets spéciaux sont de bonnes factures, sans être exceptionnelles ni vraiment ratés, sauf un p'tit peu les plan filmé de loin où l'image de synthèse se fait un peu trop sentir. Du côté comédien on est gâté, mis à part Donnie Yen on a droit à Sammo Hung, la superbe Wei Zhao et même Kuan Tai Chen le célèbre "frère Ma" du dyptique de Chang Cheh. Correctement chorégraphié, les combats gagnent avec la classe des acteurs et finissent de faire de ce film un grand spectacle !! Un bon cru !

Metropia
Metropia(2010)

Film d'animation utilisant une technique bien spécifique à partir de vraie personnes, paysage à dominante grise et froide pour montrer une europe d'un futur proche réorganisé par un système de métro qui couvre presque tout le continent. Et dans tout ça, Roger, malheureux dans sa vie monotone qui se retrouve au centre d'un complot, pratique pour cet homme qui se méfie de tout. Paranoïa, shampooing, perte de confiance en soi et aux autres, trahison sont au service d'un film plus que sympathique, atmosphérique et claustrophobique sur une humanité toujours avide de contrôle sans trop savoir quoi en faire, mais peu importe, cela signifie le pouvoir. On n'est jamais décontenancé par l'animation en apparence lente et les personnages sont plus vivants que jamais, même s'ils expriment tous une certaine non-nonchalance par rapport à leurs vies respective. Un truc super réaliste, c'est la tronche que tous ces gens tirent lorsqu'ils sont dans le métro, une tête d'enterrement, vu l'endroit c'est compréhensible, alors une Europe entièrement metro-isé, pas étonnant qu'ils le soient en permanence. Une vraie curiosité doublé d'un bon p'tit film d'anticipation, j'ai pas du tout perdu mon temps !!

Cherry Falls
Cherry Falls(2000)

Slasher déjà vieux de 10 ans avec la regrettée Brittany Murphy aux joues bien rondes, c'est plutôt sympa avec une histoire somme toute basique mais, pas tant que ça. Un tueur s'attaque principalement aux lycéens du patelin Cherry Falls, ce qui aura des conséquences inattendues sur la jeune population de cette petite ville. En effet, pour disparaître du radar du tueur, une fête orgiaque est organisée afin qu'ils perdent tous leur virginité en une soirée. Une histoire a priori prévisible mais qui réserve une surprise assez marrante, et prise avec autant d'humour par des jeunes dans le film (un des mecs aimerait que le prochain tueur s'en prenne aux filles qui n'ont jamais fait de pipe !!!). Dommage que le tout soit emballé comme un mauvais téléfilm et que l'enquête menée par Murphy ou son sheriff de père soit expédiée, de même que la révélation du tueur, balancée comme si y'avait rien d'autre à foutre. Parce que ce slasher se regarde facilement et en plus on a le grand Michael Biehn !! A voir, ne serait-ce que pour contempler une Brittany Murphy encore "innocente", bien avant que ses démons intérieurs ne nous l'enlèvent pour toujours !

Kick-Ass
Kick-Ass(2010)

Enfin sorti et enfin vu ! Ce film a d'abord été un cauchemard pour Matthew Vaughn qui n'a pas trouvé tout de suite de distributeur, heureusement Liongates (merci pour ce coup là, sinon c'est des vrais rats). Adapté de la bd de Millar et Romita, Kick-Ass parle de Dave Lizewski un mec ordinaire qui décide d'être un super héros comme dans ces bd favorites. En parallèle, un ex-flic et sa fille s'emploient à détruire l'empire criminel de Frank D'Amico eux aussi à l'aide de déguisement sous le nom de Big Daddy et Hit Girl, seulement voilà, un Red Mist aux intentions obscures se joint à la fête costumée !
D'abord c'est très drôle, violent par moment et tous les acteurs semblent s'éclater, on parle beaucoup (à juste titre) de l'excellente prestation de Cage et de Moretz, mais il y a aussi Mark Strong (futur Sinestro) parfait en boss plus grand que nature. Ils éclipserait presque un Aaron Johnson en Kick-Ass qui (comme dirait Bid Daddy) ferait mieux de s'appeler Ass-Kicked tellement il se prend des raclées au lieu d'en donner. Je suis juste un peu déçu que son look ne colle pas à la bd (blond dedans, brun dans le film), ça nous aurait changé du look quasiment standard des jeunes héros qui grouillent au cinema et on ferait moins la comparaison, parce que franchement ce sont deux oeuvres différentes.
Les scènes d'actions sont réussies mais j'avoue avoir plus tremblé devant Kick-Ass se prenant des coups que de voir Hit Girl en donner, même si j'adore cette gamine, on y croit à cette petite terreure qui n'a peur de (presque) rien et Chloe Moretz l'incarne à merveille avec juste ce qu'il faut de vulnérabilité et de force. Et que dire de Cage, plus Batman que Batman lui-même, c'est un fan de comics et ça se voit il est à 200% dedans, sans parler de son alchimie avec Moretz.
Le film perd un peu en rythme après un début qui part en trombe et on pourrait s'attendre à un peu plus d'action mais cette période de flottement est rattrapée par un bon final et la perspective d'une suite qui s'annonce pas mal du tout, grâce à un Christopher Mintz Plasse qui trouve enfin un rôle à jouer dans l'entreprise familiale après avoir officié en Red Mist sorti d'un batman de Schumacher et qu'il prouve qu'il a autre chose à offrir que McLovin ! Et plus personnellement, la critique de Libération ou j'sais plus quel canard qui n'a rien pigé à ce film, VA TE FAIRE ENCULER !!

Judgment Night

Filmé par le réalisateur de Predator 2, Judgment Night parle d'une bande de potes qui font un détour pour aller plus vite à leur match de boxe, mais ils sont témoins d'un règlement de compte et deviennent les nouvelles cibles des tueurs ! Avec ce genre d'histoire, voilà un film comme je les aiment, sorte de survival urbain faisant penser à des films comme "The Warriors", perdu dans un ghetto labyrinthique, chacun des 4 personnages se révèlent face au danger tout en essayant de survivre. Que du beau monde du côté des gentils avec E. Estevez, J. Piven (qui a l'air d'un vieux même en 93 !!), C. Gooding Jr (un peu énervant avec ses yeux grands ouvert en permanence) et un S. Dorff encore jeunot ! Du côté des méchants, des têtes connues comme Peter Greene alors incontournable comme connards des années 90, et surtout Denis Leary, acteur vachement sous-estimé avec un charisme de dingue ! On s'ennui pas une seconde, et comme je le disais, ce film a été fait par le réal de Predator 2 et ça se voit, ça s'entend même, par moment la musique fait penser à la célèbre franchise. C'est peut être prévisible, caricatural, bête et méchant, bref tout ce qu'on veut, mais on s'en fout, c'est un film comme on n'en fait plus alors on va pas se gêner !!

Bucktown, USA

Après avoir nettoyé la ville de Bucktown avec ses potes en virant des flics ripoux blancs, Duke voit les choses empirer avec ses propres amis qui deviennent flics pour contrôler la ville (et surtout la racketter). Un petit message d'égalité qui nous rappelle qui tout le monde devient pourri face au fric, le tout emballé dans un blaxploitation marrant, avec ce qu'il faut de découpage foiré (dans certaines scènes de combat), de mauvais jeu d'acteurs (Williamson en tête, mais il a une putain de présence) et surtout Pam Grier (ou plutôt Grrrrrr !! lol). Avec en prime, un Carl Weathers pré-Rocky !! Un film qui vaut mieux que ces soi-disant hommages aux films des années 70 qu'on nous sert à longueur de temps !!

Dead Set (MINI-SERIES)

Vu depuis un moment, mais il vient à peine d'être ajouté au site, bien que ce soit une série, ça vaut 1000 fois plus de la moitié de la production zombie au cinéma ! Venant d'Angleterre, c'est un peu normal, ce pays nous a donné les deux "28...plus tard". Une chaine de télé qui passe Big Brother est au centre de l'intrigue, plus précisément ses participants et l'équipe technique de l'émission, même si le fléau touche le pays entier. Les maquillages sont très réussis et c'est plutôt gore, ça va loin pour une série télé, seul reproche, la caméra qui tremble, si je choppe l'abruti qui a décrété que c'est un style à imitier, je le flingue. A chaque attaque de zombie, la scène est presque gâché par la réalisation et la caméra qui vire à droite et à gauche à la vitesse de la lumière, si on est cardiaque ou si on vient de bouffer, mieux vaut ne pas regarder !! Mais les personnages sont bien développés pour une histoire relativement courte et le producteur est excellent comme salopard surtout que l'équipe technique est joué....par la vraie équipe de l'émission. Si vous aimez la récente (et la meilleure) salve de film de zombie ce sera pareil pour "Dead Set", il ne lui manque rien, on aurait même aimé que ça continue encore !!!

20-seiki shônen: Saishû-shô - Bokura no hata (20th Century Boys 3: Redemption)

Dernier opus de la trilogie "20 century boys", ce film contient les qualités du 2ème mais aussi les défauts du premier, on retrouve quelques fautes de goûts niveau réalisation (ça fait amateur parfois) et direction artistique (les gardes de Tomodachi ont l'air de sortir de "V"). Il est vrai que mon jugement sur le film puisse être révisé parce que je n'ai vraiment pas été aidé par une traduction des sous-titres très (très, très) approximative, mais certains défauts sont surtout lié au film lui-même. L'effet principal, à savoir qui est enfin Tomodachi, ne procure pas le frisson escompté, la faute à un montage pas bien dosé et les changements (conséquents paraît-le) par rapport au manga doivent y être pour quelque chose. Mais, bien qu'il soit long, je n'ai pas trouvé le film lourd et c'est assez plaisant à regarder, j'avoue quand même que je m'attendais à bien mieux, surtout après un deuxième épisode qui avait su placer la barre bien plus haut que le premier....mais c'est pas la première fois qu'on voit un 3ème chapitre relativement décevant dans une trilogie pas vrai ?!

The Collector
½

Film très efficace, "The collector" raconte l'histoire un homme qui part cambrioler la maison de son employeur pour payer la dette que sa femme doit à un requin. Manque de bol, la maison ainsi que la famille qui y habite est à la merci d'un tueur sadique et masqué. Les pièges dans la maison sont une sorte de croisement improbable entre "Home Alone" et "Saw", et quand on est un peu regardant, on se demande comment un seul mec peut installer tout ça de piège (la plupart sont élaborés) à la vitesse du son. Mais ce serait gâcher son plaisir parce qu'on ne peut pas nié le savoir faire apporté au métrage, intensité maîtrisé (on flippe assez !), tueur charismatique (ses râclements à la Predator en font un vrai animal fou) et très bonne bande-son en font un film à la hauteur et de très bonne facture. Je peux dire que j'ai été agréablement surpris, et le dénouement du film joue en sa faveur et ne nous laisse pas souffler jusqu'à la dernièrement minute (littéralement), domma que Marcus Dunstan perde son temps et son talent avec cette franchise mourante qu'est devenue "Saw", y'a vraiment du potentiel !!!!!

The Manson Family
½

Film plutôt dur mais vu le sujet ça ne pouvait pas être autrement, Charles Manson et sa "famille", une histoire qui a pratiquement crée un genre à lui tout seul dans le cinema (des films comme "I drink your blood" par exemple). Là encore, on peut voir qu'un groupe composé de personnes qui partage un idéal se change en autre chose, ce qui était au départ des jeunes qui s'éclataient ensemble devient une bande de tarés sous influences et robotisés à la solde d'un megalo. C'est très cru, à la fois façon documentaire avec image pleine de grain pour capter l'effet années 70 et avec des acteurs complètement dévoué à la cause d'un film qui a mis du temps (plusieurs années) à voir le jour. Seul problème, le gang de jeune qui s'en prennent au journaliste, j'ai trouvé ça débile et inutile, mais le souci du détail, le réalisme des scènes (l'un des acteurs a réellement fait un cuni à une actrice lors de l'orgie autour du feu) et la qualité de l'interprétation (pas tous, mais pas mal d'entre eux) font de ce film une vraie curiosité. Parmi tous les films et docu sur cette histoire, celle là mérite le coup d'oeil !

Cannibal Ferox
½

Véritable clone du film de Ruggero Deodato, Cannibal Ferox montre des étudiants parti en expédition en Amérique du Sud pour que l'un d'entre eux vérifie la théorie selon laquelle certains peuples sont cannibals. Chemin faisant, ils rencontre Mike et son ami Joe (deux trafiquants !) blessé et épuisé qui affirment avoir fuit un village cannibal et on failli y passer aussi. Si vous trouvez que ça ressemble à Cannibal Holocaust, c'est normal, et même si on peut trouver que c'est un plagiat éhonté (animaux tués réellement, look des indigènes et histoire similaire), ce film a le mérite de véhiculer le même message, à savoir que les véritables monstres ne sont pas ceux qu'on croit. En effet, tout comme le Deodato, les vrais méchants sont ceux qui sont venus faire chier les villageois chez eux, ces mêmes villageois ne font que répondre, ils ne sont pas fondamentalement dégueulasse et sadique. En tout cas c'est pas mauvais à regarder, c'est parfois bien crade à souhait (et c'est tant mieux) et c'est loin d'être chiant, les effets gores sont réussi et on s'y croirait. Les comédiens surjouent à mort mais on s'en fout, sans sous estimer le genre je dirais que c'est même nécessaire. Un film peut être surestimé (banni dans un tas de pays bla bla bla !!) mais quand on aime le genre, ce serait bête de s'en priver !

Red Riding: 1974
½

Très intéressant téléfilm sur les meurtre du Yorkshire Ripper, même si ces meurtres sont en arrière plan, préférant se concentrer sur les personnages qui couvrent l'affaire, policier, journaliste, hommes d'affaire. Il faut avouer qu'au début c'est un peu lent, même un petit peu confus et y'a cette impression qu'il y sans arrêt un nuage de fumée entre la caméra et les acteurs. Comme je le disais, dans ce chapitre-là les meurtres sont secondaires et on voit davantage l'aspect politique autour, ceux qui en profitent, ceux qui cherchent la vérité (au risque d'avoir des bâtons dans les roues), et ça ne se montre pas tendre envers des flics à la solde d'hommes influents (ils servent d'homme de main) et des journaliste qui regarde de l'autre côté après avoir été arrosé généreusement. Et le jeune journaliste idéaliste qui cherche tant bien que mal à bien faire son boulot, on peut dire qu'il prend de sacré coup, aussi bien physique que psychologique, la fin montre à quel point il était jusqu'au boutiste. C'est très minutieux, on sent le travail réalisé pour en faire un film documenté et soigné, on se croirait réellement dans les années 70 et les acteurs (tous de haute volée, super Sean Bean d'ailleurs) sont parfait. Dommage que le début soi un peu mou, sinon j'aurais mis plus !!

Memories of Murder

Sacré thriller sur l'histoire vraie du premier cas de tueur en série en Corée en l'espace de 5 ans et le temps de faire 10 victimes, malheureusement, le tueur n'a jamais été arrêté. Le film est fidèle aux faits au point de filmer les crimes dans les lieux mêmes où ils sont se produits réellement, ce souci du détail se retrouve également dans la façon dont les victimes ont été traitées (la culotte sur la tête, les morceaux de pêches dans la partie vaginale, tout le modus operandi). Avec ça, nous suivons l'enquête menée par deux flics très différents l'un de l'autre, un qui cherche la solution de facilité (à grand renfort de coups) et l'autre, un véritable cérébral consciencieux, mais les épreuves et le déroulement de l'enquête vont faire que leurs méthodes ne seront plus si différentes. Très frustrant évidemment de ne pas connaître l'identité du tueur et c'est en cela que le film est une réussite, car il nous fait vivre le calvaire que subissent les deux flics, désarmés et impuissant devant un tueur méticuleux qui ne laisse aucun indice derrière lui.
La réalisation est soignée et sans artifice, elle crée un vraie tension lors de certains meurtres (surtout le dernier) et est au service de son récit, et le jeu d'acteur suit parfaitement avec en tête les deux policiers (Song et Kim) ainsi que celui qui joue le principal suspect, gueule d'ange qui cache peut être ou peut être pas un terrible secret, mais lui seul le sait. Encore un bijou venu de Corée et cette fois tiré d'un fait réel ce qui le rend encore plus flippant, très réussi !!

Don McKay
Don McKay(2010)
½

Drôle de film, vraiment, à la fin je savais pas trop ce que j'avais vu, ça commence comme un thriller et ça vire à la comédie noire mal dosée avec des révélations trop vite tombées à plat (et faut voir les genre de révélations, c'est tordu !!). Un concierge de lycée reçoit une lettre d'une ancienne petite amie et retourne la voir dans la ville où il a grandit et où il a vécu un drame. Alors au début ça fonctionne assez bien, on sent que la femme jouée par Elisabeth Shue (elle joue bien les folles dedans) cache quelque chose, parce qu'elle n'a pas fait revenir Don McKay par hasard (excellent T. H. Church). Un film que j'ai trouvé hésitant, comme je l'ai dit au début ça passe d'un genre à un autre sans jamais s'affirmer nulle part et pourtant les acteurs dedans sont pas mauvais du tout, heureusement ce n'est pas trop long alors on se fait pas chier, mais c'est clair qu'on se gratte la tête à la fin !!! A voir si on est curieux, comme je l'ai été sur ce coup !

The Wave
The Wave(2011)

Un prof a une semaine pour faire un cours sur l'autocratie et la réflexion sur la question va le mener, lui et ses élèves, jusqu'au point de non retour. Que l'histoire se passe en Allemagne est une idée astucieuse (c'est un remake d'un téléfilm US, The Wave, de 1981), un pays qui doit, encore aujourd'hui, gérer son passé de la 2ème guerre mondiale s'interroge sur la possibilité ou l'impossibilité de voir le passé se renouveler. Le genre de réponses que les élèves ont donné peuvent se retrouver dans n'importe quel pays, "non, on a retenu la leçon", "c'est impossible de nos jours", et pourtant on voit ça tous les jours et partout, les gangs les plus dangereux de la planète n'ont-ils pas d'abord été crée pour des intentions nobles (se protéger les uns des autres) avant de muer en autre chose.

C'est ce qui se passe dans la classe du professeur de "Die Welle", en utilisant une approche "jeu de rôle", il va crée au sein de sa classe un groupuscule d'abord pédagogique en une véritable jeunesse hitlérienne en devenir, avec logo, salut de la main, uniforme et plus important, un leader et un nombre d'adepte grandissant. Le film pose aussi la question du pouvoir et de l'influence, ce qu'on voit au départ comme un prof inventif et adepte d'une éducation alternative, se dévoile comme un homme connaissant des complexes d'infériorité qui sont gommés par son influence croissante au point de voir que trop tard ce qu'il a déclenché. Et du côté des adeptes, les élèves, les plus concernés et susceptible d'adhérer à toute une idéologie sont les plus faibles mentalement, ceux qui cherchent dans ce groupe ce qu'ils ont manqué dans leur propre famille, rien de neuf puisqu'on voit ça pour les adeptes des sectes qui avalent n'importe quoi, rien de neuf mais tellement vrai.

Similaire à un autre film allemand, "Das Experiment", traite surtout des failles d'une société où c'est chacun pour soi et où les plus démunis sont les grand perdant, où la pensée unique prévaut et enlève tout sens critique au point de perdre ses repères et se perdre soi-même et l'obligation de se conformer sous peine d'être exclus. On trouve même une réflexion sur l'éducation et comment l'appliquer au mieux sans qu'elle ne soit ni barbante (comme le prof qui enseigne l'anarchie) ni trop innovante (au point de se laisser déborder).

Le message de ce film est assez fort, même si on peut trouver que la réalisation en dessous de ce qu'elle aurait pu être, elle arrive quand même à mettre en lumière l'histoire qu'elle veut raconter et que dire des acteurs, le prof aux faux airs de Jason Statham est très bon et les jeunes jouent bien leurs rôle même si, pour le film sans doute, certains sont un peu caricaturaux (la pseudo-rasta-citoyenne-du-monde-fringuée-en-hippie par exemple, comme par hasard celle qui symbolise la tolérance). Un film à voir et sur lequel on peut discuter, réfléchir ou juste mater un truc dans la veine de ses films favoris comme Fight Club, Battle Royale ou Das Experiment (et même un des épisodes de Veronica Mars traite de ça !)

Deep Red (Profondo rosso)
½

Bon, je dois bien être l'un des derniers à voir ce qui est considéré comme l'un des meilleurs giallo jamais réalisés.....mais j'a